Il semble que la première traduction correcte ait été celle de Kazimirski, correcte dans la mesure où elle n’avait pas un but polémique, auparavant les traducteurs ne connaissaient pas le milieu, se servaient des références chrétiennes et bibliques, et utilisaient surtout le texte soit contre les musulmans, soit de la part de telle confession chrétienne contre les autres confessions :
"Si Umberto Eco a écrit que « la langue de l’Europe, c’est la traduction1 », le livre d’Olivier Hanne peut s’appréhender comme une histoire parallèle de l’Europe, via sa relation avec l’islam et son livre saint. Plus que des rapports entre Européens de l’Ouest et musulmans, L’Alcoran
permet en effet de comprendre les clichés et images qui ont bâti les
relations entre deux civilisations se définissant par leurs religions
depuis les conquêtes musulmanes du viie siècle.
Comme l’explique l’auteur dans sa conclusion, l’Occident laïcisé
contemporain continue paradoxalement de mal étudier le Coran, de le
publier en majorité sans notes ou sans contextualisation des sourates,
ou sans rappeler les nombreuses exégèses de ce livre publiées par des
auteurs musulmans entre le viiie et le xiie siècle"
"A partir de sources historiques souvent méconnues du grand public, ’Abd
Allâh Penot recrée ici l’ambiance qui fut celle de cette époque et
redonne vie à une galerie de figures étonnantes et animées d’une foi
ardente.
Plus éloquentes que les arguments des « pour » et des« contre » il invite à
la découverte de certaines des plus brillantes personnalités féminines
de l’islam naissant. Sous forme de brefs récits issus de témoignages
d’époque, le lecteur pourra ainsi se faire une idée des rapports qui
furent ceux des femmes et des hommes dans les premiers temps de la
Révélation."