Les critiques de l’islam disent que cette religion est un héritage des ébionites. Mais les ébionites n’étaient qu’une faction parmi bien d’autres, et les premiers chrétiens, ceux de Jérusalem, l’Eglise de Jacques, pratiquaient tous les rites de la Loi.
Mimouni souligne que l’idée d’un Christ divinisé s’est développé principalement dans la diaspora, et que les Judéo-Chrétiens voyaient Jésus plus comme un Prophète, donc comme le voient les musulmans, ce n’est qu’avec la disparition progressive de cette église et l’affirmation de l’Eglise romaine, de l’héritage impérial et aussi de l’oubli en grande partie de la simplicité sémite, que cet aspect a été en grande partie effacé, sans doute oui retrouvé par l’islam comme une branche authentique.
La perte de la bénédiction divine pour oubli de l’Alliance n’est pas une thèse inconnue par le judaïsme, bien au contraire, mais ensuite la théologie juive s’est concentrée sur la dispersion comme symbole de la séparation d’avec Dieu inhérente à la créature. Le Temple a été perdu, de même que le très bref royaume d’Israël, la Shekinah, la présence divine installée dans le Temple, devenait invisible ou cachée dans l’ésotérisme.
Pour l’exotérisme, la religion s’est reconstituée sur la base rabbinique, les synagogues et les pharisiens au temps du Christ étaient déjà une amorce d’indépendance par rapport au Temple.
@rosemar Vos réponses ping-pong montrent que vous refusez de vous mettre en cause. Je ne confonds pas l’érudition et la culture, j’ai cité Kundera uniquement parce que j’étais tombé sur un essai de lui hier ( par hasard ?). Il y a des choses différentes, culture, érudition, et ce que l’on appelle en arabe « l’adab », qui est à la fois une sorte de politesse ou de code de bon comportement.
« Celui-qui...prendra du haschich après la mescaline quitte une auto
de course pour un poney...Il entre dans l’humain. Il est d’abord envahi
d’un sentiment de bienveillance, il sent dans sa poitrine une sorte
d’agréable encouragement...On peut le faire travailler, le haschich, lui
soumettre des problèmes. Il aura une réponse, il accepte les données
du problème, ce qui est peut-être le plus extraordinaire, mais attention
à la réponse qui vous ridiculisera peut-être, vous et les données du
problème. Mais il ne refuse pas le travail. Il est actif. Un bon os que
l’on peut lui donner, c’est une photo...A lui de travailler,
[contrairement à la mescaline] il faut lui donner son temps de
préparation, de destruction...son temps de mijotage, de reconstruction,
phases où le plus souvent vous ne voyez rien. Il préfère montrer le
problème résolu, c’est à dire le tableau final, parfois stupéfiant...où
les données ont été statufiées en un monstrueux couple inattendu
(cependant toujours sobre et avec de l’élégance dans la solution).
Henri Michaux »Misérable miracle"
On ne parle que de récréatif et de médical, jamais de son usage
religieux par les shivaïtes par ex, où il n’est question ni de recherche
de plaisir, ni de soulager la douleur, mais d’accompagnement dans la
méditation. Bien sûr comme toutes les drogues utilisées par les sociétés
traditionnelles, c’est un usage codifié et guidé.