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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
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Derniers commentaires



  • easy easy 26 octobre 2012 16:41


    Le cyclisme utile à votre thèse vous conduit à répondre à mes remarques sur les imperfections des cycles par :
    «  »« C’est précisément là, avec ce doublet que s’opère le miracle du vivant qui ne vise que la reproduction ne varietur et qui, au final, est la chose la plus créative au monde »«  ».

    A la suite de mon commentaire, vous admettez tout de même les imperfections mais sans dire d’où elles viennent et pour les marginaliser comme accidents sans doute puisque le dessein fondamental de la Volonté serait, selon vous, de reproduire ne variatur.



    En termes minéralogiques, il n’y a aucune reproduction. Il existe des cycles -très approximatifs- tel celui des sédiments, qui, à force d’être enfoncés par des sédiments plus récents, se retrouvent à fondre très bas, sous hautes pressions et à redevenir roches cristallines (métamorphisme). Mais ce n’est cycle que pour les cyclistes tant c’est approximatif et irrégulier.

    De même un cycliste peut parler du cycle de l’eau, mer, nuage, pluie, rivière, mer. Mais faut vraiment être cycliste pour voir ça ou pour ériger ça en principal.

    Il n’y a tellement pas de cycle en météo qu’il faut une veille permanente d’ingénieurs pour nous prédire le temps qu’il fera demain. (Alors qu’on n’a pas besoin de spécialiste pour nous dire que demain, à midi, l’horloge marquera midi. Cet objet ayant été conçu et fabriqué par des cyclistes)



    En termes biologiques les cyclistes voient aisément le ne variatur, ADN & ARN compris, alors qu’en fait, si la Volonté l’avait voulu, la reproduction se ferait de manière mitotique (comme la plupart des bactéries), non de manière méiotique.

    (Il faut être cycliste pour concevoir la réincarnation.)



    La mitose des bactéries reproduit des individus vraiment identiques aux accidents près mais les méioses reproduisent forcément des individus différents. Ne reste de cycle que le principe : « Tous les lions copulent et il en résulte des lionceaux ».
    Cette assertion n’est vraie que pour les cyclistes. Les autres gens peuvent convenir qu’il y a cycle mais préfèrent voir qu’il y a des lionceaux toujours différents, donc non-cycle, non régularité, donc différences et originalités à tous les coups.
    Faut être obsédé par le ne variatur pour le voir partout alors qu’il n’est nulle part sinon au termes d’échafaudages cyclistes tel 1 + 1 = 2  ou  B A font BA


    Mais venons-en aux autistes. 

    Est-ce qu’un autiste, qui semble se balancer donc répéter, ne pas sortir du cyclisme, est réellement mis en boucle sur un cycle ?
    Je pense que c’est envisageable.
    Mais en défense et parce qu’il serait au fond, beaucoup plus non-cycliste que nous.

    Nous autres, nous ne sommes parvenus à convenir de la monnaie, du vocabulaire, de rhétorique uniquement parce que nous sommes de religion cycliste. Sans nos focalisations volontaires sur les « Ah tu vois, là c’est pareil qu’hier » nous serions incapables de nous entendre sur un vocabulaire. La langue, la communication n’est possible entre nous et entre baleines que s’il y a convention cycliste, concentration cycliste, tri cycliste (qui nous conduit à qualifier tous les cumulus, tous les lions, tous les canards, d’un même nom alors qu’ils ont des formes différentes)
    Nous ne voyons que ce que nous reconnaissons, cyclisme donc.
    Ce cyclisme que pratiquent toutes les bestioles communiquantes n’est qu’un choix religieux, économique, mais il est en très grande part artificiel.

    Tout en semblant être boqué dans un balancement cycliste, un autiste est peut-être moins cycliste que les normaux.
    Il a peut-être une nature à improviser constamment (gestes gauches, inconséquents alors) et si ça se trouve, face aux difficultés que lui posent cette vie à devoir toujours improviser en live (ce qui ne lui permet pas de parler, de communiquer avec les cyclistes), face à cette énorme dépense, il se reposerait en s’accrochant au moindre rudiment cycliste qu’il possèderait, le balancement.


    Nous sommes cyclistes afin de pouvoir communiquer et nous économiser. La stratégie heuristique que nous pratiqusons tous et qui nous est économique, est cycliste.

    On croit qu’un autiste est cycliste parce qu’il ne fait que des gestes cycliques alors qu’il est peut-être en train de se réfugier dans le seul secteur où il a des idéations cyclistes offrant le repos vis-à-vis de nous, les obsédés du cycle.
     
    Si ça se trouve, les autistes sont de super improvisateurs. Ils vivraient entourés de gens moins obsédés par le cyclisme, ils lâcheraient peut-être leur balancement et feraient des choses toutes inédites (que nous aurions un mal fou à qualifier)



    D’où ma question sur le vélo (à laquelle vous n’avez pas répondu)

    Nous les cyclistes, sommes incapable de conduire un vélo en inversant les positions de nos mains. 
    Si ça se trouve, les autistes y parviennent, auquel cas ils seraient effectivement plus improvisateurs ou ex nihilo que nous.


    (Nous nous voyons bien moins de responsabilités en considérant les choses de manière cycliste)



  • easy easy 26 octobre 2012 14:07

    Vous avez peut-être raison.


    Mais sans avoir encore digesté votre thèse, je vois d’emblée que vous retaillez trop la pyramide (Pour obtenir des chiffres ou rapports fabuleux, des egyptologues n’hésiteraient pas à limer le monument ici ou là)

    Ainsi du cycle.

    Les hommes adorent les choses régulières, prévisibles, reproductibles, ça les rassure.
    Ils adorent les cycles.

    Des cycles, il y en a vraiment. Mais d’une part ils ne sont jamais parfaits, d’autre part il n’y a pas que des cycles. Il n’y a jamais deux journées météo identiques.

    Les cycles les plus proches de la perfection sont les cycles entièrement fabriqués par l’homme, tel le cycle de la rotation d’un moteur de perceuse électrique, d’une montre.
    L’homme a même fait de la ponctualité un de ses totems.

    Chaque jour, nous prenons le métro à la même heure, descendons à la même station, marchons sur le même trottoir, prenons le même ascenseur. Cycle parfait ?
    Non, cycle approximatif.


    Oui l’habitude nous rassure et nous faisons tous les jours les mêmes choses pour nous rassurer. M’enfin ce ne sont jamais exactement les mêmes choses que nous vivons et nous devons tout de même improviser. Nous devons même être capables de réagir à un incendie, à un redressement fiscal, à un cancer, à un divorce, ce qui ne se produit pourtant pas souvent.


    Si votre thèse est (je n’en sais rien) trop fondée sur le cycle, sur la reproduction à l’identique, vous pourriez rater de considérer la très grande importance de nos capacités à improviser.

    Resterait alors à vérifier de combien un individu normal est capable de dévier de ses habitudes, de combien un autiste est capable de le faire.


    Or, l’improvisation absolue n’existe peut-être pas, ou alors elle existe mais aboutit à des conneries. 
    Un jour, découvrant très tard qu’un camion était quasiment arrêté sur ma file de droite d’une nationale, j’ai eu le réflexe de l’éviter en roulant sans mouvements brusques dans l’herbe. Bien que ça ait semblé être un réflexe surgi de nulle part, je soupçonne avoir eu recours à des idéations déjà installées. J’ai toujours su que pour éviter de rentrer dans le cul d’un camion, il y a la solution de glisser à côté. Je ne suis pas parti de zéro. Je serais parti de zéro, j’aurais sans doute seulement freiné en restant droit et je serais rentré dans ce camion.

    Quand un Américain est surpris par l’image du WTC, il crie « Oh my god ! »
    Il a beau être très surpris, il réagit immédiatement en piochant dans un schème très conventionnel auquel il a déjà eu recours bien des fois. Et le seul fait d’avoir produit cette expression l’a replacé dans un habitus et déjà rassuré.
    Un Papou qui voit la même scène ne dira sans doute rien, ne fera rien parce qu’il ne se sent pas le moins du monde concerné. Si un autiste ne se sent pas concerné, pourquoi réagirait-il ?

    D’autre part, dans les cas du genre WTC ou les spectateurs n’ont pas à se préoccuper de leur propre sécurité, où ils n’ont qu’à regarder et à qualifier, il est fréquent qu’en dehors du « Oh my God ! » ils se regardent mutuellement pour savoir comment l’autre qualifie pour qualifier à leur tour. Sur le coup, personne ne sait quoi dire de plus que trois mots. Même les journalistes ne disent que des trivialités alors que l’évènement est extraordinaire.
    Ce n’est qu’au fil des semaines qui suivent que chacun parvient à faire long en s’inspirant de ce qu’il a entendu ; que chacun parvient à dire quelque chose d’aussi extraordinaire que l’évènement lui-même.

    Quand a survenu Fukushima, les millions de gens qui n’ont pas su quoi en dire de spécifique ont d’abord convoqué le vieux Tchernobyl.



    Que ferait un autiste dans des circonstances analogues ?



    Autre chose.
     Il y a certes notre part d’habitus qui nous repose, (peu de frais, économie) mais nous ne sommes pas qu’économes. Nous adorons aussi cramer, dépenser, flamber, nous consumer plus que de mesure. Nous adorons gonfler, nous faire gros comme des boeufs.

    Il y a donc une part de reproduction à l’identique de ce que font déjà les autres mais il y a aussi une part de « plus » que chacun appporte. Ce qui aboutit à des Reopen.
    Une rumeur c’est un type qui se donne de l’importance en mythonnant quelque chose et comme ce qu’il dit est stupéfiant, les autres ne veulent pas restés dominés par ce boeuf, ils l’amplifient en y ajoutant leur grain sel.
    Il y a imitation mais avec « plus » à chaque tour. Et ce « plus » d’hystérisation est très important. L’oublier dans une théorie de l’homme, ne dire que l’imitation, c’est rater la vérité.

    Les gens ne feraient qu’imiter sans en rajouter le monde serait très différent.



    Autre chose.
    C’est une vraie question que je vous pose.
    Pour un individu normal, conduire un vélo en mettant la main gauche sur la poignée D et la main droite sur la poignée G, c’est ingérable.
    Savez-vous comment les différents ’malades mentaux’ se sortent de cette expérience ?



  • easy easy 26 octobre 2012 13:00

    Il y a, depuis peu, des actions des totémistes de nouvelle souche qui vont à détruire directement les totems des anciennes souches. Ce serait le cas par exemple d’une répression de leur part contre quiconque mangerait pendant qu’eux jeûnent.
    Mais en dehors de ces cas marginaux, le fait qu’ils brandissent leur totem n’est pas une destruction directe des totems des autres. Il est faux de dire que les nouveaux détruisent les totems des anciens. Globalement, ils ne font que juxtaposer le leur.


    Une cité multitotémique est possible. Elle indiquerait qu’aucun totem n’est absolu, ce qui n’est pas forcément un mal. Mais cette juxtaposition des totems qui ne défait que le monopole a ses limites. Il faut tout de même que chacun convienne de ne rouler qu’à droite ou qu’à gauche. Il ne peut y avoir qu’un code de lois. 

    Comme il n’y a pas de raison forte indiquant que les Français devraient désormais rouler à gauche, il n’y a pas de raison forte justifiant qu’ils doivent inverser leur totem. Les naturalisés de nouvelle souche doivent donc rouler à droite ; ils doivent se contenter des espaces libres et ne rien réclamer d’incompatible avec les habitudes des anciens.



  • easy easy 26 octobre 2012 12:42

    Il est dit, dans la vidéo de référence, que « Les gens manquent d’esprit critique, que plus c’est gros plus ils y croient... »

    Je pense que cette considération est trop simpliste.
    Il faut la complexifier un peu plus pour approcher davantage la réalité.

    Il existe en chacun de nous, peut-être plus chez certains que d’autres, une tendance qui tient de la grenouille voulant devenir grosse comme un boeuf.
    Une tendance qu’on voit chez bien des animaux qui se gonflent quand ils sont en conflit, à se donner plus d’importance qu’on en a.
    A cette fin, la grenouille gonfleuse que nous sommes, est disposée à saisir la moindre opportunité. C’est un réflexe irrépressible (voire vital) qui est très bien servi par le fait que les autres aussi ont cette envie.
    Un premier mytho (à peine plus mytho que les autres) lance un effet boeuf et cet effet sera repris et rediffusé en plus gros encore par les autres.

    Dire que les gens manquent d’esprit critique, c’est les prendre pour les moutons de panurge, des crétins, des décervelés. C’est alors se poser en personne plus impressionnate que les autres « Moi je suis invulnérable aux rumeurs ».


    Non, les gens ne sont pas du tout veaux, idiots ou suiveurs. Ils sont actifs. Ils ont des réflexes actifs à effet de gonflage pour impressionner les autres (valorisatrion de soi, défense, agression...)


    Le problème de chacun de nous, tous gonfleurs, tous mythos, tous hystérisateurs, c’est que nos hystérisations étant amplifiées par les autres, nous nous retrouvons tous dominés par un énorme boeuf qui n’est plus le boeuf d’une personne mais celui d’une masse. Comme le pouvoir de la masse dépasse le pouvoir d’un individu, chacun de nous se retrouve effrayé par l’Echo ou Larsen auquel il a participé. La Chose échappe à ses créateurs.


    Il peut y avoir ici ou là quelques uns d’entre nous qui tirent profit et seulement profit de la Chose qui leur échappe, mais d’une façon générale, j’estime que la plupart du temps, nous y perdons tous.




    Lutter contre une rumeur en posant que les diffuseurs sont des veaux sans cerveau, c’est pousser ces diffuseurs vexés de gonfler encore plus la Chose voire les pousser à entreprendre la création d’un faux du genre crop circle « Ah tu vois que j’avais raison ! »

    On voit cette mécanique tous les jours sur AVox.


    Il me semble qu’il vaudrait mieux convenir au contraire que chacun est très malin et que chacun a besoin, pour se défendre, se valoriser, de fabriquer des énormités. Cf les Sorcières de Salem. Et dire alors que le fait d’emballer le Pont-neuf ou de dépasser le mur du son en chute libre, sont des illustrations de ce besoin-envie-désir de se rendre important ; en l’occurrence sur preuves, ce qui est plus difficile.


    Quand j’étais gamin, à Saïgon, ce n’étaient pas les personnes à statut officiellement important qui m’impressionnaient et me faisiaient pisser de trouille en me racontant des histoires de fantômes, c’étaient les bonnes.



  • easy easy 25 octobre 2012 19:48

    L’espoir ?

    Ouille !

    Il manque aux EU, en Angleterre, en France, en Belgique, au Japon, en Suisse...

    Alors l’Afrique ...

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