Combien de personnes au Maroc ou en Algérie maitrisent l’arabe classique ?
Ces deux pays (entre autres) ne veulent pas utiliser dans l’enseignement l’arabe dialectal qui est pourtant la langue parlée par la majorité. Il serait peut être judicieux de formaliser cette langue et de la pratiquer.
Il y a bien un problème de superposition de langues, l’arabe coranique des religieux, l’arabe classique, l’arabe des médias, le dialectal qui varie d’un pays à l’autre, le berbère, le français, dans la conversation ordinaire on passe d’une même phrase d’une langue à l’autre.
Après discuter de la supériorité de telle ou telle langue, c’est selon, j’ai entendu souvent dire que l’arabe a je ne sais combien de mots pour le lion, mais combien en a t il pour la neige ?
L’arabe classique est parfait pour la métaphysique, il est toujours apprécié à ce titre par des intellectuels européens, au même titre que le sanskrit, pour la poésie, la rythmique, la rhétorique c’est une monture excellente.
Pour les sciences actuelles il est l’image de la relative faiblesse de la recherche, et comme les savants français ou autres il est difficile d’échapper à l’anglais.
De plus certains manuels sont peu ou pas utilisés, du moins dans certaines matières, certains professeurs n’approuvant pas le choix de leurs collègues, et il y a une pratique répandue et coûteuse de la photocopie.
Egalement : les établissements sont tenus de passer des marchés publics pour les achats de livres compte tenu des montants, exigence qui élimine de fait tous les petits commerçants locaux, lesquels ne peuvent soutenir la concurrence avec les grosses maisons pour le prix ; une astuce est de demander une livraison directement dans les locaux où seront entreposés les livres (ou une autre demande particulière qui ne soit pas toutefois en contradiction avec le code des marchés), le libraire local peut le faire, le grossiste ne veut pas s’amuser à faire de la manutention à l’intérieur des établissements.