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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 25 octobre 2012 19:25

    Bonsoir Covadonga,

    Dans une confrontation de totems, chacun peut dire que l’autre cherche à détruire le sien.

    Une femme délaissée dit de sa concurrente qu’elle cherche à la détruire.
    Le boucher de rue dit du supermarché qu’il cherche à le détruire.

    ’’Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous’’.


    Cela posé, pouvez-vous fournir des preuves de ce que vous dites ?



  • easy easy 25 octobre 2012 18:14

    Correction
    Faute d’autre mot, en considérant que l’immigré, le naturalisé qui refuse le totem national est souvent d’une autre couleur, on récupère et on ressert le mot racisme, pourtant inadéquat. 



  • easy easy 25 octobre 2012 18:12

    Autrefois, le Français se croyait supérieur tant en termes de capacités qu’en termes d’éthique, parfois même se croyait-il supérieur selon le jugement de Dieu.

    Depuis un siècle, cette sorte de racisme est invalidée par les preuves que les autres peuvent penser et faire comme les Blancs. Même l’éthique des autres semble parfois sinon souvent meilleure. Même le jugement de Dieu ne semble plus favorable aux Français blancs.
    Il n’y a en tous cas pplus aucun doute, dans l’esprit des Français blancs, sur les capacités des uns et des autres : elles sont équivalentes. 


    L’ancien racisme est mort.


    Mais, s’y est substitué une autre forme de rejet beaucoup plus politique, idéologique versant dans « Ils ont les mêmes capacités que nous mais ils ont un objectif, des valeurs, des considérations, des priorités, qui sont différentes et incompatibles »

    Ce rejet anime tous les camps. Dans chaque région du monde il y a des gens qui rejettent l’autre non plus pour ses capacités puisqu’on les sait égales ou équivalentes, mais pour sa volition, sa vocation et sa vision différentes. 


    On n’a pas trouvé de nom pour cette sorte de rejet qui n’est pas inédit dans l’Histoire mais qui est devenu ces temps-ci très central des mécanismes de rejet.

    Comme ce rejet se fonde par ailleurs sur un concept consistant à dire qu’un peuple et une nation n’existent que dans la mesure où les gens sont animés d’un même objectif de groupe, que dans la mesure où ils croient en un même totem (et mêmes tabous) on pourrait le nommer xénophobie. 
    A la difficulté près qu’en raison des immigrations (nombreuses dans tous les pays) ce n’est pas vraiment l’étranger qu’on rejette, c’est surtout l’immigré, le naturalisé, qui refuse le totem national qui est rejeté. Alors comment mieux nommer ce rejet puisque xénpophobie ne convient pas bien ?

    Le mot le plus juste serait valeurisme ou totémisme. « Nos valeurs, notre totem (et notre tabou) sont meilleurs que ceux des autres ». Car c’est vraiment cela que les Français pensent, c’est cela que les Saoudiens pensent, c’est cela que les Thaïlandais pensent, c’est cela que les Autraliens pensent.

    Mais va savoir pourquoi, valeurisme n’est pas retenu, et totémisme non plus. (peut-être parce que chaque nation à un peu de mal à définir très précisément ses valeurs ou son totem)

    Faute d’autre mot, en considérant que l’immigré, le naturalisé qui refuse le totem national et souvent d’une autre couleur, on récupère et on ressert le mot racisme, pourtant inadéquat. 

    Tant qu’on n’aura pas trouvé le mot juste pour désigner ce rejet (qui existe dans tous les pays à masses d’immigrés) qui ne porte que sur le refus du totem national, on devra se contenter du mot racisme et on sera dans la confusion la plus totale. 

    Tout le monde aboie sans savoir exactement à quel propos



    Prenons donc, en tous cas provisoirement, ici, le mot totémisme.
    D’une part, les Français blancs, de vieux jus soli, ont-ils tous le même totem (ou bouquet de totems) ?
    Avant 1950, ça n’était pas évident du tout. Ils n’étaient à peu près d’accord que pour dire « Sales Boches » Mais à part ça et la baguette de pain, ils n’étaient pas d’accord sur grand chose.
    Or, depuis que des immigrés faisant souche ici prétendent importer une religion exotique (autrefois rivale) voilà les Français qui se disent de fondamentaux chrétiens. Ils ont chié sur les curés pendant un siècle mais les voilà soudain à se réclamer du bénitier. Soit. Ils en ont le droit et ce n’est pas plus mal.
    Mettons donc que les Français de vieille souche aient comme totem commun leur constitution, leur manière de voter, leur manière de se marier et leurs mille avatars chrétiens. Mettons qu’ils aient aussi de commun, faut le dire vite, le droit à la pilule, à l’avortement, au Pacs, ...


    Si c’est à peu près ça le totem des Français de vieille souche, est-ce que les totems que les Français de souche récente veulent implanter sont compatibles ?

    Il y avait comme une sorte de « Pourquoi pas » qui a prévalu entre 1950 et 1970. Il n’y avait pas d’interdictions contre les totems d’immigration. Mais depuis 1970, il semble que des incompatibilités soient apparues. Une partie des totems importés ne conviennent pas aux Français de vieilles racines. D’où l’actuel totémisme.


    Est-ce négociable ? Je pense que tout est négociable mais il faut que chacun convienne de la nécessité de négocier, donc de modifier ses prérogatives. Chacun doit mettre de l’eau dans son vin et en toute logique de jus soli, les nouveaux entrants doivent consentir à mettre plus d’eau dans leur vin que les natifs. A moins que ces entrants soient en position de force comme l’ont été les colons américains face aux Amérindiens.

     



  • easy easy 25 octobre 2012 13:08

    Au début de l’automobile, de la machine à laver, du téléphone, il y avait plein de viandeux qui disaient n’en avoir rien à cirer, à pouvoir s’en passer, à pouvoir se contenter de l’état de pur viandeux.

    De nos jours il en reste encore de purs viandeux tels les Amish M’enfin, il y a bien la moitié du monde qui a déjà utilisé un des proto cyborgs.
    Il y a bien des pauvres qui ont déjà un téléphone qui leur permet de voir et d’être en temps réel partout à la fois. Sauf en prison où c’est interdit.

    Si au départ ce sont bien les plus riches qui se transforment en cyborgs, les gueux suivent de près.

    Mettons qu’au lieu de remplacer les vrais yeux par des cyberyeux, on place au-dessus des yeux normaux un ou deux cyberyeux et que ces cyberyeux (qui coûtent évidemment très cher au départ) finissent par ne plus valoir que 500€. Et cela alors que ces cyberyeux permettent de voir à travers les murs, de reconnaître un visage à 3 km, de détecter dans une foule qui nous veut du mal...Vous refuseriez la dépense ?


    Vous refuseriez cette dépense alors que vous avez accepté la voiture, le scooter, le téléphone, les couronnes dentaires, l’ordinateur ?

    Nous finirons inévitablement cyborgs.

    A l’état nanométrique, nous danserons sur les possibilités quantiques et il nous suffira probablement de nous concentrer (ce que nous saurons mieux faire que de nos jours) pour nous « déplacer »
    Nous pourrions a priori vivre et aller d’importe où dans le cosmos. M’enfin en attendant ces déplacements, nous serons très bien ici et aucun viandeux ne pourra empêcher les cyborgs que nous serons devenus d’utiliser la place dont nous aurons besoin sur Terre. Ce sera néanmoins une très petite place. Peut-être invisible à l’oeil nu.



  • easy easy 25 octobre 2012 11:36

    Nous devenons cyborgs.

    Le cyborg ne fait déjà plus concurrence avec l’homme mais avec le surhomme. On ne va pas remplacer une jambe en viande qui court à 10m/s par une jambe de synthèse qui court à 10m/s mais par une roue qui court à 1000m/s.
    L’oeil cyborg remplace dans un premier temps un oeil perdu dans un accident. Mais dans un second temps, il remplacera un oeil sain pour voir bien mieux et depuis mille places à la fois. L’oreille pareil, le nez pareil.
    Et le cerveau pareil.
    Il va donc y avoir une augmentation très rapide de la cybernétisation des hommes et plus ils seront cyber, plus ils domineront les viandeux.

    Encore quelques olympiades et les handicapés feront les meilleures performances. Les jeux changeront donc de nature ou de classe et deviendront des foires aux cyborgs.


    Numériquement, à moins de se payer des jambes made in Pakistan qui se déglinguent en 8 mois, les cyborgs à matériel cher seront peu nombreux.
    Mais déjà ce petit nombre de « gens » aux propriétés physiques extraordinaires gouverneront le monde
    Or, ils ne se nourrisent pas de carottes, ni même de surimi les cyborgs.

    Alors qu’ils seront très dominateurs, très décisionnaires (Il est évident que nos futurs présidents seront des cyborgs dont les performances évolueront de jour en jour, chaque matin ils se chargeront un logiciel nouveau) ils n’auront aucun intérêt pour les carottes et les navets dont se nourriront encore les pauvres viandeux.


    De nos jours, être 100 milliardaire n’apporte pas de plus par rapport à être 100 millionnaire. Parce qu’on mange la même chose que les gueux, parce qu’on a la vue qui baisse en vieilissant, comme les gueux, parce qu’on se choppe des grippes comme les gueux, parce qu’on perd sa mémoire comme les gueux.
    Ce n’est pas satisfaisant pour les très riches. Ils veulent que leur fortune leur offre une plus nette différenciation de sort et ça passe par la case cyborg. Déjà, si l’on proposait à un milliardaire de construire un cyber cerveau (en dehors de lui) qui réagisse à son identique, ça lui plairait, il subventionnerait et lui survivrait donc un cerveau « comme le sien » mais qui s’améliorera au fil des progrès BANG.


    Tout ça fait que la question des carottes et des maïs deviendra le souci des seuls viandeux.

    Dans le monde cyborg, tout se recycle (faut de l’argent mais c’est possible). Ça fait que le cyborg minuscule de demain ne consommera que très peu de matière et d’énergie. Il deviendra très petit et visera un dasein submoléculaire. 
    Une eau macroscopiquement sale ne l’est plus au niveau nanométrique,. L’être cyborg hyper petit peut, s’il a encore besoin d’eau, prélever dans une fange les molécules d’eau (comme le font les radicelles des végétaux, voire en triant encore mieux qu’elles)

    L’être cyborg nanométrique n’a que faire des crottes de chien, que faire des terrains de golf, que faire des orchestres philharmoniques (il peut jouir d’émotions artificielles, ressentir ce qu’il veut quand il veut et où il veut).
    Et il peut se marier à un, deux, mille, cent mille autres entités pour former un multi-être.


    Comme tout ça n’est pas très loin, les questions que nous nous posons aujourd’hui concernant les moyens de subsistance de 10 milliards de viandeux seront très vite obsolètes.


    Il y aura probablement encore longtemps des viandeux mais leur combat pour cultiver de bonnes tomates et fabriquer de bons fromages aura l’air de plus en plus dépassé. A part dans quelque groupe viandiste où une omelette aux morilles restera une valeur sûre, pour les autres viandeux qui regarderont avec envie les cyborgs, la faim, le froid, la maladie, le temps, les distances, la fatigue, la vieillesse, ressortiront dépassés.


    Concernant la question de la valeur du viandeux Vs valeur du cyborg, il y aura bien des batailles de mots. Mais la victoire sera aux cyborgs. Déjà de manière dialectique mais aussi de manière martiale s’il le fallait.

    Il y a trop de turpitudes vécues par le viandeux. Il y a trop de contradictions dans ses éthiques (il se voudrait saint mais dénie alors être égocentrique voire égoïste). Le cyborg n’a pas ces embarras (exit la fécondation, l’avortement, le meurtre, le vol, le viol, les rateaux, les lapins, les sida, la prison, les lynchages...)

    L’être de demain se passera complètement de tout ce qui est biologique. Iil n’aura pas besoin de l’éradiquer pour autant mais la Terre redeviendra une friche sauvage qu’arpenteront des sortes humanoïdes équivalent de nos Cro Magnons.


    Ca ne veut pas dire qu’il faille pour autant ne plus lutter pour continuer de produire de bonnes carottes mais ça veut dire qu’il ne faut pas paniquer de manière absolue. Chacun de nous, encore très largement viandeux, a certes du souci à se faire pour remplir son estomac demain et dans un an. Se faire du souci pour soi, pour ses enfants, ses amis, ça a encore du sens. Mais se faire du souci pour l’Humanité de l’an 3000 n’a plus de sens (ça en avait avant l’an 1500).


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