C’est dommage de sacrifier, à si peu de frais, à la rhétorique du "A-TaTarruf A-laïiki" (intégrisme laïque).
C’est ce genre de mutatis mutandis qui couvre la violence du sacré à huis clos, sous prétexte que cela inciterait à la "xénophobie" de cet Occident qui nous en veux encore et toujours ...
Avec cet argument, vous achevez le triste cycle des secrets de familles qui ne doivent pas être évantés.
Et lorsque vous employez, dans une regrettable boursouflure, le mot de "prosélytisme", athé, laïc ou ce que vous voulez, je vous serais redevable de me dire si :
ces prosélytes de l’intégrisme laïc s’organisent en milice et font des victimes dans leurs battues
si l’Etat répond à leur idéologie en incarcerant massivement les croyants, les jeûneurs et les pratiquants ou en les harcelant avec des peines de prison assorties de faramineuses amendes
Vous me faites penser à Boutef qui a osé comparer la plume des journalistes dissidents au kalashnikov des intégristes les plus décidés. Hélas, un islamiste vivant est toujours plus respecté qu’un libertaire dépecé.
Mais vous savez, tout le monde finit par payer le prix de sa rhétorique.
Quelque chose me dit que ce ne sont pas tous les "croyants" de passage sur Avox qui sauront apprécier votre billet ...
Vous oubliez au passage l’incroyable spéculation et les pénuries qui démarrent systématiquement avant, pendant, et parfois après le glorieux shahr al-maghfira (mois du pardon) ; la "oumma" qui se transforme en estomac, collectivement obssedé par la "bouffe" ! (la rupture du jeûne est notre discipline olympique).
Inutile de rappeler les violences policières et la pression sociale inhumaine qui s’exercent sur les récalcitrants avec, comme summum de la pensée mythique, l’argument suintant la haine religieuse de l’Autre, entonné en hymne à la foi : "en mangeant, ils nous manquent de respect".
Votre post a été retiré pour les injures qu’il contenait. Vous êtes en outre incapable de vous exprimer sans insultes (de préférence avec des connotations racistes).
Votre fascination coloniale pour le "bien écrire hors métropole" vous est en revanche pardonné.