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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 20 décembre 2012 00:27


    Voilà encore une analyse personnelle très clairement, Shawford !



  • easy easy 20 décembre 2012 00:06
    ****du fait que l’une des femmes demande la vie de l’enfant elle devient la vraie mère, voilà le sens du jugement de Salomon.****

    Oui, c’est ce qui se dit, c’est ce que chacun retient.
    Et chacun comprend bien qu’une vraie mère tient à ce que son enfant reste entier, où que ce soit.

    Mais ce que personne ne relève, c’est que c’est un déni de justice.
    C’est que la scène s’est passée dans le decorum de la justice mais que cette dernière a été foulée au pied.
    Ce jugement c’est tout sauf de la Justice
    Parce que la Justice, parfois, est impuissante sinon grotesque.
    La vraie justice c’est : La parole de G vaut la parloe de D donc je coupe en deux.

    Ce déni de justice me ravit absoulement tant j’en vois qui depuis des siècles nous bassinent avec la Vérité et la Justice en Ethos.

    Voilà ce que je voulais souligner

    Sinon, pour l’implication d’Eros, surtout si on en élargit le sens et les effets, il colle, adhère et s’insinue en tout, effectivement.

    Autre chose, vous parlez de l’ethos dans le pathos 
    Et aussi du pathos dans l’ethos mais on peut encore y mélanger le logos
    Comme nous connaissons et pratiquons ces trois choses, ce serait le diable que nous ne les mélangeassions pas
    Un des exemples les plus constants c’est la compassion que l’on doit à quelque infirme, c’est la pitié que l’on doit à quelque affligé, c’est la haine que l’on doit à quelque vilain, selon l’Ethique dominante et qu’on nous reproche si nous ne l’affichons pas. Et que je colle des lunettes noires dans les enterrements, et que je te passe le mouchoir...
    Cette comédie du pathos dans l’éthique est telle qu’un accusé est jugé en tous cas en partie et par l’opinion publique sur son jeu de componction au procès 

    Il y a le véritable pathos et il y a le théâtre qu’on peut en faire. Ethos pareil. Tout peut être joué




    **** un très bon exercice devant un clavier c’est de surveiller les mouvements de ses lèvres et de sa langue pendant qu’on lit et qu’on écrit, histoire de checker à quoi je me laisse prendre, où et comment et de quoi je prends mon pied exactement ****

    Intéressant, je vais y faire attention et je vous dirai quand je remarquerai quelque chose de pertinent.
    Pour l’instant, la seule chose que j’ai remarquée était mon accentuation mentale qui se traduisait en augmentation de ma puissance de frappe. Disons les points surtout.
    (Je dois regarder les touches pour frapper, je ne suis donc pas détendu)


    Bien sûr que le logos de base est corporel puisque nous le produisons avec notre ORL et nos oreilles aussi. Mais là, avec nos clavier, exit les voix, les timbres et intonations. C’est le plus dur du logos que vous lisez là

    Tenez,
    Nous sommes abordés par des mendiants, par des sortes de Roms.
    Et bien leur voix, timbre, ton et texte sont les mêmes pour tous leurs abordés. Chacun des sollicités sait qu’il entend exactement la même chose que tous les autres sollicités. Moi, ça me fait vomir. 
    Idem évidemment pour les appels pub au téléphone


     



  • easy easy 19 décembre 2012 21:08

    Bon, je pense avoir compris ce qu’ j’ai à expliciter

    Ici vous parlez du fait que chacun s’entend dire qu’il doit gérer (pression, stress)

    Autrefois, ni un gueux ni son seigneur ne s’entendait dire qu’il devait gérer
    Pourtant chacun gérait
    Mais chacun ne gérait que son niveau de responsabilité.
    Il y avait peut-être dix strates de responsabilité (pouvoir, hiérarchie des pouvoir, c’est pareil) et chacun, même un roi de dix ans, les assumait en ayant disons une fois pour toute été formé à l’enveloppe de ses responsabilités, de ce qu’il avait à gérer (ce n’est pas inné)

    Un roi gérait directement certaines chose et gérait aussi des délégations de gestion vers le bas de la pyramide du pouvoir
    Disons alors que la grosse masse, la gueusaille, n’avait pas grand chose à gérer du point de vue des responsabilités. Les gueux obéissaient et c’est tout (les commerçants, les bourgeois avaient déjà bien plus à gérer m’enfin eux non plus n’avaient quasiment pas à s’occuper des grandes décisions) 

    Gérer veut dire avoir, directement ou indirectement, charge d’âme autre que la sienne
    Et un gueux n’avait jamais que la charge d’âme de ses enfants.

    A la Révolution, EGALITE des droits
    ABOLITION des privilèges
    Tous CITOYENS EGAUX en droits, en devoir, en responsabilité.
    Cela avant tout vote.
    Car après un moindre vote pour élire un moindre chef, la responsabilité (charge d’âme) lui revient


    Avant tout vote donc, la pyramide du pouvoir s’est retrouvée répartie entre tous les citoyens, des millions (pas les femmes au départ, même pas tous les hommes non plus)
    Elle aurait donc été découpée non plus en strates de pouvoir à se répartir entre gens, mais en colonnes de pouvoir à se répartir entre gens (chacun étant susceptible d’occuper tous les niveaux de responsabilité

    Que l’on persiste à dessiner la répartition du pouvoir en allure de pyramide comme sous l’Ancien régime ou qu’on la redessine en forme cubique, peu importe, après la Révolution il y a des colonnes de pouvoir et non plus des strates

    Cette colonnisation (mise en colonne) est moins flagrante dès les premières élections puisque des maires, des ministres, des présidents sont nommés
    Le Pouvoir total est en millions de colonnes avant les élections et se restratifie après les élections

    Avant les élections chacun de nous peut la jouer candidat président (et de parler alors en « Je vais m’occuper de vos âmes pour les rendre heureuses ») Chacun de nous se retrouve donc nimbé d’une co-énorme responsabilité. Mais après les élections, chacun se replie dans la strate de pouvoir qui lui a été assignée par la masse.

    Chacun de nous vit donc des moments d’énormes responsabilités à gérer et des moments de moindre responsabilité. Mais dans tous les cas, chacun de nous apparaît tant à lui-même qu’aux yeux des autres comme étant susceptible voire capable de gérer la verticale entière à tout moment.

    Ca fait que dans toutes nos disputes ou tensions, dès que l’un de nous se plaint d’être mal géré, le dessus lui répond de mieux gérer

    Comme tout supérieur est constamment menacé par ses subalternes de mal les gérer, comme désormais tout le monde est censé pouvoir tout gérer, ce supérieur a tendance à anticiper le coup en coinçant ses subalternes avec « Vous devez mieux gérer votre aval. Car si vous gérez mal votre aval, il m’est impossible de bien vous gérer » 





    Ça fait maintenant trop de générations qui n’ont pas connue la féodalité. Plus personne ne peut imaginer ce que c’était de la vivre.

    Elle avait des inconvénients mais aussi des avantages

    Exemple indiscutable (d’autres seraient trop entachés de subjectivité)

    Au Japon (mais aussi en Angleterre), les gens avaient un esprit féodaliste.
    Et ils en vivaient bien, en tous cas pas moins bien. 
    Les gueux n’étaient pas propriétaires de leur demeure.
    Leur logement était de fonction, attaché à leur « emploi » ou plutôt assignation.

    Chacun avait disons boulot à accomplir et bénéficiait d’un logement afférent.

    Et bien en cas d’incendie ou de tremblement de terre, en cas de quelque problème sur la maison qu’ils habitaient, ils sortaient leurs affaires personnelles et ne faisaient rien pour sauver la maison. Sûrs qu’ils étaient que le proprio-seigneur-maître allait leur en reconstruire une neuve
    ZERO gestion de la maison pour les gueux. Pas de taxes, pas de loyer, pas de plombier à appeler, rien de rien. 


    J’ai connu des situations résidu de féodalisme qu’on appelerait paternalisme alors, au Vietnam. Et bien je n’ai jamais vu les gens être stressés, se voir obligés de gérer ou de mieux gérer

    Pour vous donner une idée qui devrait vous parler.
    Les gueux n’avaient pas de montre, pas même de calendrier. 
    C’était donc le maître qui devait les réveiller, leur donner le top du départ au boulot, le top de la pause, le top du retour. 

    Dans la plantation de thé de ma grand-mère, il y avait une sorte de gong qui donnait tous les tops au village des ouvriers et c’était le fils de ma grand-mère qui était chargé de ce timing. Les ouvriers n’avaient donc pas la charge de gaffer leur temps et personne ne pouvait les détouner de leur timing (en leur faisant perdre du temps) puisque tout le monde savait qu’on devait suivre le gong.
     
    Du coup, au repos du soir, comme c’était un moment édicté repos total par le maître, chacun se mettait au repos total et il était impossible d’exiger de l’un d’eux de faire encore quelque petit boulot supplémentaire à la maison. Repos total de l’esprit, aucun souci, même les bobos de santé débouchaient direct chez le patron. Bin les gens étaient tout le temps de bonne humeur.
    Et aucune femme n’aurait eu l’idée d’accuser son mari de manquer d’ambition ou d’être paresseux
    Aucun n’était humilié ou ne risquait de l’être. Ils étaient décontractés du gland. 

    Ils n’avaient à gérer que leurs adultères 



  • easy easy 19 décembre 2012 20:03

    Rosemar,

    Partant du mainstream en formation sur le OK pour aider nos petits vieux désespérés à sortir de la vie et avec lequel je suis d’accord, vous bottez ma question spéciale en touche en utilisant l’antienne sur les conditions déploarbles des prisons.

    Je ne me vois pas vous contraindre.

    Et puis je crois trop en la nécessité d’un prof en exercice de rester au plus consensuel sur tout les sujets. J’irais à dire que même une fois à la retraite, il devrait rester mainstream. Je serais capable de reprocher à tout fonctionnaire d’oser sortir du mainstream, c’est dire ! 


    (Je considère le mainstream, j’en parle mais ne le péjore jamais ni ne péjore ceux qui s’y positionnent parfois ou toujours. D’autant qu’il m’arrive régulièrement de m’y voir)

    Je discuterai de ma question spéciale sur une autre file, à l’occasion


    Bonsoir



  • easy easy 19 décembre 2012 19:10

    Comme vous prétendez qu’un individu a une éthique naturelle mais refusez de considérer que l’enfant qu’il était n’en avait pas, je ne sais pas suivre votre raisonnement

    (Il est possible que nous n’ayons pas la même définition de ce qu’est ethos)

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