Photographe professionnel. Passionné par l’actualité, le corps humain, les paysage urbains et les métiers de l’image. Je suis hostile à toute forme de cynisme ou de renonciation. L’Homme se définit par ses actes. Et en matière d’humanité, je suis convaincu que tout reste à faire.
Je ne suis pas sûr de comprendre votre intervention.
Je parlais ici des républicains US ultra-cathos. Du fait de se réclamer du droit moral le plus strict tout en trompant son épouse, ou en fréquentant des call-girls...
Excusez-moi si je ne vois pas bien le rapport avec l’exemple que vous citez.
Je ne pense pas qu’un politicien doive nécessairement être indigent ou au RMI pour prendre position pour les défavorisés... Ou alors encore une fois, je n’ai pas vraiment saisi votre propos.
Je ne vous rejoins pas sur une vision « morale » de la pornographie.
Le site sur lequel vous renvoyez Marie-Pierre, me fait bien plus peur que le X ! Il rappelle dans son discours des gens catho ou pas, qui veulent vous dire comment vous devez faire l’amour, ce que vous avez le droit de regarder ou pas et ce que vous devez en penser.
Même si le porno, comme tout phénomène de société, est sujet à des abus (de même que l’économie de marché, les jeux vidéos, l’utilisation d’engrais chimique ou la conduite automobile par exemple), cela ne signifie pas pour moi que l’on doive lui jeter l’anathème en général.
Et Marie-Pierre, votre discours sur l’utilisation de la femme manque de compassion pour les hommes. Leur image dans les films X n’est franchement pas plus valorisantes que celles des femmes. Si les femmes y sont souvent victimes (sauf dans le SM ou ce sont les hommes qui sont le plus souvent victimes de femmes dominantes et violentes), les hommes passent pour des blaireaux décervelés qui pensent avec leurs phallus.
Mais pour recentrer le débat, mon article n’avait pas pour but de prendre la défense du porn’ mais de relater les contradictions dans lesquelles s’empêtrent les politiques ultra-cathos américains quand ils se retrouvent face à un ennemi qui utilisent les mêmes méthodes.
Les infos croustillantes qui avaient fait tomber Livingston avaient été vérifiées et recoupées avant d’être diffusées. Et de mémoire, elles avaient même été dans un premier temps transmises à l’intéressé.
Sans ce type de vérification, les interventions publiques et politiques de Larry Flynt auraient depuis longtemps perdues toute crédibilité.
Dernier point mais pas des moindres, je n’ai pas l’impression de mettre en face à face deux catégories de pourris.
Je ne considère pas que faire du porno suffise à définir un individu comme « pourri ». Il y a des salauds partout, dans le X comme ailleurs, c’est certain. Mais d’autres essaient de faire leur métier correctement.
Maintenant, que la production hard soit peu défendable aux yeux de certains, je le conçois. C’est une question d’opinion...
Et vous avez raison, mon métier influence certainement mon point de vue...