Il y a un chengyu qui dit « faire une marque dans le bateau pour trouver l’épée », les chengyus sont des sortes de proverbes que chaque chinois connait plus ou moins, mais leur forme est codifiée en général 4 caractères ici « kè zhōu qiú jiàn », un homme en traversant une rivière perd son épée, pour la retrouver il fait aussitôt une encoche sur le bateau, mais évidemment arrivé à la berge il ne retrouve rien à l’endroit de la marque, son système de référence figé ne peut saisir la situation changeante alors bien sur il y a l’historiographie, mais elle même peut être mise en miroir indéfiniment.
« n’ont donc qu’une fonction approximative », les dogmes sont des bases considérés comme nécessaires. On peut les dépasser de différentes manières, parfois d’une manière très formelle comme la théologie qui explore toutes les variations possibles, sans sortir des cadres.
Aujourd’hui je dis (pas demain peut-être) que le pérennialisme, c’est l’idée non pas de la négation de l’histoire, mais que derrière les variations aussi bien historiques/religieuses que naturelles, il y a un modèle constant identifiable.
Est ce que n’est pas l’idée même de la science que de pouvoir identifier une constante dans les modèles et dans les lois ? Si la définition change constamment quelle sera la limite de la validité de telle théorie dans le temps ?
Je crois que pour l’aspect spirituel (plus large que religieux) cette idée existe dans le christianisme, elle est explicite dans le Coran (« religion perenne »), tout en reconnaissant une adaptation linguistique aux peuples (et on doit inclure le fait que les peuples sont aussi soumis à des changements).
Maintenant du coté bouddhiste ou taoïste on insiste au contraire sur le changement permanent et sur l’impossibilité de nommer définitivement telle chose.
Le dogme ou la « loi » scientifique n’ont dont qu’une fonction approximative, dans le sens d’approche, pas de conclusion absolue, le Tao ne peut être nommé, la création procède de la nomination.
Religion perenne parce qu’elle s’adresse à l’homme conçu comme un modèle premier, constant (dans le taoïsme c’est « l’Homme Véritable » équivalent du Yogi Hindou réalisé)
" Cela marquera l’histoire juive et israélienne pour les générations à venir. »
À partir de la rhétorique et des déclarations génocidaires, ainsi que de la destruction massive de Gaza, le professeur israélien d’études sur l’Holocauste Amos Goldberg explique en quoi ce qui se passe à Gaza correspond à la définition d’un génocide"