Pour les orthodoxes (les excommunications mutuelles ont été levées en 1964) :
Le christianisme occidental devient de plus en plus centralisé, avec à sa tête, le pape, évêque de Rome ;
Au cours des IVe et Ve siècles s’élabore une culture chrétienne. Elle est partagée par toutes les Églises orientales
qui ont un fort sentiment d’appartenance commune. Sur les cinq
patriarcats primitifs -Jérusalem, Alexandrie, Antioche, Constantinople
et Rome- un seul est situé à l’ouest ! L’Église et l’État sont liés,
favorisant le développement de la culture chrétienne : la basilique
Sainte-Sophie à Constantinople, par exemple, est construite par
l’empereur Justinien en 538.
Le schisme entre les Églises d’Orient et d’Occident se produit en 1054,
Rome et Constantinople s’excommuniant mutuellement. Les papes de
l’époque (IXe-Xe siècles) tentaient de transformer une primauté
d’honneur, une « présidence d’amour » au sein des Églises locales, en un
pouvoir juridique direct sur toutes les Églises, au mépris des droits
traditionnels des évêques et des patriarches des autres Églises.
Ce n’est pas parce que l’on est attaqué que l’on a raison, en plus il faut distinguer les attaques contre les personnes, contre les institutions, contre les fonctions, contre les idées etc
Dante par exemple est souvent très violent dans ses attaques contre des personnages de pouvoir ainsi que contre certains papes, mais ce sont des attaques contre les fautes, les abus des papes, pas contre St Pierre qui joue un rôle important et valorisé dans la Divine Comédie.
Luther, avant de rompre, a mis en cause les pratiques scandaleuses des papes comme les ventes d’indulgences pour des motifs mondains et futiles.
Sans compter que jusqu’à l’époque moderne les papes étaient des hommes d’état avec des armée, susceptibles de tomber dans tous les pièges de la politique.
Concernant le rôle de la papauté : certains disent que St Pierre est appelé le Prince des Apôtres parce qu’il a été le premier appelé, d’autres disent que c’est seulement parce qu’il était simplement leur porte-parole.
Il en résulterait d’un coté un autorité descendante, venant directement de Dieu (un peu la vision qui a fini par aboutir à la notion d’infaillibilité), d’un autre coté il y a seulement un primauté relative au sein de pairs (il me semble le point de vue des orthodoxes).
Le musulman compte sur Allah, et pour la fin des temps sur le Christ et le Mahdi.
"Sache
que la perfection pour laquelle l’homme a été créé n’est autre que
le Califat. Adam – sur lui la Paix ! – l’a reçu par l’effet de la
Providence divine. Il s’agit d’une Station plus éminente que la risâla parmi les Envoyés, car tout Envoyé n’est pas
Calife. La dignité de la risâla consiste uniquement dans la
communication du message. Le Très-Haut a dit : « A l’Envoyé incombe
seulement la communication du message
(Cor.5.99) »
"La perfection du Califat et de la « lieutenance » comporte, en revanche, l’exercice de l’autorité (hukm) au
moyen de ce qu’implique les essences principielles (haqâ’iq) des Noms divins, comme le pouvoir réducteur (qahr), le fait de tonner et de foudroyer, de blâmer, mais aussi la
miséricorde, le pardon, l’abandon des sanctions, ou encore la vengeance, la demande de compte et la confiscation."
Je fais le rapprochement avec le sanskrit vrit, tourner, les vrittis sont les mouvements de la psyché, qui « tournent » d’une manière plus ou moins instable autour du centre de l’être.
Le yoga est défini comme « l’arrêt des vrittis », mouvements, fluctuations de la pensée individuelle.