@Pascal L la principale objection pour la Qubla c’est King, spécialiste de l’astronomie et de ses instruments, qui a étudié en détail le problème et les centaines de livres traitant de l’orientation, pour s’orienter exactement il aurait fallu soit des cartes exactes, à l’échelle, soit les coordonnées (supposons qu’on soit en mer) et une astrolabe, mais l’astrolabe n’est arrivée qu’après. Par contre les arabes savaient s’orienter par rapport aux étoiles, nord sud, dans certaines limites, la kaaba étant elle-même orientée vers l’étoile Canope pour l’axe le plus long, et vers le lever coucher du soleil à certaines dates pour l’axe le plus court.
Toujours dans la même veine : le Coran parle de jardins, végétation verte, de mer, or la Mecque est dans une vallée aride, donc... ça n’a pu se passer à La Mecque. Les Mecquois ne devaient connaitre ni les oasis (dont Médine), ni le Yémen (dont certaines régions sont vertes), ni même Taïf en montagne alors qu’ils y faisaient des séjours, et ils ne pouvaient connaitre la mer non plus, alors qu’elle n’est éloignée que des quelques dizaines de kms.
@mursili oui tout ceci est lié, comme l’orientation des mosquée et la thèse de Gibson, mais il y a des universitaires qui ont montré que cette thèse était fausse, et elle n’est pas partagée par la majorité des savants, au demeurant pas un seul musulman n’a dit qu’il s’orientait en face de Petra, à quelque époque que ce soit, alors que si il y avait eu un changement de cette importance, une manipulation des califes, comme il y avait des communautés opposées, il y aurait eu des centaines, des milliers de protestations. Dans la même veine : la Mecque n’existait pas avant l’islam. La preuve ? C’est qu’il n’y a pas de vestiges ou qu’on s’efforcerait de cacher la mystification en refusant les fouilles (mais la vraie raison est la peur phobique de l’idolâtrie des Saoudiens, qui détruisent systématiquement les vestiges historiques. Et la Macoraba de Ptolémée, ce ne serait pas La Mecque. Alors que cette citée, même avec l’imprécision des cartes, est située au sud de Yathrib (Médine) qui figure bien, et là on ne parle plus de rechercher les preuves archéologiques de cette cité qui ne serait pas La Mecque, mais qui n’a pas laissé de trace, alors que la Mecque est mentionnée dans une foule de témoignages (mais par précaution on n’en tient pas compte).
@L’apostilleur Confirmant et abrogeant, ce qui est confirmé, c’est l’Unité, mais il y a l’Unité Une (ahad) et l’unité dans la pluralité (wâhid), aussi l’unité dans ce qu’on pourrait presque appeler la non-dualité ou la vacuité, indiquée par le nom « Huwa », « Lui », c’est même ce terme qui revient le plus souvent dans les 36 attestations coraniques de la forme de « il n’y a pas de divinité si ce n’est... », le nom d’Allah ne figurant que 2 fois. La pluralité se comprend par l’adaptation du Verbe unique aux différentes communautés (langages et rituels, c’est indiqué dans le texte).
@L’apostilleur Si vous voulez , je perçois aussi comme un choeur avec des voix différentes, qui se répondent, s’entrechoquent ou se fondent dans l’ensemble. Le judaïsme ésotérique en parle aussi dans le Zohar : la voix divine parle à partir de plusieurs degrés qui correspondent à des termes différents dans le texte (ou encore : la voix divine unique est réverbérée par la hiérarchie des degrés, il y a derrière comme dans l’hindouisme une doctrine de la création du monde (ou inversement de la compréhension/réalisation par l’homme) par le son à travers des strates de plus en plus proches du monde sensible. Comme dans l’hindouisme il faut partir d’une langue de révélation pour que les formules verbales soient opératives (je ne dis pas qu’il n’y a pas d’opérativité dans le christianisme, mais elle procède d’une autre manière).