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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 17 novembre 2012 18:45

    Bonsoir Dany.

    A quoi ressemble un triangle de côtés infinis, c’est le genre de question qui m’angoisse vraiment et j’évite d’y penser.

    La chèvre par contre, ne me fait ni chaud ni froid de savoir ou pas savoir résoudre 
    Je ne vais donc pas chercher la chèvre sur le Net.
    J’imagine que si je trouve la soluce, ça aura des signes dans tous les sens que je ne pigerai pas.

    Voilà que feuilletant AVox, je tombe sur votre papier où, comme 75% des auteurs, vous vous plaignez ou doléancez, partie pour votre propre compte, partie pour celui de vos élèves voire pour les Français, voire pour l’Humanité.
    Et vous voilà à faire globalement la morale en position de prof-je-sais-tout : « Les élèves ne veulent plus se donner la peine de réfléchir, ils ne veulent que l’immédiateté ».

    Les profs qui m’ont attiré ont été des profs à peine attentifs à nos galères d’élèves et qui jouissaient visiblement dans leur arc-en-ciel (en compagnie de quelques deux ou trois élèves qui les suivaient). Je n’ai pas pu les suivre mais ils m’ont donné envie et il m’est impossible de mépriser leur arc-en-ciel tant ça a l’air de leur réussir.
    Je ne peux que les envier.

    Les profs qui visiblement déprimaient de foirer leur mission consistant à instruire tous les élèves, ceux-là ne me donnaient pas envie de les suivre.

    Alors, me voilà à évoquer des problèmes de l’époque (Je crois que c’était à propos puisque votre papier fait fortement référence aux changements et parle donc de l’AVANT. (Et vous avez indiqué vos cahiers de l’époque). Je n’ai fait qu’ajouter des exemples aux vôtres.

    C’est sans doute parce que confronté à mes rappels de problèmes, vous vous sentez directement interpellé par eux, qu’ils vous apparaissent en devinette.
    Ici je n’ai interrogé explicitement que sur les infinis (qu’on ne traite nulle part) et qui me troublent vraiment.

    Sur la chèvre, je n’ai fait que rappeler le genre de problème qui nous était à l’époque impossible à résoudre (ce qui offre aux bacheliers actuels qui nous lisent de s’y confronter pour voir si vos critiques sur la mauvaise évolution de l’enseignement est pertinente)

    Concernant les infinis, les réponses que j’ai fantasmées étaient du genre « Bin moi aussi, je suis troublé » Car il y a un côté illusion cognitivo-optique dans cette histoire.

    Mais concernant la chèvre, je n’espérais aucune réponse.
    Puis, ayant vu quelques uns s’y frotter avec enthousiasme, je me suis intéressé non exactement à la solution mais plutôt à ce que quelqu’un me dise : 
    « Un élève de terminale (de quelque époque) ne pourrait calculer que ....Alors qu’ici se pose le problème ... qui ne peut se résoudre qu’en passant par ... et c’est là quelque chose qui demande ... années de maths en plus. »

    Et qu’il ajoute éventuellement « Un Terminale de 1970 serait mieux/moins bien placé-formé pour résoudre qu’un élève de 2012 parce que.... »


    Car vous, les profs, vous avez vécu un continuum dans l’école et vous avez son l’évolution en tête. Mais en dehors des profs, ni les anciens élèves ni les nouveaux ne peuvent percevoir cette évolution (bonne/mauvaise). Ecrire dessus revient donc à dialoguer entre profs.




    Concernant donc ce que vous m’avez répondu en manière de morale, je ne prends pas. 
    En revanche j’apprécie beaucoup tout ce que vous aurez dit sur la chèvre. Ca me donne tout de même une première idée de la difficulté. 
    Donc même si vous ne parvenez pas au bout de la soluce, SVP, refaites-moi signe quand vous pourrez m’exposer à peu près ceci :
    « En TE 1970, vous auriez pu calculer .... Mais vous auriez bloqué ici et ce n’est vraiment pas facile à dépasser parce que...Et sur ce type de problème, l’évolution de l’enseignement a servi/desservi »



  • easy easy 17 novembre 2012 17:04

    Ouille !

    Que c’est intransigeant ! 
    Eh beh, je ne connaissais pas ces ordres, exclusivistes est le mot juste en effet (ceux qui ont rédigé ces ordres ne récuseraient peobablement pas cette qualification alors qu’ils récuseraient mon « dur »).

    D’un autre côté, comme cette Eglise n’a pas molli à cramer les Cathares...

    Oh qu’ils ont dû être déchirés les missionnaires !

    Un frisson me parcourt l’échine.




    Dany, le prof de maths ? Boh, je le laisse.
    Sur son papier d’hier il n’a toujours pas réagi, alors.




     



  • easy easy 17 novembre 2012 13:53

    «  »«  »«  » Mais les ordres donnés par Rome me semblent eux sans grande diversité ni ambiguité. Ce qui ramène à la question : pourquoi des hommes de coeur continuent-ils à se réclamer d’une organisation totalitaire et à la défendre ? «  »«  »« 


    Je ne les connais pas ces ordres donnés par Rome mais je veux bien croire qu’ils étaient durs. Ne serait-ce qu’au travers du fait que les Las Casas ont dû galérer contre leur Chef.


    Votre référence à Matteo Ricci est très pertinente et vraiment archétypique comme vous le dites.

    Rome était dure. Oui, certainement. Mais à bien comprendre que Rome ne pouvait maintenir son pouvoir, dont celui de pouvoir envoyer des soldats sans armes à travers le monde et qu’ils y soient respectés, qu’en étant dure. Il faut quand même garder à l’esprit que Rome subissait les attaques de Calvin et Luther qui avaient sur les sauvages des points de vue certes moins interventionnistes mais du coup beaucoup mois évolutionnistes ou optimistes »Ils n’ont pas la grâce et ne l’auront jamais« (Ce qui a produit une attitude méprisante des protestants face aux Peaux-Rouges)





    Toujours est-il qu’il y a les ordres de Rome, et il y a l’application sur le terrain et là c’est une autre histoire.

    ’’’’’’ Un parallèle m’est venu : le syndrome de Stockholm : tous ces chrétiens qui défendent leur Eglise malgré sa violence ne se comportent-ils pas comme ces otages qui prennent la protection des preneurs d’otage contre ceux qui veulent les libérer ? »«  »«  »« 


    A mon sens, il y avait une constante : Tout missionnaire se retrouvait en concurrence avec les colons et seule la Force de Rome pouvait les aider à maintenir les colons à distance (très net dans le film Mission)
    Tout missionnaire avait donc d’une part à pratiquer quelque inculturation ou syncrétisme de son évangélisation (contre les ordres durs de Rome) et d’autre part à soutenir ou contribuer à la force de son Ordre, à la force d’Avignon-Rome. Sur ce plan je ne vois que haute conscience.

    Alors que sur le terrain, dans la relation immédiate avec les sauvages, la haute conscience laisse la place aux instincts et réflexes et c’est là que par quelque sorte de syndrome de Stockholm inversé, le missionnaire fusionne avec celui qu’il était censé convertir. Lui-même succombe, il se défroque et couche avec la sauvage, il lui fait des gosses, il se promène nu.

    (Du syndrome de Stockholm, on dit que c’est la victime du ganster qui se convertit à lui, parce que ça nous offense, ça nous vexe. Mais on dénie que le ganster aussi se converti à son otage)

    Quand un chien et un daim se retrouvent à devoir vivre ensemble, ils pratiquent la culture chien-daim. Cf. Kate et Pippin.



    Il n’y a pas que les missionnaires qui ont couché avec la sauvage qu’ils étaient censés dominer. La très grande majorité des colons et soldats ont succombé aux charmes du sauvage. Je doute qu’un seul missionnaire n’ait pas couché.

    Mais, c’est là un point crucial, ils en avaient honte face aux leurs, face aux Blancs. Alors soit ils s’en cachaient, soit ils disaient (sur place, aux autres colons) de cette relation qu’elle était bien de maître à esclave. »T’inquiète, je maîtrise, elle n’est rien pour moi« 
    On aurait mis une caméra dans la case, on aurait vu que le soi-disant maître rampait devant la Congai.

    Les Blanches restées en Europe, quand elles voyaient leurs hommes (pères, fils, frères, maris) partir vers les sauvages, ils redoutaient le défroquage (à raison) et ces hommes se voyaient l’obligation d’envoyer des lettres contenant quelque chose en »Ah la la, qu’elles sont moches et connes les sauvages qui m’entourent !« 

    Des millions de bâtards sont nés de relations qui n’ont jamais existé.
    On bande mais on s’en cache.

    Il y a eu un siècle d’expositions coloniales avec zoos humains. Les Maîtres et Maîtresses visitaient ça par dizaines de millions sans jamais dire »Punaise, il me fait bander". Mais curieusement, la mode est passée à l’exotique et la musique comme la danse sont devenues endiablées.
    Sans l’immédiateté sexuelle, pas de Obama.

    C’est la période de la traite négrière qui restait encore séparatiste du sexage pour l’immense majorité des Blancs. Blancs et Sauvages ne se voyaient pas ou très rarement.
    Mais dès La case de l’oncle Tom, Buffalo Bill’s Wild West et les expositions coloniales, le contact sexuel tabou s’est délité pour tout le monde Blanc (Les sauvages étant moins intéressés aux horizons lointains, à la découverte, à la curiosité, ils étaient moins intéressés par cette transgression)

    Le Blanc va vers le Sauvage pour le sexe, le Sauvage va vers le Blanc pour la bouffe. 



  • easy easy 17 novembre 2012 12:55

    J’ai retrouvé ce qui m’avait conduit à réfléchir sur l’immédiateté

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/education-le-culte-de-l-125600



    Dany Jack-Mercier qui a écrit cet article tire à boulets rouges sur l’immédiateté que recherchent ses élèves.

    Je regrette de n’avoir pas eu, à l’époque, envie de lui répondre, de n’avoir pas participé à cette discussion.


    La problématique est selon moi la suivante :
     
    Quand le bébé est avec sa mère toute à lui, surtout s’il ne sait même pas la distinguer de lui, il vit une enstase (plénitude intérieure, vraiment intérieure, domaine où il n’existe aucun mot, rien ayant quelque allure médiatique). Situation très économique.

    Au fur et à mesure qu’il grandit, ça se complique.
    Il a déjà à faire la différence entre sa mère et lui.
    L’enstase se brise probablement déjà.
    Il éprouve les premières idéations relationnelles.

    Posons que sa psyché complète (conscient et inconscient) ait la nostalgie de l’enstase.
    Elle formerait comme une sorte d’aimant qui dirigerait toutes ses idéations vers elle.
    Mais il se retrouve soumis à mille interpellations externes, complexes à gérer.
    Il parvient à en résoudre quelques unes « Je souris et hop, ma mère me revient toute à moi, toute repossédée, toute contenue en moi, toute réenveloppée par mon entreprise externe ».

    Il y a donc solution pour revenir vers l’enstase mais elle passe par l’extérieur, par la négociation avec quelque sorte de tiers, par quelque médiation.

    Mais il découvre que ses quelques retours à l’enstase sont fugaces, éphémères et qu’il doit s’investir de plus en plus dans l’externe pour réenvelopper sa mère qui ne manque plus une occasion de se barrer, de papoter avec la voisine, avec les pigeons.

    Comme la soluce pour revenir à l’enstase passe par le développement de l’activité médiatique, cette médiateté devient le but superficiel.
    Le mec semble de premier abord ne vouloir que la Ferrari mais son objectif de fond, passé dans l’inconscient, est de retrouver des câlins avec quelque mère de substitution et en toute immédiateté. Il passe par la Ferrari parce qu’il a cru remarquer que les mères de subtitution voire la sienne, matent les mecs qui en ont une. Et comme la Ferrari n’est pas facile à atteindre, il fixe dessus et elle ressort en allure de but ultime. Il croit qu’il ne désire plus que le média et que vivre une immédiateté avec de média peut le combler (il y a des mecs qui couchent avec leur Ferrari)

    Mais cette course pour envelopper, circonscrire, l’horizon des regards de ces mères de substitution afin de les contenir, cette course qui oblige à se situer soi-même sur ces lignes d’horizon, qui oblige à s’externaliser, qui offre l’extase quand on a l’impression de s’y trouver sur cet horizon, est épuisante d’autant qu’il y a de la concurrence.

    L’individu se retrouve donc à utiliser deux biais : Un premier winner qui va essayer de le porter au lointain pour devenir ce lointain et un second looser qui ira à dénigrer le lointain afin de ramener le regard des mères de substitution à des choses plus banales. 
    « Maman regarde Einstein mais je ne parviens pas à le rejoindre. Alors je vais foutre le feu aux rideaux ou choper la crève et elle sera bien obligée de regarder par ici »

    En classe l’élève est tenté de suivre le prof vers les grands horizons mais s’il échoue ou s’il se fait insulter par les camarades qui ne parviennent pas à suivre, il va dénigrer les grands espaces et inciter chacun à se contenter de l’immédiateté, de ce qui est à portée de main, il va dessiner l’arc-en-ciel sur sa porte, sur les murs de sa chambre et dire « C’est ici que ça se passe et pas ailleurs »

    Si on laisse de côté la problématique des camarades cancres qui vont à crier au fayotage, un élève a tendance à performer ou stagner selon l’horizon du regard de sa mère. Ce qui fait que dans les familles à parents possédant un regard très lointain, les enfants sont obligés de se porter au très lointain. Ceux dont les parents ont des regards ne portant que jusqu’au bout de la rue, n’ont aucun intérêt à s’externaliser.
     
    Pour qu’un prof attire au loin ses élèves, même ceux qui ont des parents à horizons limités, il ne devrait pas être affecté par les cancres mais essentiellement leur montrer comment il jouit au lointain. Il doit leur montrer le spectacle de l’extase. Le prof doit être très loin et sembler toucher ou incarner l’arc-en-ciel. 

    Il doit aussi montrer qu’il danse avec ses élèves les plus engagés. Ce groupe prof + élèves performants doit montrer qu’il jouit à toucher l’arc-en-ciel. C’est ça qui peut inciter les autres à le suivre.

    Alors qu’un prof consterné par la paresse de ses élèves ne leur offre que le spectacle de la vanité de l’externalisation. « Pourquoi vais-je me casser le cul à réfléchir pour me retrouver dépité et déprimé comme mon prof ? »




    Là, sur le dernier papier de Dany, j’ai proposé de faire des maths, de montrer comment on peut s’extasier de maths en les abordant immédiatement.
    « Le problème et moi, en face à face, Moi et le Sphinx, plus rien d’autre ne compte »

    Et bien Dany n’a pas réagi. Il n’a pas dansé avec les maths devant nous. Il n’a pas immédiaté avec le sphinx.
    Il n’a fait que discourir sur sa misère d’enseignant. Et les autres intervenants aussi. Pour l’instant en tous cas.



  • easy easy 17 novembre 2012 11:16

    Là encore, je suis déçu.

    Je croyais que j’allais voir les matheux se bousculer pour indiquer les pistes voire les solutions mais il n’en est rien.
    A part Abou qui se dévoue encore une fois pour dire que c’est un problème de surface de lunule, il n’y a personne pour s’y coller et nous sortir de l’angoisse.
     

    Sloop,
    Je vous remercie et vous félicite pour votre volontarisme, mais vous vous trompez de manière classique (comme beaucoup je veux dire)
    S’ ne fait pas la moitié de S
    Vous auriez eu raison si la zone broutée formait un cercle inscrit dans le cercle du pré. Or le piquet est planté sur le bord du pré et les deux cercles se chevauchent.
    Abou a bien repéré votre méprise

    Je suis incapable de vous offrir la soluce mais voyez-vous tout de même votre erreur ?


    Bon, alors, il n’y a personne pour aller un peu plus loin dans la résolution ?
    Ça ne doit tout de même pas être si sorcier que ça de faire un calcul intégral avec deux cercles comme limites, si ?

    Abou, en tant qu’agrégé, vous ne pouvez vraiment pas aller un peu plus loin ou nous montrer au moins où se trouve la difficulté pour un élève de terminale ?

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