Je ne le juge pas, ma première réaction, c’était que ni lui ni la femme (la dernière) n’étaient clairs sur cette affaire.
Mais j’ai lu quelques infos sur celle qui l’accuse, et sur le déroulé de l’affaire, et j’ai tendance à croire qu’il a été piégé, parce que la dame (il faut être correct, ou parler comme dans le droit administratif), elle n’est pas une première communiante, j’ai du mal à croire qu’en achetant une immunité, et en se retrouvant dans une situation prévue, elle ait été surprise ou qu’elle n’ait pas eu les moyens de refuser fermement et carrément si sa vertu a été atteinte.
Et c’est à un prêtre que je dois la découverte de l’hospitalité des habitants et des merveilles de l’architecture islamique lors d’un voyage organisé au Maroc.
Hospitalité impensable, même si l’affaire avait été balisée auparavant (je n’en sais rien), lors d’une expédition dans des villages où nous devions nous débrouiller tous seuls, les habitants nous reçoivent avec tous les égards, nous laissent coucher dans leur maison sommaire et vont coucher ailleurs ou déhors.
A l’inverse il y a aussi parfois des mauvaises surprises pour les touristes, l’hospitalité peut cacher un marché implicite...il faut payer à la fin, parce que ceci, cela, mais quand on vous invite... et vous pouvez aussi tomber pas dans une embuscade.
Moi aussi j’ai parlé avec un prêtre, des prêtres, mais lorsqu’il s’agissait de rencontres amicales, nous ne parlions jamais de religion, sinon lors du catéchisme (catoch) nous ne parlions pas, mais c’était ennuyeux, sauf lorsque c’était une femme qui organisait des jeux (pédagogie moderne) avec du chocolat en récompense.
Donc les prêtres c’était plutôt pour moi les activités annexes, vacances, voyages, ou des relations amicales, ou encore l’ennui du catoch. Je n’ai pas été enfant de coeur, je n’ai pas subi d’attouchement, mais j’ai quelques amis qui ont eu des expériences directes ou indirectes.
Et ceux de ma connaissance qui ont été dans des écoles religieuses en sont sortis révoltés et fachés, du fait de la discipline trop dure, quasi militaire, des règles absurdes et du comportement de certains prêtres ou religieux.
@Laconique Les deux vont de pair, c’est une vieille discussion chez les chrétiens aussi, croire ou faire, faire parce que l’on croit, comme un développement nécessaire, ou contempler sans faire, forme suprême de l’action. On peut aussi faire parce que l’on est motivé par des raisons qui ne sont pas celles de la foi, par égocentrisme pareillement, ou par contrainte. Les hindous distinguent trois types, les connaissants, les affectifs, les actifs, il n’y a pas dans le concret de type absolument pur, mais des prédominances. Ou encore action (rite, engagement pratique), contemplation (intériorité). Ou encore (version franc-maçon), force (action, politique, engagement), beauté (contemplation), sagesse (perfection, union des deux aspects, terre et ciel).
La « fermeture de l’ijtihâd » est plus une donnée de fait qu’une règle de droit. Rien dans les textes ne parle de fermeture, de plus les soufis ainsi que les shiites ont toujours pratiqué l’ijtihâd.
Et il s’agit de l’ijtihâd sut les règles fondamentales, pas de l’application concrète car constamment dans l’histoire, selon les pays et les situations particulières, il y a eu création de droit, mais un droit jurisprudentiel sans valeur générale, il y a donc plusieurs niveaux d’interprétation.
Donc « fermeture de l’ijtihâd » signifie plutôt qu’aucune autorité juridique n’a pu acquérir au sein de la communauté l’autorité des quatre créateurs des écoles.
Puis il y a eu les penseurs réformistes à l’époque moderne. La réforme du code de la famille au Maroc est bien aussi une affaire d’ijtihâd dont la mise en oeuvre se heurte plus aux résistances coutumières qu’aux théologiens (et théologiennes maitenant bien sur).