"Interrogée sur l’humanisme
d’Abd el-Kader, Karima Berger nuance ce qualificatif. Elle explique
qu’en Occident, l’humanisme est souvent perçu comme une posture morale,
une volonté d’être “bon”. Or, pour Abd el-Kader, ce n’était pas un
choix, mais une conséquence naturelle de sa foi. Il considérait que
toute la création – humaine, animale, végétale – était une manifestation
de l’unité divine et qu’elle devait être respectée.
Ce
respect de l’altérité religieuse s’est notamment illustré en 1860,
lorsque l’émir a protégé des chrétiens persécutés à Damas. Il n’agissait
pas au nom d’un idéal humaniste moderne.
Toutefois, il critiquait le taqlid
(l’imitation servile des anciens), affirmant que chaque époque devait
réinterpréter ses propres principes. Dans une lettre, il souligne que
l’on est toujours “l’ancien de quelqu’un, le moderne de quelqu’un
d’autre”, soulignant ainsi la nécessité d’un mouvement perpétuel de
réflexion et adaptation, mais en cohérence avec sa
vision spirituelle du monde."
Monsieur rejette Vatican II, on comprend mieux, pour ma part je pense que l’assemblée des évêques est plus proche de la sagesse, même si concernant les autres religions ils ne parlent pas de révélation, mais de recherches, d’intentions humaines.
Les Chrétiens n’ont pas de contradictions ? Déjà les premiers Pères de l’Eglise expliquaient que les divergences dans les évangiles résultaient du caractère formidable de la révélation et du fait que chacun avait juste perçu un éclairage partiel, ces éclats peuvent comme dans toutes les religions paraitre contradictoires, il faut chercher le centre.
D’autres contradictions sont apparus ensuite, nestorianisme, monophysisme etc le Grand Schisme avec l’Eglise Orthodoxe, le Protestantisme etc
Et la contradiction avec le judaisme, qui est resté une voie autonome.
Si on veut caricaturer, c’est tout aussi facile avec les évangiles ( en plus trois se répètent), les pauvres paroles et exemples sans cesse répétés, les agneaux, le berger et si chez moi ce sont des tigres et des éléphants ?
Référence : traduction et commentaire de M.Gilis, chapitre sur Jésus des « Chatons des sagesses » de Ibn Arabî (concerne la totalité des prophètes du Coran, chacun représentant une modalité du Verbe).
Ibn Arabî énonce les trois visions possibles et les divergences dans le chapitre consacré à Jésus dans « les chatons des sagesses » :
-Les uns considèrent sa forme corporelle (uniquement), c’est aussi la vision des historiens profanes, et ils disent « c’est le fils de Maryam ».
-Les autres considèrent sa forme subtile et le rattachent à Gabriel.
-Ceux qui considèrent sa qualité spirituelle disent « c’est l’Esprit d’Allah ».
« Tantôt on se figure qu’il est Dieu ; tantôt qu’il est un ange ; tantôt qu’il est un homme charnel ; il apparait à chacun selon l’aspect qui prévaut chez lui »
Les os ne sont pas morts, ils fabriquent la moelle qui est une des ingrédients du sang.
Dans les stations spirituelles énoncées et décrites par Ibn Arabi, les qualificatifs pour ces stations sont soit mosaïques, soit christiques, soit mohammadiennes.
Comme Moïse représente la forme extérieure, le Christ l’esprit ou le sens, Mohammed peut être conçu comme le lieu ou l’instrument du passage entre l’Esprit et la Lettre, ces deux notions ont été trop opposés dans le christianisme suite à St Paul (ou à une lecture de St Paul, mais St Paul devait se battre et se démarquer des Juifs), l’islam n’oppose pas la forme et le sens, même le sens comme vacuité ou Aséité (le pronom « Lui » est le plus fréquent dans les différentes shahadas du Coran, 36 au total, alors que « Allah » ne vient que deux fois).