Un point sur lequel je diverge de votre commentaire : on a aussi un gros problème avec les centrales nucléaires, ou plutôt trois :
1) On ne sait pas quoi faire des déchets.
2) Tout pays qui maîtrise cette technologie a la capacité de faire des bombinettes avec.
3) Si tout le monde fait pareil (construire des centrales nucléaires pour palier la pénurie d’énergies fossiles), à terme, le cours de l’Uranium va exploser, est les stocks n’en sont pas inépuisables (50 ans d’après les experts si le nombre de réacteurs nucléaires continue à croitre au rythme actuel... notez que ça peut aller plus vite si ça continue comme ça...).
L’uranium N’EST PAS une énergie renouvable, contrairement à ce que j’ai entendu de la bouche de Sarko il y a peu (quel crétain !).
Si le débat est récent dans le grand public, il a commencé il y a près de 20 ans dans la « communauté scientifique ». Et il a été sanglant !
Les vaincus qui n’ont pas honnêtements changés d’avis sous la pression des faits en son restés vindicatifs (une infime minorité de mercenaires de la science, dotés d’une caisse de résonnance démesurée dans les « médias », d’un financement privé, ou d’une nullissime incompétence(*)).
Pour moi, il n’y a plus débat. Il y avait débat, il y a 10 ans, dans la « communauté scientifique ». Il a été tranché. Point.
Ceci dit, vous avez parfaitement raison : il suffit de dire que les choses ne peuvent continuées en l’état, pour se faire traiter par certains de bobo-écolo-obscurentiste.
(*)« Spéciale dédicasse » à Claude Allègre, pour qui l’amiante ne fait même pas mal... entre autres perles.
Il y a une quinzaine d’années, alors que j’étais étudiant en physique théorique, la question se posait déjà.
J’avais des amis étudiants en glaciologie, qui étudiaient les carottes de glaces, tout ça, et déduisaient de la concentration des différents isotopes des gaz emprisonnés dans lesdites carottes le climat sur une centaine de milliers d’années, ou plus. La corrélation avec le taux de CO2 dans l’atmosphère ne faisait aucun doute pour eux. Ils tiraient déjà la sonnette d’alarme. Mais il fallait graviter sur les campus ou dans le milieu de la recherche pour le savoir. On n’en parlait pas beaucoup dans Le Monde, à vrai dire.
Pour ma part, j’étais très dubitatif. D’abord parce que les modèles climatiques ne me semblaient pas au point du tout, ensuite, parce que lorsqu’il y a corrélation, il faut distinguer la cause et l’effet. Sur ce point, mes amis glaciologue me donnaient raison : c’était la grande question...
Le problème, c’est que les différentes observations ont nettement tranchée cette question depuis 15 ans : oui, il y a une corrélation positive entre le taux de CO2 dans l’atmosphère et la température moyenne. Et le taux de CO2 est la cause, et pas l’effet. Il y a eu une grosse palanquée de publis sur le sujet depuis ces 15 ans. Toutes dans le mêmes sens (pour celles qui n’étaient pas financées par l’industrie pétrolière).
Ne venez pas me sortir des conneries sur la mini période de réchauffement qui ne semble avoir touchée qu’une partie de l’hémisphère Nord autour de l’an Mille pendant une cinquantaine d’années... on parle à grande échelle de temps sur toute la surface du globe.
Je ne vais pas faire un cours sur la physique du chaos, mais il me semble que le pire est devant nous : le climat n’a pas encore changé, se sont juste les température moyennes qui augmentent. Pour les initiés, nous tournons autour du même attracteur. Mais si les courants marins viennent à changer (ce que la fonte accélérée du pôle Nord ne manquera pas de provoquer, si elle se poursuit), alors là, attachez vos ceintures, parce que l’on va changer de climat (d’attracteur), et que ça va allez très, très vite, pour le meilleurs ou pour le pire, on n’en sait pas grand-chose à vrai dire.
Et puit, de toute façon, à la fin, on va tous crever, avec une grosse bagnole ou pas.
Je ne suis pas sûr que celui qui a la grosse bagnole sera assez con pour la mettre dans la balance à l’heure des comptes. S’il a vraiment beaucoup bossé pour ça, il se sentira très con.