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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 27 octobre 2012 22:01

    C’est un mystère à mes yeux qu’après avoir subi l’arabisation et l’islamisation (et constamment considéré l’avoir subi grrrr !) les Iraniens aient accepté la seconde couche d’islamisation à la suite du shah.

    Toujours est-il qu’en tant que Perses je les trouve admirables.
    Il y a une bande de fanatiques mais la majorité d’entre eux est d’esprit ouvert.

    J’ai vu « La séparation ». Ça donne une bonne idée de ce qu’est cette société, où l’on voit ce qu’il en est du traitement de la vérité dans un conflit privé alors qu’on est censé, en tant que croyant d’abord, ne jamais mentir.
    Mais justement, est-il possible d’être croyant d’abord ?


    Alors que vous avez dit quelques mots sur leur niveau de vie, vous n’avez pas fait allusion au boycott qu’ils subissent et qui est pourtant de très forte incidence.


    Avez-vous eu l’occasion de profiter des singuliers bars à thé de Darband (banlieue nord de Téhéran) où les divans sont posés carrément dans le lit d’une rivière ?


    En France, la diaspora iranienne est composée d’une majorité d’allergiques au régime des mollahs. Ils sont particulièrement cultivés et embrassent sans complexes la musique et la littérature occidentale (dont ils sont capables de prouver qu’elle a bien des sources perses).
    Au fond ils sont ouverts à tout et peuvent tout entendre (sauf les mollahs)


    Je rappelle qu’Averroès (1100) à qui la scholastique doit beaucoup était Cordoban (sang arabe) mais qu’Avicenne (1000), plus scientifique, qui a inventé l’hôpital jardin, était persan.

    Un autre type pas ordinaire, Alexandre de Rhodes (1600) un Avignonais qui parlait un paquet de langues et a participé à la latinisation des langues chinoise et vietnamienne a fini ses jours de jésuite en Iran (c’est épatant ce que certains étaient capables d’effectuer comme voyages avant l’avion)




  • easy easy 27 octobre 2012 20:52

    «  »« Si mon père tue, massacre et se construit un royaume dont j’hérite, j’ai non seulement un droit mais un devoir d’inventaire.
    Si je n’en use pas, si je m’assois sur son trésor et en jouis, je ne pourrai pas me cacher derrière le fait que mon père est un autre individu que moi. »«  »"


    Très pertinente manière de dire ce qu’est la responsabilité


    Qui peut prétendre avoir vécu pendant 30 ans sans jamais avoir profité des royaumes légués par ses pères ?
    Qui peut prétendre parler, écrire, sans profiter des coffres légués par ses pères, tous soldats de quelque cause et au moins de cette langue ?

    Génétique, épigénétique, inné, acquis, culture, territoire, on n’a pas le choix, on ne peut qu’assumer cet héritage, plaies et bosses comprises.

    On peut viser le détachement, comme maître Eckhart l’a fait, mais seulement en manière de quête spirituelle, pas en biais pour se défausser de ses responsabilités d’héritier.

    Nous naissons imparfaits moraux car nos pères ne l’étaient pas et nous transmettons cette imperfection car nous ne le sommes pas plus qu’eux.



  • easy easy 27 octobre 2012 19:04

    D’abord, il faudrait avoir un regard plus positif sur le suicide (peu importe la cause)
    Ce qui peut éventuellement être compris des tiers mais pas de nos parents, pas de nos proches.

    Une fois le suicide devenu plus logique comme moyen de sortir de la galère de la vie, le fait de s’intoxiquer volontairement apparaîtra également plus logique (On sera alors très loin de la chanson selon laquelle la vie est belle bla bli bla blo)

    Alcool, tabac, qat, haschich, cocaïne, héroïne, cigüe, tout serait alors permis (à condition de ne pas mettre la vie d’autrui en danger)

    Mais l’individualisme que cette permissivité suppose, conduit forcément à moins d’objectifs étatiques ’’Que la France dure ou qu’il n’y en ait plus dans 20 ans on s’en fout".
    Ce dénationalisme conduirait alors à s’en foutre qu’il y ait ou pas des jeunes enfants, qu’ils aillent ou pas à l’école selon la doctrine française.
    Car on ne pourrait en même temps trouver logique que des parents se suicidassent de diverses manières et qu’ils eussent l’obligation de faire des petits, de les nourrir, de les loger, de les soigner jusqu’à ce qu’ils soient en âge de travailler.

    Ça fait trop de chamboulements. Ça n’est pas acceptable.

    L’alcool était ici avant l’Etat, alors on n’a pas conçu de l’interdire.
    Il serait arrivé après 1870 dans la valise de quelque orientaliste, il aurait été interdit.
    Le tabac, si l’on avait su sa toxicité, on l’aurait interdit facilement puisqu’il est arrivé ici après l’Etat. On n’a découvert son insalubrité qu’après cinq siècles d’usage, on ne pouvait plus l’interdire.

    Dans toutes les régions du Monde, tous les dérivatifs morbides (amputations comprises) qui ont précédé l’Etatisation sont restés légaux, pas un seul n’a pu être interdit. En revanche les insalubrités qui sont arrivées après l’étatisation se sont retrouvées proscrites, à de rares exceptions près.


    Reste l’aspect thérapeutique de ces poisons.

    En 1550, le tabac était apparu, aux Européens plus qu’aux Amérindiens, thérapeutique, uniquement thérapeutique.
    Or qu’en reste-t-il aujourd’hui de ses bienfaits, Même comme anti migraineux, il a été largement supplanté par l’aspirine.

    On compte donc que les aspects thérapeutiques du cannabis seront eux aussi largement dépassés par d’autres produits (Idem pour le vin).






  • easy easy 27 octobre 2012 18:20

    Je peux le prouver cent fois et cette homogénéité d’éducation concerne toutes les meutes. Aussi bien celle qui a agi la nuit de la Saint Barthélemy, que celle qui a agi en 1994 au Rwanda, que celle qui a agit à Salem, que celle qui a lapidé en juillet dernier le couple non marié au Mali, que celle qui a tué Jean Claude Irvoas le 27 octobre 2005, que celles qui ont tondu des femmes en 45. Voyous, terroristes ou gens de quartier, tous coagulent en meute à partir de ce qu’ils ont de considération commune.

    Maintenant, si vous savez me montrer une meute constituée de gens de culture, d’éducation, de totem et de tabou différents, ne vous en privez surtout pas. 



  • easy easy 27 octobre 2012 16:25

    Vous avez oublié de me montrer le bon bilan que vous faites de l’éducatisme du Monde.

    En ce qui me concerne, j’ai vu dans mon enfance deux sortes de violences.
    Celles commises par un individu usant de sa seule force
    Celles commises par un individu usant de son pouvoir de ralier à lui d’autres personnes pour commettre la même violence, donc des violences commises par des meutes.

    J’ai eu à me battre contre des individus qui m’agressaient un à un, de manière très individuelle. Ils étaient parfois plus forts mais pas deux fois plus forts.
    Et j’ai dû fuir sous les tirs de pierres lancées par des meutes. Là j’ai eu très peur. Là j’ai trouvé que c’était très inéquitable.


    Qu’est une meute ?
    C’est un coagulât de gens ayant, sur un sujet donné, à un moment donné en tous cas, un même avis. Pour que des gens pourtant différents aient un même avis, ils faut qu’ils soient pareillement éduqués, il faut qu’ils soient conditionnés à avoir face à une situation donné, la même réaction.


    Jésus n’en a pas bavé d’un Goliath, il en a bavé d’une meute de gens coagulés par une même éducation.
    Placez Jésus parmi 1000 personnes issues des 1000 foyers éducatifs du Monde d’alors. Il aurait pris une pierre ici, un coup de pied au cul là, une baffe ailleurs, il aurait pu prendre 10 coups de couteau dans le coeur de la part d’un maniaque mais il n’aurait pas subi un si long supplice devant une foule complice, lâche et sadique.


    L’éducation, que j’avais soutenue mais dont je ne veux plus désormais, conduit à des millions de situations où une mère doit regarder son fils subir un supplice sans avoir le droit de le protéger, sauf à y passer aussi (Cas de la mère qui avait protesté contre Louis XIV, son fils ayant été tué d’avoir bossé dans des conditions dangereuses dans le chantier de versailles).
     
    Je trouve ça délirant ou en tous cas très antinomique ou dirimant de ce qu’on brandit par ailleurs comme idéal parental.


    Vous avez bien éduqué vos enfants.
    Félicitations.

    Un jour votre fils trouve que son armée fait des choses atroces. Il trouve ça insoutenable, indéfendable. Il publie des documents secrets et se retrouve dans la situation que vit en ce moment Bradley Manning. Emmuré à vie.

    Et vous, vous viendrez ici nous dire bravo à ce système éducatif dans lequel l’obéissance au général, à la Police, au Président est incluse.
    Et si votre épouse grimpe aux rideaux, vous lui collerez deux baffes.


    Que votre fils publie des documents secrets prouvant des exactions de sa compagnie, qu’il cambriole une banque ou qu’il couche avec sa soeur, s’il est condamné à être supplicié pendant deux heures en place de grève, vous viendrez nous dire que l’éducation à la norme est la bonne solution et qu’il n’a que ce qu’il mérite. 
    Moi, à l’autre bout de la place, j’agiterai un panonceau « Ceux qui l’aiment devraient avoir le droit de le protéger contre la meute. Il ne doit pas subir ça en ayant l’impression que personne ne l’aime, que tous le haïssent »


    J’ai l’impression que vous ignorez que des millions de gens très éduqués ont été de parfaits tortionnaires.

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