@rosemar Naulleau est provocateur, mais il a raison de dénoncer le coté « produit » de Houellebecq, il a aussi raison de préférer des romans étrangers souvent inconnus, pourquoi inconnus ? Comment expliquer que « Patria » a eu un succès énorme en Espagne, alors que chez nous il est plutôt passé discrètement, sans doute parce que les problèmes évoqués (le terrorisme au Pays Basque) parle plutôt aux Espagnols, et d’autres qui sont des succès en Allemagne ou ailleurs, qui passent très bien en traduction. Mais il y a aussi le rôle des éditeurs et des médias, moins de battage (ça doit être pareil chez les autres d’ailleurs) Quant la peinture du monde contemporain, c’est le cas de presque tous les romans, Tuil par ex, Leroy, Le Clezio, tous les romans sont ancrés dans une époque, dans une certaine société, après au bout de quelques dizaines d’années il ne reste plus grand chose de certains succès. Qui se souvient de Bove qui était très lu à une époque (et qui a gardé ses qualités) ?
"C’est la rentrée littéraire ! Les dindons de cette farce annuelle :
quelques centaines d’ouvrages voués à l’indifférence générale. Le roi de
la basse-cour : Michel Houellebecq et son nouveau roman, promu au rang
de chef-doeuvre avant même d’être lu ! Quand le coq devient la poule aux
oeufs d’or, le capitalisme littéraire est en marche. Au-delà d’une
analyse serrée du cas de l’auteur des « Particules élémentaires », textes
et citations à l’appui, Eric Naulleau déplore ici, non sans humour,
l’évacuation progressive de la littérature au profit des « non-livres ».
Dans le pays où tout le monde écrit, il était temps de remettre notre
nouvel écrivain national à sa juste place : celle d’un romancier de
gare."
@Decouz correction : « mais Madame votre devoir de professeur, est-ce uniquement de parler de ce que tout le monde connait et qui a une valeur littéraire relative ? » « une vue bien plus riche, parfois plus complexe, mais au moins aussi intéressante, qui ne bénéficient pas d’une même attention ».
Nan vous connaissez que Houellebecq comme peintre de notre époque ?
Il y a aussi bien, mieux, et mieux écrit.
Par ex, Bellanger ( aussi bien, mieux écrit, plus précis dans le compte rendu, s’est a justement écrit après avoir lu Balzac et le mentionne comme inspiration), Beinstingel (sur les relations au travail, la déshumanisation).
Ce n’est pas pour dire que Houellebecq ceci ou cela, tout le monde connait, très ou trop médiatisé, mais cela vous arrive-t-il de lire des revues littéraires ou de regarder des émissions qui donnent une vue bien plus riche,