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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 9 novembre 2012 12:33

    Oui, on peut sortir de ce système et vivre alors une autre logique.

    Mais je n’en vois pas beaucoup qui disent
    « OK, je vais sortir de ce système médiatiste en revenant au plus près de la situation de l’amoureux (relations dyades et immédiates uniquement, exit la notion de Justice, exit la notion de masse, d’intermédiaire donc de chaîne comemrciale à plus de deux maillons. Je vais tuer moi-même les poulets et les carottes sans accepter la moindre formule où quelqu’un le ferait à ma place ». 

    A part un milliard d’Hommes qui sont relativement proches de cette manière de faire mais qu’on n’entend donc jamais (en toute logique de ce hors-jeu), les autres, ceux qu’on entend le plus, ici par exemple, sont bel et bien parfaitement ancrés dans la logique du triangle, de la médiatisation, où l’on peut se servir d’un Tiers pour assouvir ses besoins et désirs :
    Les innombrables « Il faut les pendre » ou « Pendez-les » où apparaissent trois pôles, en attestent.
     



  • easy easy 9 novembre 2012 11:43

    J’ai deux sortes de besoins :

    Des besoins matériels : de l’eau, des carottes, des fraises, des grives. Pour y accéder, il m’en coûte. Je ne dois pas dépenser plus d’énergie pour manger un lapin qu’il ne m’en apporte. Ët pour utiliser ces solutions je dois les tuer.

    Des besoins immatériels : de la communication avec les ruisseaux, les carottes, les lapins, les montagnes, les chiens, les chats, les êtres humains. Pour y accéder il y a aussi un coût mais je ne dois pas tuer, au contraire. Ce souci de ne pas tuer ce avec quoi j’ai besoin de communiquer me pousse même à me tuer pour elles.


    La somme de ces deux soucis me conduit à être mixte : tueur-tué ou sacrifiant-sacrifié. Je suis essentiellement ambivalent.


    En raison de cette ambivalence, surgit un phénomène qui n’existe que chez l’Homme : l’intercession, l’intermédiation, le commerce : un type me dit « Te casse pas la tête à planter des carottes, je me charge de te les fournir si tu me fournis des grenouilles »
     

    L’autre ressort alors comme solution mixte : il m’offre carottes et communication. Il résout à la fois mes besoins matériels et mes besoins immatériels. L’autre me devient solution universelle. L’autre me devient important.

    Mais l’autre, qui est donc important et universel, je peux toujours y accéder par un autre encore. Chacun peut être l’intermédiaire entre moi et mes besoins. Je découvre le jeu de la méta intermédiation où, en jouant bien, je peux résoudre tous mes besoins en ne faisant qu’intermédier, en ne pratiquant que la médiation. Je découvre qu’il est possible, en ne développant que mon art médiatique, à résoudre tous mes besoins matériels. Donc à me faire livrer des carottes déjà épluchées, des coqs déjà en croûte. Me voilà à manger des choses tuées que je n’ai pas tuées. Me voilà avec une conscience légère.

    Ce jeu médiatique qui soulage la conscience se développe et il vient à chacun l’idée qu’il est possible de sacrifier même des Hommes dans ce jeu : « Je te livre des Hommes que j’ai capturés et tu me livres des carottes cuites. Tu n’as pas conscience d’avoir sacrifié des Hommes puisque c’est moi qui te les ai livrés et moi, je n’ai pas conscience de les avoir sacrifiés puisque c’est toi qui va les exploiter. Idem pour les carottes cuites que tu me livres. Tout ça s’inscrivant dans le médiatique jeu du commerce où la source est lointaine, cachée »

    On se retrouve avec un jeu planétaire où chacun a une position d’intermédiaire physique et moral entre les uns et les autres. Dans ce jeu, comme dans tout jeu, il y a les doués qui parviennent à jouir de méta communications avec les autres et de méta expoitations des carottes, des oies, des pigeons et des Hommes. Mais doués et maladroits, tout le monde participe à ce jeu qui offre le meilleur exutoire pour obtenir ce qu’on veut sans se sentir responsable de sacrifier quoi ou qui que ce soit.


    Croire qu’il est possible que chacun de nous veuille vraiment que les autres ne soient pas exploités c’est du déni.
    Que chacun lutte pour exploiter le plus possible les autres sans être lui-même trop exploité, c’est de bonne guerre. Il est logique que chacun proteste pour obtenir un meilleur salaire qui lui permettra de mieux profiter des autres (en obtenant plus de satisfactions tout en ayant moins le sentiment de tuer). Mais personne n’est réellement innocent de ce cannibalisme urbanisé.

    La course au moins disant salarial est logique de ce Jeu devenu quasiment universel




    Ceux qui tiennent réellement à ne jamais profiter d’autrui ne participent en aucune manière au commerce. Ils tuent eux-mêmes les carottes et les lièvres, ils assument ces meutres et assouvissent leurs besoins de communication de la manière la plus directe sans procéder d’un jeu triangulaire. Ils ne procèdent que d’un jeu relationnel à deux où il n’y a que Moi et Toi, où il n’y a pas de Lui. Je te juge et tu me juges mais nous ne jugeons pas Lui et Lui ne nous juge pas. 


    Un Parisien est forcément partie prenante dans le Jeu du cannibalisme blistérisé. De toutes ses relations, il y en a quelques unes qui sont de ce type direct, dyadiste, sans Lui : elles se situent dans le couple et avant l’arrivée des enfants.
    Chacun connaît donc une période pendant laquelle il vit avec une autre personne une relation dyadiste au sein de laquelle il n’y a aucun déni « Je m’offre à Toi, tu t’offres à Moi, nous n’avons aucun besoin de Tiers dans notre relation qui est immédiate et où tous nos sens sont immédiatement excités ».
    Il en sera différemment lors du divorce où surgira un Tiers nommé Justice qui offrira à chacun de cannibaliser l’autre de manière indirecte, médiate.

    La relation amoureuse est intéressante à vivre pour savoir ce qu’est la non exploitation d’autrui (C’est peut-être pour ça que le romantisme a tardé à surgir et n’est advenu qu’à la suite des grandes remises en question autour de 1800).
    Mais des Parisiens amoureux de 2012 achètent tout de même leur viande sous blister et s’offrent des colliers en or que quelqu’un, quelque part, s’est échiné à trouver en sacrifiant sa santé et celle d’autrui. 


    Nous ne sommes vraiment innocents que dans la relation amoureuse.




  • easy easy 8 novembre 2012 14:39

    Vous trouvez nos commentaires, directs-repris, intéressants mais le sien, direct-repris, intempestif.



  • easy easy 8 novembre 2012 14:19

    En tant qu’Arabe que vous êtes, je comprends votre amertume.
    Mais l’air de rien, sous vos airs de dépité, vous voyez ainsi une raison de la développer cette recherche.
    Autrement dit, on ne trouverait de bonne raisons à faire de la recherche que par nationalisme, que par esprit de compétition inventiste, prométhéenne, prodigue, amalthéenne.

    Car dès qu’on considère le problème de la recherche en tant que Terrien, le doute ne peut que nous saisir.

    Après un siècle de recherche ayant été entreprise pour faire avancer le schmilblick des Terriens, le constat ne peut être que mitigé voire affligeant.

    Même si l’on focalise sur le seul point de la santé, donc sur le fait que la recherche et ses progrès techniques associés ont sauvé des millions de vie, on peut se demander si c’était vraiment une bonne idée.

    Même en considérant que la recherche a permis de sauver ma vie ou celle de mes proches, plus exactement de la prolonger d’un certain temps, était-ce absolument un avantage pour la Chose Totale ou au moins pour le monde du vivant ou au moins pour le monde des êtres humains ?

    Pour autant que la recherche serve principalement à sauver des vies, était-ce un concept absolument bon ?

    Quel est l’avantage pour vous tous que je survive aux accidents et maladies ?
    Ici, je vous aurais livré de bons fromages, là je vous aurais livré de bonnes étagères, ailleurs je vous aurais livré de bonnes chansons, ailleurs encore je vous livre une installation électrique qui vous ravit. Vous m’aurez trouvé intéressant. Mais tout ça induit une telle montagne d’inconvénients qu’in fine, y gagnez-vous absolument ?


    Que l’on soit prométhéen histoire de contourner la dépression que notre conscience de l’absurdité de la vie nous procure, d’accord.
    Mais il serait temps de ne plus être prométhéiste.
    Continuer d’innover, sans doute est-ce indispensable pour se voir une raison de vivre. Mais vu le bilan du siècle passé, il faudrait le faire avec beaucoup plus de circonspection, de tremblements (de peur), que de croyance aveugle et monomaniaque en son avantage.

    Le constat de l’absurdité de la vie est terrible. Nous avons contourné cet obstacle en nous obnubilant du Savoir, de la Vérité.
    Peut-être que les premiers hommes, qui avaient pourtant bien vu que la Lune était sphérique, que le soleil pouvait donc l’être ainsi que la Terre, ont-ils volontairement dénié cette vérité afin de rester ivres de poésie. Peut-être ont-ils compris que l’Homme avait besoin de se mentir pour tenir le coup.



  • easy easy 8 novembre 2012 13:31

    «  »« Monsieur Dassault n’en est pas à sa première déclaration remarquée et intempestive et, une nouvelle fois, le sénateur UMP propriétaire du Figaro se signale par des propos largement commentés dans certains médias »«  »

    D’où la nécessité que vous en parliez à votre tour.

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