@Decouz Chaque nom divin a un extérieur et un intérieur, le « Pardonneur » Ghafour, c’est aussi ésotériquement celui qui revêt un habit (de lumière, de mystère), vous avez la même idée dans la racine indo européenne « couvrir », couvrir les fautes dans un sens exotérique, recouvrir la réalité dans un sens ésotérique (les fleuves du paradis sont des sciences, les houris sont des puissances et des sciences etc) Bien sur on peu reprocher au croyant de prendre ceci dans le sens grossier, mais c’est tout aussi facile pour le musulman de dire que le chrétien adore des statues.
@Pascal L Il ne dit pas que le Christ divinisé est une invention de la diaspora, il parle de tendances, il dit que pour l’Eglise de Jacques, celle de Jérusalem, la figure était plus proche de celle d’un prophète, après il y a des degrés. Et cette église observait totalement la loi juive, tout en pratiquant les rites chrétiens (ceux qui existaient à cette époque). Quant à voir Dieu, Ibn Arabi dit qu’il se montrera à certains selon une forme et qu’ils ne reconnaitront pas cette forme, parce qu’elle ne correspondra pas à celle qu’ils avaient imaginé, ensuite il prendra la forme de leurs croyances et ils seront satisfaits (la forme de qu’ils aiment pas exemple et que vous généralisez, comme si la sensibilité des peuples était la même partout, celle qui correspond à leur ego, leur nature individuelle, pour ceux qui n’ont pas dépassé le monde des formes, qui constituent la majorité et à pour laquelle Dieu se revêt d’attributs, amour, puissance, science etc).
A ce propos il y a l’excellent roman historique du prix nobel Olga Tokarczuk « Les Livres de Jacob » : "Ce long roman historique se veut une reconstitution, aussi fidèle que possible, de la vie et de l’action de Jacob Frank (1726-1791), et du frankisme, mouvement et doctrine juive voyant Jacob Frank comme le messie des Juifs, s’appuyant sur une interprétation du Zohar, et dont un slogan serait : Nous sauvons le monde parce qu’il est mal fait.
L’enquête, à charge et à décharge, repose sur des témoignages, successifs, souvent divergents et incomplets...Jacob Frank
étant le personnage principal du livre, il n’est pas question de
révéler trop d’éléments.
Né Jakob Lejbowicz en Poldolie en 1726, il émigre avec son père Iehuda
Lejb ex-Buchbinder (de Czenioiowce) en 1730 en Moldavie, sous domination
ottomane.
Le judaïsme orthodoxe (Talmudistes) est très présent, concurrencé par des Antitalmudistes, surtout sabbatéens."
@Mélusine ou la Robe de Saphir. Le terme d’alliance est partagé par les trois religions, pour les Juifs entre Dieu et un peuple particulier, pour les Chrétiens entre Dieu et un Israël élargi au monde, pour les musulmans entre Dieu et la descendance d’Adam (donc avec chaque être individuel). Mais il y a un problème, car une entente contractuelle entre deux parties suppose qu’il y en a une troisième qui est le témoin et le juge en cas de conflit. On ne peut être juge et partie sans que la liberté de l’un soit compromise, l’alliance même suppose un accord libre. Dès lors qui va juger en cas de non observance, ou même de simple réclamation de l’une ou l’autre des parties ? Une vision possible du jugement serait un jugement de Salomon, c’est l’être lui-même qui confronté à ses actes comme devant un miroir se jugerait et non par un dieu étranger à lui.
Il y a la question de la terre de Palestine, et il y a la question de Jérusalem.
Le Vatican conserve la même position, qui est celle prévue à l’origine par l’ONU, la ville doit avoir un statut spécial et international permettant la cohabitation pacifique des trois religions.