Les différents cycles qui servent à mesurer le temps ne s’emboitent pas parfaitement les uns dans les autres une année est approximativement tant de jours, un nombre d’années solaires est approximativement une précession des équinoxes, il semble que sans cette inexactitude la vie n’existerait pas, comme le rythme cardiaque il faut des variations permanentes.
Et dès qu’on veut faire des groupes de durées, des catégories, chaque civilisation a des mesures différentes, on trouve les cents ans, les millénaires, pourtant ce sont plus des conventions commodes que des ensembles certains.
On ne peut pas dire non plus « à tel moment le temps a commencé » il y a le fameux mur, et qu’est ce qui empêche, théoriquement et comme l’espace de découper toujours en plus petites unités, si ce n’est que l’état de la science est tel qu’on ne peut pas trouver plus petit ( les horloges atomiques, ou dans le domaine individuel la vitesse de l’influx nerveux) ?
Les insectes comme les libellules ont une perception visuelle donc le « balayage » est beaucoup plus rapide que celle des hommes, de même les mouches, un mouvement que vous croyez rapide est pour elles un ralenti.
On connait (analytiquement) avec des découpages de catégories qui sont souvent arbitraires, par ex la météo qui suit les départements ou pire des régions, ou dans les catégories sociologiques, il faut faire apparaitre des distinctions ok c’est juste une approche, la réalité est plus fine, plus mêlée.
St Augustin disait que le temps était évident mais que dès qu’on ne pouvait pas le définir, comme l’espace ce sont des données immédiates et si on veut définir on se sert du langage, un mot s’appuie sur un autre qui s’appuie sur un autre puis on revient au départ.
@JPCiron A ce propos vidéo intéressante sur le passage d’Avalokiteshvara masculin à la déesse Guan Yin (en Chine et au Japon Kannon, également dans d’autres pays comme la Corée), il y a aussi un parralèle intéressant avec la Vierge, pour des raisons analogues :
Bon il y a eu des polémiques sur la transmission de l’héritage grec, il y a du avoir un passage par Byzance, traduction directe à partir du grec et passage au latin, cependant tout ce qui avait été traduit en arabe particulièrement en Espagne, n’a pas été traduit en Europe, un certain nombre de traités n’a pas été connu, notamment dans le domaine des sciences, ce qui a été traduit était ce qui intéressait les théologiens, St Thomas reprend et adapte Avicenne, lequel a étudié Aristote.
Mais quel que soit le regard que l’on porte sur l’importance des uns ou des autres, arabes ou non arabes, persans ou grecs c’est l’arabe qui était le trait d’union linguistique entre différentes communautés du sud comme l’était le latin pour les pays chrétiens.
Alors chacun prétend que sa langue est la plus belle, il y a une centaine de mots pour dire « lion » en arabe, mais si on veut décrire toutes les nuances de la neige, il faut faire appel aux langues des Inuits ou des peuples nordiques.