Les géographes arabes ou les autorités politiques parlaient de pays de Sham ou pays de Sham/Palestine, les subdivisions ultérieures Syrie/Liban, Israël, Irak, Jordanie... n’étaient pas marquées ou bien flottantes selon les aléas politiques, mais en général la Palestine était nommée comme une région spécifique à l’intérieur de l’ensemble.
-Dans la géographie administrative des califats (notamment sous les Omeyyades et les Abbassides), la Palestine est mentionnée comme une province (jund, pl. ajnād) de la Grande Syrie.
-Des auteurs comme al-Muqaddasī , Xème s. lui-même originaire de Jérusalem, parlent beaucoup de Filasṭīn et décrivent ses villes, ses marchés, ses paysages. Il distingue clairement la Palestine comme une unité dans le Sham
-Al-Ya‘qūbī (IXᵉ s.), Ibn Hawqal (Xe s.), al-Idrīsī (XIIᵉ s.) mentionnent aussi Filasṭīn dans leurs descriptions régionales
-Al-Ya‘qūbī : « Le Shām est divisé en cinq districts (ajnād) : Jund Dimashq, Jund Hims, Jund Qinnasrīn, Jund al-Urdunn, et Jund Filasṭīn. »
-al-Muqaddasī : « « La Palestine (Filasṭīn) est la plus occidentale des provinces du Shām. Elle est limitrophe de l’Égypte. (…) C’est la province la plus fertile du Shām. On y trouve les oliviers, les figuiers et les grenadiers. (…) Ses capitales sont Ramla et Bayt al-Maqdis. Elle est peuplée de musulmans, de chrétiens, de juifs et de samaritains »
- Ibn Hawqal (Xe siècle : « Filasṭīn est l’une des plu : belles provinces du Shām. Ses principales villes sont Bayt al-Maqdis (Jérusalem), Ramla, Ascalon, Césarée, et Tibériade. »
-al-Idrīsī (XIIᵉ siècle) : « La Palestine (Filasṭīn) est une province du Shām. Elle s’étend depuis Rafah et le désert du Sinaï jusqu’aux rives du Jourdain. Elle comprend Jérusalem, Ramla, Naplouse, Hébron, et Ascalon. » Jérusalem était aussi importante pour l’islam en raison de la présence nombreuse de théologiens et de saints, en fait les trois religions abrahamiques ont des liens étroits avec Jérusalem, d’où le statut demandé initialement de ville internationale.
Le mot « artificiel(le) » a pris un sens souvent négatif alors que la racine n’a pas de jugement de valeur, art, artiste, artisan, ce peut être une illusion, ce peut être une traduction de la réalité adaptée aux sentiments.
Le chinois « ren gong zhi neng » garde cette neutralité, « ren gong » c’est un outil fait pas l’homme ni bon ni mauvais en soi, « zhi neng », c’est la capacité de compréhension, mais dans le sens de traitement des informations, pas dans le sens de sagesse ni de réflexion profonde.
"Depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas en 2007, l’enclave
palestinienne a survécu sous un blocus israélo-égyptien. Au fil des
années, cette situation a contribué à l’enracinement du groupe islamiste
et a mené à une série de décisions politiques controversées. Les
erreurs stratégiques d’Israël, notamment sous la direction de
Netanyahou, ont favorisé l’ascension du Hamas, qu’il percevait comme un
instrument pour affaiblir ses rivaux palestiniens...
Il est important d’ajouter aussi que la présence d’un groupe considéré
comme terroriste par Israël et d’autres pays permettait au gouvernement
israélien de justifier ses politiques sécuritaires strictes, ses
offensives militaires périodiques à Gaza, et son refus de négociations
directes avec le Hamas. Nul doute que la menace persistante du Hamas a
été utilisée par Netanyahou pour mobiliser ses électeurs autour d’un
discours sécuritaire fort, renforçant son image de « défenseur »
d’Israël contre le terrorisme, ce qui lui a permis années après années
de rallier à sa cause des partis politiques de plus en plus à droite de
l’échiquier politique et partisans du refus de tout compromis avec les
Palestiniens."
Le Hamas à Gaza a été soutenu par Netanyaou, financé avec son accord, parce que Netanyaou voulait neutraliser l’autorité palestinienne et torpiller les accords d’Oslo.
"Ces faits historiques établis sont renforcés par le témoignage de
l’ancien directeur du Shin Bet (service de sécurité intérieure
d’Israël), Ami Ayalon, qui livre sans concession son analyse : « Quand
nous avons décidé d’assister le Hamas, il s’agissait d’opposer l’OLP
(Organisation de libération de la Palestine – NDLR) et le Fatah (le
premier parti politique de l’OLP – NDLR) à un autre courant qui pourrait
séduire les Palestiniens. Malheureusement nous réalisons aujourd’hui
que ce n’était pas très malin. Oui, nous avons commis une erreur. »"
Se défendre c’est si on veut le talion, islam et judaïsme, qui a été mal compris par les Chrétiens, ce n’était pas une volonté de vengeance absolue, c’était au contraire une loi qui permettait d’éviter la suite de vengeances sans fin en subordonnant la riposte à l’attaque, un mort d’un coté un mort de l’autre, pas un mort et cent morts, ou même plus ...et dans tous les cas la négociation était préférable au talion (par ex dédommagement en argent).