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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 24 octobre 2012 13:11

    Oui.

    D’autant que cet enfant participait à des actions a priori réservées aux adultes.


    Depuis Hugo, il n’y a pas de meilleur biais pour se poser en sauveur et juge que d’utiliser l’enfant en le plaçant en victime dans quelque triangle de Karpman.
     
    (A dire alors qu’avant l’enfant, on avait utilisé l’esclave, puis le Noir, puis le colonisé)

    Sur AVox, comme partout, les rédacteurs n’exposent pas leur relation directe avec quelque personne (binôme alors). Ils n’exposent que des triangles où depuis le sommet juge-sauveur où ils se placent, ils exposent les malheurs de quelque victime tombant sous les coups de quelque bourreau. 
    Ils ne disent pas « Mon enfant est tombé sous les coups d’un CRS », ils disent qu’un enfant est tombé sous les coups d’un CRS.
    Ils ne disent pas « Ça me fait chier d’être empoisonné par Fukushima ». Ils exposent que des méchants de Tepco empoisonnent des pauvres victimes.
    Ils ne disent pas « Ça me fait chier d’être mal payé ». Ils disent que des méchants capitalistes baisent de pauvres victimes. 

    C’est le style journalistique à la Albert Londres où le journaliste semble n’étre pas personnellement concerné. N’étant pas impliqué, son jugement semble alors objectif donc équitable et juste. 

     



  • easy easy 24 octobre 2012 12:44




    Laissons de côté les causes. On les connaît trop.

    Examinons les solutions possibles.

    Simplifions la problématique de l’identité à la question du jus soli, d’autant que vous-mêmes, vous vous fondez largement dessus (vous faites des envieux y compris parmi des descendants de Gallo-romains tant vous chantez bien votre Loire. Ce point n’est pas anodin).

    Si donc l’idendification (car c’est une démarche, même pour un natif, a fortiori pour un non natif) est capitale, offrez-lui des éléments d’appropriation.

    En l’occurrence transcendantaux puisque vous ne pouvez lui offrir un bout de Loire.

    Comme éléments transcendantaux susceptibles de servir de support à une identification au sol, je pense aux principe des morts, des tombes, des cimetières. C’est un argument universellement puissant. 
    Dans votre secteur Ouest, il n’y a probablement pas de cimetières à soldats sénégalais. Peut-être qu’en cherchant bien, vous pourriez tout de même trouver quelque tombe.

    Auquel cas, une sortie en groupe avec visite aux morts africains pourrait lui donner le sentiment qu’il a enfin une responsabilité qui consiste à défendre cette tombe, ce cimetière et les habitants qui le veillent.

    Sur le coup, vous l’entendrez encore vociférer sur le sujet des soldats africains, mais peu importe cette apparence colérique, au fond, il aura fixé ses idées sur ce bout de terre et retenu qu’une tombe ne perdure que si tous les survivants la respectent.

    Posons qu’a prirori tous les hommes du monde, à part quelques Diogène, ont besoin d’un totem.
    Il y en a alors de deux sortes : les totems qu’on transporte avec soi (gri-gri, religion, kippa...) et ceux qui sont liés au sol.

    En l’occurrence, concernant tous les enfants de France issus de parents immigrés, il faut les aider à construire leurs idéaux autour de quelque totem fixe (arbre, rocher, immeuble, monument)


    Quand j’étais enfant, à Saïgon, je vivais dans l’enceinte de l’aéroport civil-militaire. Comme c’était juste après le départ des Français suite à Dien Bien Phu, nous vivions donc dans un contexte matériel très français.
    Parmi les éléments français, (maisons art déco, avions Caravelle, voitures...) il y avait un truc que les français aimaient bien poser partout où ils allaient : Un poteau de 10 m de haut comportant des flèches indiquant les directions et distances des villes importantes de leur monde (dont Paris évidemment) 

    Pourquoi les Français avaient-ils édifié ce poteau indicateur sans aucune utilité matérielle ? Parce qu’il avait une utilité immatérielle. Il leur offrait de reconsidérer le centre de leur monde. Ce n’était plus Paris comme ils l’avaient appris à l’école, mais l’Indochine. En re-situant leur centre du monde à Saïgon, ils pouvaient réduire leur sentiment d’exil, leur nostalgie et du coup s’investir davantage dans le pays. 

    En un siècle de présence en Indochine, les Français qui y ont vécu, n’ont pas aimé le pays de la même manière. Au départ, ils n’y voyaient qu’une terre étrangère à exploiter. Mais au fil des générations et de l’édification des tombes de leurs parents, ils en sont devenus amoureux. Pareil en Algérie pour les Pieds-Noirs.



    Je ne trouverais pas dommage que dans chaque collège, il y ait chaque année implantation d’un nouveau totem dont les flèches seraient confectionnées par les élèves. Les élèves grandissent, quittent le collège, se marient et un jour, repassent devant avec leurs enfants en leur montrant la flèche à laquelle ils ont participé.
    Ce jour-là, ils achèveront leur long processus d’identification au sol.


    Il y a mille déclinaisons possibles de ce principe.

    Les tags sont la manifestation de ce besoin qu’on les gens de marquer une place de leur présence, immédiate ou transgénérationnelle. Les jeunes dont les parents ne sont propriétaires d’aucun lambeau de terre ne peuvent pas se sentir amoureux de l’endroit où ils vivent. Ils jalousent et vandalisent par dépit. 



  • easy easy 24 octobre 2012 10:37

    C’est bien ce qui me semblait.

    Les Hutus reprochent aux Tutsis d’avoir dominé depuis plusieurs lustres et d’avoir conservé encore bien de bonnes places.

    Je peux donc répéter, pour en revenir au sujet de ce topic, que l’auteur nous pousse à avoir envers ceux qui dominent (cette fois il ne s’agit plus d’une ethnie mais d’une classe sociale basée sur le seul niveau de fortune) une attitude de renversement qui peut, bien plus que d’autres sortes de révolutions, passer sanglante et aboutir à un carnage hystérique de type 1789 ou Rwanda.

    Pour m’exprimer autrement, j’aurais été un gueux de 1789, avec ma mentalité actuelle, j’aurais refusé de participer à cette révolution.

    Sur la base d’un massacre prémédité et organisé, on n’installe pas un avenir d’espérances mais de terreurs. 

     



  • easy easy 23 octobre 2012 16:24

    Vous n’avez pas dit ce que les Hutus reprochaient aux Tutsis



  • easy easy 23 octobre 2012 08:55

    Moi aussi je suis allé voir The lord of rings pour les images : la mine, le village Hobbit...
    Il y a toujours une part d’imagerie dépaysante que nous recherchons tous.
    En l’occurrence, Alien avait proposé une imagerie nouvelle, pas Prometheus.

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