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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 25 février 2012 14:04




    «  »«  » Après avoir séparé les deux belligérants, je suis retourné à ma classe ! «  »«  »

    Avec ça, ma main serait dans le feu puisqu’il ressortirait que vous seriez resté au centre



    «  »«  » Un élève étranglait « vraiment » l’autre, ceci est explicable, justifiable et amendable selon vous. ’’’’’"

    Avec ça et sa suite, ma main serait épargnée puisqu’il ressort que non seulement vous expédiez bien l’élève expéditif, sinon exactement sur le coup en tous cas après, et que vous m’expédiez aussi parce que je refuse de soutenir votre expédition. 

    Alors que vous avez été originellement contrarié par la défense pugnace d’un gueux par un avocat de gueux dans une affaire de gueux
    Alors que par retour de flamme et suite à votre chantage au retrait, vous vous êtes senti expédié par l’institution
    Vous n’avez fait, tout au long de votre papier, que procéder de populisme en lançant un paquet de fumigènes d’expédition forfaitaire contre des avocats de puissants, contre le jeu des riches en rien concernés ici.
    A moins que cet élève expéditif soit fils de riche ou puissant, ce que pour l’instant vous ne nous avez pas exposé.



  • easy easy 25 février 2012 13:03


    Ce qu’on appelle justice, revient, depuis la nuit des temps, à juste exclusion, légitime exclusion du groupe. Par extension, cela revient à « Légitime exclusion du groupe des vivants et expédition en colis express vers le groupe des morts »

    Toutes les sanctions que nous prenons vis-à-vis de qui que ce soit empruntent toujours ce biais consistant à exclure du bon groupe et à repousser vers un mauvais groupe, celui des morts, des cons, des salauds, des imbéciles, des blondes...

    Celui qui subit cette bouc-émissairisation, qu’il soit réellement fautif ou pas autant que ses accusateurs le disent, refuse cette mise à l’écart. Sauf à ce qu’il s’en suicide de son isolement, il va solliciter des avocats qui établiront le fait qu’il fait bien partie du groupe et n’a pas à en être exclu.


    Au moment où ce garçon était en train de renvoyer vers le groupe des morts un des ses camarades en l’étranglant, il n’avait rien contre vous, a priori.
    Même en procédant de coups contre lui pour contrarier son entreprise d’expédition de quelqu’un vers la mort, il vous était tout à fait possible, une fois la séparation effectuée, de montrer de diverses façons que nous n’excluiez pas pour autant cet étrangleur du groupe des bons.

    Il serait tout à fait possible de stopper un étrangleur puis de rester à ses côtés au lieu de se précipiter vers l’étranglé et de ne plus rester qu’à côté de lui.

    La position de votre corps, l’endroit où vous avez placé votre corps, immédiatement après la séparation des protagonistes a indiqué à tous que vous procédiez à un classement « Celui-ci gentil, bon groupe et moi à ses côtés. Celui-là méchant, à exclure par tous, à isoler complètement »

    Et ma main au feu qu’immédiatement après la séparation, vous vous êtes positionné près de l’étranglé.



    L’école de Ferry a bien des défauts et on y a toujours pratiqué ce principe de justice-exclusion. Mais avec une limite assez fortement marquée. On exclut un vilain pendant un moment seulement et on fait tout, tout, tout pour se retenir de l’exclure de l’établissement, du village, de la nation. L’école de Ferry a très fortement insisté sur la réintégration toujours possible des fautifs et ce principe aura provoqué des milliers de conflits entre certains enseignants et l’institution.

    Mutatis mutandis, c’est la même chose qui se passe dans le monde des adultes où l’on observe constamment des plaignants désolés que la Justice n’expédie pas au groupe des morts celui qui a mal garé sa voiture.
    Trop laxiste la Justice, toujours trop laxiste, pas suffisamment expéditive.

    Je ne trouve pas anormal que des profs aient des humeurs et réflexes individualistes, égocentriques, qu’ils réclament donc des exclusions totales des fâcheux. Mais je me félicite que l’institution veille à résister à ces demandes d’expédition au diable Vauvert et que ces profs soient régulièrement contrariés en leur exigence. Sinon, il n’y aurait plus d’institution, il n’y aurait plus que ce qu’on appelle forfaitairement la loi de la jungle.

    Dans ces démarches d’expédition que nous pratiquons tous, ne serait-ce qu’en insultant ou en dénigrant, il y en a de deux sortes. Celles où l’expéditeur se charge seul de l’expédition et celles où l’expéditeur délègue à quelque sorte de police la besogne d’expédition. Chaque expéditeur choisit entre ces deux options selon sa stratégie préférée et il se pourrait que l’une soit plutôt courageuse-égocentrique et que l’autre soit plutôt couarde-collectiviste. 



    Dans cette affaire, tout à votre vision et à vos certitudes, vous étiez et restez convaincu que le fâcheux doit être expédié sans perte de temps. Et vous voilà à découvrir que ce n’est pas si simple, que chaque menacé d’exclusion a le droit de se défendre contre cette expédition et que tant que vous n’en conviendrez pas, c’est vous qui serez expédié.


    Reprenons selon une autre présentation. Dans une maison il y a une mère et ses deux enfants. Elle fait la cuisine quand soudain elle entend la fille hurler au secours. Elle se précipite et sa fille, en jouant force hocquets, lui explique que son aîné l’a torturée. La mère lui pose la main sur la tête, la rassure, se redresse et balance une torgnole à son fils en lui jetant aussi un regard de feu.

    Ce qui va s’ensuivre sera une catastrophe. Car l’incluse va profiter de son assurance d’être dans le bon groupe pour repousser en toute occasion son frère vers quelque fosse. Et son frère se sentant rejeté, va pactiser avec ce diable avec qui on le marie.

    Alors qu’il aurait été tout à fait possible, de la part de cette mère, de ne faire aucun geste séparant en « Toi gentille, Toi vilain », de les rassembler de manière strictement égale autour d’elle et de renforcer chez tous le sens du « Nous »


    Il est à comprendre que très souvent, forcément, des enfants en train de se chamailler regrettent et souffrent de leur mésentente, ils souffrent de ne pas parvenir au Nous. Et ils en viendraient aux mains afin d’alerter et de mobiliser des forces externes afin qu’elles aident non à augmenter leur division mais au contraire à rassembler les morceaux.

    100 fois sur cent, les ambulanciers se précipitent vers les cris en entendant qu’ils veulent dire « Séparez-nous complètement » alors qu’ils ne veulent dire que « Séparez-nous de notre séparation, aidez-nous à nous recoller ».
    Plus exactement encore. Ces deux divorcés se sont vus échouer à trouver les arguments puissants justifiant qu’ils restassent rassemblés. Quand ils exposent à des tiers les misérables raisons justifiant leur divorce, ils attendent que des plus avertis et expérimentés qu’eux leur exposent des arguments puissants à leur réunion.

    Au lieu de tomber dans la facilité en valorisant les misérables raisons d’un divorce, et en abandonnant ensuite chaque divorcé au stress d’une déchirure laissée béante, les tiers devraient faire preuve d’intelligence, dévaloriser ces tristes raisons et faire surgir des arguments de rassemblement.



  • easy easy 24 février 2012 21:08

    «  »" Il est toujours possible donner à chacun sa part, de rendre à César.

    Autrement dit, l’attribution de causalité a toujours une solution «  »"

    Il y a effectivement à jouer de curseurs pour laisser à chacun sa juste part.



  • easy easy 24 février 2012 18:08


    L’école de Ferry ayant été inventée pour remplacer celle de l’Eglise où l’on apprenait par coeur, Ferry cherchant seulement à bourrer le crâne des enfants de laïcité en procédant aussi de la même méthode récitative, je ne vois pas pourquoi nous devrions être surpris du bachotage.

    Diverna, concernant les chomosomes, celui de la glande salivaire de la drosophile étant très gros, qu’est-ce qui en fait sa grande taille ?
    Le diamètre de tout ADN est bien le même chez toutes les bestioles non ? Seule la longueur peut varier d’il y a plus de gènes, c’est bien ça ?
    Ce que l’on voit de sombre, en forme de x tout tordu, est-ce strictement de l’ADN, certes spiralé mais bien tendu, pas en pelotte façon hémoglobine, ou est-ce de l’ADN sur lequel s’ajoutent tout un tas de radicaux qui le rendent plus large d’allure ?

    Quand on fait une bouture de prunier sur un pêcher, la fleur, le fruit, qui en résultent ont quelle formule chomosomique ? Aussi croisée que si papa-maman (méïose pour chacun + réassemblage 2N) ?



    Pourquoi les pontes de la biologie animale ne vont-ils pas plus souvent à traiter l’homme d’animal ?
    Alors qu’ils auraient cent fois par jour l’occasion de placer que nous sommes des animaux, n’observez-vous pas l’existence d’un véritable évitement ou détour prudentiel de ce point ?

    Entre une bulle de savon constituée d’une double couche HOH CCCC H3-H3 CCCC HOH et une membrane cellulaire, une membrane cytoplasmique, elles aussi constituées d’une double couche lipidique, y a-t-il des différences structurelles et dimensionnelles énormes ? Pourquoi une bulle de savon est-elle tellement plus fragile qu’une hématie ?



  • easy easy 24 février 2012 13:00



    «  »«  »« Je ne cesserai d’y revenir dans le cadre de la psychologie synthétique que je souhaite construire, la question n°1 de l’humain, avant même »être ou ne pas être« , c’est »en être ou ne pas en être« .
    C’est la question de l’appartenance, de l’in group / out group. C’est la question de savoir qui est comme moi et qui ne l’est pas. »«  »"

    Avec l’in group / out group, vous mettez à genoux l’Eurasien pourri que j’étais. Cette insulte n’est plus du tout d’actualité de nos jours au Vietnam (même pas pour les bâtards US) mais à l’époque de Dien Bien Phu, ma mixité visible à l’oeil nu faisait de moi non seulement un out group aux yeux des deux camps mais même un traître ou l’incarnation d’une traitrise.

    Alors qu’un Bleu et un Vert pourraient se mépriser mutuellement sur leur seul physique, alors qu’ils sont de toutes manières in group aux yeux des leurs, alors qu’ils pourraient ne pas être dénigrés pour leur moralité, j’étais rejeté pour mon immoralité de traître et je ne relevais d’aucun groupe, pas même des autres Eurasiens pourris puisqu’ils avaient tous été évacués vers la France (pour se retrouver internés dans des camps, comme celui de Sainte Livrade sur Lot)

    Enfant, repéré Eurasien par son physique, rejeté des deux camps, considéré comme traître confirmé ou potentiel par les deux camps, n’ayant même pas une communauté d’autres traîtres avec qui s’associer, en aucun cas considéré comme victime par qui que de soit, menacé à tout instant de lynchage, insulté mille fois, lapidé cent fois au lance-pierre, mon cas dénié par mes parents débordés, eux-mêmes stigmatisés (façon Marguerite Duras & son amant Chinois), je ne peux qu’être sensible à votre haute considération pour la problématique de l’in group / l’out group.

    Vous n’étudieriez jamais aussi bien cette problématique qu’en examinant le cas des enfants dont le physique prouve qu’ils sont nés d’un amour interdit entre deux camps ennemis et qui passent alors pour des traîtres.

    De l’eau pour votre moulin, j’en ai tout un Mékong à votre disposition et j’aimerais beaucoup qu’il tournât à plein régime.
    Mais il y a l’os judiciaire dont je vous ai parlé.


    Je trouve d’ailleurs utile de montrer que votre vision surgie en considérant un contexte pacifique se heurtera au principe judiciaire parce qu’en temps de guerre, il l’emporte sur tout. Et l’épée étant toujours au sommet de tout, la situation de guerre larve toujours.

    Ca peut évidemment décourager les esprits animés des meilleures intentions, mais je le dis souvent, un édifice conceptuel qui ne sait pas résister à la fureur de la guerre, ne vaut que fétu de paille. Et rien ne résiste à la guerre sinon la guerre.

    Je dois donc citer les deux cas de figure qui se produisent en temps de furie au sujet des out group absolus, des enfants nés entre les deux eaux. Mais par extension à d’autres aussi.
    Soit ils subissent le pire.
    Soit ils sont épargnés grâce à un fétu de paille. 

    J’estime suffisant le fait qu’ils soient quelquefois épargnés, qu’en dépit de la folie furieuse, il y ait parfois des gens capables de considérer que ces enfants n’ont pas à être torturés et qui acceptent de courir le risque de les protéger. 
    Il me suffit de ces exceptions pour être consolé de tout et pour estimer que l’humanité s’exprime en son entièreté. 


    Mais travaillez, Luc-Laurent, travaillez tout de même votre fétu de paille. Il ne sauvera pas tout le monde mais il en sauvera forcément quelques uns et ce sera déjà très grande oeuvre de votre part.

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