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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 10 août 2011 10:26

    Vous avez fait le plein d’études.
    Mais réfléchir c’est digérer ce qu’on a appris à l’école et dans la vie puis produire une nouvelle pensée. Ce n’est pas répéter.


    Puisque vous avez fait de la philo, vous pourriez par exemple, travailler (effectuer une cuisine intellectuelle) pour montrer, éventuellement, le rapport entre capitalisme et privilégisme.

    Le capitalisme n’est (peut-être, à vous d’y réfléchir) qu’un des moyens (en dehors de la guerre directe et banale) pour asseoir un privilège.

    Si tel est le cas et si vous avez décidé de vous attaquer au capitalisme, alors vous devriez d’abord réfléchir au privilégisme qui est (peut-être, à vous d’y réfléchir) le véritable nerf, la véritable pulsion de certains, voire de tous, échoués et faillis compris

    Est-il naturel, bon, sain, ou au contraire délirant d’avoir une pulsion privilégiste ?


    Imaginons qu’à la suite de réflexions approfondies, vous en veniez à conclure que le privilégisme (qui ne dit jamais son nom, qui ne se déclare jamais depuis la fin du colonialisme primaire) est une pulsion peut-être naturelle mais qui doit être refoulée comme un paquet d’autres pulsion (dont celle du communautarisme).
    Il vous restera alors à dire pourquoi et comment récompenser ce refoulement.

    Quelle récompense (vraiment personnelle) peut-on offrir ou proposer à ceux qui refouleront proprement leur pulsion privilégiste ?

    Quelle félicité attend ceux qui, sans verser forcément vers le partagisme, renonceront à rechercher, à l’instar des plantes, la meilleure place au soleil ?

    Voyez-vous, ce résultat (joie à renoncer à la meilleure place), se trouve directement par l’observation de certains d’entre nous qui offrent le spectacle d’individus heureux et joyeux alors qu’ils auront visiblement renoncé à dépasser les autres en se satisfaisant d’une position de cancre, voire de Diogène à la limite. (avec toute la problématique -sociale, religieuse- de la paresse à la clef)

    Diogène, le soleil, la place au soleil, ne pas supporter l’ombre que nous font les autres ?
    Cette question est à étudier de près. Car concernant le vrai Soleil, concernant cette véritable part de rayonnement solaire que chacun a envie d’avoir, elle est très rarement interdite ou empêchée (seuls les tôlards et quelques malades en souffrent) 

    Alors, pourquoi parle-t-on de place au soleil, pourquoi cette métaphore posée comme nécessité vitale alors qu’en dehors de quelques cas d’ombre faite par des immeubles, chacun en dispose déjà de sa part de vrai Soleil ?
    Que cache cet éventuel sophisme (Occidental) ?
    Quel est donc cet autre soleil que tant de gens semblent réclamer comme nécessité vitale ?



  • easy easy 9 août 2011 13:54

    Bonjour Michel,

    Je veux bien entendre vos fondamentaux comme on dit en bourse et dont vous nous parlez régulièrement (ils sont mauvais) . Je veux bien entendre également les reproches plus particuliers que vous faites ici ou là à certains (ils sont fondés).

    Mais parlons bourse.
    Je m’y suis initié il y a 12 ans et j’ai été frappé par la dynamique-mécanique boursière qui a des lois aussi ineffables que visibles.




    Sans les graphiques donc sans le relevé des historiques, nous serions perdus. Mais il suffit d’enregistrer les cours, d’en conserver les niveaux donc d’en réaliser les graphiques pour voir des choses épatantes
    Il est certain que les fondamentaux jouent sur les cours mais à quoi bon se fatiguer à les lire alors que tout est hyper clair sur les graphiques.

    Prenons le CAC

    Lorsqu’il avait cassé en 2000 2001, il y avait des signaux visibles directement à l’oeil sur son graphique des cours. Mais comme on peut se demander si l’oeil est fiable, on peut toujours mater les indicateurs techniques.
    Et il faut toujours les regarder selon plusieurs échelles de temps. D’abord monthly pour voir ce qu’il en est à grande échelle de temps, disons sur 20 ans. Puis en Weelkly. Puis en Daily.

    Prenez par exemple le MACD réglé sur 14
    Mettons que l’on soit Long sur le CAC en 1999. On doit constamment vérifier où en est l’ambiance en M, en W puis en D.
    Et en 1999, jusqu’en septembre, le MACD M montre une possibilité de retour au sud. Il est faiblard mais reste positif. On a donc de bonnes raisons de serrer les fesses et de rester Long (Bull)
    En sept 1999, le MACD M reprend de la vigueur (et le momentum Monthly ne fait que confirmer l’ambiance acheteuse. 
    Soudain en avril 2000, le MACD casse en s’incurvant vers le sud pendant que le momentum casse lui aussi. Le signal est clair. Quels que soient les fondamentaux et ce que racontent les uns ou les autres, le CAC est au max et il va s’effondrer.
    Et l’effondrement qu’indique le MACD se confirme quelles que soient les agitations des uns et des autres. Quels que soient les cris d’orfraie ici et les « ne paniquez pas » ailleurs.
    Et le MACD file plein sud pendant trois ans jusqu’à ce qu’en mars 2003, il change de direction pour pointer au nord. Alors c’est clair, on peut se replacer bull. 
     

    Le CAC remonte donc. Et on reste investi quels que soient les discours des uns ou des autres. 
    Soudain, début 2006, le MACD (toujours en monthly) signale une cassure. Là encore, on serre les fesses pour voir s’il reste tout de même positif et il le reste effectivement jusqu’à juin 2007 où il passe short. On passe à la VAD et on y reste jusqu’à l’inversion des signes, en début 2008. 

    On remarque alors que le sommet du CAC de 2007 est moins haut que celui de 2000. 

    Quels que soient les discours des Greenspan ou Bernanke, on voit clairement que si les cours remontent, c’est en façon d’agonie. 

    Normalement,, chacun aurait dû dire, fin 2007, au vue de ce petit sommet, que l’épisode de la bulle de 2000 était vraiment mort et que la remontée de 2003-2007 n’était que rebond d’agonie. Mais personne n’a dit ça. 

    Alors, quand il est remonté en début 2009, ainsi que ’indiquait le MACD, personne n’a dit que ce sera peut-être le dernier des soubressauts de la bestiole.

    Toujours en considérant que le CAC risquait de monter encore moins haut que les deux fois précédentesn, selon le MACD, il restait possible de se replacer à nouveau Long en étant, comme toujours, vigilant.

    En Mars 2010, une fois encore, le MACD avertit qu’on est au max de la tendance haussière. mais il reste positif alors on garde les positions.
    Soudain, fin février, parce qu’on surveille aussi le MACD W, on remarque qu’il croise à la baisse. Alors on inverse sa position et de bull on passe bear.

    Oui en février 2011 cher Michel.

    Regardez bien le MACD weekly, Michel, et vous constaterez que 2 semaines avant le tsunami + Fukushima, après avoir échoué pour la troisième fois contre la résistance des 4170, le CAC pliait et le MACD W cassait à la baisse.
    Et tout ce qu’on aura pleuré puis tremblé à la découverte de la catastrophe de Fuku, n’a eu aucun impact significatif sur le CAC. Il avait capitulé avant et il avait son agonie (son épuisement des bull) à accomplir.

    Cet épuisement a nécessité 6 mois et voilà que maintenant le CAC plonge fort et pour la troisième fois de son histoire récente.
    Les AAA ou AA+ n’y sont pour rien.

    Et tout ce qu’on pourra chanter en, matière de « Ne paniquez pas, restez Bull » n’y changera rien, le CAC vient d’avoir son MACD M croisant à la baisse et cette baisse ne va pas cesser tant qu’il ne recroisera pas à la hausse. Selon son rythme habituel, il ne repassera acheteur que dans bien des mois. Et en attendant, il faut Vader.


    Voilà. Tout est visible dans les graphiques et les évènements ponctuels ne font que s’ajouter en décoration parlante sur un fond ineffable.

    Qu’est-ce qui fait ce fond d’ambiance qui pousse les gens à acheter , puis à vendre, puis à racheter mais pas autant, puis à revendre, puis à racheter encore mais très peu, etc. ?

    Je l’ignore. Et je n’ai même pas envire de dire que c’est corellé au fait qu’on se sentirait tous de plus en plus méfiants quant à l’avenir. Non, je ne crois même pas en cette thèse.

    Je pense que même dans une ambiance toujours très optimiste, très Jules Verniste, le CAC aurait vécu à peu près la même histoire.




  • easy easy 6 août 2011 13:24



    «  »«  »«  »«  » Mais ai-je, à un seul moment, dit « Agissez ainsi et pas comme cela » ? «  »«  »«  »"

    Votre premier § indique que vous croyez qu’il existe un coagulât de personnes souhaitant, comme vous, une cata financière. Vous avez très probablement raison sur l’existence de ce groupe informel. 

    Le fait de formuler cette pensée qui va à souhaiter la ruine de certains (le dénier maintenant serait comble d’hypocrisie) revient, lorsqu’on se sent fort de pouvoir jouer du levier de groupe, à lancer, en évêque, un anathème contre une autre église.


    Non, il n’est pas forcément sain de souhaiter que Fukushima dégénère davantage. Non, il n’est pas forcément sain de souhaiter que Wall Street d’effondre. Non, il n’est pas forcément sain de souhaiter l’effondrement de Kadhafi ou de qui que ce soit d’autre.

    Et non, il n’est pas forcément sain de considérer comme prioritaire l’art, la politique, la nature et dans l’autre si on ne commence pas à dire exactement ce qu’on entend par autre, par nature et par politique.

    Quand je vois des gens préconiser de penser davantage à l’autre et lancer dans le même temps des incantations à la ruine des autres, je préfère qu’ils ne pensent surtout pas à moi.





  • easy easy 6 août 2011 10:57

    Sinon, pour entrer davantage dans votre sujet, si, le Monde bascule.

    Mais l’esprit de l’enfant préexiste à l’enfant (sa famille lui accorde une pré-âme, un profil, un destin, avant qu’il naisse)

    L’esprit d’une nouvelle société ne naît pas un 14 juillet. Il lui faut des années de gestation spirituelle et il ne jaillit pas du jour au lendemain.
    Ca fait 60 ans que l’âme d’une autre société s’édifie et si l’on voit le matérialisme ambiant, on doit également voir les formules de résistance. Les Beat, Punk, Gothique et Alternatives générations en sont des preuves pendant que les accidents du matérialisme à tout crin accélèrent ces phénomènes de réorientation.
    Là par exemple, le Japon ayant la majorité de ses centrales nucléaires à l’arrêt, 34/54, il se débrouille avec moins de consommation d’électricité.


    Pour autant, il ne faut pas rêver d’un point de vue politique.
    7 milliards d’individus, ça produit des phénomènes de masse qui sont à gérer de manière collective et il faudra toujours plus de monde pour gérer les besoins alimentaires, les cadavres et les déjections de cette masse qu’il n’en faudra pour sculpter une Vénus.

    Quelque part, vous préconisez (mot d’ordre) que chacun laisse là les usines et embrasse un commerce de proximité. 
    Le Vietnam de 1850 répondait à ce principe. Il n’y avait pas d’usine et les gens étaient tous des petits commerçants (en 1960, un vieux pouvait par exemple se poser à un carrefour avec une pompe et louait son service de gonflage. Les enfants vendaient des tranches d’ananas). Mais un tel pays, s’il peut être heureux ainsi, est extrêmement vulnérable aux requins étrangers. La France, puis les EU, ont fait ce qu’ils ont voulu de ce peuple sans organisation centrale puissante.
     
    Il y a toujours une problématique mouton / loup à résoudre.

    Enfin, puisqu’une grande part des effondrements financiers et boursiers provient de bulles donc de mousse (du genre de celle des tulipes de 1635) et qu’elle concerne ceux qui ont surfé sur cette mousse, le quidam qui n’a pas misé sur ce Loto, ne doit pas s’émouvoir de ce qui s’y produit. 
    Le démoussage aura bien entendu des incidences sur l’emploi mais ce sera l’occasion, comme pour Fuku, de préférer des emplois et revenus fondés sur une économie plus réelle.





  • easy easy 6 août 2011 10:46

    «  »«  »«  »«  » Osons désirer l’inconfort matériel, la fin de la prospérité où le champ de notre horizon était accaparé par le nouveau téléviseur 3D et la dernière tablette tactile pour réapprendre le sens de la vie qui n’est ni dans la croissance économique, ni dans un coupé-cabriolet mais dans l’autre, dans l’art, dans la politique, dans la nature.«  »«  »«  »«  »«  »« 

    En répondant »ôte-toi de mon soleil« Diogène a dit, en lecture apophatique, en lecture négative ou en creux, quelque chose d’essentiel.
    A cet empereur qui lui demandait ce qu’il pouvait faire pour lui, sa réponse n’a pas versé dans »Il faudrait que les gens ceci, que les gens cela« 

    Alors qu’en pareille occasion valant prise de micro et passage à la télé, chacun irait à lancer une incantation, à proposer un mot d’ordre, une autre politique, Diogène a répondu pour sa seule chapelle individuelle.
    Attaqué pour son attitude, il répondrait vertement aux citoyens normaux. Mais il faut bien comprendre que s’il leur avait cherché noises, s’il les avait incendiés, s’il leur avait souhaité ou prédit la ruine, il n’aurait pas survécu une semaine.

    Détournez-vous des écrans 3D et des baskets de marque si vous le voulez, mais permettez aux autres de s’y pendre. Osez, comme Diogène, être l’unique fidèle de votre église.



    A part ça,  »«  »«  »dans l’autre, dans l’art, dans la politique, dans la nature «  »«  »"
    Il faut manger et se protéger des intempéries. Il convient donc d’ajouter à votre liste la nécessité d’élever des cochons, de nettoyer leurs porcheries, puis de les égorger ; la nécessité de passer 8h par jour à retourner la terre pour planter du pain ; la nécessité de creuser les égouts et de les curer pour ne pas vivre dans sa propre merde.
     
    Bin oui, l’espèce humaine produit 7 millions de tonnes de déjections par jour. Oui, 1 km² sur 7 m de hauteur, chaque jour. Comme il y a en plus de cette base, 30 litres d’eau salie qui l’accompagne, le volume est plutôt de 2 km3, chaque jour.
    Qui doit s’occuper de ça ? Le pianiste, le danseur ?


    Toutes les 3 secondes, 6 bébés naissent et 3 personnes meurent. Qui doit s’occuper de ça ? Le poète, le philosophe, l’amoureuse qui ne vit que d’amour et d’eau fraîche ?


    Quant au volume de bouffe, sans parler de ce qu’il faut donner aux animaux que nous mangeons, c’est à peu près 10 millions de T qu’il faut produire chaque jour. Qui va s’en charger ? Le politique, le photographe, le journaliste ?


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