Ce n’est pas parce que vous découvrez tout à coup deux aspects importants du programme et de la stratégie du Front de Gauche depuis ses origines que celui-ci a changé de ligne !
Le Front de Gauche n’a pas changer de ligne. Vous venez de découvrir sa ligne.
Il a toujours cherché à faire pression sur le PS pour essayer de gauchir sa politique. Il n’a jamais cherché à négocier quoique ce soi avec lui parce que c’est le meilleurs moyen de se faire bouffer (demandez aux communistes...). Vous ne le compreniez pas, mais maintenant que le PS l’attaque ouvertement (crainte d’une hémorragie de voies ?), ça vous parait plus claire.
Quant aux attaques sur la Troïka et tout le tremblement ! Là, vous tombez vraiment de la Lune ! Ça fait depuis le début que Mélenchon en parle de façon critique !
Si vous voulez questionnez la ligne politique du Front de Gauche, plutôt que de vous préoccupez ce que d’autres en disent, lisez son programme et écoutez ses dirigeants... C’est mieux pour se faire une idée.
Mr Guilloux, vous relayez dans votre article (que j’approuve par ailleurs) la citation inexacte de l’AFP. Ce n’est pas la première fois que l’AFP utilise se genre de méthode, d’ailleurs...
La phrase réellement prononcée par Mélenchon prête encore moins le flan aux critiques. La voici, avec en gras les mots omis par l’AFP :
« …un comportement de quelqu’un qui ne pense plus en français, qui pense dans la langue de la finance internationale ».
Ce que vous écrivez est tellement vrai que dans tous les pays européens où elle est appliquée, la baisse des dépenses publiques se traduit par une chute d’activité... du secteur privé !
Ben oui, comme vous l’écrivez si justement, l’argent dépensé par l’État ne disparait pas dans un four et finit immanquablement, et dans son intégralité (j’insiste) dans les poches du secteur privé, qui en a désespérément besoin en tant de crise.
Mais ça n’a rien d’une nouveauté, tout les vrais économistes (ceux qui ne passent pas souvent à la télé) l’avait prévu : En situation de récession ou de stagnation économique, ne SURTOUT PAS baisser les dépenses publiques ! Les réaffecter, tenter de suppléer à l’atonie du secteur privé, essayer d’investir pour l’avenir... MAIS NE PAS BAISSER LES DÉPENSES ! Ou c’est la cata !
Mais bon, il y avait une connerie à ne pas faire, ils l’ont faite...
Et comme ils le font à l’échelle du continent, ça fait boule de neige et on a pas le c.. sorti des ronces..
Ils sont libéraux, il ne peuvent pas s’empêcher de détruire l’économie, c’est en eux, ça fait parti de leur être profond. Une économie qui fonctionne, comme celle qui fonctionnait avant qu’ils ne prennent tous les leviers en main, ça leur est insupportable. C’est contre nature pour eux. L’économie doit f... les gens dans la merdre. Sinon, les gens ont une vie trop facile, ils ont du temps libre et ils boivent, tout ça... Le Saint et Divin Marché ne peut pas fonctionner de façon optimale si les gens vivent trop bien, à leur sens.
D’ailleurs, tant que j’y suis, « fake » veut dire « faux »... Vous lui reprochez de ne pas être franc maçon, si je vous lis bien.
Quand Marine Le Pen a voté pour le marché transatlantique en 2008, elle n’a pas rectifié son vote, remarquez... Je dis ça je dis rien.
Au petit jeu de l’analyse du vote des uns et des autres, il n’est pas sûr que vous soyez gagnant, d’autant qu’il semble bien que certain cadre du FN prennent leur décision politique après lecture des blogs du Front de Gauche. C’est trop difficile pour ces feignasses d’analyser eux mêmes les textes européens...
Philippot est très fort à ce petit jeu. Ça brouille les cartes, et ça impose une stratégie de com de dénigrement systématique du Front de Gauche, que les militants n’aillent pas se mettre à réfléchir, on sait jamais.
Mélenchon a commis une erreur lors du vote et l’a rectifié ensuite. Il a de fait voté non à ce texte, puisque la rectification a posteriori est possible au parlement européen.
Il semble qu’il y ait eu une traduction en français du texte soumis particulièrement alambiquée et peu claire (comme c’est souvent le cas...), puisque de nombreux députés français (six au total) ont fait de même lors de ce vote : vote oui puis rectification.