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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 20 octobre 2012 15:46

    Oh mais, c’est donc à vous que revient de nous faire un papier sur les voies de navigation supplémentaires (canaux) qui ont été faites pour envoyer tout ces jus à Paris !

    J’ignore qui du vin, du blé, de la viande ou du bois (charbon) aura le plus justifié nos canaux m’enfin il me semble que le vin constituait une Trèèèèèès bonne raison.



  • easy easy 20 octobre 2012 15:13

    Vous approuvez Ulysse dans tout ce qu’il fait. Un seul son de cloche vous suffit. Vous n’envisagez pas que les prétendants puissent avoir le moindre argument en défense. Vous n’êtes pas compliquée.
    C’est très vivifiant d’un point de vue personnel.
    Ca convient exactement à tous les gamins de notre pays qui n’en font qu’à leur tête, en ne considérant les choses que depuis leur point de vue et qu’on qualifie de violents.



  • easy easy 20 octobre 2012 14:54

    C’est une des références majeures de notre culture.
    Ce chant invite chacun à développer sa métis, sa détermination, son égocentrisme, sa perfidie, sa cruauté, son autoritarisme, son pouvoir, y compris de tuer.

    007, Superman, Batman idem.
     
    « Je rentre chez moi après des années, je vois que des types ont tourné autour de ma femme (sans jamais lever la main contre elle), je les massacre de plein droit sans le moindre procès ».

    Ulysse est un roi. Il a donc le pouvoir de tuer à discrétion. Mais comme de son statut de roi on n’en voit jamais rien sinon dans le massacre final, et encore, on a plutôt l’impression que c’est un brave soldat, un mercenaire courageux qui, rentrant chez lui, peut tuer qui il veut sans procès.
    Il suffit à n’importe quel gamin de lire ce poème pour être convaincu qu’il peut et doit faire ce qu’il veut en n’étant limité que par lui-même, sa force, sa ruse, sa chance.


    Ce n’est pas forcément mauvais sur le plan de la psychologie des initiés : quand on est homériste, on peut se sentir parfois abattu mais jamais coupable. On se sent libre d’exercer toute sortes de violences et on ne déprime pas.

    Mais la contrepartie de l’énorme énergie qu’insufle ce poème, c’est qu’il incite aux meurtres expéditifs. C’est très vivifiant sur le plan individuel, ça pousse à devenir Cartouche, Sirven, Al Capone, Tapie, Surcouf, Dédé la Sardine...



  • easy easy 20 octobre 2012 13:52

    Quel que soit son style, domen inclus, un bâtiment monumental (érigé par une masse) est là pour dire le pouvoir de la masse coagulée et fait fantasmer d’en diriger une (de mille manières y compris en chantant)

    Lorsque l’oeuvre monumentale n’est qu’un tas de cailloux du genre chorten rustique, elle n’évoque que la présence d’un groupe certes coagulé autour d’un concept mais sans trop d’objectifs ni ambitions de démonstrations. Il persiste un côté « Chacun a apporté sa pierre quand il a eu envie mais certains en ont sans doute retiré quand ils en ont eu envie »


    Lorsque l’oeuvre est complexe, techniquement hors de portée des simplets et surtout infragmentable, indémontable, elle dit la hiérarchie irréfragable entre les individus (savants Vs ignares).
    Quand elle est pleine, elle peut néamoins donner l’impression que le groupe est autour et que personne n’a de place particulière.
    Quand elle est creuse et qu’y circulent ou y vivent des gens, il n’y a plus de doute, elle affirme qu’ils dominent les autres.


    Entre temple à une divinité et palais à la Versailles (ou Ceaucescu) qui abrite un tyran (il y en a de toutes sortes), il existe une nuance (pouvoir par procuration Vs pouvoir direct) mais elle est faible.
    Dans les deux cas, ça provoque une arrogance de la part de ceux qui considèrent profiter de la Force par adhésion fasciste (Cf soumission volontaire) et un effroi de la part de ceux qui se sentent perdants du point de vue de leur liberté d’auto détermination.




  • easy easy 20 octobre 2012 12:20

    On a fait beaucoup de progrès en matière de réflexion sur ce qu’est la réalité et le temps, surtout depuis la mécanique quantique.

    Mais in fine, en Justice, on en reste aux anciennes considérations qui sont celles de la meute.

    Puisque toute singularité de cas individuel se juge en Justice selon des critères de meute, les considérations plus modernes, plus indéterministes, plus nuageuses sur la réalité et sur le temps ne valent rien, ne débouchent sur rien et n’ont pas la moindre réalité tangible ou application, ne nous font pas sens.

    Les arguments qui peuvent donner corps à des visions plus évoluées de ce qu’est le temps et la réalité sont essentiellement ceux fournis par le logos et par la séparation des choses en Bien/Mal

    Or logos et manichéisme n’existent que par la meute.

    Dès que nous parlons, dès que nous décrivons une chaise, nous mentons (volontairement / involontairement). Sans dire qu’en décrivant si mal la réalité de la chaise nous tuons cette réalité, nous la dénions pour le moins. Et nous organisons notre vie sur une montagne de dénis (qu’il n’y a pas à qualifier en Bien/Mal)
    .
    Et en plus de très mal décrire la chaise, il y a dans ce que nous en disons une indication qu’elle est bien-belle / mal-moche.

    Admettre que le verbe, ajouté au manichéisme (probablement inséparables), déforme toujours la réalité et le temps nous permettrait non pas de mieux décrire une chaise mais au moins d’être moins arrogants quand nous la décrivons.
    Mais le problème alors c’est que nous n’aurons plus l’arrogance nécessaire pour pendre quelque bandit. 

     
    Notre tendance à simplifier les réalités et le temps est la conséquence directe de notre envie de pendre les bandits, de condamner durement (Etant à comprendre que les bandits pensent eux aussi selon les principes dominants de meute et que eux aussi se sentent l’arrogance suffisante pour tuer) 

    Il est flagrant que nous sommes capables d’inventer des transcendances les plus folles, de procéder à des abstractions délirantes mais que nous restons volontairement très primaires quant à dire ce qu’est la réalité. 

    Pourquoi tant d’imagination et de poésie d’un côté et tant de rusticité de l’autre ? Pour pouvoir pendre un bandit.


    Est qu’est le bandit, au fond ? C’est surtout le subversif, l’inconoclaste, celui qui brise le totem autour duquel la meute a convenu de coaguler. 

    Il y a d’abord un totem autour duquel se forme une meute (qui permet le déploiement d’une Force). Il y a donc un logos qui permet de dire « Vive le totem, mort à l’anti-totem ». C’est un logos manichéen très sommaire et du coup, le concept de réalité et de temps, dans la pratique quotidienne du groupe, est un concept simplissime qui permet en un éclair de mobiliser les esprits, former meute soudée et lancer une attaque ou contre attaque.

    Parce qu’elle tient à pouvoir tuer (à moinser, à plusser), la meute tient à définir une réalité et un temps ad hoc de manière bornée. L’injure, le motto, le slogan, l’aphorisme, en sont des avatars.

    Ce phénomène de bornage est moins fort chez les peuples qui ne font pas une fixation sur la Justice (Il ne leur vient pas à l’idée de dire « The buck stops here »)

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