C’est de la thermo du XIXième siècle que vous nous faites là. On ne raisonne plus comme ça depuis Boltzmann, même si les formules que vous écrivez sont toujours évidemment bien utiles, elles sont une conséquence de phénomènes sous-jacents, que visiblement vous refusez d’essayer de comprendre.
L’augmentation du désordre est statistique. L’entropie qui mesure le désordre est un phénomène statistique. Si un système a beaucoup d’états disponibles, il n’y aucune raison qu’il s’organise spontanément. Ça peut arrivé mais c’est infiniment improbable. Donc, en cas de transformation, il tombe « naturellement », statistiquement, dans un état plus désordonné. C’est tout. L’entropie c’est ça et rien d’autre, fermez le ban. Même si d’un point de vu macroscopique ça se traduit en partie par les formules que vous avez écrites.
Vous avez très peut de chance de bâtir un château de sable un faisant un tas de sable avec une pelle. Il y a beaucoup trop d’états désordonnés disponible pour que l’état ordonné (château de sable) ait une chance statistique d’apparaitre. Et si vous avez bâti un château de sable, si vous donnez un grand coup de pied dedans, vous ne verrez pas apparaitre spontanément une autre jolie structure ordonnée. C’est ça l’entropie. Un système livré à lui même tend donc naturellement à se désordonner. Pour l’ordonner, il faut fournir de l’énergie : second principe. Il n’y a aucun mystère physique là dessous (n’est-ce pas Mr Dugué ?) pour qui veut bien chercher à comprendre.
Que la chaleur soit liée a l’entropie par l’entremise de l’agitation thermique (y compris dans les solides), c’est une conséquence naturelle de la thermodynamique statistique, l’agitation thermique étant une forme de désordre. Ce n’est pas la termo stat qui est une excroissance inutilement compliquée des formules que vous avez écrites, comme vous semblez le suggérer, mais c’est la thermo stat qui les explique.
Je ne pensais pas forcément à « la rue », quoi que c’est dans le domaine du tout à fait possible... Mais à mon sens ça n’arrivera qu’en conséquence d’autres choses.
Simplement le système est au bout de sa logique, ou plus crument au bout de sa connerie. Mélenchon a raison quand il demande : quel est la maillon qui lâchera en premier ? La Grèce, le Portugal, Chypre, l’Espagne, l’Italie ? Ça va lâcher quelque part, c’est sûr, et comme ce nouveau pouvoir n’a pas su (ou voulu ?) comprendre que l’histoire du libéralisme est finie, il disparaitra dans l’avalanche. Parce qu’ensuite ça va tomber dru, c’est sûr !
Je n’ai jamais cru aux prédictions des gens qui proclame depuis quelques années : « Dans 6 mois, la guerre avec l’Iran » ou « Dans deux mois la faillite générale », tout ça.
Mais je suis aujourd’hui absolument certain que cette Europe libérale nous amène vers des lendemains proches (quelques mois tout au plus) de violence économique et sociale que le gouvernement actuel n’a absolument pas mesuré. Par aveuglement ou par duplicité, je ne sais pas, un peu des deux sans doutes, ça n’a pas d’importance de toutes façons.
Ce président et ce gouvernement viennent de louper une chance historique.
Alors que l’ordre libéral est en train de craquer partout, et qu’il va s’effondrer c’est une question de mois, ces messieurs avaient une chance unique de changer le cours des choses, de commencer une sortie de la pensée unique économique.
Ils ne l’ont pas fait alors qu’ils avaient été élu pour ça, et que tout pousse à le faire. Tant pis pour eux. L’histoire ne repasse pas les plats. Leur carrière politique est foutue à moyenne échéance. Je serait l’un d’entre eux, je commencerai à chercher un autre boulot. La politique pour eux, c’est fini.
Si je peux me permettre d’hasarder un pronostique, dans 2 ans maximum, à part ceux qui ont trainé un peu des pieds (Montebourd, Taubira et autres), ils sont au chomedu.
Tout à fait fb. Nous sommes en démocratie, et le pouvoir judiciaire peut aussi être un sujet de discussion. La confusion provient du fait que les représentants des autres pouvoirs (législatif - parlement- et exécutif - gouvernement-) n’ont effectivement aucun commentaire ou critique à faire sur le pouvoir judiciaire, car c’est une grave infraction à la séparation des pouvoirs.
Les parlementaires votent les lois de son initiative ou de celle du gouvernement et le pouvoir judiciaire les applique. Si les parlementaires, ou ministres, ou présidents se mêlent de l’application des lois, les pouvoirs ne sont plus séparés, nous ne somment plus en démocratie. Ils pourraient alors très bien décider de quelle loi appliquer ou/et à qui l’appliquer.
C’est extrêmement dangereux, et ça se fait allégrement. Sarko annonçant ouvertement que Villepin ou Colona sont coupables avant même leur jugement, les commentaires de Valls sur l’affaire Babyloup, et j’en passe, quoi que l’on pense de ces affaires, sont des manquements graves.
Par contre, un journaliste ou un particulier peut parfaitement commenter autant qu’il veut une décision de justice.
D’ailleurs, j’ai l’impression que la séparation des pouvoirs est une notion qui ne s’enseigne pas à Sciences Po ou à l’ENA. Le nombre de journalistes issus de ces écoles qui nous racontent régulièrement qu’il est interdit de commenter une décision de justice (fadaise), et qui trouvent normal les incursions de ministres ou de présidents sur le terrain judiciaire, et le nombre d’élus ou de ministres issus de ces mêmes écoles qui le font allégrement...
Je n’ai aucune formation juridique ou politique, mais cette notion de séparation des pouvoirs m’a été enseignée en classe de 5ième, et je l’ai toujours trouvée fondamentale. Il semble que cette notion échappe à beaucoup de gens, parfois très haut placé.