"Olivier Hanne montre que c’est déjà au XVI siècle que le Coran rentre
pleinement dans les débats entre Européens, surtout entre catholiques et
protestants. En 1543, Guillaume Postel, professeur de langues
orientales au Collège royal (futur collège de France), publie son Livre sur l’accord entre le Coran, ou loi de Mahomet, et les évangélistes.
Il compare les doctrines de l’islam à celles des protestants. Si Postel
identifie Mahomet à l’Antéchrist, sa véritable cible est Luther : le
rapprochement entre luthéranisme et islam n’est qu’un moyen pour lui de
dénigrer et de discréditer le mouvement protestant. Cette même année de
1543"
Bien qu’il connaisse aussi bien la philosophie occidentale que les religions monothéistes, l’examen aussi bien du taoïsme que du bouddhisme est une approche intéressante, il est aussi poète et calligraphe, ces aspects sont unis en Chine classique, avec la peinture, on pouvait être général, peintre, poète, etc.
L’art correspond à cet aspect intermédiaire animique qui perçoit les choses et les exprime d’une manière émotionnelle et esthétique, alors que la raison se veut une approche distanciée.
François Cheng a écrit un livre intéressant sur l’âme, sous la forme de lettres à une ancienne amie retrouvée, il associe les visions extrême orientales aux notions occidentales, qui ne sont pas forcement religieuses.
Il distingue bien sur l’âme de l’esprit, il faudrait encore distinguer l’esprit rationnel de l’intuition intellectuelle, il pense que la dualité cartésienne a appauvri la pensée, en éliminant cet élément intermédiaire.