Photographe professionnel. Passionné par l’actualité, le corps humain, les paysage urbains et les métiers de l’image. Je suis hostile à toute forme de cynisme ou de renonciation. L’Homme se définit par ses actes. Et en matière d’humanité, je suis convaincu que tout reste à faire.
Vous avez certainement raison sur l’exagération qui peut être faite d’un certain nombre de faits divers.
Reste malgré tout qu’il y a ces deux dernières décennies une augmentation réellement inquiétante du nombre de violences GRATUITES. Donc pas motivé par le vol ou autre. J’ai passé dix ans dans le 93 (et j’y suis né) et s’il y avait des agresssions, elles étaient pratiqués par des gens dont le but premier étaient de « s’enrichir ».
Ce nouveau genre d’agression touche aussi plus souvent les femmes, et c’est aussi un motif réel d’inquiétude. On peut faire le juste milieu entre « l’insécurité est un mythe » de DSK en 2002 et « la France est en guerre civile » vu par les US.
Quand une amie se fait casser le nez d’un coup de boule pour avoir refuser les « avances » (« tu veux pas que je te crame la chatte ? » - je cite) d’un jeune homme, on peut dire qu’un tabou est tombé et qu’une limite a été franchie.
Maintenant, mettre ça sur le dos des médias, non !
Faire espérer à toute une génération qu’il est plus « rentable » d’aller faire le « loft » ou de se prendre pour Mylène Farmer plutôt que de bosser, c’est une réelle responsabilité dans la perte des valeurs. Si on mettait dans la balance les milliers d’heure de travail faites par des artistes confirmés, face à des jeunes qu’on invite à tortiller en « prime » en leur faisant miroiter une carrière à la U2 gagnée en deux coups de cuillère à pot, ça éviterait des désillusions et remettrait bon nombre de choses à leur place.
La comparaison entre facilité apparente et difficulté du réel : voilà qui peut aussi générer de la violence.
Si je peux comprendre vos préoccupations en ce qui concerne le développement de la violence, et particulièrement celui de la violence gratuite, je ne peux souscrire à vos solutions.
Vos « jurys populaires » font froid dans le dos et rappellent la mise sous tutelle d’état de la culture dans des pays comme la Chine. La violence médiatisé n’est pas un problème si simple.
Un film violent peut être éducatif. Tout dépend du propos, du scénario, et du côté gratuit de cette violence dans le propos. « Il faut sauver le soldat Ryan » est indubitablement violent, et même parfois gore. Est-ce qu’il incite pour autant à être violent ? Ca me parait éminament discutable.
Et puis si vous voulez aller par là, le cinéma américain ne serait pas le seul responsable. Le contraire d’un comportement violent chez une personne, c’est le sens civique et la responsabilité individuelle face aux autres. Est-ce que vous croyez que des émissions comme celle de Cauet, spécialisée dans le « pipi-caca-prout » développe des valeurs propres à responsabiliser les gens, ou au contraire à les débiliser ? Quand un animateur aussi reconnu demande à une heure de grande écoute à une actrice, sourire entendu et ricanement en coin, si son plat préféré est la purée, ça me navre et me parait plus « dangereux » qu’un film de kung-fu.
Si vous n’avez que très peu d’aficionados sur agoravox, je serais susceptible d’en faire partie.
Vous touchez ici à un sujet sensible, celui de la « tolérance » (terme impropre et mal choisi mais aujourd’hui en usage). N’étant ni raciste, ni homophobe, je déteste le terme de « tolérance », celui-ci suggérant que je tolère, les autres races ou les homos. Le terme tolérance vient du latin « tolerare » qui veut dire « supporter ». Les autres races ou homo ou autres catégories de personnes font partie de la société comme n’importe qui : nulle besoin de les supporter mais éventuellement, pour les esprits étroits, de les accepter.
Sur le fond : le sujet est délicat, et les commentaires en sont la preuve. On vous reproche un mauvais procès sur l’homophobie et ce faisant, on fait un rapprochement rapide et injustifié entre débat et intolérance.
Le rapprochement avec le racisme ou l’antisémitisme est fait à juste titre. Il faut se rappeler que si le collectif « touche pas à mon pote » a été créé avec les meilleures intentions du monde, il a ensuite été perçu comme un oukase : « les arabes, tu les adores ou tu les détestes ! » A tort ou à raison, cette forme de pensée unique à servi à engraisser les rangs et les votes du FN pendant les années 80 et 90.
A titre d’exemple, pour montrer que les choses sont plus compliquées que « j’aime ou je déteste »...
Je me considère plutôt comme homophile, pour peu que cela ait un sens. C’est à dire (et on va m’accuser de prendre un argument de facho) que j’ai nombre d’amis homosexuels, que leur choix de vie ne me pose aucun problème moral ou autre. Je suis un farouche défenseur des libertés individuelles et je milite bien volontiers pour une répression ferme et sans équivoque des manifestations violentes, quelles que soient leurs formes, de l’homophobie. Cela ne m’empêche pas d’être opposé au principe de l’adoption par des couples homosexuels : est-ce que cela fait de moi un facho pour autant ?
La question posé par l’auteur mérite d’être débattue, dans une société ou média et groupes de pression oblitèrent de plus en plus la nuance. Il faudrait être 100% « pour » ou « contre » quelque chose...
L’article fait sourire mais le titre résume bien le propos.
En vérité, la chance qu’aurait eu Bayrou de prendre une vraie place dans l’échiquier politique, après le score du premier tour, aurait été de ne donner aucune consigne de vote. Mais il a dit « je ne voterais pas pour Sarkozy » en bandant ses petits muscles. Il a voulu s’imposer en force.
S’il s’était contenté de capitaliser des voix durement acquises, il ne se coupait ni de sa base, ni de ses députés, et gardait toutes ses chances de faire de l’UDF (sous ce nom ou sous un autre) un parti plus important.
Il est à craindre que Bayrou n’ait cédé au péché de vanité, et ne soit déjà cru « en haut de l’affiche ». La suite des évènements nous dira s’il a été visionnaire ou s’il a creusé sa tombe politique tout seul.