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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 15 février 2012 20:45

    Bien Aldous, très bien


    Ca me rappelle le principe du bizutage que ceux qui sont en place dans un club renommé font subir à celui qui prétend y être admis.
    Le postulant, même devenu nouvel impétrant se retrouve le plus souvent essoré et conduit à tuer père et mère. Il ne lui reste plus qu’à fantasmer se refaire sur le dos du prochain et le bizutage se poursuit ainsi.

    .



  • easy easy 15 février 2012 20:30

    Je suis quelque peu gêné par le fait que seul le radical méthy ait ce rôle mais à part ce détail j’apprécie beaucoup cette découverte. Je la trouve sensée et bien éclairante des zones d’ombres qu’avait laissées le darwinisme

    Merci



  • easy easy 15 février 2012 20:17


    Vous aurez mal lu, mal compris ou mal interprété

    J’ai traité de l’amour et de la passion.

    L’amour est le sentiment qui nous tombe dessus, comme le froid en ce moment. Et bien qu’il s’agisse d’un sentiment, non d’une sensation, il a ses limites immanentes. « Oh dis-donc, je me sens amoureux »

    Chez certains, pas chez tous, la rencontre avec ce sentiment fout le feu à une autre fusée « Oh mais que je suis content d’être amoureux ! ». Cet individu a donc éprouvé de l’amour puis il s’est mis à aimer ce sentiment, au sens de trésor enfin trouvé. Il fait alors de cette rencontre avec ce sentiment, un accomplissement « Enfin ! ». Il est passionné. Il n’est plus en relation avec l’immanence du sentiment amoureux mais avec sa transcendance. Et cette transcendance, c’est lui et lui seul (sur fond de culture, de parcours de vie, etc.) qui en définit les allures et contours. Exemple de contours qu’un passionné donne à la transcendance de l’amour : « Pour moi, aimer (mais il entend »être passionné« ) c’est envers et contre tous, c’est contre vents et marées, c’est contre toute raison, c’est à la folie, sans réserves et au-delà de la mort ».


    Il est bien entendu possible de dire, si on cherche à réduire cette passion, à l’invalider, que ce passionné n’est passionné que de sa propre exaltation, non de la personne qu’il a en face de lui.
    On peut dire ça pour le railler ou par dépit (car il fait des jaloux).
    Mais toujours est-il que si cette personne en face de lui n’avait pas existé, il n’aurait jamais connu ce feu de feu.
    Il la considère donc comme hyper précieuse et l’adore quoi qu’elle fasse, quoi qu’elle lui fasse subir.

    Ce que j’explicite ici et qui ne concerne qu’une partie d’entre nous est aggravé ou sublimé (selon comment on a envie de le considérer) par le phénomène dont j’ai parlé. Si le passionné a l’impression d’avoir la vie devant lui, cette passion reste relativement sage et ne se remarque pas trop, mais s’il a l’impression d’être talonné par un problème de temps bien physique, alors sa passion devient absolue et généralement son entourage voit sa folie.




  • easy easy 15 février 2012 19:33

    Vous jouez de naïveté. Mais l’êtes-vous vraiment ou n’en jouez-vous qu’avec votre électorat ?

    La France n’ayant jamais été soviétisée, n’ayant été au plus que colbertisée, à quelques exceptions nationalisées près et l’aluminium n’en fait pas partie, toutes ses entreprises ont autre vocation qu’à servir la nation et les populations locales. S’en servir oui, les servir jamais (même pas selon la vision fordiste).


    Tout le monde sait ça depuis toujours, y compris ce chef de l’électrolyse qui maintenant pleurniche le libéralisme de cette entreprise qu’il a si longtemps servi en la servant.




    Au fond, la scolarisation obligatoire à la Ferry, loin de fournir des disciples à la nation, n’en a fourni qu’à la libre entreprise. La Nation ou plus exactement ses Assemblées corrompues d’affairisme ayant estimé que réquisitionner les disciplinés pour servir à la guerre et aux conquêtes coloniales lui suffisait amplement.

    Libre, libre, libre, l’entreprise car la Liberté est notre crédo le plus précieux



  • easy easy 15 février 2012 18:41


    Une fois qu’on laisse de côté toute attente magique en tapis volant ou en marcher sur l’eau, il reste tout de même le fantasme le plus réaliste, celui de ne pas mourir, avec toutes les déclinaisons possibles en cette direction. Il suffit d’éviter un rocher qui nous tombe dessus pour ressentir ce fantasme. On ne l’évite pas, on meurt ; on l’évite on se marre. Notre adresse contient alors la clef de l’immortalité. C’est euphorisant.

    Bien entendu, ce jeu d’évitement de la faux ne peut pas durer éternellement. Mais comme il n’y a pas non plus d’échéance fixée d’avance, sinon dans les horoscopes, nous disposons tous d’un espace certes fini mais élastique donc avec quelque allure d’infini pour fantasmer sur quelque degré d’immortalité.

    Dieu est assurément Eternel et n’est même que ça. Son don d’ubiquité, ses pouvoirs à ouvrir les mers ne découlent que du fait qu’il est éternel et qu’il a tout son temps.

    Dans l’amour classique entre un garçon de 20 ans et une fille de 20 ans, tous les deux fantasmant donc de quelque degré d’immortalité, de quelque degré de divinité, pourvu qu’ils fassent attention dans les virages, ils ont à se demander si leur sentiment amoureux qui vient de surgir et dont ils savent qu’il est né de circonstances particulières, dont ils savent qu’il tient à des textures de peau, de fraîcheur d’haleine, d’optimisme et de dynamisme, va avoir lui aussi des propriétés magiques, aussi magiques que leur vie physique.

    Si je peux fabriquer du miracle de vie physique en faisant gaffe aux rochers (et il faut faire gaffe sinon pas de miracle du tout) serais-je capable de fabriquer un miracle parallèle en faisant gaffe pour faire durer plus longtemps ma passion ?



    Quoi ? Faire gaffe à préserver le sentiment amoureux ? Mais c’est n’importe quoi puisque certains affirment que la passion ne vaut que pour autant qu’elle soit incontrôlable et uniquement spontanée.

    Ouille alors car si c’est la seule spontanéité qui fait la qualité la la passion, exit toute entreprise de protection et quid de sa pérennité.
    D’autant que pour bien faire, il vaudrait mieux que ce sentiment seulement spontané soit bilatéral.
    Ouille² alors ! Et immédiatement grosse inquiétude.

    Cette inquiétude qui porte donc que la seule pérennité de la spontanéité amoureuse se produit dès le premier jour du contact et oblige chacun à l’évaluer de façon permanente et obsessionnelle.

    Or, ya pas à tortiller, toute spontanéité sondée, mesurée, toisée, objectivée perd automatiquement en spontanéité et subjectivité.

    A être remplacée alors progressivement, sourdement et implicitement par autre chose mais ce n’est plus exactement de la passion pure. Ca devient par exemple de l’amitié ou de la camaraderie.




    Sur ce principe de fond, se produisent des situations exceptionnelles où le problème le plus saillant devient celui du temps de vie physique. Ce qu’illustre par exemple Love Story.

    On a là un couple qui démarre comme tous les couples avec un doute (non-dit) sur la durabilité de la passion. Mais avant que le processus du sondage de la spontanéité n’ait commencé son oeuvre de déromantisation, voilà qu’il apparaît à chacun la présence d’un terme physique à leur alliance.
    Il s’ensuit un intervalle de fantasme magique portant sur un miracle vainquant le cancer mais quand les médecins posent que tout espoir est vain, chacun se retrouve avec la seule question de leur durée physique. La passion n’est alors plus du tout forée et elle reste intacte. Mieux, talonnée par l’échéance physique de la mort, elle décuple.

    Ce phénomène est vécu de manière courante mais moins absolue lorsque des amoureux ordinaires sont par exemple en fin de WE et qu’ils doivent se séparer pour la semaine. Ou lorsque le soldat doit partir à la guerre

    En somme, avoir la vie devant soi mine la passion alors qu’une perspective de séparation inéluctable l’exalte absolument.

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