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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 19 décembre 2012 17:05

    Merci l’ami

    Tu as AVox sans aucun souci de débit ?



  • easy easy 19 décembre 2012 17:02

    Je fais partie de ceux qui n’ont aucun projet.

    Pour des raisons ontologiques, je suis agissant au niveau privé et clientèle mais pas au niveau Social. 
    En gros, la Société peut faire ce qu’elle veut, ça m’est égal, je m’adapterai.

    Ça ne veut pas dire que je n’aie pas des préférences Sociales mais seulement que je me sens microscopique face à la masse énorme d’inconnus qui font la Société et que je ne me vois pas jouer un rôle de leader de Mouvement en traînant des inconnus dont j’ignore le corps vers quelque projet.

    Si je connais le corps des gens, je peux mesurer leurs limites et ne proposer que des projets en conséquence, ne faisant appel qu’à ce que je perçois de leur réserves physiques et en surveillant constamment ce qu’il leur reste de forces.
    Si je ne connais pas leur corps, j’estime qu’ils le soumettent déjà au maximum de ses possibilité et je n’ose pas leur dire qu’il faut le sacrifier plus pour je ne sais quelle raison.

    Je n’aurais jamais osé lancer, par le seul logos adressé à une masse dont j’ignore tout des corps, l’ethos selon lequel « Il faut travailler plus pour gagner plus »

    Je ne pourrais jamais exhorter des inconnus à forcer tant leur corps que celui de quiconque leur apparaîtra paresseux


    Alors Net ou pas, bof.
    Ce qui ne m’empêche pas de l’apprécier et même d’y participer quand il est là.

    Du coup, j’en arrive à percevoir des avantages à ce qu’il disparaisse, le Net

    Car si notre Netisation se poursuit, nous n’allons bientôt plus communiquer que par le logos



    Lorsque deux sauvages se font face sous quelque tipi, ils communiquent tant par un logos que par leur corps. Leur logos est même marqué par leur voix issue de leur corps et il y a des accents et intonations, des rythmes et prosodies globales (hors le seul prononcé). C’est un logos sensible qui joue de feed-back avec l’interlocuteur.

    Ne plus communiquer que par le Net, surtout si nous passons au clavier relié au cerveau, revient à ne plus communiquer que par notre seule pensée.

    Nous serions déjà totalement intellectuels s’il ne nous restait quelque besoin de bouffer et de pisser (Ce que déjà, grâce au biais de l’argent, voire des rentes, peut se réaliser tout seul, chacun dans son petit coin, sans avoir à ouvrir la mouche ou à serrer la moindre main)

    A mon sens, le fait de devenir hyper intellectuels ne peut pas être bon

    Etre intellectuel ne veut pas dire être un excellent penseur mais seulement un très penseur.

    Car la seule chose que l’intellectualisme peut pousser au paroxysme n’est pas la corporalité, c’est le Nomos (la Loi), par le biais de l’ethos (l’Ethique) et par l’outil Logos



    Pathos existe au naturel en chacun. C’est le coeur, les tripes. Pathos pleure, rit, redoute, désire, craint, compatit, jalouse, envie. Comme c’est quelque chose qui vient de soi, ça ne peut pas dépasser l’envergure d’une personne. Nul ne pouvant porter deux fois sa propre charge, chacun aide mais avec une limite. Pathos peut pousser à tuer mais seulement la personne qui touche au coeur. Pathos, c’est ce qui pousse au meutre passionnel et à la vengeance, rien de plus.
    Pathos est très privatif et il n’existe donc pas de code des passions affectives.


    Ethos n’existe pas au naturel. C’est quelque chose qui ne vient que du collectif. Le laid, le beau, le bien, le mal, le magnifique, le vilain, le dégoutant, le vicieux, l’honneur, la honte, tout cela est vu (intellectuellement vu ou perçu) uniquement par le biais du réseau collectif. Le réseau codifie ethos. 
    Sans une éducation, sans un raccordement au réseau, au allstream, aucun de nous n’aurait d’éthique et en ignorerait le concept (qui est probablement né autour des câlins ou plutôt autour de l’enfantement, protection du bébé, peut-être aussi autour du partage collectif du gibier) . Une des éthiques nées d’ethos c’est « Chacun doit être prêt à tuer et à mourir pour la Patrie »

    Or ethos, qui peut donc très bien se contenter du pur logos, donc du Net, peut consister par exemple à dire, comme Rudyard Kipling l’avait dit à son fils Jack, Si tu n’es pas super éthique, tu ne seras pas un homme.
    Jack a été si persuadé par son père prestigieux que son corps comptait moins que sa pensée en ce qu’elle était hyper éthique, qu’il a fait des pieds et des mains pour se faire engager comme soldat alors que l’armée anglaise l’estimait inapte. 
    Ce garçon de 18 ans, convaincu par le logos de son père que l’ethos etait à placer au-dessus du corps, au-dessus du pathos, a explosé en poussières dès sa première sortie de tranchée, en France.
    Rudyard a eu le reste de sa vie pour méditer sur les conséquences du magnifique poème If qu’il avait offert à Jack pour son treizième anniversaire. Et c’est dans les yeux de son épouse qu’il a dû trouver le miroir lui montrant qu’il avait été fou d’ethos 


    Je remarque qu’autour d’un momument aux morts, les mères se plient et pleurent (pathos naturel) pendant que les hommes bombent le torse (ethos social)

    Hitler avait un peu travaillé sur le pathos des Allemands en évoquant leur ventre vide. Mais 99% de son logos allait à soutenir un ethos « Nous sommes éthiques, ils ne le sont pas »
    Louis XIV a également tout misé sur ethos, Napoléon aussi, Cicéron aussi




    Le Net ne résout rien des ventres, rien du corps. Il ne me permet même pas de servir un verre d’eau à un assoiffé. Il ne me permet même pas de tenir la main d’un mourrant. Le peu de physis qu’il peut transmettre passe par le biais de l’intellectualisation.
    « Je pense qu’il me tient la main, ça me fait du bien ». L’épistolaire, l’assag, ça va bien trois minutes mais le corps doit pouvoir exulter du contact physique.

    Le Net ne sert en rien physis mais il est le terreau idéal d’ethos puisque l’éthos ne surgit que du logos et que le Net c’est du logos, rien que du logos, en sa forme la moins corporelle, la moins physique (Il y a bien vos doigts qui ont bougé pour écrire ce que le lis ici mais je ne les vois qu’intellectuellement et sans aucune distinction entre vous tous)

    Le Net ayant une très forte potentialité ethique, l’éthique pouvant passer hyper collective, n’ayant alors aucune limite puisqu’elle peut ignorer les corps et se moquer des limites physiques, il est le meilleur véhicule des incantations à quelque nuit de cristal où il s’agira de dénier des corps.

    Seul obstacle à ce risque majeur du Net, sa diversité des entrées et sorties.

    C’est uniquement sa caractéristique d’hyper réseau qui annihile sa super dangerosité.
    Mais du coup, comme nous le considérons tous non dangereux en raison de cette diversification extrême des intervenants, nous l’embrassons et devenons tranquillement de plus en plus intellectuels, éthiques

    Ce qui veut dire qu’il suffirait que le Net soit monopolisé par un seul intervenant pour que nous nous lancions dans un lynchage en quelques heures. 

    Pétris de logos et d’intellectualisation que nous sommes devenus, nous nous lancerons en un rien de temps dans une seule direction éthique qu’aura lancé un Net-pensée unique, une radio pensée unique, une télé ou n’importe quel média dirigé en pensée unique.
    Et si ce n’est pas la totalité des internautes qui embarqueront dans cet éthique unique, ce sera bien la moitié, ce qui suffira amplement à quelque pogrom.

    A l’époque les hitler, mao, staline toussa, ces manipulateurs avaient affaire à des gens dont beaucoup avaient le ventre vide. Il n’était pas trop facile de brancher des affamés sur ethos « Oubliez vos ventres et attaquez l’ennemi » . Mais ils ont tout de même réussi à hypnotiser suffisamment d’affamés pour lancer leur grand nettoyage éthique


    De nos jours que nos ventres sont rarement vides, nos pensées sont bien plus disponibles à quelque superbe Programme Ethique 




    Moins de Net, par la grâce de quelque panne organisée, sans incantation à une Ethique unique d’autre part, nous ramènerait à plus de considération pour nos corps.

    Le Net tenu par une pense unique serait très dangereux mais tel qu’il est en moulin ouvert à toutes les idées, il nous sépare déjà de notre corps.

    Le Nomos, la Loi, avait autrefois jugé les gens par leur corps à qui on accordait actes et pensées mauvaises. Ah les Barbares, Ah les Vikings, Ah les Nègres
    Puis le Nomos Social a jugé les gens par leurs actes en leur accordant des pensées mauvaises (croisades vers le Levant)
    Puis L’inquisition, le communisme, le maccartysme ont jugé les gens non sur leur corps, non sur leurs gestes mais sur leurs seules pensées considérées mauvaises.


    Jusque là, ce qu’on appelait pensée de quelqu’un c’était Toute sa pensée, disons son allstream intérieur.


    Le Net, surtout en ce genre de forum, nous conduit à exposer non pas notre allstream intérieur, non pas notre pensée globale (Qu’une religiosité synthétisait en grande partie) mais des miettes de notre pensée. 
    Ici, on peut débattre de nos pensées au sujet des cuillères en plastique bleu. Au sujet d’un film, au sujet d’un horaire de piscine.

    Avec le Net, ce n’est pas le corps entier qui est jugé, ce n’est pas la somme des actes qui est jugée, ce n’est pas non plus la somme de nos pensées qui est jugée mais seulement une de nos pensées sur un sujet précis (Genre 11/09 qui est aposématique à beaucoup et dont je n’ai rien à cirer) 


    Nous sommes hyper éclatés, et nous nous jugeons mutuellement sur une moindre miette d’idée
    Comme notre globalité est hyper déniée, notre corps peut être lynché pour une miette de pensée. Un type lance une assertion sur le Net et voit soudain fondre sur lui une meute énorme.

    Buzz autour d’une poussière d’idée.

    Dans ces conditions, à moins de neutraliser parfaitement sa devanture, de la mainstreamer complètement pour ne jamais faire relief, il est impossible de garder des amis plus de deux jours.

     
    Lorsqu’on est trop intellectuel, donc trop logos donc trop éthique et hyperéthique sur un sujet pointu (genre : je dois absolument gagner ce game sur Ken’s Rage 2 sinon c’est la honte), on en vient à maltraiter tous les corps, tant celui des autres que le sien. On en vient tant à suicider le corps d’un autre que le sien.
     
    Les tueries entreprises par des individus pourtant isolés en sont la conséquence


    Autant rappeler que Salomon avait privilégié l’unité du corps du bébé par dessus tout.
    Il avait accordé le bébé non à celle qui prononçait un beau logos soutenant une superbe éthique, mais à celle qui a dit « Le bébé doit rester entier » et tant pis pour l’éthique, tant pis pour la Justice 
    Car rien ne prouve que ce soit la vraie mère qui ait obtenu ce bébé.
    Détail qui semble avoir échappé à beaucoup. Chacun préférant croire que c’est la Justice qui l’a emporté, donc que c’est la vraie mère qui a récupéré le bébé.

    Salomon a certes profité de son pouvoir régalien pour juger définitivement mais il a renoncé illico à la Justice au profit du principe naturel selon lequel un corps était à considérer entier. 
    Ce jugement de Salomon est sublime parce qu’il a dépassé la notion de Justice Sociale au profit de la nature. Il a agit sur la relation mais non-agit sur la nature qui a pour habitude de livrer des individus entiers.



  • easy easy 19 décembre 2012 13:29

    Depuis deux jours, j’ai un tout petit débit Internet. Cela ajouté au petit débit propre à AVox fait que je galère à parvenir jusqu’ici

    J’ai fait des réponses à celui qui vendait ses livres sur les PNM, à Volt, à Alinéa, à Shawford, et au moment de l’envoi, flotchhh perdu, nada, plus rien.

     

     

    Globalement, sur ce sujet, il n’est pas question de foutre tout le logos aux oubliettes.
    Il nous faut seulement remarquer le mal en lui.

    Lorsque Maïté dit « Prenez le poulet, coupez-lui la tête », ce logos simple contient une seule raison (Et c’est vraiment celle que Maïté a en tête) : se faire une bonne bouffe. Il n’y a pas d’arrière pensée, pas d’effet domino.

    Le logos des contes pour enfant « Alors le prince s’approcha de la jolieeeee princesse... » n’indique aucune raison.
    Ou alors ce sont des raisons exprimées par les personnages mais elles ressortent surgies directement d’ethos pathos naturels « Moi, la sorcière, je vais tuer Blanche Neige parce que je veux, j’ai besoin, j’ai envie... »

    Les contes pour enfants seraient du long logos sans la moindre raison proposée par le conteur (pas de professeur), ou sans autre raison que de faire durer un enchantement. C’est le principe de Shéhérazade

    Il existe donc du logos à raison naturelle, bourrée d’ethos pathos naturel où aucun docteur-savant n’apparaît sinon pour y être ridiculisé par quelque Molière
    Ce logos là est celui pratiqué par les Indiens d’Amérique, par les Viets d’avant la colonisation, par les Himbas encore de nos jours



    Il ne peut y avoir une hiérarchisation des natures humaines sans un logos impérial pour en soutenir le principe

    Le logos dangereux c’est celui qui explicitement ou implicitement instille une raison raisonnée, d’ordre supra individuel, qui n’est ni naturelle ni enchanteresse pour l’auditeur

    « Tu dois aller à l’école parce que...éboueur. Il faut que tu te laves les mains parce que... » 
    Ici, le parent ne rigole pas. Il ne dit pas trois minutes après : « Mais non voyons, je rigolais »

    Ce logos qui ne rigole pas est évidemment le même que « Il faut les jeter à la mer parce que ... »

    Et le logos scientifique sert très bien ce logos impérial.


     

    Logos de l’Eglise : Il faut que parce que ..l’enfer... le paradis

    Logos scientifique-économique, etc : Il faut que parce que ....cancer, épidémie, faillite

    Logos politique : Il faut que parce que...les barbares...notre Honneur,notre Patrie 


    Etant bien entendu que jamais un rhéteur de ces trois catégories ne dit, trois minutes après, « Mais non, je plaisantais.. ». Même des années après il campe sur ses incantations

    Et puisqu’aucun de ces impériaux ne se désavoue, ce sont les autres qui le désavouent.
    Au lieu de dire : Stop à ce logos impérial, chacun rivalise d’impératifs. Chacun fait son sérieux.
    On se retrouve donc avec une Cour bourrée de rhéteurs ou de Cassandre, qui rivalisent de raisons impérieuses, toutes à obéir sous peine de mort.


    Si seulement ils rivalisaient entre eux, dans quelque temple fermé.
    Le peuple continuerait de vivre autour d’un logos en Maïté + Grimm, en Rabelais

    Hélas, nos Sorbonnards ferraillent maintenant jusque dans nos chambres
    T’es en train de faire des câlins que t’entends quelque BHL dire qu’il faut qu’on sinon...
    Nous n’arrivons plus à faire des choses sans nous regarder les faire.
    Notre oeil n’est plus en nous, il est hors nous et c’est un œil qui ne rigole pas du tout. C’est le Nomos surgit du Logos.



     

    AVox ne permet de ne communiquer que par le logos.

    Mais au lieu de pratiquer le logos en sa forme la plus Moi j’aime, Moi je suis (où l’auteur est donc présent, impliqué, engagé en sa chair), il s’y pratique trop la forme universitaire en Il est, il faut (où l’auteur diffuse sa théorie mais où son seul raisonnement est engagé, où son physis est absent. On ne sait pas s’il mange, s’il pète, on ne sait rien de son corps)

    Autrefois, il aurait été courageux d’exposer ses idées, le corps pouvait finir découpé.
    Mais de nos jours, personne ne risque rien à dire n’importe quelle théorie. Les gens peuvent donc poser des théories très stigmatisantes envers certains d’entre nous, sans rien risquer.
     
    Surtout s’ils ont l’intelligence d’indiquer comment on reconnaît une sorcière, un hérétique, un PNM, un capitaliste, mais en laissant aux lecteurs le soin et la responsabilité, de les détecter, de les traîner au bûcher eux-mêmes.

    Un promoteur de lynchage ; s’il est malin, s’arrange toujours pour ne pas apparaître accusateur en chef. Il ne pointe personne de particulier. Il se contente d’expliquer comment on reconnaît le diable. Et ce sont les gens qui, en reconnaissant ici ou là, les lui livrent la corde déjà au cou. Le promoteur n’a plus qu’à caresser ses chiens bien dressés et à se régaler de l’hallali. Les chiens de la meute sont contents d’avoir servi le Nomos.

    Des méthodes pour reconnaître le diable en l’autre, c’est depuis Charlemagne qu’il s’en diffuse par ici. Et c’est le logos dur qui permet cela.

     

     


    [ Le fantôme, par exemple asiatique en Oncle Boonmee, ou écossais, est sans aucune raison, sinon clairement spéculative « C’est peut-être parce qu’il est... ». Et ici, il n’y a aucune conséquence de ces spéculations pour un quelconque vivant.

    Alors que le PNM ou la sorcière ou l’hérétique sont des théories de fantômes exposées avec une raison et leurs théoriciens affirment la raison de ces fantômes à leur place.
    Et c’est très lourd de conséquences pour des vivants puisque ces fantômes là ont des incarnations

    Dans la fantômatique asiatique, on fait parler des morts et on ne se retrouve pas à pourfendre quelque vivant
    Dans la fantômatique française, on fait parler des vivants et on se retrouve avec des personnes vivantes à incendier ]

     



  • easy easy 18 décembre 2012 21:03

    Merci Alinea


    Cet auteur a donc également remarqué notre décomposition, notre transformation en frites.
     
    Si c’est un Occidental pur jus, bravo à lui d’avoir réussi à voir la forme de la bouteille depuis notre intérieur. C’est une femme ?



    Ici, j’ai indiqué par quel biais nous avons fait ça, à mon avis
    Ce qui nous permet déjà de mettre le logos sous surveillance

    Mais il reste à trouver pourquoi
    Pourquoi ce délire des Anciens Grecs-Sémites à penser la pensée ?
    Pourquoi, en vertu de quelle économie, en sont-ils venus à représenter l’homme avec des lettres séparées ?


    Pourquoi les Latins sont-ils venus foutre le boxon chez les Celtes qui ne voulaient pas d’alphabet, pour qui une parole écrite est morte ?


    Pourquoi mère et merde sont-ils si ressemblants ?
    Pourquoi avons-nous osé papa et caca ?

    Comment peux-tu faire du sacré avec ça ?

    Bin tu peux
    Mais c’est l’utile, le pratique, l’efficace qui est sacré
    C’est le procédé de l’alphabet qui est sacré, pas la chose qu’on écrit 

    C’est le joli P, le joli A écrits au tableau qui sont sacrés. C’est le tableau noir qui est sacré, l’écriture, l’écriteur et l’écrit.

    Le Livre


    Les livres


    Lisez
    Lisez

    Lisez


    Taluté
    Tapalutépa


    Dans la Région du Livre, l’écrit subsume et domine la parole
    Une tache d’encre sur un papier a plus de valeur que la voix

    C’est donc celui qui écrit le plus qui a le plus de la valeur.

    Et la parole de valeur est alors celle qui ressemble le plus à l’écrit, c’est la récitation, c’est le parler professoral, le parler de la Sorbonne, le parler technocratique, universitaire, littéraire



    Nous pouvons communiquer même avec un chien rien qu’avec notre corps.
    Mais nous ne pouvons pas communiquer par écrit avec un Indien qui ignore notre écriture.





  • easy easy 18 décembre 2012 18:31


    Contrairement à votre autre papier, celui-ci parle enfin du corps et du coeur. Pas une once de logos universitaire ici.
    J’aime.



    Il y a moi, il y a toi.
    J’ai un corps pensée comprise.
    Tu as un corps pensée comprise.

    Je peux penser sans toi
    Tu peux penser sans moi

    Bin pas trop en fait.
    En réalité, ma pensée se nourrit de la tienne et réciproquement

    Dès que l’un de nous parle, pratique un logos, même basique, il influe sur l’autre.
    Parler c’est influer.
    Et nous avons tant pris l’habitude de parler, parler, parler, et autant écouter, écouter, écouter, que si nous passons une journée sans logos, c’est la panique dans notre tête.

    Nous ne faisons plus rien qui ne résulte de logos en long et en large. 

    Créer la vie aurait pu se faire sans un mot, bin non. Chaque bébé naît de milliards de mots (mots des amoureux, mots des fiançailles, mots du mariage, mots du traiteur, mots du gynéco....) 

    Bon, pour naître, nous ne faisons rien, ce sont nos parents qui font tout.

    Mais pour sortir de la vie, pourquoi nous faut-il encore des milliards de mots ?

    Bin parce que tout est passé en réseau.
    Nous ne pensons ni ne faisons plus rien qui n’émane ou qui n’ait été inspiré du Allstream

    L’école, le boulot, les vacances, la retraite, la maladie de vieillesse, tout est mis en réseau collectif.

    Alors sortir de la vie aussi, doit être mis en réseau.
    Il faut que tout le monde en ait parlé pendant des mots et des mots.
    Comme pour tout le reste, il faut que le réseau donne son feu vert

    De l’alfa à l’oméga par le troupeau a du sens.




    Cela dit

    Si quelques uns estiment qu’il peut être intéressant, au moins en leurs derniers jours, de n’appartenir à personne, absolument personne d’autre qu’à eux-mêmes, histoire de découvrir l’effet que ça fait de penser vraiment par soi-même, hors réseau, ils peuvent toujours se démerder seuls. A condition de ne pas s’y prendre trop tard.



    Alors va pour l’euthanasie décidée par le réseau



    Et pour les gens qui sont en prison
    S’ils ont envie d’en finir
    Il dira quoi le réseau ?

    (Je passe sur ce qu’il pourrait dire. Pas beau)




    Mettons donc que le mainstream du allstream finisse par dire « Euthanasie accordée aux prisonniers »
     
    Et considérant un cas absolument clair, sans la moindre embrouille éthique.
    (Pour les embrouilles, je vous en parlerai une autre fois).

    On va lui procurer la mort de quelle manière à ce prisonnier pas du tout agonisant et encore plein de bonnes grosses forces ?
    Avec le miel morphiné qu’on donne aux gentils euthanasiés squelettiques ? 
    Ou avec 20 000 volts, une hache, un liquide vert, un gros marteau, mille coups de fouet ?


    Le prisonnier aura-t-il droit à de la musique ?
    Combien de temps de musique ?

    Et sa famille, s’il lui en reste ? 
    Ses amis, s’il lui en reste ?
    Ils pourront l’entourer comme ceux de Socrate ou ça devra forcément se passer dans une salle béton verdâtre fluo entre 8 molosses armés ?




    Le mariage homo, la PMA, l’euthanasie, toussa, je sens que tout va basculer et ce n’est pas moi qui vais le regretter ce vieux tout.

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