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Decouz

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  • Decouz 7 mars 09:59

    Une (grande ?) partie des historiens considère que la révolution iranienne n’ a pas été créée par la France, les causes principales sont internes à l’Iran : opposition massive au régime du Mohammad Reza Pahlavi, autoritarisme et police politique (SAVAK), inégalités sociales et économiques, mécontentement religieux face aux réformes du Shah (le shah a du faire face à l’opposition du clergé), coalition d’opposants (religieux, gauche, nationalistes).

    Il semble que ni les USA ni la France n’aient prévu la suite des évènements, et la capacité de Khomeyni d’étouffer les oppositions, de modifier la loi religieuse, puis de créer une garde personnelle indépendante de l’armée.

    Autre erreur : les intellectuels occidentaux du moins certains (Foucault parlait de « révolution spirituelle »), pensaient aussi que Khomeyni apporterait plus de liberté. Il parlait de liberté, d’indépendance nationale, de fin de la dictature, pas d’état théocratique. 

    D’autres pays même européens, auraient pu l’accueillir, l’audience aurait peut être été plus faible, mais la révolution était déjà en marche en Iran, au moins contre le Shah, même si il n’y avait pas de programme précis.

    La diffusion du message était une préfiguration des médias actuels, c’était des cassettes, le shah et sa police pouvaient censurer la presse, mais ne pouvaient pas empêcher la copie domestique et la diffusion des cassettes, tout le monde connaissait la voix de Khomeyni et ces cassettes circulaient partout.



  • Decouz 5 mars 18:11

    Important aussi de mettre en liaison avec la vision shiite du pouvoir :

    Dans le chiisme duodécimain (majoritaire en Iran), les croyants reconnaissent une lignée de douze imams, descendants du prophète Mahomet. Le dernier, Muhammad al-Mahdi, appelé l’« imam caché », aurait disparu au IXᵉ siècle et reviendra à la fin des temps pour rétablir la justice. Pendant son absence, aucun pouvoir politique n’est considéré comme parfaitement légitime.

    Traditionnellement, beaucoup de religieux chiites pensaient donc que les clercs ne devaient pas gouverner directement, mais seulement guider la société sur le plan religieux. Ruhollah Khomeini a développé une interprétation différente : la théorie du Velayat-e Faqih (« gouvernement du juriste-théologien »). Selon lui, en attendant le retour de l’imam caché, un grand religieux doit diriger l’État pour appliquer la loi islamique et protéger la communauté. Dans ce système, il existe des élections (président, parlement), mais les institutions religieuses contrôlent les candidats et les grandes décisions. Le régime considère que les libertés doivent exister dans le cadre de l’islam et de la révolution, tandis que l’opposition politique forte ou les critiques du système peuvent être réprimées.

    Ainsi, la politique iranienne est profondément liée à cette conception chiite : le pouvoir est exercé par des religieux au nom de la communauté et en attendant le retour de l’imam caché.





  • Decouz 5 mars 18:08

    Historique : 

    Au cours des années 1960-1970, l’opposition au régime du shah Mohammad Reza Pahlavi grandit en Iran. Son pouvoir est autoritaire : les opposants sont surveillés, arrêtés ou torturés par la police politique. Les partis politiques sont limités et la liberté d’expression est fortement restreinte. De plus, ses réformes modernisatrices et son rapprochement avec les États-Unis provoquent des critiques chez les religieux et une partie de la population. Les inégalités sociales et la corruption alimentent aussi le mécontentement.

    Dans ce contexte apparaît Ruhollah Khomeini, un religieux chiite opposé au shah. Exilé pendant plusieurs années, il devient le symbole de la résistance au régime. En 1979, lors de la Révolution iranienne, le shah quitte le pays et Khomeini revient en Iran. Il est accueilli par une immense foule et devient rapidement le chef de la révolution. Peu après, il met en place la République islamique d’Iran, un régime politique fondé sur l’autorité religieuse.

    Ensuite contrôle sur l’opposition, et répression, en même temps qu’élections sous contrôle. De même avec Khameyni.



  • Decouz 5 mars 14:32

    La police politique du shah n’avait rien à envier à celle des régimes totalitaires.

    J’ai traversé l’Iran avec plaisir à l’époque, mais il y eut un incident à la frontière, un quidam a eu l’idée d’imiter, peut être de parodier, la photo géante du shah, malheur, ce fut un incident, douanes et polices mêlées, heureusement il y avait un habitué des milieux diplomatiques qui s’efforça d’expliquer que lui aussi il avait un roi et qu’il le respectait etc



  • Decouz 25 février 09:40

    Malaisie : majorité malaisienne, musulmane, une partie indienne et ses cultes, une partie chinoise athée ou bouddhiste/taoïste, mais chaque communauté a une spécialisation sociale.

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