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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 15 février 2012 17:58

    Mah, il s’agit là d’un des effets du sempiternel talibanisme « Celui qui n’est pas parfaitement avec nous est contre nous »



  • easy easy 15 février 2012 15:39


    Je ne suis pas étonné que vous vous offusquiez d’une interdiction des enfumages, Bernard


    Il existe effectivement une église scientiste et son mandarinat n’est pas sans nous poser des problèmes. Il est même carrément antiscientifique.

    Je veux bien vous accorder qu’il faut donc garder une réserve de prudence par rapport à l’église scientiste non en sa Constitution mais en son mandarinat qu’inévitablement elle induit.

    Mais :

    Pour autant que cette église scientiste admette qu’elle échoue devant bien des chats de Schrödinger et que tout ne peut se réduire à Oui ou Non, Existe ou N’existe pas.

    Pour autant que l’esprit cataphatique nous suffise pour organiser notre société et nos Assemblées.

    Pour autant que cette église conserve dans ses gènes le principe essentiel de mouvement allant d’une preuve à une preuve du contraire, qu’elle ait toujours cette dynamique de l’étonnement ou du renversement comme crédo

    Pour autant qu’elle n’interdise pas aux sans grades d’expérimenter tout ce qui leur passe par la tête et de considérer alors leurs résultats

    Pour autant qu’elle cesse de nommer les découvertes du nom de leur découvreur parce que ça favorise trop l’aveuglement narcissique, le mandarinat et la rigidité

    Sous ces conditions d’un retour à ses fondamentaux, je préfère très largement cette église scientiste à toutes celles qui ne procèdent que par pur enfumage en commençant par poser un dogme aussi invérifiable que tabou et immuable puis qui brodent là-dessus toutes sortes d’allégories et théories excluant d’emblée toute obligation de preuve.




    Quoique formé à la science, vous avez pour l’instant échoué à la faire fonctionner puisque vous n’avez toujours rien découvert ni livré la moindre nouvelle preuve inverse et je comprends que par dépit vous en boudiez l’esprit, lui préférant maintenant, comme les Bogdanov avant vous, le pur enfumage.
    Mais je ne vis pas ce drame et je reste donc à préférer l’esprit scientifique.




    Il se trouve que concernant les folies et autismes, leur résolution par la voie physiologique est extrêmement difficile. (Rien que pour démontrer physiologiquement à quoi servait le foie, il avait fallu 100 000 ans)
    Mais alors que les physiologistes ont jusque là toujours piétiné faute de scanner et hyper lasers choses bidule, les enfumeurs s’en sont largement donnés à coeur joie. De leur part on aura tout entendu pendant 100 000 ans. Ils ont largement pu s’exprimer et ont essentiellement résolu ces problèmes par le feu ou l’asile-prison.

    Je ne trouve donc pas du tout dommage que pour la première fois depuis 100 000 ans, au moment où des expériences physiologistes et aussi comportementalistes commencent à produire des résultats autrement que par le bâton, la camisole, la glace, les barreaux ou le feu, qu’on demande aux enfumeurs millénaires de se taire enfin.

    Attention. Pas de se taire complètement, non, qu’ils continuent leurs encens. Mais qu’ils se retirent de l’action politique, de nos assemblées législatives, qu’ils cessent d’influer sur la loi et les choix budgétaires. C’est cela que le peuple épuisé et humilié de 100 000 ans de danses de la pluie est légitimé à demander et à imposer s’il le faut.


    J’ai fait partie des rares à avoir vu le film Le Mur de Sophie Robert en version intégrale et il satisfait complètement ma soif de résultats tangibles obtenus dans le respect de la dignité tant des enfants que de leurs parents.



  • easy easy 15 février 2012 13:33

    Qu’est être taliban ?

    Ca consiste essentiellement à édifier son endroit en forteresse inexpugnable, à prendre donc une posture publique ou du moins visible, probante de sainteté en première lecture, à construire tant que possible cette inexpugnabilité au sein d’un courant lui-même inexpugnable, très mainstream, à s’entourer de soutiens autorisés, à jouer à fond le jeu de l’extrémisme saintiste et, de là, depuis ce très confortable trône, à pointer de son index criminalisateur, quiconque ne ramperait pas, quiconque démontrerait d’une moindre velléité de rediscuter de la valeur de cet établissement. Donc, course à ce trônisme faisant, à faire de cette culpabilisation des moindre réfractaires, le symbole même de sa sainteté. Ne peut pas être ayatollah, celui qui n’accuse pas du haut de son autorité.
    Le résultat d’un contexte talibanisé c’est que quiconque élève la moindre protestation, quiconque ne cire pas les pompes de l’église ainsi constituée, se retrouve incendié, quoi qu’il puisse dire ou établir.

    Pour être parfaitement clair, qu’est ne pas être taliban ?

    C’est, quand bien même on serait en train d’accuser quelqu’un, quand bien même on serait en train de le proposer au bûcher, de le faire depuis un non-trône, depuis rien d’autre que sa seule personne nue de toute autorité sociale, de tout titre, de toute auréole, de tout prestige mais en s’appuyant éventuellement et au mieux, sur quelque résultat concret.

    Dans l’Histoire, j’ai beau chercher, comme il n’est rapporté que des cas de diatribes célèbres, je ne vois quasiment que des protagonistes procédant du talibanisme. Car face à un taliban virulent, il n’y a qu’un moyen de résister : Il ne faut surtout pas paraître nu, sans la moindre autorité.

    En ce sens Jeanne d’Arc, quoique physiquement bien seule et abandonnée de tous, avait tout de même utilisé à fond tout ce qu’elle pouvait de ses habits de chrétienne « Dieu m’habille, Dieu m’habite » Elle ajoutait donc à son être, un gros paquet de solides transcendances
    .
    Différemment, le Chevalier de la Barre, Julien et Marguerite de Ravalet, même Thomas More, même Nicolas Fouquet, n’ont jamais pu comparaître autrement que strictement nus de toute transcendance (Ou alors affublés d’une transcendance négative, d’un bonnet d’âne, d’une croix rouge imposée sur leur front). Jusqu’à leur dernier souffle dans la torture, ils n’ont strictement jamais procédé du moindre talibanisme et ne se sont présentés face aux talibans qu’en immanences pures.




    Depuis toujours, la folie et l’autisme ont été particulièrement intéressants à traiter par deux sortes de gens :

    Ceux qui cherchaient vraiment et qui expérimentaient sans aucune réticence à procéder ab nihilo. Ces véritables chercheurs savaient s’exposer à l’échec cuisant mais en assumaient le risque. Ces véritables chercheurs ne pouvaient résister aux attaques que s’ils obtenaient des résultats éclatants (A la Galilée, à la Foucault, à la Newton, à la Darwin, à la Pasteur). Ils faisaient preuve d’un extraordinaire courage.

    Et ceux qui voyaient là une superbe opportunité pour consolider leur autorité en pratiquant confortablement, lâchement et ostensiblement, l’indexation, la condamnation, la stigmatisation, sans courir le moindre risque face à des personnes à l’expression peu assurée, peu crédible. Les parents de ces incapables, à moins d’être eux-mêmes des saints officiels, se retrouvant alors embarqués dans cette stigmatisation, humiliés et éconduits à hauteur de leur résistance.


    Sur le sujet de l’autisme, Edwige Antier est clairement talibane et les parents des autistes sont clairement humiliés par son talibanisme.
    La minuscule différence qui la sépare des pires talibans c’est que son index n’envoie pas au bûcher. Il n’envoie qu’à la honte publique et au désespoir.

    Mais il y a encore bien d’autres sujets dont s’emparent les talibans. Et le principe du microphone quand il est réservé à des orateurs officiant alors dans un contexte où eux seuls s’expriment depuis une tribune, est un principe extrêmement fertile au talibanisme. L’école, quand elle est non péripatéticienne, quand elle ne procède que de cours magistraux, nous enseigne infiniment plus le talibanisme que le libre-arbitre.



  • easy easy 14 février 2012 22:12

    Bonne nuit à vous aussi l’ami.



  • easy easy 14 février 2012 22:09


    J’ai toujours été employeur mais votre témoignage ainsi que les trois autres me font frissonner et du coup je ressens moi-même de la détresse.


    Je ne crois pas du tout au mythe du chômeur profiteur sauf de temps en temps dans les hautes catégories. Pour les gens de modeste condition travailler est la condition sine qua non pour se sentir utile à quelque chose et pour ressentir du sens à leur vie. Je crois que même ceux de basse condition qui prétendent profiter exprès de l’assistanat, ne prennent cette posture que par dépit, pour essayer de renverser l’humiliation du chômage ou du non emploi

    Et je crois aussi que ceux qui entretiennent le mythe du chômeur profiteur sont des gens qui se défendent ainsi de leur impuissance à apporter des solutions alors qu’ils sont a priori en position voire en devoir de les résoudre. Faute de pouvoir aider les chômeurs et quitte à faire quelque chose, ils font dans l’enfoncement et doublent la peine de ceux qui sont déjà dans la détresse en les stigmatisant.

    Les situations de manque d’emploi créent donc des cercles vicieux de mise en souffrance.


    En tant qu’ancien employeur, je ne rejette pas complètement les considérations de Spartacus sur les candidats à l’embauche, mais j’ai toujours considéré que s’il y a des risques à prendre et à accepter en tant qu’entrepreneur, ils doivent se situer aussi dans l’embauche. Oui on peut tomber sur un prud’hommiste mais j’ai constaté que ce point d’incertitude pouvait en grande part être réglé au niveau de l’entretien et aussi par ma propre attitude de patron. 


    En l’occurrence, j’ai toujours choisi une singulière façon de vivre l’entreprenariat. J’ai tout installé, bâtiments privés et entreprise dans un même endroit. La vie de tous, depuis mes enfants jusqu’à mes employés en passant par mes parents et amis était donc organisée de manière visible en sorte de village où chacun voyait comment vivaient les autres. quand je partais en chantier d’installation de laboratoires avec quelques gars, après avoir bossé d’arrache pied, moi le premier à ramper dans la boue pour passer un câble, nous effectuions le chemin du retour en musardant. Tiens ! un château à visiter, Hop on s’arrête et on y passe 3 heures. Tiens ! on n’est pas loin de la mer, hop, on y va et on lézarde sur les rochers. 

    80 salariés sont passés dans mes entreprises, pas un seul procès. 


    Alors bien entendu, pour vivre ça, il faut le vouloir et monter un type d’entreprise qui permet de passer ses journées avec ses employés, à rang et boulot égal. Faut pas se mettre en tête qu’on va aller jouer au golf pendant que les gars en bavent dans l’atelier.


    Voici des exemples de métiers qui avaient surgi de nulle part et qui avaient permis ce genre de vie.

    Vers 1970, on s’était mis à inventer des stations de ski. Je te dis pas le nombre de métiers et de marchés qui ont alors surgi. Pendant la saison d’hiver, il fallait des moniteurs de ski. Tant de demandes qu’il fallait se contenter des garçons du pays qui savaient un peu skier. Quelques heures de formation à la pédagogie, au principe du ski dit évolutif et voilà 50 moniteurs sortis de nulle part, tous habillés d’une même combinaison bien frimante.

    Fin de la saison, la station se vide. Chômage. Pas tout à fait car les bâtiments de 30 m de hauteur, tout en béton mais habillé bois, doivent être entretenus. Et voilà les moniteurs de ski mués en peintres acrobates, aucun échafaudage, tout à la corde et au baudrier.
    Puis, arrive le Futuroscope avec ses vitrages vertigineux qu’il faut nettoyer. Et voilà nos moniteurs-peintres mués en nettoyeurs de vitre acrobatiques.
    Du coup, le CNIT qui avait jusque là besoin de nacelles en pagaille se met à convoquer ces acrobates pour toutes sortes de travaux. Même pour réparer des fissures, même pour changer des canalisations verticales.

    Et dans le même temps, on prend l’habitude de faire de la moindre inauguration, un évènement. Surgissent les grands écrans qu’on tend pour un oui ou pour un non à travers les villes. Tiens, c’est le dixième anniversaire de Roissy ? Super, on va proposer à ADP d’emballer le gâteau central d’une multitude de drapeaux internationaux. Immense toile à manipuler et à arrimer. Voilà nos moniteurs-peintres-nettoyeur-plombiers mués en tendeurs de toiles géantes.
    Et Christo de les embaucher alors pour tendre ses toiles roses.


    Au bilan, voilà des garçons nés dans une vallée savoyarde n’offrant au départ aucun autre boulot que les vaches et la boulangerie, qui ont finit par faire toutes sortes de métiers en trouvant fun de toujours bosser en équipe, le plus souvent en plein air. Relationnel de travail. Vrai réseau de travail. ANPE connaît pas.


    Qu’en est-il de nos jours ?

    Mutadis mutandis, c’est à peu près pareil.
    J’aurais à démarrer aujourd’hui, je commencerai par faire un tour en station, que ce soit chez le garagiste, à la patinoire ou à l’école de ski. J’éviterai de me retrouver enfermé dans un labo de charcutier mais tout le reste, je le prendrais. Seul problème initial, le logement. Mais comme c’est grâce à cette étape à franchir qu’on peut se dénicher un job, il suffit de la prendre en compte et de la traiter, d’une manière ou d’une autre elle se résout



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