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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 24 octobre 2012 18:04

    Je préfère.

    Je vous remercie.



  • easy easy 24 octobre 2012 16:34

    Je vous prie de m’excuser de vous répondre nonobstant l’ensemble de vos productions et de ne le faire que par rapport à ce papier.

    Sur ce papier, vous avez joué l’ange-juge en utilisant deux protagonistes que vous observez avec l’oeil neutre d’Albert Londres tu parles.
    Ces deux protagonistes sont qualifiés par vous en position l’un de victime, l’autre de bourreau. Vous procédez du triangle de Karpman.
    Et à la suite d’Hugo, vous utilisez l’enfant. (encore serait-on allé le chercher sans son école pour lui casser le crâne, mais non, il était parmi mes manifestants).
    18 ans tu meurs le crâne fendu, Caroline ne se sent pas inspirée.
    17 ans et 11 mois, ça l’inspire.

    Il va de soi que vous ne réclamez pas la violence, vous n’êtes pas plus originale que n’importe qui d’autre sur ce point.
    Mais je vous dis que comme des millions d’autres journaliste (à quoi bon poser des guillemets), en utilisant les enfants dans votre jeu Karpman, en posant que c’est affreux de tuer des enfants, vous validez qu’il n’est pas affreux de tuer leurs parents.

    Il y a eu l’humanisme avec le cortège des perversions que cette vision du monde centré sur l’homme a engendrées.
    Il s’y est ajouté le femmisme et le puérilisme avec leur autre cortège de perversions.

    On divise, on sépare, ici les gentils, là les méchants, ceux qu’on peut torturer, ceux qu’on ne peut pas torturer. On dénie l’Union de tous et de tout.

    Voyez-vous, depuis le « Ich bin ein Berliner » (énoncé sans risque) c’est par millions que des gens se posent en « Je suis du côté du pot de terre » (quand ils ne risquent pas grand chose à le dire). Ils se gargarisent de mots qui les encensent à bon compte. Plus il y a de petits (phoques ou enfants) écrasés, plus ça leur donne des occasions de se faire mousser le plumeau. 

    Et ce genre de tartarinade n’a jamais rien changé (sauf pour la guerre du Vietnam)

    Or, il serait beaucoup plus sincère, plus introspectif de la nature humaine et de notre cochon de dire « Je suis un Hitler » ou « Je vois du Hitler en moi. Je n’apprécie pas trop mais je le vois »


    Un juge ne dit jamais « En tant que pécheur, je juge que.... » ?
    Il juge toujours en se posant en saint. Pas de manière formelle, mais implicitement et par le seul fait qu’il fait focaliser les regards sur les deux parties, le gentil et le méchant.

    Tous les Hugo, tous les Albert Londres ont procédé de la très confortable position de juge.


    Les écrivains qui ont parlé de leur propre cochon, de leurs propres turpitudes et faiblesses sont rarissimes. Ils ne proposent de condamner personne, ils ne jouent pas du triangle de Karpman.



  • easy easy 24 octobre 2012 15:54

    Je conviens que des docteurs soient sanctionnés pour leur faute en tant que docteurs.

    Mais la prison me semble être une solution absurde (quelle que soit la faute)


    Ils doivent réparer tout ce qu’il leur sera humainement possible de réparer et être disqualifiés jusqu’à preuve du contraire.

    Mais les envoyer croupir en prison ne sert à rien d’autre qu’à établir le vieux principe de la torture légitime et légale.
    « Je souffrais. Ils ont souffert 7 ans de prison, je ne souffre plus »
    Il faut en finir avec le concept de Justice comme si elle pouvait résoudre tous les problèmes

    Il faut en finir avec le principe selon lequel il est normal de s’en remettre à des docteurs car ça revient au principe du bouc émissaire selon lequel, à part les coupables, les autres sont innocents. Les uns des diables, les autres des anges.

    Il faut en venir à une attitude plus profondément citoyenne où chacun doit assumer tant son destin que les turpitudes de ses choix.
    Quand on vit sur les pentes d’un volcan, au bord de la mer, suspendu à une falaise (Bonifacio), près d’un aéroport, on sait les risques. Quand ça se passe mal, on doit assumer. On doit donc assumer même avant l’accident.

    Quand on est prompt à diaboliser des docteurs, on est aussi prompt à diaboliser des politiques ayant abusé de leurs pouvoirs alors qu’au fond, on n’aurait jamais dû leur en donner autant. 


    Le principe de la servitude volontaire ?
    Dès qu’il existe des lois très dures dans une société, les gens vont vite à préférer ne pas être responsable et à désigner alors des responsables, certes grassement payés tant que tout se passe bien mais qui morfleront dur quand ça se passera mal.
    C’est de la magie dont le tour consiste à jouer à croire qu’il existe des thaumaturges en jouant sur la probabilité faible qu’ils s’avèrent incapables. Du coup, les docteurs magiciens ne tiennent ce rôle que pour des choses exceptionnelles. Il n’ont pas à résoudre les bobos ordinaires trop nombreux, ils n’ont à résoudre que les malheurs rares.

    Nous jouons aux dés.

    C’est ce principe qui fait que par exemple les Japonais (les Français et Anglais aussi) ont majoritairement préféré être locataires de leur habitat, laissant au seigneur ou proprio la charge entière de son entretien ou de sa reconstruction en cas de TDT ou incendie.


    Le tribunal d’Aquilla a raté une belle opportunité de fournir au Monde un jugement original.


    Les gens vont souvent à dire que les puissants se serrent les coudes, Allègre volant au secours des docteurs de la Terre, Lang volant au secours de Polanski
    .
    Ce n’est pas si simple, les gens au pouvoir ne tardent jamais à sacrifier l’un d’eux. Chacun des docteurs du monde se dit « En tant que docteur posé en responsable, je suis très bien payé. Si je défaille un jour, je vais morfler. Mais la probabilité que ça arrive est faible. Alors je prends le risque de jouer à ce jeu dangereux. Si un autre docteur est pris en défaut, je vais le pousser vers le bûcher pour perpétuer le principe du docteur responsable donc bien payé »

    Edouard VIII (futur duc de Windsor) avait fait un truc dingue. « Vous pensiez que j’étais le Docteur suprême. Bin en fait, mon jeune frère bègue et introverti ferait aussi bien le Docteur à ma place. Moi je laisse là mes compétences de docteur et je pars conter fleurette à Wallis ».
    Ce qui voulait dire en somme que n’importe qui pouvait jouer au docteur (Georges VI ayant été un enfant du placard)
    Ça a été une catastrophe pour tous les docteurs (et leurs épouses, et leur suite) et ils lui en ont énormément voulu.



  • easy easy 24 octobre 2012 14:13

    Yalatane ne prend pas le problème à l’envers.

    C’est prendre le problème à l’envers que de lever les bras au ciel quand un enfant tombe sous les coups de CRS.

    Les coups de CRS sont fondamentalement méchants, qu’ils atteignent un mec de 100 kilos, une femme enceinte ou un enfant.
    Le cirque qui est fait par les millions d’Albert Londres quand un enfant palestinien se fait cribler de balles est précisément ce qui permet que perdure alors le fait que des adultes se fassent massacrer.

    Mais l’utilisation de l’enfant dans le triangle de Karpman, tout le monde la connaît désormais. Et les manifestants ou révolutionaires de tous bords n’hésitent pas longtemps avant de pousser des femmes ou enfants en première ligne voire en bouclier.


    Henri Dunant n’ayant pas pu faire cesser les batailles entre adultes (dont les morts font les orphelins traumatisés et vengeurs) il s’était rabattu sur la protection et les soins aux blessés. Là-dessus, il n’a pas eu trop de mal à convaincre les belligérants et il devint tabou de tirer sur une ambulance.
    Bravo !
    Le résultat c’est qu’il n’en est devenu que plus légitime de tirer sur un ennemi (dommage de le seulement blesser alors)
    Les soldats US qui rentrent du Vietnam ou de l’Irak, qui ont pourtant bénéficié de Dunant sont traumatisés par la violence légitime ou au moins légale.


    C’est la violence globale, même légale, qu’il faut dénoncer, y compris contre des collabos, contre des femmes qui ont couché avec l’ennemi, contre les délinquants de droit commun, contre les Bradley Manning, donc contre tout adulte.
    Il n’y a pas à séparer entre ceux qu’il est légitime de torturer et d’autres qu’il serait illégitime de tuer.
    Dire qu’il est injuste de tuer DSK à 15 ans mais juste de le pendre par les couilles à 60 ans, c’est de la sempiternelle connerie.



    Dès qu’on admet une violence légale, légitime, normale, on va à mettre la loi de son côté pour l’exercer. On est alors fondamentalement violent.
    Et comme trop de gens sont fondamentalement violents, tout le monde trinque, enfants in utero compris


     



  • easy easy 24 octobre 2012 13:26

    Faites ce que vous voulez mais de sorte qu’il y ait une trace et que cette trace ne perdure que grâce à la bienveillance des autres. Chacun se sent veillé, protégé par les autres dans la mesure où il aura participé à ce jeu collectif.

    Exemple à peaufiner : Chaque élève doit apporter une boîte en carton dans laquelle il aura placé je ne sais quel message. Ces boîtes sont colorées en bleu cette année. On place ces bôites dans une benne, une entreprise vient récupérer, broie et en fait une pâte à papier (alors bleutée) avec laquelle on fera les couvertures d’un livre, p’tet le trombinoscope de tout le collège. Chacun finira l’année avec un livre dont la matière même provient de lui et considérera qu’il y a 500 autres élèves qui auront chez eux le même livre comportant une partie de lui.

    Cette pâte peut aussi servir à fabriquer un crayon à mine.

    C’est un totem moins enraciné que celui du poteau à flèches mais ça peut aider.

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