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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 3 novembre 2012 18:48

    Un ordinateur central, transparent à tous, pourrait montrer de manière indiscutable mais infiniment laborieuse à lire, ce que chacun des Français demande.

    La première chose que chacun de nous constatera c’est d’abord qu’il a du mal à poser noir sur blanc ce qu’il demande ou conçoit comme solution même pour lui seul.
    La seconde chose que chacun constatera c’est que s’il parvient à coucher sur le papier trois voeux, il voudra déjà les modifier la semaine suivante (parce qu’entre temps l’oncle d’Amérique aura passé l’arme à gauche et que la copine est tombée enceinte)

    Ensuite chacun examinant les demandes des autres sera saisi du vertige de la pluralité. Aucun d’entre nous ne verra de soluce pour résoudre toutes ces demandes en même temps.

    Chacun se mettra à penser que l’ordinateur doit calculer le plus grand dénominateur commun possible.

    Et là, chacun constatera qu’il y a deux manières de faire. Soit on résoud les problèmes qui se posent à un groupe de dix personnes ayant les mêmes exigences, mais on devra alors micro légiférer et micro territorialiser, soit on insiste pour ne résoudre que très massivement qu’hexagonalement et là, euh...il n’y a aucune soluce claire.

    Découpons le pays en 1 000 000 de territoires et regroupons-y les personnes ayant les mêmes voeux. Le temps de les déménager, les voilà déjà à avoir des voeux différents. Permettons-leur de changer de carré. au bout d’un an on aura enfin 60 personnes de même avis installées sur chacun des territoires. Mais des enfants vont devenir majeurs, seront d’avis différents et il faudra encore déménager. En fait chacun ne cessera de déménager. Peut-on gouverner un territoire de 60 personnes qui changent tout le temps, 60 nomades ? NON. Car dès qu’on imposera quelque corvée ou taxe, ils partiront.

    Il ne semble donc pas possible de faire 1 000 000 d’Etats

    Peut-on passer à 1000 Etats alors ?
    Ah c’est déjà mieux, Comme 1000 Lois c’est forcément moins adapté, plus banalisé qu’un million, les gens verront moins de raison de bouger et on pourra commencer à contruire enfin quelque mairie. Mais ça bougera encore tant qu’on ne perviendra pas à construire des hôpitaux, à conserver les chirurgiens, à constuire des aéroports.

    Il faut alors passer à 10 Etats, Oui mais en ce cas, si ’lon construit enfin des structures plus lourdes, on se retrouve avec un dénominateur commun tellement banalisé que plus personne n’a l’impression d’avoir ce qu’il souhaitait.



    Voyez-vous, le problème n’est pas du tout la question de la représentation. C’est que si on ne fait pas un Etat central à millions de personnes, on ne parvient à construire aucune structure et si on fait un gros Etat, tout le monde se retrouve à subir une Loi qui ne lui convient pas. 

    Vient alors à l’esprit que ce qui rend la solution impossible c’est le fait que 60 000 000 de personnes aient des désirs et besoins différents. 
    « Ayez donc les désirs que vous voulez pourvu que ce soient les mêmes ! » 
    Pourquoi pas.

    Tout les individus identiques en taille, en poids, en santé, en fortune, en tout.

    Beaucoup de philosophes et politiciens ont fantasmé d’uniformiser les gens. Le religion, la moralisation, l’Ecole, les uniformes, les standards, le collectivisme, bien des biais ont été pratiqués pour nous rendre tous identiques.

    Mais identiques à qui ?

    Quel est l’homme idéal auquel nous devrions tous ressembler ?
    Si la question est posée à chacun de nous, il y aura 60 000 000 de réponses différentes et nous voilà revenus à la case départ qui avait pourtant des allures plus politiques.

    Il n’y a donc pas de consensus possible sinon sur les questions les plus bateaux ’Oui l’homme idéal doit avoir deux jambes et deux bras’ ’Oui un pays bien gouverné devrait voir tous ses habitants riches’

    Cette impossibilité, beaucoup l’ont comprise qui se sont dit qu’il fallait soit la formule actuelle qui offre deux manières de vivre intéressantes, tout apollonien / tout dionysiaque, soit imposer leur volonté personnelle aux autres (cas des dictateurs-tyrans de la liste que j’ai dressée)




    La situation actuelle des pays autour de la Méditerranée a ceci de commun qu’elle permet à chacun les deux possibilités, par Apollon ou par Dionysos (Ce qui n’est pas le cas en Corée du Nord). Mais il y a de grosses différences d’échelle.
    En France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, la voie Apollonienne, très active, est assez accessible et la voie Dionysiaque, très passive, offre encore bien des moyens de prendre du plaisir.
    Dans d’autres pays, pourtant pas très lointains, la voie d’Apollon est très difficile à conquérir et la voie de Dionysos n’offre pas de plaisirs. Les plaisirs naturels, le sexe certes mais le boire et la bouffe aussi, sont trop difficiles à obtenir). D’où le fait qu’ils risquent les requins, le bâton, le viol et la noyade pour venir s’installer ici.

    En France, grâce au fait qu’il y a une masse assez importante d’apolloniens, les dionysiens peuvent jouir de bien des plaisirs sans se trouer le cul.

    La situation actuelle des Français est vivable.




  • easy easy 3 novembre 2012 17:47

    «  »«  » je subodore que vous travaillez dans le nucléaire français... Ou dans la communication sur le nucléaire français ce qui revient presque au même.«  »«  »

    Depuis deux ans, sur le sujet de Fuku, je n’ai vu défiler ici que des amateurs et des poètes. Je ne trouverais pas dommage qu’il y ait enfin des intervenants pratiquant vraiment le nucléaire. 



  • easy easy 3 novembre 2012 17:07

    Ce que dit la Constitution, pour parer à la monarchie, c’est qu’aucun individu, aucun regroupement de délégués d’un individu (donc aucun groupe de sbires du roi), ne peut s’arroger le pouvoir.
    Cette formule monarchique que nous avons voulu éviter, il n’y a que très peu de gens qui l’ont réalisée, même dans l’Ancien Régime
    Toutes époques confondues, des monarques ayant réussi à gouverner en n’étant entourés que de rabatteurs (en considérant qu’ils rabattaient moitié pour le compte du chef, moitié pour leur propre compte) ont été rares.
    Napoléon Bonaparte, Ben Ali, Kim Il Sung, Mobutu, Hassan II, Hosni Moubarak, Saddam Hussein, Kadhafi, Louis XIV, Ngo Dinh Diem, Fidel Castro...c’est là une minorité.


    La plupart des chefs ont été entourés certes de proches, mais ces proches ou délégués ont la plupart du temps manoeuvré pour leur propre compte et celle de tiers non pour le compte du chef.
    Ces délégués n’ont certes pas été des délégués de gueux, mais ils ont bel et bien été des délégués de quelque tiers invisible.

    Si l’on croit révolutionner en exigeant que des délégués ou représentants ne bossent pas pour le compte du chef (en plus de leur propre compte, ce qui est inévitable) on ne changera rien.

    La constante c’est que les délégués ou représentant agissent effectivement comme media, ils parlent éffectivement au nom de tiers mais ces tiers ne sont jamais des gueux.
    Pourquoi ?
    Parce qu’un délégué-député-représentant-medium-intermédiaire ne peut matériellement pas entendre de près ce que chacune des 100 000 personnes qu’il est censé représenter réclament.

    Ces lieutenants qui entourent un chef ne peuvent matériellement pas vous écouter, vous, moi, ne serait-ce que 10 minutes chacun. Ils veulent bien représenter, parler au nom de quelque tiers, mais ils trouvent bien plus commode d’écouter les demandes d’une poignée de tiers importants. Un député, un ministre ne peut pas accorder une seule minute à tous les gueux de France mais peut accorder une heure à quatre personnages qui lui semblent importants parce qu’ils ont déjà de l’importance.

    Un système comprenant 60 millions d’électeurs offrant leur confiance à seulement 500 représentants ne peut que virer à une oligarchie, à quelque chose qui ne sert pas du tout les 60 millions.

    Le chef n’ayant rien à voir avec cette perversion. Un chef pourrait être le plus intègre, il n’empêchera jamais les 500 représentants de ne représenter que quelques personnages déjà importants. 

    Le chef le plus probe qui soit ne peut pas exiger des 500 délégués qu’ils parlent au nom de Citoyenrené, au nom d’Easy, de Dugué, de Nabum, de Dwaabala...Ca aurait évidemment du sens en rapport aux principes idéaux mais ce ne serait pas du tout réaliste.


    A partir du moment où les gens tiennent à ce qu’il y ait un pouvoir central qui les organise en société structurée (les tigres et les aigles vivent très bien sans), ils ne peuvent que le payer très cher car seule une oligarchie (tournante, tout de même) en profite de manière active.
    Le peuple ne profite de ce centralisme que de manière passive.

    Lorsque nous naissons dans une société organisée par un pouvoir central, nous ne nous posons pas la question de son utilité. C’est une vieille habitude, nous n’osons pas la reconsidérer et les vrais anarchistes sont rares.

    Comme tous les gens, nos parents compris, vivent spoliés de quelque chose, nous naissons dans un monde d’amputés et ne réalisons pas le prix du maintien de ce pouvoir central.

    Quand on vit dans une société centralisée, il n’y a que deux positions non frustrantes : Faire partie des personnes importantes qui auront l’oreille des 500 représentants pour d’épanouir d’activité ou se résoudre à la plus volontaire des passivités. Etre très apollonien ou être très dionysiaque.


    Chacun de nous, histoire de ne rater aucune chance et de vivre le plus d’expériences possibles, a intérêt à devenir apollonien avant ses 35 ans et, en cas d’échec (Une chance sur 10 000 d’y parvenir), à passer dionysiaque.



  • easy easy 3 novembre 2012 15:01

    Merci beaucoup

    Veuillez continuer de me corriger le cas échéant :

    Ces barres d’absorbant (intercalaires, non combustibles, non radioactives sinon par contamination et irradiation) sont donc introduites (pour réduire les interactions entre les barres de combustible et donc pour réduire le feu nucléaire) par le bas de la cuve (à Fuku Daichi, comme dans tous les BRW du Monde) parce que cette cuve comporte donc en appui sur son fond bas, des centaines de doigts (tubes fermés à un bout)

    Dans nos ballons électiques d’eau chaude, nous avons des modèles où l’élément chauffant (stéatite) reste sec car il est placé dans un doigt soudé à la cuve. La sonde de thermostat est elle aussi au sec, dans un doigt.

    Or un doigt soudé c’est une complexité, c’est source de défaut de soudure. Si le fond d’une cuve de réacteur est hérissé de centaines de doigts de 5 m de hauteur, chacun faisant peut-être 200 mm de diamètre, ce fond comporte donc au moins cent mètres de soudure circulaires. Brrrr ! Que ce complications !

    Et par dessus le marché, la gravitation fait qu’en cas de panne totale, les barres tampon iraient plutôt à tomber donc à sortir donc à laisser les combustibles entre eux et s’échauffer sans limite. Brrr !

    Et si les barres de combustible fondent à force de s’échauffer, le corium tombe non pas sur un fond de cuve plat ou concave mais dans un hérisson de doigts (remarque, ça ferait alors un peu effet d’ailettes de refroidissement).
    D’un autre côté, si ce fond de cuve en hérisson perce, le corium s’écoulerait alors entre les barres tampon (qui seraient sorties) et ce qui ne serait pas un mal.

    C’est donc une immense chance qu’en dépit des pannes en cascade, les barres de refroidissement de Daichi aient été remontées par quelque vérin hydraulique. Ouf !


    Bon, ça c’est pour les barres de refroidissement.

    Concernant les barres de combustible (à peu près même quantité, même dimensions) elle seraient extraites par le haut de la cuve (couvercle jaune comportant cent boulons) mais une fois tous les deux ou trois ans. En ce cas, est-ce que la cuve (couvercle du haut ouvert) reste quand même pleine d’eau circulante (peut-être à plus gros débit que d’habitude) ou est-elle sèche d’eau ?

    Pendant que le pont-grue retire une barre de combustible usagée (mais encore très radioactive et chaude) la barre se retrouve suspendue en l’air, sans rien autour (Ya intérêt à s’en tenir éloigné) et vite (car hors d’eau elle s’échauffe fort) on la replonge dans la piscine de préstockage à proximité immédiate (un ou deux ans plus tard, on déplacera les vieilles barres qui auront encore plus perdu de radioactivité vers une piscine plus définitive et encore plus tard, le produit sec sera coulé dans du verre)


    Toute autre question :
    La contamination radioactive par empoussièrement (poussières constituées de particules radiocatives), c’est facile à piger.

    Laissons donc ce type de contamination de surface de côté.

    Concernant mon bras, s’il prend des radiations (sans la moindre poussière), une fois que je serai éloigné de la source, il n’y aura certes plus aucune radiation de mesurable ni en surface de ma peau ni dans mes muscles mais des atomes ayant été bombardé vont faire les cons et ça va me virer en cancer. N’ayant aucune poussière radioactive sur moi, je ne contamine pas mes voisins (compteur Geiger corporel affiche zéro) mais je souffre de cancers.

    Concernant une cuillère à café. Je l’approche d’une source radio active. La cuillère émet peut-être alors la même radio activité que la source, à peu de chose près, mais une fois que je l’ai éloignée de la source, la cuillère est comme avant (à quelques atomes cassés près) et n’émet pas la moindre radio activité.

    Si une cuillère sort d’une exposition à des radiations avec quelque atomes cassés ou molécules perturbées, sa solidité sera tout de même un peu affaibllie. On ne verra peut-être pas de pailles, de microfissures mais la structure sera tout de même altérée (mais figée, gelée en l’état).
    Alors toute cuve, tout élément de cuve nucléaire, tuyauteries comprises, qui est en acier ou béton, devient de plus en plus fragile au fil des années de radiations.


    Vous avez écrit que les corium sont refroidis à 5 m3/h. Autrement dit, on les refroidit très facilement peut-être sous 100°C (T° de croûte du corium arrosé, non de coeur). La difficulté aura été de commencer à les refroidir car ils étaient plutôt ) 2000°C, sans croûte et étaient secs. (la cuve n’avait plus de couvercle et l’eau résiduelle a dû s’évaporer). Au départ de la manoeuvre, le fait de verser de l’eau sur cette lave sèche produisait une vapeur radioactive très encombrante.

    Il y a plusieurs corium de formés ?



  • easy easy 3 novembre 2012 13:29

    Ah, quelqu’un qui devrait pouvoir répondre à une question qui me gratte.

    Il s’agit d’une véritable question de véritable ignare.

    En fonctionnement normal comment se passe le remplacement des barres alors que selon les schémas de Fuku, ça se passerait par le bas du réacteur ?

    J’imagine le cas d’un réacteur à sortie de barres par le haut :
    Couvercle fermé, on ferait déjà passer beaucoup plus d’eau pour que la T° baisse plus que de coutume puis, couvercle ouvert, casserole toujours remplie d’eau circulante mais à pression atmosphérique, on retirerait les barres une à une par le dessus donc.

    Si c’est à peu près comme ça que ça se passe, comment fait-on quand on doit retirer les barres par le bas ?

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