• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 20 décembre 2012 15:36

     *** ...et de laquelle j’aurais bien bien mal à dénier ne pas appartenir  )***

    Moi itou
    Mais ne le répète pas à ma mère.


    Tu te rends compte où nous en sommes venus ! 
    A-t-il jamais existé des gens comme nous pressés d’en finir ?

     



  • easy easy 20 décembre 2012 15:27

    Shawford,

    J’ai honte, vraiment honte, d’être aliéné à l’orthographe


    La beauté, je ne sais pas en parler.
    Ma libido vitalis s’est trop appuyée dessus pour trouver des forces.
    Et Eros s’est lui aussi installé dessus.

    Eurasien rejeté des deux bords, je ne m’étais pas vu de droit social de vivre
    La beauté, en tous domaines, a été ma seule essence possible.
    Elle est mon alfa et oméga.

    Je ne peux pas en parler d’en-dehors comme je peux le faire sur d’autres choses. Je n’oserais en dire que des trivialités.

    C’est pour ça que je n’utilise quasiment pas ce mot

    Tiens, la beauté m’est l’inverse d’aposématique (faudrait trouver un mot)



    Lorsque je colère de toutes ces choses dites plus haut, je tourne autour de la beauté, sans jamais oser la dire directement.
    C’est elle mon drame



  • easy easy 20 décembre 2012 15:01

    Compliqué ?
    Infernal vous voulez dire

    Notre noeud gordien est indémêlable
    C’est un énorme château de cartes, on en retirerait une seule il s’effondrerait
    C’est impensable, inacceptable de changer la moindre carte
    Surtout quand on a sanctionné des enfants pendant des années pour n’avoir pas scrupuleusement respecté ces cartes

    Quoi ?
    Remettre en question le livre, qui nous rend si nintelligents à toute chose ???
    Il est fou Easy, fou à lier !


    Là je viens de passer sur un phénomène plutôt universel : une fois qu’on a dénigré, insulté, stigmatisé, condamné, torturé, exécuté quelqu’un pour quelque cause il devient moralement impossible de revenir dessus. On ne peut plus que persister.

    Louis XIV se sera un tout petit peu renié et sur un seul point mais à la veille de sa mort seulement. 

    Il y a un effet cliquet diabolique qui s’enclenche dès qu’on condamne quelqu’un. Il est impossible de condamner en étant juste. 
    Or dès son bas âge, l’enfant est conditionné à être noté, condamné s’il désobéit à la règle.




    Vous aimez ceci cela de notre langue et vous défendez son impérialisme en posant qu’elle offre des subtilités. 
    Mais il se trouve que connaissant certains concepts viets, je ne parviens pas à les traduire en français
    Rien que le Dasein d’une langue voisine n’est déjà pas traduisible

    Est-ce que, si subtilité il y avait, le jeu en vaut la chandelle ?
    Que vaut la subtilité éventuelle d’une langue lorsqu’elle conditionne chacun au risque de l’humiliation ?
    Que vaut Versailles quand la gueusaille en est humiliée ? 
    Versailles pour tous ?
    La langue de Versailles pour tous ?
    Ca ne mangerait pas de pain que nous parlassions tous Versaillais ?

    Un enfant qui parlasse devant des parents qui parlent, se coupe d’eux.
    Il passe prétentieux.


    La Révolution n’est pas terminée.



    Je vais essayer de vous dire une notion ignorée ici

    Ici, on dit « J’ai construit cette chose » 
    Que veux dire le J ?
    Et bien il veut dire soit que c’est vraiment vraiment moi qui l’ai contruite, soit que c’est un entrepreneur qui l’a construite sous mes ordres, soit que je l’ai construite sur ordre.

    Le Je et le Moi étant très utilisés, nous nous retrouvons avec des tonnes d’assertions du genre sans que jamais nous ne sachions qui a vraiment voulu la chose, qui en est vraiment le responsable.

    Le plus dingue, c’est que ça impacte non seulement le faire mais aussi le penser.
    Quand je dis « Je pense que la Terre est ronde » je peux le lendemain, si l’on m’en fait procès, prétendre que ma pensée a été ordonnée par un autre « Il m’a influencé, il m’a manipulé » . Ce déni de responsabilité personnelle surgit automatiquement du fait que j’ai été accusé. Sinon ça ne me serait pas venu à l’esprit. 
    Or ici, non seulement les gens me font procès pour mes pensées et intentions mais Dieu aussi qui les lit comme dans un livre.

    Et bien il y a des pays où le Je est absolument engageant de qui le dit.

    Il y a des langues où quand quelqu’un dit, « Je me brosse les dents » ça veut dire sans aucune discussion possible qu’il le fait de son initiative. Chacun est absolument responsable de ses pensées et de ce qu’il en dit. Et si on fait quelque chose sur ordre, on le précise.

    Vos élèves utilisent sans aucune difficulté l’anguille qui est dans notre Je

    Mais comment peut-il en être autrement alors que pendant toute notre jeunesse, huit heures par jour, des profs nous ont dit très formellement comment penser ? 
    Ici, nous sommes bien trop conscients d’avoir obéi alors nous pouvons constamment nous défausser de nos responsabilités. 


    D’autres peuples enseignent beaucoup moins de façon si formelle et quand ils accusent, ils collectivisent l’accusation. Nul ne se sent isolé pour sa pensée alors qu’elle résulte d’influences.



    Lorsque j’écris en français en faisant gaffe à ses règles qui frappent chaque miette de mot, sur quoi suis-je focalisé ?
    Vraiment sur ce que je pense, sur ce que j’ai envie de dire essentiellement ou sur ce qu’on va penser de mon orthographe syntaxe etc. ? 
    Comment peut-on écrire en français sans se soucier de son image de savant, de réglo, d’obéissant au-delà de la moyenne ? 
    Car si personne ne faisait de fautes, plus personne ne serait jugé dessus n’est-ce pas ?
    Or ce n’est pas le cas. 
    J’en vois plein qui font des fautes et qui sont donc étiquettés cancres déjà avant qu’on les ait seulement écoutés sur le fond.

    Et j’en vois plein qui passent ici en fantômes sans jamais oser écrire.


    Dites les amis, Voltaire, Rousseau, Montesquieu, très bien, très classe.
    M’enfin, vous avez honte du fond de la pensée des gueux qui ont constitué le peuple de France et ont nourri Versailles ?
    Vous en avez honte de la pensée de nos Communards ?

    Bon, je dis toussa mais je ne vois pas comment en sortir sans créer de panique.
    Je vous en parle mais je suis non-agissant sur la chose 

    Je ne suis pas plus avancé ni avanceur que vous



  • easy easy 20 décembre 2012 13:40

    Je sens votre courage et vous en admire beaucoup



  • easy easy 20 décembre 2012 13:35

    Si, quand même, l’orthographe

    Il se pourrait que vous l’ignoriez mais il existe des langues où les gens peuvent se dire des tas de choses intéressantes en n’utilisant que des verbes à l’infinitif

    Je parler, tu manger

    Ils ajoutent un mot ou deux de plus pour préciser si c’est accompli ou inaccompli 

    Ils ont des genres mais pas en féminin masculin. Ils n’ont pas eu l’idée de considérer que le nuage était un garçon et la pluie une fille
    Ils ont des genres en : Animal (homme inclus), liquide, appareil, machine, plante, ...

    Ils n’ont pas de manière de rendre les mots pluriels non plus

    Les arbre peut très bien se comprendre

    Le vietnamien est de ces langues.
    Et pour faire bonne mesure, cette langue qui s’écrivait autrefois avec des monogrammes et idéogrammes a été latinisée par le Jésuite Alexandre de Rhodes. C’est la seule langue asiatique à s’écrire avec les lettres latines. C’est la langue asiatique la plus accessible aux latinistes et les professeurs d’orthophonie de la Salpétrière y font référence pour enseigner les différents phonèmes possibles à leurs étudiants.
    Autrement dit, un élève largué en France, se retrouve devant une orthophoniste qui a reçu des notions de cette altérité vietnamienne mais qui en fera abstraction quand elle calculera l’enfant. Parce que de toutes manières, il faut vivre vraiment une autre culture pour en acquérir le regard.

    Il se trouve qu’au Vietnam, il y a toujours eu une masse importante de gens civilisés (l’ethnie Viet) et des centaines d’ethnies sauvages (dont certaines ont tout de même une écriture) dont certaines vivaient nues lorsque les Français ont colonisé.
    Dans ce pays, ça fait des siècles que se côtoient des textiles (dans les plaines) et des nus (dans les hauteurs), chacun comprenant qu’il a à respecter l’autre.

    C’est-à-dire que la nudité, le corps nu, est considéré historiquement, ontologiquement sacré par tous.
    Ce contexte n’existe nulle part ailleurs.



    La conjugaison française est un délire de maniérisme qui hypnotise l’individu pour le forcer à accomplir un effort non naturel, inutile en tous points de vue sauf sur celui de l’élitisme.

    En aucun moment l’élève n’est invité et encore moins autorisé à réfléchir sur l’utilité fondamentale de la conjugaison. Il est obéissant. Il obéit, suit le mouvement et finit par ne plus croire qu’en ce mouvement.
    Quiconque connaît bien la conjugaison et la grammaire, ne peut que virer élitiste, ne peut que mépriser celui qui la méconnaît. Cf Ridicule

    Dès qu’on force un enfant à connaître la conjugaison, on le force à mépriser le cancre. Et ce n’est pas le bonnet d’âne qui arrange ça.

    Tant qu’on est dans la bouteille française, où ce fatras d’inhumanités occupe tous les espaces et recoins, on ne peut pas croire qu’un des éléments soit inutile.
    Tout se tient.
    Mais c’est un ouroboros.
    L’amulette que porte un Français savant et dont il est si fier, est un ouroboros et c’est une véritable croix psychologique

    Je sens ou crois sentir la difficulté pour un Français de lire mon constat. C’est trop de choses à reconsidérer, vraiment trop. C’est accablant, alors à oublier, à invalider. Et pour invalider mes remarques, c’est facile, très facile en se raccrochant à son sac de noeuds.

    Mais pourquoi se poser des questions sur l’état du mental de nos enfants si c’est pour éviter d’office de tout reconsidérer, si c’est seulement pour cosmétiser et continuer de tourner en rond.



    Plus ça va, plus les enfants -accédant entièrement aux media- voient les adultes être mal dans leur peau, désemparés, râler de tout, se médicaliser mutuellement, s’euthanasier, dire pis que pendre des présidents, des riches, des acteurs, utiliser l’enfance, en faire leur beurre.

    Alors ils en font autant. Ils ne savent pas le contexte, en tous cas pas avec les perpectives que je propose, mais il ne voient pas de raison d’obéir comme nous l’avions fait vous et moi.
    Nous avions obéi sans savoir pourquoi
    Ils désobéissent sans savoir pourquoi

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv