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easy

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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 22 février 2012 21:11

    Ya pas grand monde ici. Faut dire que le sujet désempare.



    Considérant que votre invitation à une science citoyenne n’est pas un enfumage, j’y vais de mon apport.

    Les autistes, je ne pense pas en avoir approché. Mais pendant quelques années, je me suis intéressé à ceux qui se considéraient eux-mêmes schizophrènes puisqu’ils convergeaient vers des sites consacrés. Et j’en ai fréquenté.

    A poser qu’on les ait ou qu’ils se soient correctement diagnostiqués, j’aurais vu des gens fort différents sous cette appellation.
    Même la susceptibilité ne leur serait pas commune. A moins que certains la ravalent mieux que d’autres car ils sont tous sensibles. Ils seraient hétéronomes, subiraient la pression normaliste des normaupathes et imposeraient en retour qu’on ne s’adresse à eux que selon un biais étroit, sélectif et donc élitiste à leur yeux.

    Dans mon, enfance, j’avais communiqué selon un biais étroit avec des ethnies montagnardes et je m’en contentais.

    En plus de ses vertus sélectives offrant quelque élitisme baume, ce biais étroit donne l’impression au schizophrène de contrôler ce qu’il est en mesure de gérer sans trop de stress.


    Peut-être depuis Ferry, nous avons une vive tendance à vouloir amplifier la communication avec autrui et disons à l’instruire.
    Cela se voit beaucoup dans nos attitudes et nous finissons par croire que tous les gens monde ont cette frénésie à enseigner, à informer et aussi à ingurgiter des connaissances.
    C’est en réalité loin d’être le cas et bien des ethnies isolées de nous sont choquées tant par notre l’enseignite chronique que par notre maïeutisme voyeuriste, exhibitionniste, impudique. 

    En accompagnement de cette tendance hyper communiquante, c’est fou ce que nous avons développé nos mimiques depuis Louis de Funès. Hillary Clinton fait dix fois plus de grimaces que toutes les Indiennes réunies

    Dans ces conditions hyper expressionnistes, sûr que les schizoïdes ressortent comme mise en échec ou particulièrement boudeurs de nos rires aux oreilles.

    Il suffit de renoncer à notre tendance amalthéenne et prométhéenne, de se contenter du biais étroit qu’offrent certains effarouchés, pour établir avec eux une relation équilibrée.

    Il faut parler en papillon à l’un, en tarot à un second, en nuage à un troisième, en violon à un quatrième. Ca pose la problématique babélienne mais il ne faut pas chercher à la résoudre d’autant que celui qui parle le papillon, n’apprécie pas que son interlocuteur pratique également l’iceberg avec un second et le colibri avec un troisième. Au fond, on ne peut les aborder vraiment qu’en se dépouillant d’abord de toute autorité morale et intellectuelle.

    Une fois ce modus operandi trouvé sur le biais offert, il m’est régulièrement apparu qu’ils désiraient tous une exclusivité relationnelle. Et comme ils ont forcément été déçus de cette exclusivité tout au long de leur vie, ils la veulent tout en la sondant ou en la testant constamment et sorte d’hyper jalousie. Un praticien professionnel étant tenu à la distance, il ne peut connaître ce type de relation. (Les schizophrènes sont abordés par leur famille, par des médecins mais très rarement par des tiers curieux dans mon genre).


    Celui qui les approche de trop près doit tellement se dépouiller qu’il peut avoir l’impression de se faire avaler par un trou noir mais c’est cela que les schizophrènes ressentent depuis toujours face à nous.



  • easy easy 22 février 2012 16:51

    Si Guylain avait concentré sa réflexion autour de :
    « Pourquoi tue-t-on encore des animaux sans les préserver d’une terreur et d’une agonie en accordant des dérogations ritualistes (Forcément de plus en plus nombreuses et même indépendamment du fait que, par économie, les abattoirs préfèrent en systématiser le procédé) ? »
    Même avec cette seule question, il y aurait eu des commentaires tirant dans tous les sens.

    Sans doute conscient de ça, l’auteur aura pris l’initiative de parler lui-même de tout. Il n’y manque que l’excision.



    Cet éparpillement des doléances ou considérations produit un effet dilutif qui donne à chacun l’impression épuisante d’être devant un énorme sac de noeuds.

    Pour ma part, j’en serais resté au principe en rasoir d’Ockham en concentrant la question sur « Devons-nous accepter qu’il y ait un seul animal qui soit abattu dans la terreur et l’agonie ? »

    A ce propos, je rappelle que lorsqu’il avait été question de tuer les condamnés avec un poison gazeux, il avait été posé que ce poison serait envoyé dans la « cellule » pendant le sommeil des malheureux. Pour plusieurs raisons techniques, ce procédé n’a pas pu être appliqué mais je trouve appréciable qu’au moins une fois dans la très grande Histoire du meurtre étatique, on ait songé à éviter au condamné une inutile terreur. Pour autant qu’une exécution ait quelque utilité.


    Il est certain qu’en ne s’indignant que de la souffrance des animaux, on ne pourrait s’éviter mille tsunamis de polémiques en retrour. En dépit de cet inévitable enfumage, les indignés de la chose ne devraient pas démordre de la seule question de la souffrance des animaux.

    Même le prétexte souvent efficace, celui de la sécurité du consommateur, ne devrait pas être retenu par les indignés. Il suffirait qu’il soit résolu et il peut l’être, pour que la question de la souffrance animale soit proprement enterrée. 



  • easy easy 22 février 2012 11:30

    Le billet d’Einthoven était logiste et il a très bien réussi sa démonstration.
    Mais elle est aussi vaine que si l’on démontrait de façon logique qu’il n’y a aucune raison logique de croire / ne pas croire en Adam et Eve ou de croire / ne pas croire que le PSG va gagner.

    Quand les gens veulent croire ou ne pas croire, ils bottent sans aucune difficulté les démonstrations logiques grâce à une logique en « Casse-toi pauvre con » ou en « La majorité ne veut pas de la minorité »


    Il ne reste alors plus à chacun qu’à se regrouper entre croyants de la même chose ou contre-chose pour y célébrer ses idoles. D’où les communautés dont on n’est pas près de voir la fin.

    La solution communautariste réalisée de facto par chaque croyant ne résout cependant pas la question de la loi générale ; ni de son édiction ni de son application.

    Revient donc constamment sur le tapis la question de fond : pourquoi faire subir une loi commune à toutes les communautés et si oui laquelle et comment ?

    La Laïcité avait très fortement essayé de résoudre cette question de fond. Mais même sur ses fonds baptismaux, il y avait déjà du tirage en « Cette solution ne marchera pas »

    Au fil du temps, cette laïcité qui se voulait au-delà des religions a fini par avoir ses papes, ses dogmes, ses références historiques, ses armées, ses héros, ses saints, ses écoles, ses transcendances, ses tabous et elle est devenue quasiment une religion. Mais devenue religion ou pas, elle n’a pas résolu le problème ’Pourquoi une loi commune et si oui laquelle ?«  


    On pourrait par exemple convenir que la laïcité ne consisterait qu’à interdire à chaque communauté de s’imposer aux autres par la force (par croissance interne oui, comment l’en empêcher, mais par la force non) + récolter un impôt républicain + mobiliser en cas de guerre.

    Pour les deux premiers points, nous pourrions être nombreux à en convenir, pour le troisième ça pourrait déjà devenir très polémique.
    Imaginons que nous soyons tous d’accord sur les 3 points, chaque communauté fera ce qu’elle voudra en son sein et peut-être même certaines y auront un dieu vivant, incarné. Mais en tous cas chacune aura ses rites, la liturgie et ses manières de se marier, de se déclarer uni par quelque sacré.

    Pour autant, ces mille et une communautés libres en leur sein ne vivront tout de même isolées les unes des autres, elles auront à partager des tas d’espaces communs. Ceux qui hystérisent à la vue de cheveux bleus devront donc supporter de voir des gens les arborer fièrement.
    Comment ne pas hystériser à la vue de son antéchrist ?

    Et comme les »Cheveux bleus« se verront condamnés par ceux qu’ils ont hystérisés, ils vont eux aussi développer des hystéries devant les »Cheveux verts« pour pouvoir condamner en retour. Bagarres de rues assurées entre Bleus et Verts


    Ce n’est pas une question de »Devons-nous vivre chacun dans un petit pays" mais de comment faire pour vivre nos différences de croyances ou de goûts alors que même répartis sur mille et un pays, nous devrons forcément nous croiser pour commercer ?
    Mille et une communautés peuvent-elles commercer uniquement à travers des sas ? Et cela alors que le propre d’une croyance consiste très souvent à en crâner puisque sans concurrence, les croyances s’effondrent ou perdent sens ? 


    Mille et un pays pour mille et une communauté me semble impossible tant chacune a besoin de se frictionner aux autres pour se sentir exister (la friction est indispensable aux sens, tout sens résulte d’une friction, d’une différence. On ne sent pas un tissu si on pose un doigt immobile dessus. On ne sent pas une odeur si elle ne surgit pas. On n’entend pas un son s’il ne se distingue pas.

    Les communautés ont besoin de se frictionner. Mais à quel point ? Jusqu’à une saint Barthélemy tous les quinze jours ?


    La solution actuelle, en laïcité à la française, qui permet des communautés, qui permet qu’elles se frictionnent mais qui intervient avant qu’elles en viennent aux mains, me semble la meilleure solution provisoire. 

    Du coup, cette forme de laïcité est obligée d’aller un peu plus loin que les seuls 3 points de base (interdire à chaque communauté de s’imposer aux autres par la force + récolter un impôt républicain + mobiliser en cas de guerre) elle doit aussi imposer à la fois un pack de rites communs et interdire les rites trop extrêmes afin d’obliger toutes les communautés à se contenter de n’arborer qu’un ventre mou.


    C’est ainsi que depuis la nuit des temps, même aux époques où le mot laïc n’existait pas, les Etats ont imposé ce principe conduisant chacun à n’arborer en public qu’une différenciation faible, supportable par tous, n’hystérisant pas trop les autres. Quitte bien entendu à ce que chacun se sente frustré de ne pas pouvoir crâner d’une différence marquée.

    Sans ce principe modérateur assez souvent appliqué, il y aurait de nos jours et à travers le monde, des communautés très fortement différenciées mais deux seulement, les autres ayant été exterminées-absorbées. Chacune de ces deux ultimes communautés étant très violente, tant vis-à-vis de sa concurrente qu’en interne.

    A quoi ressembleraient ces deux dernières communautés ? A chacun de l’imaginer mais je doute que la dyade absolue consiste en Hyperhomosexuels Vs Hyperhétérosexuels.

    C’est grâce à la modération imposée par le vivre ensemble qu’il subsiste de nos jours mille communautés. Mais chacune doit se contenter de n’arborer qu’un ventre mou et ne caresser qu’en rêve ses fantasmes d’absolutisme.


    Dans les situations mélangées, avec des aéroports internationaux et des Galeries Lafayette, il n’existe aucun individu, aucun couple, aucune communauté qui ne vive un mix de satisfactions et de frustrations.
    Posons que ce mix fasse sens de vie à chacun.

     
    Le billet d’Einthoven ne peut satisfaire personne mais il a servi le discours logiste de la laïcité.



  • easy easy 18 février 2012 14:25

    Son cas n’est que son cas.
    Ce qui aura déçu le peu d’illusions qui me restaient c’est plutôt le fait que tant de gens l’aient voulu à la tête de l’Etat alors que tous, nous savions tous de quoi il était capable.

    Plus de la moitié des Français avaient voulu un chef méprisant les pauvres. Comme si ce mépris soit des pauvres soit de leur propre pauvreté, allait forcément les rendre riches.

    Car enfin ses électeurs n’étaient certainement pas riches, ce n’est mathématiquement pas possible. Ils étaient forcément majoritairement pauvres.

    A croire alors que ces pauvres ayant voté pour lui avaient intégré en eux la honte de leur pauvreté et qu’ils voulaient en sortir en travaillant plus en n’étant motivés que par la problématique Honte Vs Fierté ou Culpabilité Vs Suffisance



    Dans mon enfance, je n’ai pas souffert de honte d’être pauvre mais j’ai souffert d’un rejet parce que j’étais eurasien né entre deux peuples ennemis.
    Plus tard, j’ai monté des entreprises, sous un régime dit de gauche, et je visais à m’enrichir en visant une situation à la Alexandre Yersin. J’estimais que depuis ce niveau de fortune je pourrais aider ceux qui souffraient d’une problématique de rejet, d’aider les insultés, les méprisés, les exilés, les dissidents, en leur fournissant une opportunité de travail et de logement.

    J’ai évidemment été de temps en temps fier de ce que je parvenais à accomplir mais comme je ne parvenais jamais à satisfaire toutes les demandes, je constatais surtout ma finitude, ma vanité, mes illusions. Au point de renoncer à poursuivre et à préférer replier mes tréteaux. Mais échec ou réussite partielle considérés, je n’aurais été fier tout au plus que d’avoir réussi à sortir de l’ornière quelques uns. Ca procure une satisfaction intime, une fierté intime que nul ne peut comprendre s’il n’a pas vécu ce que j’ai vécu mais en aucun cas un sentiment de supériorité par rapport à des pauvres ou des invalides.

    Je sais donc qu’il est possible de vouloir être riche de moyens et de tout entreprendre pour le devenir mais pas en y étant poussé par une problématique de honte d’être pauvre.

    Alors que ces pauvres qui ont voté pour Sarkozy en connaissant très bien son mépris pour la pauvreté ont essentiellement honte de leur situation pécuniaire. Honte de ne pas travailler plus ou mieux ou autrement pour gagner plus.



    En ce moment, on ressert des vieux sujets polémistes en négationnisme Vs antinégationnisme. On fait tout un plat de la manière dont on considère des martyrisés d’il y a un siècle. Ca va durer encore 700 ans ce cirque ? Vu le peu d’efficacité des incantations en « Plus jamais ça » ce cinéma me semble ne relever que de l’enfumage.

    Je pense qu’il serait bien plus intéressant et actuel de faire procès à ceux qui infligent la honte aux pauvres. Honte absolue car non raccordée à quelque passé, à quelque communauté, à quelque problématique sexuelle. Honte absolue car on serait censé pouvoir, devoir et vouloir en sortir.



    Car enfin, concernant par exemple les homos, n’est-il pas clair que s’ils sont riches, ils ne souffrent plus de rejet ? 

    N’est-il pas clair que quelque soit la communauté et son histoire, de nos jours, on ne souffre réellement de rejet que si l’on est pauvre, avant tout pauvre ?

    Entre un pauvre Juif vivant à Clichy Sous Bois et Serge Dassault, lequel souffre le plus d’un rejet, même à prétexte communautariste ? 
    Entre un pauvre homo de Trifouillis les Oies et Pierre Bergé, lequel souffre le plus d’un rejet, même à prétexte communautariste ? 



    Se moquer d’un pauvre parce qu’il est pauvre devrait être enfin interdit.



  • easy easy 18 février 2012 12:54

    Oh oui, et ce n’est pas le manuel que je suis qui dira le contraire !

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