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59 ans
Eurasien
Déçu

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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 12 novembre 2012 20:29

    Le communautarisme de tous les stigmatisés du monde est de première logique défensive (Etant bien entendu que toute défense peut passer agressive, ceux qui ont un chat le savent)

    Une communauté n’est jamais dévolue à s’intégrer pour la simple raison qu’elle ne se forme qu’à partir des ultimes possibilités de chacun de céder encore quelque chose au risque d’y laisser son âme. 

    Dans son enfance française, chacun a d’abord essayé de faire partie du troupeau. Chacun a mis énormément d’eau dans son vin pour être comme tout le monde. Arrive un moment où cette mascarade de plus en plus lourde devient insupportable. « Je veux bien céder sur tout mais pas sur ce point qui m’est capital »

    Une fois une communauté formée sur la base du rassemblement de ces individus qui sont déjà allés au plus loin de leur possible (comme les mutins d’un navire ou d’une tranchée) il est hors de question qu’elle cède un pouce de terrain, qu’elle s’intègre, qu’elle se dissolve dans la masse.

    Cela dit, si l’on peut accorder des caractéristiques à la communauté LGBT, elles sont, au delà de quelques manifestations bruyantes et urbaines, fondamentalement hyper privatives. Le coeur de cette religion se situe au lit et à deux. Plus privatif que ça tu meurs. C’est donc, en dépit de ses aspects urbains quelque peu colorés, une des communautés les plus intégrées et ses membres (qui ne sont pas du tout encartés, qui entrent et sortent de plein gré quand ils veulent) sont de mille avis, des plus militants aux plus discrets (ce qui n’était pas le cas des communistes).


    En Pologne, il existe dans quelques villes des bandes de fanatiques de foot-qui-doit-virer-en-bagarre. Ces Hooligans qui n’ont aucune dévolution à céder un pouce de terrain, au prix de leur vie, ont le coeur de leur religion placé sur et autour des stades où il s’agit de cogner, de casser. Dans le privé, au lit, rien de spécial, ils sont comme tout le monde.A



  • easy easy 12 novembre 2012 19:23


    Définition de mariage trouvée sur le net

    «  » Union entre un homme et une femme, consacrée par une déclaration solennelle (célébration) reçue par un officier de l’état civil (le maire, l’un de ses adjoints ou une personne qu’il délègue). Le mariage confère aux époux des droits et des devoirs réciproques : respect, assistance, secours, fidélité, contribution aux charges du mariage, éducation et entretien en commun des enfants, solidarité pour les dettes du ménage...«  »« 

    Ici, il est précisé homme + femme. mais on peut trouver des définitions où l’on aura zappé cette évidence en ne mentionnant que »deux personnes«  

    Je laisse ce point H+F de côté provisoirement

    Je considère d’abord l’autre point : que fait le mariage ?. 
    Le mariage consacre une union.
    Pourquoi une union doit-elle être consacrée ou pourquoi certains ont envie de la faire consacrer ?
    Mystère
    On peut avancer mille réponses, dont beaucoup matérialistes, on parlera aussi d’engagement de fidélité mais on n’épuisera jamais cette question

    Ensuite et ensuite seulement, viennent les conséquences de cette consécration. 
    Les époux sont tenus de ... 

    Un temps on parlait d’obéissance de l’un à l’autre (autant dire de l’une à l’autre).
    Un autre temps on ne parle que d’égalitarisme. 
    Voilà déjà un argument intéressant à exploiter par les LGBT : l’égalitarisme à la place de l’obéissance de l’un à l’autre. L’égalitarisme à la place d’une définition différente des rôles. 

    Puis arrive la question des enfants et là, il n’y a que le point de la responsabilité des parents à les cocooner qui est mentionné. On verse dans l’économique et les enfants n’ont aucun devoir.
    Mais là encore, il y avait un temps où il était question que les parents aient pour rôle de conduire leurs enfants à la religion, la bonne religion. Que les enfants doivent obéissance aux parents (en fait on constituait à la fois le culte et la chaîne de l’obéissance)
    Et un autre temps où il n’y a plus cette obligation de catéchisme ni d’obéissance de personne.
    Exit le prosélytisme ou l’endoctrinement.
    Voilà encore un argument intéressant à exploiter pour les LGBT. Bin oui, si l’obéissance n’est plus de mise, pourquoi le conservatisme le serait-il. Pourquoi faudrait-il faire comme nos parents, comme les anciens ?

    Mais surtout, s’il est dit la co-responsabilité des parents face aux enfants, la naissance de ces derniers ne ressort pas obligatoire. Certes on les évoque car il arrive souvent que des enfants surgissent d’un mariage, m’enfin il n’y a aucune clause de nullité de l’union s’il ne naît pas d’enfant. 
    Et cela alors que l’infertilité était autrefois rédhibitoire, en tous cas pour les rois et princes. Pour

    Si l’apparition d’un enfant n’est plus obligatoire pour maintenir le couple, si l’infertilité n’est plus une clause d’annulation ou de divorce, ça veut dire qu’on peut unir deux personnes réputées infertiles, par exemple deux personnes sans jambes ni bassin.
    Ca veut dire que le mariage ne consacre que l’union sans le moindre projet démographique, hors cadre social ou nationaliste alors. Ca veut dire que la mariage ne s’inscrit plus dans un programme étatique et que les mariés ne doivent rien à la Nation. Ce qui veut dire aussi que personne n’est obligé de se marier sous l’effet d’une moindre pression sociale. 

    (Ça peut vouloir dire aussi que ceux qui font des enfants ne sont pas tenus de les livrer à la Nation. Ce qui colle avec la fin du Service Militaire obligatoire et peut-être bientôt de l’Ecole, le plus gros budget de l’Etat. Y aura-t-il mobilisation obligatoire en cas de guerre ? Comment vont réagir les parents en cas de mobilisation ?)

    Voilà qui ouvre un boulevard aux LGBT, y compris pour éduquer leurs enfants (car certains en ont déjà vraiment à eux mais avec un autre partenaire) dans des écoles spéciales.

    Il y a eu des modifications dans la définition du mariage, j’en ai évoqué certaines et j’en ai zappé d’autres dont celle de la dot dont le défaut de versement annulait tout.

    Nous nous sommes faits à ces différentes modifications, que nous soyons croyants ou non, que nous ayons des enfants ou non.
    Alors la modification de la mention homme + femme peut très bien se faire au même titre que les précédentes modifications. On peut passer à la mention »Union entre deux individus"

    D’autant que dans l’ensemble des LGBT, il y a les Trans dont personne n’ose disputer le droit et la légitimité de changer de sexe ou de le préciser. Car grâce à la Toile, chacun découvre qu’il n’y a pas de zizi standard et que comme le disait déjà Perret, il y en a de toutes sortes. Au point qu’entre petit pénis et gros clito, on se retrouve perplexe. 




    Comment pouvons-nous prétendre vouloir le bonheur des chômeurs, des malades, des SDF, des personnes seules alors que nous rendons 4 millions de personnes malheureuses rien qu’en leur refusant le droit de faire consacrer leur mariage au même titre que le nôtre.

    Puisque nous sommes dans une société qui dépense énormément pour offrir le meilleur cadre de vie aux trisomiques et autres phénylcétonuriques, puisque nous sommes à accepter que des handicapés de toutes sortes puissent se marier dès lors qu’ils ont un QI situé dans l’écart type, puisque nous acceptons aussi que des gens à sexe pas clair puissent accéder en tous les endroits et droits, puisque nous acceptons aussi que les Bi puissent se marier, pourquoi interdisons-nous aux L et G d’accéder eux aussi à tous les endroits et droits de notre société ? 
    Faut-il les obliger à changer leur sexe, à se déguiser avant le mariage pour pouvoir se marier et ensuite le rechanger ? 

    Interdire l’accès au mariage aux L et G revient à n’accepter que les mariages entre gens d’allure correcte mais cachant en réalité leur jeu. 
    Ce qui est le cas depuis la nuit des temps.

    Car innombrables ont été les couples H F joliment mariés en fanfares et valses à quatre temps qui se sont ensuite avérés tenir de la carpe et du lapin. 
    Pour les gueux, je n’en sais rien, mais la moitié des rois et princes de France ont fait de somptueux mariages alors qu’ils étaient L, G, B ou T.
    Comme après leur mariage, on a parfois eu des doutes, seule la survenue d’enfant les blanchissait. Il suffisait d’une fertilisation extra conjugale de l’épouse pour sanctifier les époux. Autrement dit, c’était l’adultère fertile de l’épouse voire du mari qui, grâce à la naissance du bâtard, validait un mariage lapin-carpe ou stérile !

    Ce qui serait un peu plus difficile de nos jours avec l’ADN (Si Dati peut récupérer une moindre miette du corps de Desseigne, il est mal)



    Au moins, des L ou des G qui se marient sont-ils honnêtes. S’ils surprennent après leur mariage en devenant hétéros, ça ne sera pas une mauvaise surprise pour la majorité des gens. 

    Il semble que de nos jours, la seule chose qui annule un mariage ou autorise le divorce à partir de faits sexuels entre les deux protagonistes est l’absence de faits sexuels. De ce côté là, avec les L et G, on ne risque pas trop de déceptions. S’ils ont le courage de faire leur coming out, c’est parce qu’ils en veulent du sexe et qu’ils se sont bien entraînés avant. 





    Cela dit, c’est une excellente chose qu’il y ait tant d’objections à la modification de la loi sur le mariage. Pour qu’une chose ait de la valeur, il faut qu’elle ait résulté d’âpres luttes, si possible à mort ou presque-mort puisque la vie est la valeur suprême. 

    Je félicite les réactionnaires de camper sur leurs positions et je souhaite aux LGBT de finir par l’emporter. 



  • easy easy 11 novembre 2012 15:19



    Bonjour Romain.

    Je vous renouvelle mes félicitations et remerciements


    Le célinien c’est celui qui, au moment où chacun en est à jouer du clairon, à déposer des couronnes sur les monuments aux morts, ose dire « Foutaises ! »



    Mais j’ai toujours une vision dynamique, historiciste, des choses. Je ne connais pas l’objectif seul, je ne connais que le cheminement.

    Céline seul ne m’intéresse pas et d’ailleurs il ne pourrait pas exister.
    Il me faut Mangin + Céline. Il me faut Bigeard + Ferrat. Il me faut Michel Sardou et Coluche.

    Il me faut Juluch et Romain Desbois.
    Il me faut tout le monde pour voir à la fois réalité et sens.




    Reprenons le duel entre Lifar et Cuevas (dernier duel officiel il me semble)

    Je vous ai raconté comment ça s’était terminé.
    Or cette fin seule ne m’intéresse pas. Elle ne me dirait rien de l’être humain et elle ne pourrait pas exister sans son début.
    Qu’est Curiosity sur Mars s’il n’y avait pas non-Curiosity avant ? S’il n’y avait pas eu autre fois l’impossibilité de le réaliser et même de le concevoir ? Curiosity est pour moi une histoire, un cheminement en une de ses étapes. Ce robot est à mes yeux rattaché et indissociable du passé, de toute l’histoire de l’aviation.

    Il a fallu que Lifar et Cuevas se fussent pris de bec en public (orgueil de chacun alors mis à vif et impossiblité de reculer) pour démarrer cette histoire dont j’aime la fin. Il a fallu qu’ils risquassent la mort mutuelle, il a fallu qu’ils s’épargnassent, qu’ils rentrassent chez eux les jambes en coton, pour que dans la nuit, chacun ait envie d’aller embrasser l’autre. « Merci de m’avoir épargné. Nous avons été fous »

    Je tiens à cette belle fin mais je tiens donc aussi à son début pas rigolo du tout.

    Je ne peux donc pas dire « Il faut que les hommes s’embrassent au lieu de se taper dessus ». Ça serait puéril et insensé de dire ça. Insensé de dire « Il faut vivre en paix »

    Je peux dire « Soyons pacifistes. Le cas échéant, acculés, soyons violents mais visons toujours de saisir la première occasion venue, de seconde en seconde, pour reculer de forfanterie, pour finir pacifiés et tous en vie sauve ».
    Je ne peux pas dire « Ne soyons jamais violents » car ça n’a jamais existé, sinon à se faire flinguer tels les Indiens de la marche du sel.

    Je ne peux pas dire « Cheminons en paix » mais je peux dire « Semons notre chemin guerrier de gestes de paix ».




    La réalité nous oblige à constater que chacun a mille occasions de passer agressif ne serait-ce que pour défendre sa peau ou celle de son gosse. Il ne faut donc pas fantasmer d’un monde sans violence. Mais on peut fantasmer que les épisodes violents se terminent comme dans le cas Lifar Cuevas.



    Vous parlez du foot comme alernative aux bagarres.

    Prenons alors le baby-foot pour régler les conflits entre deux personnes.

    Pourquoi pas.

    Mais nous ne devons pas perdre de vue le fait suivant : Ce que nous avons à défendre le plus c’est notre vie (ne serait-ce que parce que notre mère nous a foutu cette idée dans le crâne).
    Comme il y a compétitions entre nous, la question de notre vie est en fait toujours en jeu, toujours présente en arrière-plan de tout conflit.
    Si nous réglons nos conflits les plus graves par un lancer de noyaux de cerises, nous serons trop loin de la mise en jeu de notre vie et le perdant de la partie de noyaux exigera forcément une épreuve plus dangereuse.

    Un duel consistant à parcourir 50 m en vélo sur le sommet d’un mur de 20m de haut alors.

    Duel au foot, OK mais ça existe.
    Un cran plus haut duel à sauter d’un plongeoir de 15m
    Un cran plus haut, cran maximal, duel à l’épée au premier sang.



    Il faut admettre que nos conflits soient tous réglés par un duel mettant en jeu notre vie ou quelque chose de très proche.
    Le duel à l’épée et au premier sang apporte une des meilleures réponses à ce besoin.

    Je regrette que les Chefs aient réussi à interdire ces duels au premier sang qui ne faisaient quasiment jamais de morts.
    Je regrette que les Chefs aient su nous imposer le service militaire, de devoir de nous battre à mort pour quelque raison d’Etat. A nous retrouver à nous entretuer par millions, même quand nous n’avons aucune dent contre quiconque, même quand nous avons abusé de personne, même quand nous n’avons que des amis. A devoir bombarder même nos amis qui se retrouvent enrôlés dans le camp d’en face. 



    Si un peuple convient de placer au-dessus de tout le duel au premier sang, vraiment au-dessus de tout, les gens n’iront pas directement à ce maximum.
    Ils vont se chamailler de milles manières avant d’en arriver à l’épée premier sang car ça n’amuse personne d’être blessé. 
    Il y aura donc de temps en temps seulement des duels et chacun tremblera tout en se sentant mutuellement humain, non fou, non jusqu’auboutiste puisque premier sang seulement. 

    Il faudrait que le peuple se ressaisisse et place au-dessus de tout le principe du premier sang seulement. C’est le seul moyen de faire ressortir qu’en aucun cas, même au sujet d’une désertion, on ne doit aller à tuer.
    C’est le duel au premier sang qui permettra à chaque gueux de jeter son gant à n’importe quel prince ou milliardaire.
    Ca diminuera immédiatement les écarts sociaux car chacun supportera d’avoir un ou deux ennemis (parce qu’il aura quelque peu abusé d’eux) mais pas 300 000. Un oiu deux duels tous les dix ans, c’est jouable, 300 000 non.

    Si les duels au premier sang sont non seulement autorisés mais brandis en Chose suprême, nous éviterons les mille insultes que nous nous lançons quotidiennement puisque chaque insulteur saura qu’il pourrait se prendre le gant de l’autre dans la figure.

    Ici, personne n’aurait osé vous insulter. Car doué ou pas à l’épée (nul doute que chacun s’y entraînera alors) chacun peut toujours, au gré du hasard, infliger à l’autre une blessure (qu’on pourrait, par l’entremise de quelque sorte d’armure, limiter aux seuls membres). 


    Actuellement, à défaut du droit de duel, nous ne tuons plus nos rivaux que par le biais de l’Etat, par le canal de la Justice. Nous plaçons alors notre cible, une personne seule, face à un énorme Goliath. Ce n’est pas équitable, c’est lâche et ça ouvre un boulevard à des tas de comportements hypocrites.

    S’il n’y avait plus que les duels au sommet de tout, les chefs règleraient leurs différends en s’escrimant entre eux, sans intermédiaires et il n’y aurait plus de guerres.

    Ce sont les chefs, ceux qui peuvent utiliser les effets de masses, qui ont tout intérêt à interdire les duels. 


    Si quelqu’un me jette le gant dans un contexte de duel au premier sang érigé en chose suprême, je ne me verrais aucune raison de me suicider. Au contraire, j’aurais plaisir à continuer de vivre dans un monde où l’on ne conçoit pas de tuer, même aiu pire des haines.

    Alors que si je me vois emmené par les gendarmes pour aller faire la guerre, je trouverais le suicide excellente solution pour sortir au plus vite et sans tuer personne de ce monde qui préfère l’orgueil à la pitié.




  • easy easy 11 novembre 2012 13:44

    «  »En plus, qu’entends-tu par « homme non socialisé ? » (héhé) ça doit être très difficile voir impossible d’en trouver car même les hominidés et les animaux en général sont socialisés !«  »« 

    Socialisé ?
    C’est concevoir le tiers et lui accorder importance.

    Posons que le tigre ne soit pas socialisé. Il ne voit que lui et un autre, lui et des autres. Qui ressortent proies, danger, neutres)
    Posons que le lion soit socialisé. Il se voit, il voit un autre, il voit les autres (comme le tigre). Mais ne considère pas que les interactions entre ces autres et lui, il considère aussi les interactions entre ces autres entre eux. »Cette femelle de mon groupe pourrait copuler avec cet autre mâle là-bas, au loin« 
    Le lion agit donc sur ces deux autres, la lionne et l’autre lion au loin, de sorte que...

    Le tigre n’aurait que des relations directes, dyadistes en Toi-Moi. Le lion aurait des relations d’allure directes mais finalement toujours indirectes, même quand il copule avec une lionne, tant la composante indirecte devient omniprésente. Il en vient alors à chasser pour un autre.

    En fait, le tigre a tout de même des visions tiersistes »Je défends mon Territoire de l’envie d’un Autre de le monopoliser« 

    Chez toutes les bestioles, il y aurait une part de tiersage qui interviendrait par exemple au niveau de l’enfantement. »Je ramène Poisson pour mon Petit« 
    Mais paradoxalement peut-être, chez les mammifères qui allaitent, le tiers qu’est le Poisson disparaît »Je nourris mon Petit« 

    Le tiersage des pensées est fréquent mais pas systématique.

    Chez les zèbres, qui ne peuvent pas du tout se manger entre eux, le tiersage semble ne pas exister  »Je copule avec Toi«    »Je suis (du verbe suivre) le Troupeau« . Ils vivent en troupeau mais ce n’est pas de la socialisation de même que les sardines qui vivent en bandes. Alors qu’ils n’ont de visions que dyadiste, ils ne craignent rien de leurs congénères, ils ne peuvent pas se cannibaliser. (Les sardines, comme d’autres bestioles vivant en bandes, peuvent se cannibaliser les oeufs ou alevins mais ça les indiffère puisqu’ils n’ont pas d’attachements filiaux)
    Les hyménoptères, très socialisées, sont parfaitement capables de se nourrir de leurs congénères. Il leur faut sortir de la vision dyadiste pour protéger leurs larves trop fixes et trop longtemps vulnérables. La société leur devient essentielle. 

    Les singes, capables de se nourrir de cannibalisme, mais capables de se nourrir de végétaux et de larves, ont également intérêt à concevoir Lui, le groupe. 
    Les Homminidés, pareil.

    Un être humain non socialisé serait quelqu’un qui ne concevrait que »Moi-Toi« . Il pourrait aisément passer cannibale. Ce qui est stressant. Les êtres humains sont donc tous socialisés, à quelques exceptions près. Ils ont tous les moments à vision plutpot dyadiste, par exemple quand ils copulent et allaitent mais le fond tiers est toujours à leur esprit. Ils sont donc jaloux.

    Et le fait de parler, d’utiliser une langue, démontre déjà qu’un être humain pratique le tiersage et socialise. »J’utilise la Langue, pour agir sur Toi« 
    Plus un individu parle, plus il témoigne de sa socialisation (Et Hitler était très socialisé)


     »«  »« Or selon moi il est même omniprésent ! Dans les exemples de »sacrifice virtuel« cités plus haut, dans les nouvelles de crimes, de guerres et d’attentats que l’on consomme tous les jours ! »«  »« 

    Je partage cet avis.




     »«  » Si ça continue dans ce sens, on va vers une décomplexion des rapports bourreau/victime, puisque la raison économique primera sur tout droit humain.«  »« 

    Les critères qui font un bourreau et une victime ont changé, changent et changeront mais tant qu’il y aura une vision tiercée, il y aura, en plus de Toi et Moi un Tiers très gros, très puissant puisque c’est tous les autres et il y aura donc un Jugement au-delà de Toi, et Moi. Ce Tiers extérieur comprend que sa caractéristique intellectuelle (en plus de sa Force physique) est de Juger de manière quasiment absolue.

    Quand deux personnes sont en face à face, chacun a certes un jugement sur l’autre mais chacun considère que ce jugement de l’autre n’a pas forcément de Valeur impérieuse ou absolue. Alors que quand le Tiers s’en mêle, son Jugement a valeur d’absolu. Du coup, si ce Tiers dit qui est victime qui est bourreau, son Jugement ressort Valable, Considérable.

    Tant que chacun de nous sera sous la forme physique actuelle, donc vulnérable au meurtre, il y aura désignation de victime et bourreau mais sur divers plans, qui changeront tout en étant fondés sur le meurtre.

     


     »«  »« Et de cela, de ce sadisme essentiellement nécessaire, »Orwell« ou Huxley en parlent peu. C’est un peu comme ce que Girard énonce, à savoir que les écrivains ont de l’avance sur les anthropologues et les psychanalystes pour ce qui touche à l’humain. Maintenant ce sont les cinéastes qui ont de l’avance sur les écrivains ! »«  »

    Très pertinent !




  • easy easy 11 novembre 2012 12:02

    J’admire la détermination de Romain Desbois qui se retrouve être le seul à réagir en célinien.


    Pour changer d’horizon tant celui de la Marne nous hystérise et en écho à ce qu’avait relevé Médi sur un autre topique

    «  »« Et de cela, de ce sadisme essentiellement nécessaire, »Orwell« ou Huxley en parlent peu. C’est un peu comme ce que Girard énonce, à savoir que les écrivains ont de l’avance sur les anthropologues et les psychanalystes pour ce qui touche à l’humain. Maintenant ce sont les cinéastes qui ont de l’avance sur les écrivains ! »«  »« 

    je cite le film »Hara kiri : Mort d’un samourai" où l’auteur met en balance l’honneur du guerrier et sa miséricorde.

    La balance, l’équilibre, la pondération, c’est au fond ce que nous espérons de chacun lorsque nous nous retrouvons sous son autorité, sa domination, sa force, son pouvoir.

    Et la présence de Romain Desbois sauve ici ce principe. Sans lui, pas de balance, tout pour un seul plateau.

    Romain seul, ici, ça ne le ferait pas. Mais Juluch seul, ici, ça ne le ferait pas non plus.

    Moi, c’est la guerre du Vietnam que j’ai vécue mais toutes les guerres hantent mon esprit, dont celle de 14-18 et des gueules cassées j’en ai vu deux. J’avais été très intéressé par la médecine de guerre, de celle de Dunant à la chirurgie réparatrice de 14-18 et je trouve que les gougouttes en silicone en sont des avatars. (je n’ai pas de doute que dans deux siècles, nous serons nos smarphones, donc à la fois synhétiques, très petits et partout à la fois, immortels)

    Je comprends parfaitement qu’un chef de guerre, qu’un Mangin, qu’un shogun, qu’un Bigeard, ne puisse que tenir un discours ultra. C’est injouable de tenir des soldats sans ce jusqu’au boutisme, sans cette folie. Un général ne peut que tenir des discours ultra guerriers, absolument sacrificiels. 
    Il doit aussi, quand se présentent des cas particuliers, faire exemple de manière ultra. Donc se montrer dur envers les déserteurs ou objecteurs de conscience.

    Mais jusqu’à une certaine limite.
    Il faut qu’il y ait un moment où il doit lâcher prise et reculer de son absolutisme, sinon il est fou. Aussi volontaire soit-il à sa propre mort, il est fou à lier s’il ne cède jamais. 

    Quel est ce moment, ce cas de figure où le chef doit baisser son bras et se montrer compatissant ?
    C’est à lui d’en juger.
    Ce doit être une affaire personnelle. Il vaut mieux pour chacun de nous d’avoir l’impression que nous avons tous une conscience propre, une éthique individuelle et qu’elle nous incite à lâcher prise à un certain moment. A découvrir alors ce moment.

    Surprise.
    Ce doit être une surprise.

    Ce seuil du lâcher prise ne doit pas être normalisé. C’est en restant une affaire individuelle, identitaire, personnelle que nous avons l’impression d’être restés humains au sens de la générosité envers la vie, au sens de la générosité à épargner la vie de celui qu’on tient sous notre lame ou au bout de notre corde (que ce soit en contexte de bataille ou en contexte judiciaire)

    Ça fait qu’au bilan, ce qui compte pour moi, pour ne pas en devenir fou devant le spectacle de la guerre, c’est de voir qu’il y a des gens d’avis, d’éthique, de limites, de seuils différents. Je veux bien partir au combat avec des Juluch mais à condition qu’il y ait aussi des Romain Desbois. 
    J’aimerais autant qu’il y en ait moit-moit et dans chaque camp.

    Mais je préfère nettement toutes les relations les plus dyades ou binomiales possibles.
    A deux, en face à face, c’est mieux.
    J’aime bien les duels à l’épée, avec l’honneur placé sur le principe du premier sang (qui suppose donc clairement qu’il n’est pas fou, qu’il inclut l’épargne de la vie)
    Et le cas du duel entre Cuevas et Lifar.
    Premier temps, ils s’escriment, l’un blesse l’autre, le combat cesse
    Le lendemain, ils pleurent dans les bras l’un de l’autre.

    Ce qui est possible entre deux personnes devrait nous servir de modèle pour établir nos concepts de masse. Nous devrions concevoir nos sociétés en copiant au plus près ce qui se passe entre deux personnes. Or ce n’est pas ce qui se passe. Nous avons conçu des sociétés qui agissent de manière très différente alors nous les trouvons cruelles. Mais elles sont tant d’autorités, tant de valeurs sont brandies par elles que nous les adoptons de manière individuelle.
    La société a une mentalité qui n’est pas celle d’un individu en face d’un individu. La société n’est plus que face à elle-même. Elle ne croit qu’en elle, se suffit à elle-même. Elle est folle de narcissisme. Et nous, les individus, nous l’imitons tant elle a d’Autorités et de Pouvoirs.
    Fascinés par la société, nous calquons notre mentalité sur elle et lui ressemblons de plus en plus, au fil de notre adolescence. Nous ne lui ressemblons pas en termes d’objectifs, nous sommes même souvent opposés à ses choix mais nous lui ressemblons dans l’absolutisme, nous devenons durs, nous ne montrons pas nos limites, nous ne montrons pas que nous avons un seuil au-delà duquel nous renonçons. Nous nous montrons individuellement trop ultras, trop jusqu’au boutistes ; alors que nous ne sommes pas des généraux, pas même des sergents.
    (Tristane Banon est un exemple qui illustre mon propos, mais Françoise Bettancourt pareil, Delarue pareil, Sheila pareil...Et Samantha Geimer est un parfait contre exemple en son affaire contre Polanski)



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