@Decouz Lire Khadidja, Aïcha, lettres n’existant pas en français le kh c’est la jota, le A (Aïn) de Aïcha est prononcée avec une sorte de raclement de gorge.
Je ne pense pas qu’il s’agisse se troupes au sens strict, mais je fais une analogie lointaine avec ce qui se passait pour l’empereur chinois. Certes il faut tenir compte des différences, les généraux et fonctionnaires chinois étaient dispersés sur une grande étendue, alors que les familles arabes étaient plutôt groupées autour du Prophète (de mémoire).
Les concubines de l’empereur étaient choisies sur deux critères, l’un était les qualités personnelles des femmes, beauté, instruction, dons artistiques, l’autre était la valeur ou le rang de la famille, l’un balançait l’autre, c’est à dire qu’un général désobeissant et dégradé entrainait la chute de la concubine dans le harem, inversement une concubine appréciée entrainait la promotion du général ou du fonctionnaire.
Dans l’ancien régime chez nous les mariages étaient également des mariages d’alliances politiques ou militaires, la volonté ou l’amour des époux n’avaient pas grande importance.
Dans le cas du Prophète on trouve des mariages d’amour : la première Khaddja qui a elle même choisi Mohammed, c’était une veuve riche et indépendante, Aicha, c’était une alliance de famille et ce fut un mariage d’amour, un mariage d’amour et d’attirance avec Zainab,des mariages de clémence envers trois veuves, et des mariages d’alliance avec des tribus et des peuples. Il y a bien une relation avec l’aspect politique et guerrier, mais ce n’est pas une relation obligatoire dans tous les cas. La guerre ou la puissance militaire fait partie de la politique, mais la politique ne se résume pas à cet aspect.
Le christianisme a repris, éventuellement modifié et amélioré des notions qui existaient déjà dans les morales de l’Antiquité.
Il y a un recours constant à « la loi naturelle », qui existe en tout homme, la perception première et innée de ce qui est juste par l’être adamique d’avant la chute pour reprendre le vocabulaire biblique.
Selon ce que dit lui-même le Coran il y a des versets « pour ceux qui réfléchissent » au sens de pensée rationnelle analytique (fikr), des versets « pour ceux qui réfléchissent », mais dans un sens différent (aql), qui selon moi désigne soit la méditation, soit la saisie intuitive directe), il y a des versets « pour ceux qui écoutent » ou « pour ceux qui regardent », il s’agit du rapport direct de ces sens avec l’Intellect, on peut aussi le voir comme une approche esthétique, il y a des versets « pour ceux qui se souviennent » (il s’agit du dhikr, on peut le comprendre au sens platonicien de souvenir, ou dans le sens technique de répétition de versets ou de noms), il y a d’autres mentions comme « ceux qui croient » etc, juste pour dire que le Coran mentionne lui-même une diversité d’approches selon les êtres et leurs dispositions.
Bien sur si il y a des effets auditifs propres à la langue arabe, comme cela existe dans toute langue, ces effets ne peuvent pas être rendus exactement en traduction.