• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 16 novembre 2012 13:55

    L’or est certainement une valeur plus pertinente que des billets mais c’est encore une valeur médiate.
    Les seules valeurs immédiates sont le riz, l’eau, les carottes pour le corps et les câlins pour l’âme.



  • easy easy 16 novembre 2012 12:51

    Les relations affectives sont-elles l’alpha et l’oméga, ou bien la toile de fond ?

    Les peintures rupestres, les tatouages, les habits, les os dans le nez, la musique, la culture ne peuvent pas être autre chose que la toile de fond.

    L’alpha et l’oméga c’est la relation directe en Moi-Toi.
    Relation qui est quasiment toujours altérée par quelque tiers.

    Ce n’est pas dans l’écume qu’est la culture qu’on peut trouver la source de la violence 

    Deux personnes seules sur une île ne peuvent pas se haïr alors que la haine surgit dès la présence d’un tiers. Et le tiers, c’est finalement, quand on est nombreux, les autres, ceux qui nous empêchent d’avoir une relation strictement immédiate avec telle personnes puis telle autre personne.

    Il n’y a qu’un moment de notre vie où nous sommes en relation directe avec une personne qui est toute à nous disponible, c’est quand nous sommes bébé face à notre mère. Et encore, à condition qu’elle soit vraiment toute disponible, qu’elle n’interpose pas entre elle et nous des considérations tiercées.

    Une fois devenus adultes, la masse tiers est si imposante que nous nous déguisons en Elle, que nous cherchons à lui ressembler, à nous faire plus gros qu’une grenouille. Et nous devons alors dénier être resté un bébé.
    A part ces derniers temps et encore, jamais un adulte n’évoque son enfance. Il efface tout ça. Il dissimule sa nostalgie de ce moment très immédiat qu’il a connu. Il parlera donc de tout sauf de son véritable manque.
    Or, une fois adulte, nous pouvons tout de même revivre quelques moment d’immédiateté : quand nous faisons l’amour avec une personne et quand nous la frappons.

    La sensation d’immédiateté est même plus puissante lorsque nous sommes sur le point de tuer car la personne ainsi menacée est à nous entièrerement disponible. Si on ne pige pas ça, on ne pige pas les millions de meurtres et de viols qui se produisent chaque jour. Ces crimes ne sont que l’expression de l’intense besoin que n,ous avons de relations immédiates, quitte à risquer notre vie pour les ressentir.
    Et il y a des extensions à cette recherche qui sont les confrontations de soi-même avec la mort, tout seul (Sports à risques, cascades, kamikaze et ...suicide)

    Placez-vous face à un tigre ou un cobra et vous ressentirez l’immédiateté absolue.

    Suspendez-vous par une main au-dessus de 50 m de vide et vous ressentirez aussi cette intensité de relation immédiate. Plus personne d’autre n’intervient dans le devenir de vovre relation avec le rocher auquel vous vous agrippez, il n’y a que lui et vous, il est tout à vous et vous êtes tout à lui.

    Est-ce que les millions de personnes qui chaque jour font le baiser de la mort avec quelque cobra ou requin ont une quelconque religion en tête à ce moment là ?



    Votre démonstration sur la violence inscrite dans les Livres est magistrale. J’en ai rarement vu d’aussi complète en si peu de phrases (car on peut aussi développer en douze volumes). Vous en avez tout dit en un minimum de mots et c’est une belle performance.

    Si donc il y avait à rechercher la religion qui favorise le plus la violence, qui y incite même, votre travail peut servir de référence. Cette recherche ou thèse étant par ailleurs très rebattue. Depuis 20 ans, c’est tous les jours qu’on peut lire un papier sur la même thèse « Il y a des versets sataniques dans le Livre »

    Mais cette focalisation de tout me monde sur le Livre comme source du mal est opportune.

    Cette thèse aujourd’hui très ordinaire aurait semblé incongrues dans les années 1960. A l’époque, ce qui faisait flipper les gens, la source de la violence, c’était à leur sens l’URSS ou la confrontation Est-Ouest.

    James Bond était à propos, pas la thèse des versets sataniques.

    Ce n’est qu’après la chute du Shah d’Iran, la prise des otages américains, le spectacle des incantations à la haine de Khomeini, mais aussi des incantations équivalentes côté chrétien américain, après aussi le spectacle des confrontations entre Israël et les Palestiniens, après bien entendu Gorbachev, que nos angoisses ont cessé de considérer les missiles soviétiques pour focaliser sur la vague islamiste (d’autant qu’elle s’installait en France).
    Nous ne pouvions pas faire l’économie d’un examen d’abord du Coran mais, de fil en aiguille, de toutes les versions de l’abrahamisme. Le 9/11 n’a fait que renforcer nos convictions qu’il y avait à discuter du poison des Livres.

    Pour ce qui me concerne, comme j’ai vécu une guerre et qu’elle n’était en rien liée au Livre, ni même à une ressource, j’ai pu méditer hors Livre.

    J’ai vu que mille batailles de toutes échelles se sont produites dans le monde sans aucun recours au Livre. 

    Ici ou là, des gens ont évoqué quelque verset du Livre pour lancer un putain de contact, mais combien de fois ? 

    Nos pires guerres, entre nous car ce sont toujours celles qui procurent le plus de catharsis, se sont passées sans que personne ne fasse référence au Livre.
    Et aucun de ceux qui s’affrontent dans la série des printemps arabes ne fait appel à quelque verset sinon très accessoirement, histoire de rhétoriser de quelque légitimité.

    Où était le Livre dans le Rwanda ? Où était le Livre dans la guerre de Sécession, dans la guerre de Crimée, dans la Commune, dans la bataille d’Alésia, dans les innombrables guerres intra chinoises, dans les deux guerres mondiales ? Où est le Livre dans le hooliganisme, dans les émeutes de banlieue ?
    Quel rapport y avait-il entre Sade ou Barbe Bleue et le Livre ?

    Vous pouvez développer mille pages sur la méchanceté de certains versets du Livre, vous pourrez établir que tel meurtre, telle lapidation a été justifiée ou motivée par un de ces versets.
    Mais la preuve qu’un médicament est efficace doit être livrée par des expériences en double aveugle et randomisées

    Il faudrait prouver que tous ceux qui croient au Livre ont plus que d’autres recherché une confrontation ultra violente donc très immédiate.
    Et il faudait prouver que ceux qui ignorent le Livre n’ont quasiment jamais pratiqué la violence.
    Et il faudrait faire cette étude en considérant toutes les échelles d’affrontements, par millions de personnes jusque par deux personnes.

    Rousseau avait raison de considérer que l’Homme avait une bonne nature, mais jusqu’au chiffre deux seulement.

    Cela dit, même en partant de mon point de vue a-Livre, je dois bien admettre que le fait qu’il y ait des versets aussi violents dans le Livre ne peut qu’inciter chacun à aller plus vite encore à la bataille rangée.
    Alors oui le Livre est incitateur de violence.
    Oui un autre Livre interdisant la violence freinerait la propension de chacun à rechercher cet intense contact (Fin de la boxe alors)

    Mais il y a en dessous, un fond permanent et universel de besoin de contact violent parce qu’elle est le débouché fatal de notre colère de ne plus pouvoir accéder directement à notre mère ou à quelque remplaçante. 
    Etant entendu qu’il existe des personnes ayant la chance de pouvoir établir une immédiateté douce avec quelqu’un vraiment disponible (et en toute réciprocité) et que ceux-là n’éprouvent aucune colère, aucune envie d’essayer la violence.

    Heureusement, il a existé des gens comblés parce qu’ils parvenaient à vivre une relation tendre immédiate avec quelqu’un. Mais je crains qu’avec l’incursion des smartphones dans notre vie ajoutée à la judiciarisation de nos relations, bientôt plus personne ne puisse ressentir que son interlocuteur est tout à lui disponible.

    Si nous parvenons à ressentir une immédiateté avec un smartphone, avec la Toile, ces objets pourtant médiatiques, nous n’aurons plus du tout besoin de rechercher le contact vif qu’offre la violence. 
    Apparemment, ce n’est pas le cas.
    Les gens ont beau disposer d’objets étranges, à la fois accaparables et impossibles à posséder en leur entièreté, ils semblent ne pas en être comblés. Ces objets semblent offrir la solution de contact immédiat avec Tout, on se précipite donc sur eux mais on ressent toujours une frustration.
    Un smartphone, le Web, représentent le Tout avec lequel il est extrêmement tentant de faire l’amour. Mais ce Tout est comme un arc-en-ciel, plus on s’en approche, moins on le saisit.

    Nous n’avons que deux exutoires qui nous semblent possibles :
    soit un ami tout à soi réservé
    soit Tout
    A défaut d’avoir un ami à soi réservé, on cherche à posséder tout ce qui l’enveloppe, donc Tout.

    Si l’on dispose d’un ami tout à soi réservé, on ne s’intéresse pas au Tout. Mais comme c’est une chance rarissime, on se tourne vers Tout.
    Comme 99% des gens se tournent vers Tout, chacun a l’impression que les autres y trouvent comblement et cette culture augmente le désir de ce Tout. Ce qui ne peut aboutir qu’à la frustration finale donc à la jalousie et la colère ou à la dépression.



    Dans une tribu de 1000 personnes, chacun est en contact direct avec chacun. De sorte que chacun a l’impression d’immédiateté avec Tout. Aucun membre de la tribu n’évoque quoi que ce soit d’extérieur à la tribu. Aucun ne prétend avoir vu d’OVNI. La situation n’est pas pour autant aussi simple à gérer que dans une dyade mais c’est gérable et il n’est pas concevable de construire quelque sorte de prison (alors que c’est techniquement possible). Il ne vient à l’idée de personne de concevoir un moyen de transport puisque Tout est là.

    Dans les cités, surgit l’anonymat et plus personne n’a le sentiment de pouvoir toucher directement chacun. On se retrouve obligé de considérer le hors la vue, l’inconnu.
    L’inconnu devient carrément l’objet recherché et on se met à fabriquer des moyens de transport, on invente les vertiges et les infinis. Cela afin d’essayer de cerner tout ce que les autres conçoivent pour les envelopper, les ramener à soi.
    « Maman, regarde-moi ! »
    On conçoit des prisons parce qu’on impose ainsi une enveloppe à quelqu’un, on l’empêche de penser à autre chose qu’à soi (Cas flagrant de Louis XI mais de Tristane Banon aussi qui tient à cerner DSK). On jouit d’avoir enveloppé quelqu’un. La torture c’est « Ha ha, tu ne peux pas penser à autre chose, tu es tout à moi dévolu »

    Dans la phylogénèse de la violence, il y a donc l’étape qui va de l’apparition de la troisième personne jusqu’au village de 1000 personnes (où il n’y a pas d’infinis et où elle est de faible intensité) et la seconde étape qui va de la cité au monde entier (où il y a des infinis et où elle est très intense).



  • easy easy 15 novembre 2012 13:39

    La violence me semble irréductible tant que nous conserverons forme biologique. Elle disparaîtra quand nous deviendrons des smartphones en allure de mycélium, quand nous vivrons dans la terre.

    Il y a d’abord la violence vécue dans l’enfance : gifles, fessées, triques, bâton, ces choses ) potentialité mortifères soutenant d’autres formes de violences.

    Ces violences éducatives ont deux aspects possibles :
    Soit elles sont une des grammaires du Moi-Toi
    (Le gamin a marché sur le pied de son éducateur qui lui a alors collé une baffe. C’est à peu près ce que vivent les lionceaux).
    Soit elles sont une grammaire du Moi-Toi-Lui. (le gamin a mal parlé à la maîtresse alors sa mère lui en colle une. Aucun animal ne vit cela)

    Je ne vais pas développer ici toutes les incidences de chacun de ces deux cas.
    J’en dirais seulement que la violence en Moi-Toi, surtout si aucun mot n’est mis dessus (aucune forme de médiation) est facilement gérable par l’enfant car toutes les relation dyades sont gérables d’un point de vue intellectuel (Ce qui fait que, dans la nature, les bestioles ne semblent pas psychologiquement tourmentées).
    Infiniment plus complexe à gérer, à digérer, est la violence en Moi-Toi-Lui car Lui est indéfini et on peut tout lui faire dire. Le Lui, le médiatique, ouvre la porte à la manipulation, au mensonge. (Deux êtres humains sur une île déserte = zéro mensonge)




    Je passe à une autre problématique.
    A sa naissance, l’enfant aurait besoin de la relation Moi-Toi avec sa mère (Il est d’ailleurs possible, comme Freud l’a suggéré, qu’il ne sache même pas distinguer Moi de Toi dans ses premiers mois). Raison de plus alors pour que la mère montre clairement à l’enfant ce qu’est son Moi, qu’elle se montre à lui de manière très individuelle. Ce qui est fort difficile ne serait-ce que si elle a d’autres jeunes enfants puisqu’elle doit dire à l’un « Je ne suis pas disponible à toi parce que je dois l’être aussi pour ton frère » (Cet enfant perçoit certes que sa mère est multiple mais que son frère l’est aussi).
    Seul un enfant aîné ou unique a quelques chances de connaître une relation immédiate avec une mère entièrement disponible quand il l’interpelle.

    S’il a la chance de connaître la relation immédiate avec sa mère, ce n’est qu’ensuite ou accessoirement que l’enfant apprendra la relation polygonale Moi-Maman-D’autres.

    Il y a peu d’enfants ayant bénéficié d’une relation immédiate avec leur mère (ou avec leur père se présentant à eux également de manière très individuelle). S’il en existe, ces enfants, une fois devenus adultes, ne seront attirés que par les relations dyades, de personne à personne et supporteront mal que leur interlocuteur se présente à eux encombré de Nous (par exemple s’il tripote tout le temps son téléphone). Ils ne se sentiront pas à l’aise face à un auditoire. On dira d’eux qu’ils sont timides, introvertis, égoïstes. En réalité, ce sont là des gens se contentant de relations très simples, très immédiates, qu’ils savent bien gérer, et n’ont aucune envie de faire quelque révolution que ce soit. Ce sont des gens qui peuvent être comblés par une seule personne, pourvu qu’elle sache se présenter de manière vraiment individuelle. Dans le film Le rayon vert, on assiste, à la fin du film, à la rencontre entre deux personnes de ce type.



    A l’opposé de ces cas, d’autres enfants ont, dès les premiers mois, une mère s’offrant à eux non pas en tant que personne unique, autonome, individualisée, mais en sorte de Nous, en sorte de Lui, en sorte de On. Ces enfants ne parviendraient jamais à avoir en face d’eux un Toi vraiment clair, stable, défini, franc.
    Or seules les relations dyades sont gérables.
    Ces enfants à mère indéfinie ou médiates ne parviennent donc pas à acquérir clairement ce qu’est la relation dyade, ils ne parviennent pas à gérer mais en ont envie. Ils veulent percer le mystère de l’immédiateté tout en ignorant ce que c’est.
    Une mère indéfinie serait par exemple une mère qui, quand elle regarde et s’occupe de son bébé, le voit en sorte de Jésus (Pour faire bonne mesure, elle l’aurait appelé son enfant Gabriel). Alors qu’elle est seule avec lui dans la pièce, elle se comporte comme si elle était accompagnée de Dieu ou de Jésus. Si par exemple l’enfant tente un geste en Moi-Toi sur elle, elle va lui répondre comme si elle était observée, censurée par quelque autre autorité, par quelque autre présence. Les réactions de la mère ne seront pas logiques de l’immédiateté « C’est bizarre -se dit l’enfant- je la caresse mais elle se recule alors que moi j’apprécie les caresses ». Il doute alors de ses propres sensations et se demande s’il ne devrait pas lui aussi reculer aux caresses. Je vois là une porte ouverte aux graves troubles de la personnalité.



    Dans les cas les plus fréquents, l’enfant perçoit sa mère tantôt individuelle, tantôt accolée à quelque autre Personne.
    Une mère ordinaire peut dire « J’aimerais bien que tu me caresses mais patati patata, la société, ceci cela » . En ce cas, les choses ont beau se présenter à l’enfant de manière médiatiques, il perçoit tout de même qu’il n’est pas fou. Il a tout de même confiance en ses propres sensations « OK, maman et moi apprécions tous deux les caresses mais, la société... ». Ces enfants n’ont pas peur de la société. Sans jamais l’apprécier entièrement, ils trouvent solution en entrant dans un sous groupe, dans une bande, dans une église

    Ces enfants du lot commun, vont interpeller chacun en considérant qu’il est en relation avec quelque tiers. Ils tiendront compte de l’importance du tiers et traiteront les choses en médiateté tout en recherchant qu’elles délivrent une sensation d’immédiateté. C’est ce qui fait par exemple les gens qui cherchent à rassembler un large public avec qui ils éprouvent, sur scène, une sentation immédiate. C’est ce qui fait le charme de la télé, des émissions en direct si possible. C’est ce qui fait le charme du théâtre, du cinéma, des concerts, de Woodstok, des manifs, des messes, des émeutes, des guerres.

    Ce n’est pas le côté pacifique ou agressif de cette messe qui importe mais son côté messe.

    L’inconvénient alors c’est que cette sensation immédiate qu’on cherche à obtenir par le biais médiatique est complexe, coûteuse, et qu’elle n’offre donc pas de sensations physiques.
    Pas de gratification simple par quelque baiser, coït ou caresse.
    Même les formules en tournantes, en libertinages ou échangistes ne résolvent pas ce besoin d’immédiateté physique. Il reste toujours une frustration car on ne parvient pas à faire l’amour avec la masse. Quand un chanteur de scène se jette dans le public censé le rattraper, il prouve qu’il recherche ce contact immédiat, donc physique, avec la masse, avec sa mère-masse.

    Car ce n’est que dans le sexage avec une personne hyper autonome et sans mot dire, qu’on ressent l’idéal de l’immédiateté.

    La sensation physique qui manque à ceux qui cherchent leur solution au travers des messes doit alors être intellectualisée. En envoyant une troupe attaquer, soigner, panser, nourrir, affamer, réduire, sauver, une autre, ces soiffards peuvent davantage ressentir, de manière intellectuelle et par procuration, cette immédiateté physique qui leur manque avec la mère-masse.





    Je reviens maintenant à la violence éducative par laquelle j’avais commencé. 
    Bien qu’elle semble avoir comme problème la violence, cet élément ne pèse pas grand chose par rapport à l’autre élément qui est l’obtention d’une satisfaction immédiate soit par la relation dyade (simple, économique, physique) soit par la voie médiatique (complexe, énergivore, intellectuelle, insatiable et ouvrant aux notions d’infinis)

    Si la violence éducative que vit un enfant ne pèse déjà pas grand chose dans son orientation, la violence qui est inscrite dans les religions ne pèse rien du tout. 

    Il y a de la violence d’écrite dans les Livres. Mais cette violence est hyper minuscule par rapport à la violence réelle, vécue de jour en jour par un enfant, un ado, un adulte et sur tous les plans. 

    Sans aucun Livre il y aurait de la violence de vécue tous les jours par chacun et chacun y verra repère, solution pour ressentir l’immédiateté physique avec les tiers (avec ce qu’un individu transporte de tiers en lui) 

    Si l’on croit que les Livres ont été inventés pour répandre la paix sur le Monde, on ne peut que s’offusquer qu’ils comportent des indications de violence. 
    C’est une méprise. Ces Livres n’ont jamais été inventés pour faire la Paix sur terre. Certes, ils semblent viser essentiellement l’amour, l’immédiateté amoureuse avec quelque Tiers commun (ce n’est pas du tout le cas du bouddhisme) car ce que chacun recherche c’est évidemment l’immédiateté douce avec quelqu’un. Il était donc logique que les Livres prétendassent à l’Amour. Mais ils ne doivent en aucun cas exclure la violence car ce n’est in fine que par la violence qu’on parvient à ressentir cette immédiateté relationnelle avec la masse. 


    En parcourant un champ de bataille jonché de cadavres, de notre camp et de l’autre camp, on est certain, absolument certain et pour toujours, qu’on a établi un contact direct Moi-Toi en toute exclusivité. Pendant le combat, aucun soldat ne s’est occupé de lire ses SMS. Chacun en est certain, il a eu son interlocuteur tout à lui réservé.

    Le moment même de la bataille, pour ceux qui ne sont pas enrôlés de force, est un orgasme.

    Et la gratification, au sortir d’une bataille ? 
    Bin elle existe aussi. Elle n’est certes pas partagée par le camp perdant. Mais pour le chef du camp gagnant, pour ses soldats survivants aussi, c’est près de l’orgasme, en version intellectuelle. 
    A l’entrée d’une bataille, chaque camp est déjà certain de jouir d’une immadiateté extraodrinaire et à vie avec ceux d’en face, avec les siens aussi, et se voit une chance sur deux d’en jouir encore longtemps après. D’où les arcs de triomphes montés sur faits de meurtres.

    Ainsi, parce que rien n’est aussi pertinent en termes de relations immédiates avec une masse qu’une Saint Barthélémy, il y en aura encore. Les Livres ne servant à rien sinon de temps en temps comme prétexte, comme support rhétorique.

    Les trois entretuages que les Français ont vécus, 1789+Terreur ; 1830 et 1848 se sont produits sans besoin des Livres. 
    Et chacune de ces vives relations sont en mémoire de tous. Ce vécu est bien plus important que tout ce que peuvent raconter les Livres.

    Toutes les études qu’on pourra faire sur l’incidence des religions seront à côté de la plaque. Le seul fait d’avoir vécu un véritable bain de sang compte mille fois plus.


    (Même une guerre dont chacun saura qu’il n’en sortira pas vivant, est intéressante à vivre pour tous les soiffards de la relation immédiate par le biais média)



    La longueur de mes textes offre à mes lecteurs le temps de s’imprégner de ce que je met en relief afin qu’il ressente la chose. J’espère que vous aurez eu le temps nécessaire pour commencer à ressentir la jouissance qu’on peut tirer d’un baiser de la mort.

    Si vous avez commencé à entrevoir cette jouissance, vous comprendrez vraiment que les Livres n’y sont pas pour grand chose dans l’état du monde et qu’il ne servirait à rien d’écrire un Livre tout en bisous.






    En attendant que nous soyons devenus un mycélium souterrain, il n’y a qu’un moyen de changer cette situation et elle consiste à ce que les parents s’offrent en accès immédiat à chacun de leurs enfants.

    Or, de nos jours, un père et une mère, se montrent à leurs enfants en étant encombrés de Twitter et autres Facebook. Alors dès leur plus jeune âge, les enfants recherchent la relation immédiate ailleurs par le biais médiatique. Il est toujours possible de se contenter pendant longtemps de la jouissance très intellectuelle que procure la sensation d’immédiateté via le médiatique et en version I Love You.
    Mais il débouche sur quoi cet I Love You virtuel à part d’avoir allumé tous ensemble notre briquet en nous balançant ?

    Dès qu’une occasion se présente de ressentir la plus puissante des sensations qu’offre une Saint Barthémémy bien saignante, ou ne serait-ce qu’une manif bien chaude, les soiffards d’immédiateté n’hésitent pas. Le hooliganisme en est un des mille avatars.


    Vérifiez, les plus grandes saignées se sont produites en internen entre soi. 
    La relation immédiate, c’est avec ses parents, avec les siens qu’on la recherche. Aucun Parisien ne fantasme d’une relation immédiate avec un Massaï. 
    C’est avec les nôtres que nous recherchons la relation immédiate. Le massacre interne est alors la meilleure solution.

    Les pays arabes n’ont pas eu l’occasion de se toucher immédiatement depuis des siècles. Ils n’ont fait que subir nos touchages, ceux des Européens. Là, ils sont en train de se toucher entre eux. 
    Mais je compte bien que les Ricains vont recommencer à se toucher vivement entre eux, que les Chinois vont recommencer à se toucher vivement entre eux, les Russes aussi.
    Ca fait trop longtemps que ces gens ne se sont pas embrassés à mort. (Ce qui n’empêche que pour en arriver à se toucher entre soi, on puisse invoquer un prétexte allant à commencer à toucher quelque exotique)...

    Nous semblons avoir deux sortes de cycles. Un cycle primaire, celui qui génère les générations par périodes de 25 ans, qui est de faible friction. Puis un cycle secondaire, par périodes d’un siècle où il faut une forte friction. Tout ça entre soi, entre gens de même culture.

     

    Les paramécies se multiplient en se divisant, Une devient deux, puis devient 4 ...
    Mais en plus de cette scissiparité, de temps en temps, elles s’accollent à une autre pendant quelques minutes histoire de se mixer leurs chomosomes. Elles vivent dont seules pendant quelques ’générations’ (le terme est impropre) et soudain ont besoin d’un gros bisou qu’on appelle conjugaison. Il y a un cycle primaire distant, isolationniste, et un cycle secondaire très rapproché.








     



  • easy easy 14 novembre 2012 23:53


    «  »«  » les religions monothéistes n’exacerbent-elles pas cette tendance à la jalousie ? «  »« 
    Oui.


     »«  » Une telle religion qui intronise à ce point la jalousie, sans la critiquer directement, n’est-elle pas intrinsèquement mauvaise ? «  »« 

    C’est effectivement un point très important.
    Mais ce n’est peut-être par la clef au sens où les autres dieux n’ont jamais interdit la jalousie aux hommes et qu’ils se sont montrés agressifs entre eux.

    Sur ce plan la grosse différence avec le dieu d’Abraham c’est que les autres dieux, tout en se chamaillant, n’ont jamais semblé vouloir exterminer les autres dieux pour se retrouver seuls. Les dieux des païens n’ont souvent pas grand chose à faire des hommes et ne les considèrent pas comme leur production. Les dieux païens engendrent des dieux ou à la rigueur des demi-dieux, pas des mortels.
    Les Païens sont à leurs dieux ce que les rémoras sont aux requins.

    Un Romain avait donc en tête : Moi+mon esclave+mon ami / Jupiter+Vénus+Mars. Soit deux groupes au sein desquels règnent les relations triangulaires, polygonales.

    Le Romain, n’accède pas directement à Jupiter, ni même à Hercule. Il ne peut accéder à eux que par l’intermédiaire d’un médium et encore il n’est pas certain que ce dernier parle vraiment au dieu. Au fond, le médium n’est sollicité que pour deviner l’avenir. Or Il n’y a quasiment qu’Apollon qui sait l’avenir ; pas les autres dieux.

    Les Romains hésitent peu à dire qu’ils sont descendants de dieux ou demi dieux. Mais aucun n’a l’idée de voir un dieu et encore moins de papoter avec. Pas d’apparition, pas de papotages privatifs. Ca fait qu’aucun Romain n’imagine avoir de rapport privilégié avec un quelconque dieu. (A moins d’en incarner carrément un en manière de pharaon)

    Quand il a en tête son esclave et son ami, un romain peut se dire
      »Oh punaise, j’ai l’impression que mon ami a le béguin avec mon esclave« Il est alors jaloux mais il s’agit d’une jalousie banale, comme celle d’un lion ou d’un cerf.
    Un Romain ne peut penser  »Oh punaise, j’ai l’impression que mon ami a une relation privilégiée avec Vénus«  

    Les païens ne concevant aucune relation privative avec un dieu, ils n’ont aucune envie d’arracher la chemise d’un dieu, de se disputer le privilège de lui laver les pieds ou de lui masser le dos.




    Les abrahamistes ont en tête : Moi+mon esclave+mon ami / Dieu.

    Or leur dieu n’a rien d’autre à foutre que de regarder les hommes et leur parler.

    Puisque Dieu parle et qu’il ne parle pas à d’autres dieux, il parle donc forcément aux hommes.

    Un abrahamiste peut donc concevoir de s’adresser directement à dieu. Il peut le voir, il peut l’entendre, il peut coucher avec, il peut le boire, le manger...
    De sorte qu’il peut penser »Punaise, ya mon ami qui semble avoir une relation privilégiée avec dieu alors que moi je ne l’ai même pas encore vu« 
    Sa jalousie est alors spéciale, métaphysique ; en rien comparable à celle qu’éprouve un cerf.
    C’est une jalousie irréductible à la raison (Car l’ami ne peut pas prouver qu’il n’est pas en relation avec dieu)

    Et puisque l’abrahamiste peut concevoir que son voisin papote avec dieu, il peut aussi concevoir que son voisin papote avec le diable

    C’est la religion de l’hystérie solitaire, sourde, profonde.  »Ha ha Dieu est avec moi mais il m’a dit de n’en rien dire«  

    En fait chacun se sent habitable, habité, mais aussi bien par dieu que par le diable.





    C’est de l’abrahamisme et de lui seul que peuvent surgir des déclinaisons en »Bin moi, j’ai reçu la visite des Martiens"
    C’est dans le pays des Soubirous que surgissent les OVNIS.

    L’abrahamisme est la seule réligion où il est permis de délirer et conseillé d’affabuler avoir vu un mec marcher sur l’eau.


    Au Vietnam, 50 ans plus tôt, il y avait bien 10% des gens qui disaient avoir vu des fantômes (soit spectre blanc soit personne comme jamais décédée).
    Mais jamais personne n’a prétendu avoir vu le moindre dieu, la moindre forme divine, le moindre dragon. (C’est un endroit où toutes les religions du monde sont passées et où il y a tout de même 5% de chrétiens)


    Les Romains paiens n’étaient pas fétichistes. Où ils se rendaient, ils érigeaient un temple à leur dieu, y plaçaient une statue toute neuve et ça le faisait.

    Les Chrétiens sont fétichistes. Le moindre bout de d’ongle, de clou, de croix, de suaire, est pour eux déjà divin. 

    Louis IX, Saint Louis, a fait construire la sainte chapelle pour 40 000 livres tournoi. Il voulait y placer la couronne d’épines achetée 135 000 livres

    Le monde abrahamique est un monde de reliques dont il est très jaloux.
    Mais c’est par ce biais que les villes abrahamistes, dont Paris, ont fini par supplanter Rome.





    Ici, il se répète que les schizophrènes sont 1% partout dans le Monde.
    Possible, mais je n’ai jamais vu à partir de quelle enquête on en a déduit cette constante.
    Je ne serais pas du tout étonné qu’une véritable enquête prouve qu’ils n’existent que chez les gens ayant entendu parler des concepts abrahamistes.



  • easy easy 14 novembre 2012 12:59

    Il y a les religions et il y a ce que les gens en font.
    Et quand ils veulent tuer, ils savent se servir des prétextes de religion

    Mais il est indiscutable que les religions monothéistes où il est question d’un seul dieu jaloux sont celles qui offrent le meilleur prétexte.


    Qu’est au fond une religion au moment où elle sert de prétexte pour tuer ?
    A ce moment là, elle comporte deux aspects :
    Ses aspects fondamentaux et ses aspects de cursus, de parcours.
    Mettons que ses aspects fondamentaux soient à peu près fixes ou gelés (surtout s’ils sont écrits). Alors ses aspects d’application historique ressortent très vivants, changeants.

    Celui qui a envie de massacrer peut utiliser soit les aspects fondamentaux d’une religion soit ses aspects vivants. Il peut dire par exemple « Ces méchants ont persécuté les nôtres en les jetant aux lions. Nous devons nous venger »
    Plus proche de nous, la Shoah, élément historique du judaïsme, peut être utilisée de manière principale par rapport aux éléments fondamentaux de cette religion.


    Même lorsque des éléments historiques d’une religion ne sont pas évoqués au lancement d’une croisade, même lorsqu’il n’est brandi que ses fondamentaux, chacun a en tête quelques éléments historiques et ça ancre ses justifications à participer au massacre.

    Il y a effectivement des religions à fondamentaux très hégémoniques ou impérialistes et ces religions ont immédiatement provoqué des violences lesquelles ont alors constitué des élements historiques valant ensuite prétexte à entêtement, vengeance, déni...Mais que ces élements soient ou non évoqués lors d’un ordre de guerre, ils sont de toutes manières enseignés et connus et participent donc explicitement ou implicitement aux endurcissements des participants au massacre. 


    Serait réellement tolérante une religion qui interdirait très explicitement d’être utilisée de quelque manière que ce soit pour tuer ou réduire qui que ce soit.
    Or ce genre de religion, il s’en est proposé tous les jours entre amis mais ça n’aura jamais intéressé grand monde au-delà. (Le bouddhisme est toutefois proche de cette voie)

    Pour qu’elle ait des chances de succès, une religion doit soit se dire jalouse soit ne pas interdire la jalousie. Une religion qui prônerait d’abord l’anti jalousie serait vouée à l’échec.





    La paramécie, à mon sens, ne pense qu’en Toi-Moi (Elle et l’eau, elle et la bactérie qu’elle mange, elle et le rocher)
    Mais déjà le dindon, le grillon, le suricate, pensent en Toi-Moi-Lui. Ce qui ouvre la voie à la jalousie. Disons que la reproduction sexuée ouvre à la jalousie.


    Nous, les Hommes, nous avons certainement encore des relations dyades (Moi et le rocher contre lequel je viens de me cogner) Mais à l’instant même où je pense « Quel con ! », que l’insulte s’adresse au rocher ou à soi-même, nous utilisons les mots (nous entendons ces mots en notre tête même sans les prononcer)
    Or les mots sont issus de la relation plus-que-dyade, de la relation en triangle, en polygone.
    Dès que nous pensons « Oh que cette fleur est belle, Oh que j’ai soif » nous ne sommes déjà plus dans une relation absolument dyade, immédiate ou directe avec l’objet en question, nous sommes dans une relation médiate. Nous sommes encore immédiatiques pour partie mais dès que nous pensons notre relation, nous sommes médiatiques. Alors, raison de plus, dès que nous parlons, et plus encore dès que nous écrivons, nous sommes très médiatiques.

    Et comme il ne peut pas y avoir de relation à trois (ou plus) sans jalousie...


    Les religions, parce qu’elles ont forcément utilisé le canal des mots (qu’ils soient parolés ou écrits) sont médiatistes. Aucune ne peut nous renvoyer à l’immédiateté de la relation dyade Toi-Moi.
    Toutes les croyances ou religions exacerbent et majorent la relation à trois ou plus. Aucune ne nous dit « Ne considère que ce que tu as là, en face de toi et oublie tout le reste, ne pense même pas, ne compare même pas. Contente-toi de ce qui se présente à toi. Contente-toi de l’immédiateté »

    C’est pourtant dans l’immédiateté absolue qu’on ne ressent plus le temps qui passe, qu’on ne ressent plus la durée, qu’on ne ressent ni la perspective de mourir ni celle de l’éternité.

    C’est en tous cas cela que vit la paramécie (et elle le meurt effectivement pas, elle se divise, devient deux, devient huit...Chacune incarne à la fois l’ancêtre, le père, la soeur, la fille...)

    Ressentir, seulement ressentir, fait disparaître le temps (Il nous arrive, ici et là, de vivre ces situations mais elles sont alors, par essence, indicibles sur le moment)

    Penser ce qu’on ressent fait surgir le temps, conduit à comparer et induit la jalousie, donc le meurtre.


    Comme nous pensons beaucoup, comme nous sommes très médiatiques (nous ne savons pas nous présenter, nous identifier, même in petto, sans utiliser de mots) nous avons des jalousies au regard des perspectives car nous mettons alors en perspective. Nous avons donc envie de tuer (de mille manières, l’incarcération en est une)

    Il nous est possible de bloquer en nous notre envie de tuer, d’écarter, d’éliminer (tous les moustiques, toutes les araignées, tous les cafards, tous les méchants..) en installant en nous des tabous anti-crime.

    Ces tabous pourraient fonctionner.
    Mais si ces tabous nous interdisent de penser « Je vais l’égorger » ils n’interdisent pas de penser et même de dire « Ah la la qu’il m’emmerde ce type qui tire toute la couverture à lui » 
    Les tabous nous bloquent pour une part mais ils laissent la voie libre à toutes les pensées et considérations qui s’en approchent. Alors nous nous autorisons des pensées limites.
    « Bon, OK, je ne vais pas l’égorger mais je vais lui couper la main » 
    « Je ne vais pas le tuer mais je vais participer à sa lapidation en ne jetant sur lui qu’une petite pierre »
    « Je ne vais pas le tuer ni voler ses biens, je vais seulement brûler sa maison »


    Ainsi le biais du collectif, celui même par lequel est arrivé le mot, est celui qui permet le mieux de massacrer sans se sentir transgresseur du tabou interdisant de tuer.
    Comme les religions se proposent de former et de dessiner collectivité ou masse, elles nous médiatisent, elles nous installent des tabous et nous offre les moyens de les contourner de manière collective.

    « Je n’ai pas le droit de tuer ou spolier de manière individuelle mais la collectivité peut le faire à ma place. A moi de la manipuler alors ».
     
    C’est ce qui fonde nos lois religieuses ou laïques.

    La collectivité n’ayant pas de tabous, elle nous fascine et, par imitation-introjection, elle nous médiatise encore plus que par les seuls mots et idéations qu’elle nous livre déjà.
    La communauté surpense, surdit, surénonce, suragit et surcondamne. Chacun le sait, chacun en a peur et chacun s’y blottit.



    Plus tard, en devenant des smartphones, en devenant la Toile, (plus de corps en viande, même plus de corps sous forme de robot, toutes les émotions obtenues de manière artificielle et illimitée) nous ne connaîtrons plus la jalousie. Peut-être y aura-t-il encore des gens en viande qui se jalouseront à la surface de la Terre mais d’autres seront dans le sol, en sorte de mycélium, invisibles et éternels.

    Intuitivement, il me semble que ce passage de notre état en viande de 70 kilos à notre état à la fois nanométrique et diffus ne se fera pas au terme d’une progression technologique linéaire, selon la progression actuelle (qui va encore trop en direction des droïdes) mais au terme d’une brusque reconsidération des choses. Je veux dire que pendant peut-être 50 ans on va continuer d’aller en direction droïdique lorsque soudain, certains découvriront une voie nanométrique qui ressortira vraiment révolutionnaire et en peu de temps, chacun s’y sera converti.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv