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easy

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59 ans
Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 18 février 2012 12:23

    Au fil des commentaires, je crois discerner la possibilité d’un concept que je vais poser de façon la plus explicite possible.

    Posons que Ferry ait cherché à standardiser les esprits et à les standardiser selon sa vision politique. Posons qu’il y ait fait ça après avoir constaté que l’église qui avait jusque là un fort monopole de l’embrigadement en sa faveur devait être remplacée en ce rôle et pour embrigader les enfants vers une autre église dite laïque.

    Quoi ? « une autre église dite laïque » ? M’enfin la laïcité n’est pas une église !
    C’est ce que j’aurais protesté dans ma jeunesse. Mais aujourd’hui, après avoir observé en quoi consiste la laïcité une fois prise en main et utilisée, je n’en protesterais plus. (je trouve que même la « non violence » posée par Gandhi, a évolué, par lui, en église)

    Eglise ou pas église, la laïcité ferryste aura en tous cas réquisitionné tous les enfants en les forçant à une grammaire de communication fortement cataphatique où une chose doit être ou ne pas être. Et dans son concept, de même qu’il était prévu que sur un coup de sifflet il serait possible de mobiliser les hommes dans des tranchées quitte à en faire des assassins ou des charpies, il était prévu que les scolarisés allaient trouver bonnes places dans le système industriel en plein essor

    Ce système industriel serait aujourd’hui satisfaisant, pourquoi changer quoi que de soit à l’école ferryste

    Or il n’est pas satisfaisant.
    Alors l’école de Ferry doit être discutée.

    Je propose de commencer à considérer que nous devrions partir de l’école ferryste telle qu’elle est et accepter d’y ouvrir des classes traitant de disciplines surgies de la rue, disons du naturel culturel actuel.
    Exemple : trois profs remarquent qu’il y a des élèves rêveurs. On vérifie s’il n’y en a pas 20 et on ouvre alors une classe où l’on étudiera la rêverie (quasiment sans se soucier de débouchés ou alors en remarquant que bien d’ex-rêveurs ont tout de même fait leur trou dans la société)

    Idem pour les poètes, pour les comiques, pour les bavards, pour les virtuoses du clavier, pour les bagarreurs, etc.

    En somme, aucun des défauts qu’on reproche jusque là aux enfants ne sera plus péjoré mais au contraire valorisé.

    Qu’est-ce que ça donnera du point de vue de leurs débouchés à ces enfants formés aux nouvelles disciplines ? Je n’en sais rien mais d’une part la situation actuelle n’offre aucune garantie de débouché aux enfants formés à la rigidité Ferryste, d’autre part j’ai l’impression que les disciplines nées de la rue tel le foot, le Net, la fringue, le graph, la chanson, la politique, la tchatche, se taillent déjà un espace considérable que le Ferrysme n’avait pas prévu. et encore moins pris en compte.



  • easy easy 17 février 2012 23:52

    Eh beh, il ne sera pas passé grand monde ici.

    Sujet éculé ?
    Je ne le crois pas

    C’est plutôt qu’il oblige à un choix en Oui / Non qui pose des difficultés à tout le monde puisqu’aucun mainstream ne se dessine sur le sujet

    Je serais pour laisser les choses en l’état : note + commentaire.

    Et je noterais aussi sévèrement que la moyenne des profs.

    Par contre sur les commentaires, surtout pour les basses notes, je ferais de longs commentaires qui aideraient l’enfant à voir d’une part comment mieux s’y prendre et d’autre part qu’il n’est pas inintéressant pour autant.
    C’est-à-dire que dans bien des disciplines, je chercherais le moyen de poser une contre note établie selon un critère plus éthique ou esthétique par exemple.

    Une note selon un critère dur et une note selon un critère d’humanité.

    Je verrais bien qu’un cancre en math soit remarqué et sincèrement félicité pour ses pitreries en classe. Faire rire la classe en posant eu tableau que 2 x 4 = 10, je trouve que ça vaut le coup d’être vécu tant pour la classe que pour le clown. Il faut bien comprendre qu’un nul en math souffre de ne pouvoir se faire valoir. Si on ne lui offre pas sa minute, il perturbera constamment la classe sans rien produire de génial. Il faut qu’il sache qu’il dispose chaque jour de sa minute et qu’il s’y prépare pour pondre un bon gag.

    Et de dégager alors progressivement une classe-école du rire où l’on regrouperait les comiques en vue de les aider à faire carrière.

    Quant aux timides ou taiseux, j’irais également à valoriser publiquement leur discrétion. Là aussi pour les orienter vers une carrière où la discrétion est requise et il y en a.

    A ce sujet, il y a quelque chose que je n’aime pas du tout ce sont les pièces de théâtre de fin d’année où l’enfant se retrouve à jouer des rôles d’adulte, même dans du Molière. Je ne trouve pas du tout logique qu’un ado de 16 ans en soit à étudier des textes écrits par les gens plus âgés et encore moins des tragédies.



  • easy easy 17 février 2012 20:39

    Même quand une économie n’est que nationale, entre soi, l’Etat a déjà intérêt à avoir le contrôle sur certaines industries ou ressources afin de maintenir son pouvoir régalien, sa force, son épée.

    Même si l’économie avait été strictement nationale, tout entre Français, sous Louis XIII, le Roi avait intérêt à avoir le contrôle, d’une manière ou d’une autre, sur les forêts pour avoir de quoi construire ses navires de guerre, sur les corderies pour avoir de quoi gréer ses navires, sur les productions de salpêtre etc.

    A tel point que quand Napoléon III a confié à Haussmann de redessiner Paris, c’était dans un esprit d’y faire des avenues larges afin de pouvoir y passer la troupe en sécurité et donc tenir les populations.



    Ce qui est vrai dans l’hypothèse d’une économie strictement nationale est encore plus vrai dans le contexte réel qui est de plus en plus international
    Sinon l’Etat perd son pouvoir régalien

    Exemple. Lorsque Napoléon 1er avait changé d’avis pour consentir à vendre la Louisiane (presque la moitié des EU actuels) pour le prix de 3 millions de $ aux tous premiers états américains (ceux du littoral Est) ces Etats étaient enchantés d’acheter tant de terres à si bon prix, sans avoir à faire de guerre. Mais ils n’avaient pas de cash

    Ce cash, Napoléon le voulait pour mener sa guerre contre l’Angleterre (qui tentait de conserver les Etats Américains sous sa coupe)

    Ces Etats acheteurs empressés se sont adressés à une banque, la Baring. Qui leur a avancé les fonds.

    Et Napoléon a donc pu organiser sa guerre contre les Anglais et même construire une flotte d’invasion.

    Or la Baring était de sang anglais mais privée.

    Elle aurait été nationalisée, Napoléon n’aurait pas eu cet argent et les Anglais se seraient évité bien des soucis.




    Là vous parlez des autoroutes.
    Si l’Etat avait besoin des autoroutes pour mouliner quelque épée, pour y faire passer ses chars, il les réquisitionnerait sans aucune peine.
    Ce poste là n’a aucun besoin d’être nationalisé d’un point de vue régalien.

    Toujours d’un point de vue régalien, car c’est ce point qui détermine le plus un Etat, c’est l’industrie d’armement sophistiqué, les tuyauteries médiatiques, les ressources clefs, les banques, les réserves de métaux rares et les passages maritimes qui ont surtout à être nationalisés

    Le reste pouvant être réquisitionné dès que le besoin s’en fait sentir, même s’il appartient à une entreprise étrangère.

    Les autoroutes, les ponts, tout ça ne pose aucun problème à un Etat, même si ça appartient à un état ennemi. Nasser a pu réquisitionner la canal de Suez au dépit de ses puissants propriétaires devenus ennemis.

    Ce qui pose problème à un état qui a soudain envie de se servir de son épée, ce sont souvent les entreprises industrielles au sens où il faudrait qu’il les réquisitionne presque toutes, bouffe et médocs compris.
    Et cela alors qu’une entreprise de voitures ne peut se convertir à la production de chars et d’avions que si son personnel s’y met de bon coeur (A signaler que l’entreprise de pianos Steinway installée à New York, s’était entièrement convertie à la fabrication de planeurs miliaires US en 1942. Ses patrons étant pourtant d’origine Allemande).

    Si toutes nos entreprises mécaniques étaient avec des chefs et des personnels étrangers, ça serait très problématique en cas de guerre.

    A rappeler qu’en 1950, alors que la France s’enlisait à éliminer le Viet Minh en Indochine, il y avait dans les industries d’armement autour de Paris, des ouvriers parfaitement Français mais ayant adhéré à l’Internationale communiste qui sabotaient les armes et munitions qui étaient envoyées à nos troupes.

    Au regard de ce genre de problème qu’un Etat a un mal fou à contrôler, son accès aux autoroutes n’est qu’une formalité



  • easy easy 17 février 2012 19:45

    Jpm et Wolver ; vous m’avez repris sur le « lopin de terre »


    Au départ, il n’y avait que la chasse et la cueillette.

    Mais avec la démographie, il n’était plus possible de s’en contenter. Ce n’est pas difficile à démontrer et régionalement, des gens l’ont compris il y a déjà des millénaires qui se sont mis à cultiver et à élever.

    Il y a donc très longtemps qu’il a fallu travailler pour vivre et travailler signifiant alors tout autre chose que chasser et cueillir. Même pour la pêche et malgré les étendues océaniques, c’est fini, il faut passer à l’élevage.

    Or, même la culture classique montre ses limites, en dépit des engrais. En attendant une autre étape, nous en sommes maintenant à une culture hors-sol où les perspectives semblent pour l’instant très larges.

    Ainsi, le lopin de terre dont je parlais de manière symbolique pour signifier qu’il n’y a plus que le travail comme solution globale, revient de nos jours à produire de quoi manger même sans sol, même sans terrain. 

    Du fait que la spécialisation des tâches produit une plus haute rentabilité ou efficacité il est pour l’instant possible que 1 milliard d’entre nous cultivent de quoi nous nourrir et que les 5 autres milliards s’occupent alors de produire des fourchettes et des frigos. 

    Du fait que ce premier milliard alimentaire + les 5 milliards d’équipementiers sont pour l’instant suffisants, (je raisonne globalement et vous me passerez les détails de manques ici et là) le dernier milliard d’entre nous peut s’occuper de produire des chansons 

    Enfin, toujours globalement, tout cela nous comblant, nous avons encore de quoi soutenir nos accidentés et invalides qui bénéficient alors de la marge de générosité et solidarité possible.



    Mais ce schéma viable, passez-moi les gens qui meurent de faim tout de même en raison d’un manque d’homogénéité dans les systèmes, ne peut le rester que dans la mesure de cette répartition : 1 à la bouffe + 5 aux équipements + 1 aux chansons

    Ce qui fait beaucoup de travail à fournir.

    Et en amont de tout, ceux de la bouffe, s’ils se sentent lésés parce qu’ils offrent à manger aux 6 autres mais ne peuvent s’acheter aucun équipement ni aller au cinéma, ils vont finir par se contenter de ne produire de la bouffe que pour eux. 
    Famine alors pour les équipementiers et les chanteurs

    (Là je signale un curieux paradoxe c’est qu’au début de la plupart des grandes famines, quand elles advenaient brutalement, on trouvait plus à manger dans les villes que dans les campagnes. Ca tenait au fait que les stocks sont dans les villes. Mais il ne faut pas que ce détail nous trompe, sur la distance, c’est bien à la campagne qu’on mange mieux si en ville on crève de faim. Le problème à souligner ici est qu’en temps de famine, l’agriculteur a un mal fou à se protéger des vols. Ce n’est que dans un contexte de famine continuelle que l’agriculteur peut développer des solutions pour se protéger du vol et du pillage)



    Cette famine suspendue en épée au-dessus de nos têtes depuis que la culture existe, fait que les 6 doivent obligatoirement tenir compte du bien-être des producteurs de bouffe. Ce qui veut dire que dans leurs comptes, dans leur manière de produire des équipements et des chansons, ils doivent le faire en toute considération de la bouffe, de la culture et de l’élevage.
    Ca veut dire que même quand on écrit une chanson, on doit le faire sous condition suspensive de la bouffe, de la culture, de l’élevage.

    Si ceux qui ne s’occupent pas vraiment de la bouffe font des choses sans tenir compte de ce sacré là, c’est la famine. 

    D’où le fait que j’ai indiqué : non à une rente sans rien faire, oui à un lopin de terre.
    Ce lopin s’entendant en son esprit, en sa démarche. 
    Chacun doit désormais soit planter des tomates soit planter des clous soit planter des poèmes, tout ça hors sol désormais.

     
    Comment se fait la répartition 1 + 5 +1 ?
    Aujourd’hui que la mondialisation commence et que tout le monde n’est pas encore Bac + 4, ça se fait en dépit des revenus que ces activités procurent. Alors que ça ne lui rapporte quasiment rien, le planteur d’arachides persiste. 

    Mais comme nous devons imaginer qu’un jour tout le monde sera bac+4, cette sélection se fera strictement sur critère de rentabilité et plus personne n’acceptera de nettoyer les égouts si ce n’est pas mieux payé que de chanter.


    Dans cette perspective, tout concept selon lequel on distribuerait à chacun une rente égale est cuit.

    Entre gens tous Bac + 4 et à RU égal, personne n’acceptera d’élever des porcs et chacun visera à chanter. A moins, bien entendu, que la charcuterie devienne hautement rémunératrice

    Tellement rémunératrice que le RU ne permettra plus de se payer un seul saucisson.


     



  • easy easy 17 février 2012 18:15


    Je vais sortir du cadre de l’autisme pour parler d’une problématique plus large


    Comme je n’apprécie pas qu’un chirurgien se contente de dire à un patient au tibia éclaté « Essayez de vous rappeler comment ça s’est produit », je suis pro comportementaliste.

    J’en ferais mon métier, je m’efforcerais de découvrir les comportements, comment on les éduque et ce qu’ils produisent à leur tour comme effet. Et j’interviendrais très tôt dans la mise en place des relations familiales.
    Je me dirais aussi que dans le domaine psy, le seul fait d’intervenir sur un patient produit un effet sur lui et il ne lui est pas automatiquement bénéfique.

     

    Laissons de côté le coût pécuniaire et imaginons un contexte où dès la naissance, un enfant et ses parents seraient suivis par un parrain assermenté. Disons qu’il viendrait chaque semaine prendre le thé dans la famille, pendant une heure. Disons comme le ferait une copine de quartier dotée d’une belle expérience éducative.
    « Oh dis-donc, c’est quoi cette nouvelle couche, c’est bien pratique ça ! »
    « Comment tenir ton bébé ? Bah, moi je fais comme ça, je lui soutiens la tête et je l’incline »
    « De l’eau ? Ohhf oui, je lui en donne un biberon quand il fait chaud »

    Dans ces conditions, mettons qu’un jour, l’enfant présente des signes de problème psychologique. Que se passe-t-il alors ? Et bien c’est toute l’équipe parents+parrain assermenté qui doit se creuser la tête. C’est la famille+la nation qui doivent s’interroger ensemble sur quoi faire.

    Non seulement ça éviterait tous les cas de déviances parentales mais ça éviterait les ineffables et totalement improductives culpabilisations parentales. Autant ajouter que la présence très proche de ce parrain national régulerait aussi les relations entre les parents.

     


    La situation actuelle n’est pas celle-là. Il existe certes une part de suivi pédopsychiatrique mais il est si distant du milieu familial qu’il n’est que théoriste. Le pédopsy ne voit l’enfant qu’une fois tous les 36 du mois et ça se passe dans son cabinet alors que si problème de comportement il y a, il ne se produit qu’à la maison. J’estime que c’est carrément exprès que les pédopsys ne mettent pas les pieds dans les foyers. Il leur est infiniment plus facile de s’exonérer ainsi de toute responsabilité en posant qu’ils tablent sur un comportement familial correct en sachant pourtant in petto qu’il y a de forts risques qu’il ne le soit pas tout à fait.

    Alors que les parents sont immédiatement criminalisés en cas d’anomalie psy, ils n’ont pas le réflexe amont consistant à réclamer cette rencontre hebdomanaire et chez eux avec un parrain national. Ils préfèrent élever à leur manière. Ils préfèrent préserver le secret de leur méthode. Et c’est pourtant cette attitude trop privative qui va s’avérer très culpabilisante quand, une fois un problème devenu saillant, la nation va tout leur mettre sur le dos.

     


    Edwige Antier a tenté de faire un travail relativement comportementaliste et relativement amont puisque tous les matins, à la radio, elle expliquait comment tenir son bébé, comment l’habiller, comment lui parler.
    Mais là encore, là plus que jamais, cette entreprise était fondée sur le postulat que les parents auditeurs sont déjà des parents attentifs et soigneux. Partant de là, en dépit de sa voix doucereuse quotidienne, s’il survenait un problème dans une famille, cette psy ne se voyait en rien responsable et était donc tentée de balancer sur les parents. Elle n’est en rien responsable alors, surtout parce qu’impuissante à réparer, elle balance, au moins implicitement, sur les parents.

    Se sentir co responsable d’un dégât ou se sentir en rien responsable change complètement l’attitude qui au lieu d’être solidaire, passe accusatrice.

    Une fois que l’enfant démontre un problème, les parents sont effondrés et ont besoin de solidarité nationale, pas d’être accablés de reproches, implicites ou explicites.


    Alors qu’Edwige Antier était allée dans la direction du comportementalisme amont en prodiguant des conseils médiatisés, elle s’est arrétée en chemin en restant trop campée sur un trône d’autorité. Ce n’est pas en donnant des conseils à distance depuis un trône qu’on se montre solidaire. Pour le meilleur certainement mais pour le pire certainement pas.
    Elle (et les psys médiatiques) s’était placée dans une position telle que s’il y avait des lauriers à prendre ils allaient à elle mais s’il y avait des reproches à prendre, elle en était épargnée.

    Ce détail se voit dans ce qu’elle a écrit à la suite du procès intenté contre elle ou son association pour détournement de fonds. Voici ce qu’elle a écrit à son auditoire habituel

     

    «  »«  »«  »Chers amis, chères amies, Chers parents,
    Vous avez tous entendu le verdict à mon encontre. Il est important que chacun sache que je n’ai rien à me reprocher, heureusement pour tous les enfants et leurs parents qui me font confiance, je n’ai jamais détourné 1€ d’une association.
    Aujourd’hui, je suis en instance de divorce et donc je me bats seule pour rétablir la vérité.
    Je fais appel car je ne laisserai jamais salir mon honneur après 35 ans de vie au service des enfants et de leur cause. Au nom des femmes qui se battent tous les jours pour leur dignité, je veux donner l’exemple du courage dans l’épreuve pour se faire respecter. Mon nom de pédiatre ne sera pas sali. Les enfants ont besoin de penser qu’il existe des adultes référents qui les protègent, et je suis l’un d’eux. Edwige Antier.«  »«  »«  »

    A en croire cette dernière phrase, elle se sera toujours posées, au moins implicitement et en tous cas explicitement ici, en parent référent

    Qu’est donc un parent référent ?
    N’est-ce pas un parent de référence donc un parent insoupçonnable et parfaitement bénéfique à l’enfant ?
    N’est-ce pas un parent doté d’un statut d’inexpugnabilité, contrairement aux parents ordinaires qui peuvent du jour au lendemain être traités de parents indignes ?

    Pour autant que sa prétention à être une mère parfaite ait transpiré pendant 20 ans dans les médias qui portaient sa parole, ça fait 20 ans que des parents se sentent infériorisés par elle. Et qu’ils sont alors d’autant plus vulnérables à la sape de l’auto culpabilisation


    C’est pour cette raison que j’ai proposé, dans mon schéma initial, que le parrain DPLG qui vient prendre le thé chaque semaine, ne soit certifié par l’Etat que pour sa technicité non pour sa moralité. Ce point est très important vis-à-vis des autres parents tellement vulnérables à une accusation de mauvaise moralité. Nous acceptons tous manquer de technicité, y compris comportementale mais pas de moralité.

    C’est pour cela que j’ai proposé qu’il papote avec les parents, chez eux, sur un ton de technicien non de moraliste. Et son statut indiquera sa responsabilité technique dans son suivi technique, comportementaliste. Il sera comportementalement co-responsable avec les parents


    J’ai dit plus haut que la présence soutenue d’un parrain DPLG aiderait aussi à réguler les relations entre parents. Le cas Edwige Antier nous prouve qu’elle aurait eu besoin elle aussi, de cette présence puisque globalement, à la croire, son mari aurait détourné les fonds à son insu.
    Il y aurait donc eu un défaut de communication entre eux ou alors elle n’aurait rien vu des troubles de son mari.

    Déjà un parent lambda aurait besoin de cette présence très participative et systématisée, obligatoire, d’un parrain DPLG pour s’éviter des départs en vrille avec son conjoint. Mais un parent qui en vient à s’autoproclamer parent modèle est forcément aveuglé par son autorité et sa supériorité totale, technique et morale. Il aurait plus que d’autres ou en tous cas autant que d’autres besoin d’un parrain DPLG pour le recadrer.

     

     

    Si notre société ne jetait pas aux chiens les parents ayant un enfant qui part en vrille, ce parrainage étatique serait inutile. Il se produirait chaque jour mille expériences éducatives dans les maisons et nous ferions avec l’hétérogénéité qui en résulterait.
    Or notre société est hyper répressive contre les parents et en tant que parents.
    Sans jamais dire exactement comment un parent doit laver ou embrasser son enfant, elle l’attend à la sortie et si l’enfant est de travers, elle va hurler à l’anormalité éducative. Elle ne dit pas la norme éducative mais punit très sévèrement tout résultat anormal.

    Il faut donc choisir entre la relaxation systématique des parents parce qu’on le les aura pas formés
    Ou les former à une norme, les accompagner de très près et se montrer techniquement solidaires d’eux en cas d’accident avant la majorité de l’enfant


    Si c’est cette seconde solution qui est adoptée, les psychanalystes qui ont pour réflexe de renvoyer leur impuissance à réparer vers la culpabilisation des parents, devront effectuer un virage en posant que les désordres de leurs patients ont pour cause un défaut national, un défaut du système entier.
    Comme ça ne leur sera pas aussi facile que d’accuser leur cible favorite que sont les parents dans la brume d’un passé inaccessible et dont on peut tout faire dire, ils devront forcément se concentrer sur les solutions, sur les remèdes, sur des expériences à tenter en direction du futur.
    Ils passeront comportementalistes de la réparation. « Pour sortir de cette angoisse, essayons le comportement suivant... »
    Et ils conduiront cette entreprise de réparation de concert avec tous les acteurs de la vie de l’enfant, même devenu adulte, à savoir ses parents, le parrain national et la nation. Fin des mises en quarantaine des parents.


    Un garagiste répare notre voiture accidentée sans nous bassiner des causes, sans nous culpabiliser, sans nous faire perdre confiance, sans nous humilier. Il serait grand temps que les psys commencent à en faire autant.

     

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