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Elisa

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  • Premier article le 29/07/2010
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  • Elisa 25 avril 2011 18:34

    Oui, mais qu’appelle-t-on la gauche ?

    Cela fait bien longtemps que la social-démocratie est devenue au niveau français mais aussi européen, voire international, une concurrente complice des partis de droite libéraux et conservateurs.

    Le PS a conquis des fiefs locaux à la faveur de la déception cumulée engendrée par la politique de droite, mais ses échecs répétés aux scrutins nationaux prouvent qu’il n’est pas perçu et à juste titre comme une alternative de gauche.

    Son mépris du suffrage universel lors du référendum européen, mépris renforcé par son alignement sur Sarko pour la ratification du traité de Lisbonne, son refus d’affronter la politique de Sarkozy sur le fond à propos de la réforme constitutionnelle et les retraites sont autant de marques objectives de son positionnement libéral et capitaliste. Comment pourrait-il incarner le peuple et porter ses révoltes et son aspirations ?

    Mais il existe en France plus grave encore, l’espoir né en 2007 d’une candidature unitaire à gauche de la gauche a sombré dans le chaos des narcissismes partitaires et des divers calculs d’appareil.
    Aucun mouvement n’a été capable d’offrir une perspective politique aux énormes manifestations populaires d’octobre 2010.

    En 2011, on a le sentiment que Mme Le Pen a « catalysé » les mécontentements populaires. Mais ne serait-ce pas plutôt la résultante quasi mécanique de l’absence d’affrontement de gauche de la politique du pouvoir.

     Mme Le Pen n’a jamais suscité de manifestations, le peuple pour elle n’est pas l’agent historique de son programme mais une réserve électorale d’autant plus élastique qu’elle pourra y intégrer les courants les plus contradictoires.
    Elle est peut-être habile mais elle sait fort bien que son fond de commerce historique ne peut être renié. Plus de social mais moins d’impôts, défendre les services publics mais s’en prendre aux fonctionnaires, défendre le peuple mais le diviser au nom de la préférence nationale. Enfin promettre d’apporter la prospérité par un malthusianisme économique qui ne remet jamais en cause l’économie libérale.

    Le FN demeure un parti d’extrême-droite malgré les oripeaux de bienséance que tente de lui affubler Mme Le Pen. Elle sait fort bien que les deux piliers de son programme sont l’insécurité et la préférence nationale . On comprend bien ici les migrations électorales qui se sont produites en 2007 de Le Pen vers Sarko et aujourd’hui inversement.



  • Elisa 22 avril 2011 18:48

    Dans votre article, vous n’oubliez qu’une chose, c’est le tournant de Reagan qui a introduit un véritable dogme de dérèglementation libérale auquel tous les « pragmatistes » républicains et conservateurs se sont ralliés.
    On peut d’ailleurs observer que la même évolution « pragmatiste » s’est opérée en Grande Bretagne sous l’impulsion de Thatcher et la confirmation de Blair.

    Le pragmatisme de gauche est donc le faux-nez qui a pour objectif d’exclure toute alternative politique aux méfaits du capitalisme érigé en seul mode efficace de gestion des richesses.



  • Elisa 20 avril 2011 23:37

    @ Kronfi

    Avez-vous bien réfléchi à ce que vous écrivez ?

    L’idéal pour vous serait donc l’unicité culturelle, et pourquoi pas la pureté raciale ?

    Par ailleurs précisons qu"il n’y a eu que très peu de métissage de population aux US contrairement à ce qu’on observe dans la plupart des pays latino-américains.



  • Elisa 20 avril 2011 23:13

    Cet article est champion du « y faut y-a-qu’à ».

    La mondialisation est un fait ce n’est ni une vertu, ni un programme.

    Elle est le contraire de l’universalité dans la mesure où elle impose à la planète une domination économique, militaire et culturelle. C’est un rapport de force qui substitue au droit international constamment bafoué une contrainte d’autant plus perverse qu’elle prétend défendre la démocratie avec des moyens qui en sont la totale négation.

    Des pays à feu et à sang sous prétexte d’ingérence humanitaire, une pression économique pour réduire dans les Etats les solidarités afin d’augmenter les profits financiers, la marchandisation mondiale des biens communs (’terre, eau, ressources alimentaires et énergétiques).

    Ce n’est certainement pas en se repliant sur des prés carrés soit-disant souverains qu’on luttera contre la mondialisation mais en affrontant les fauteurs de ces troubles à tous les niveaux (mondial, européen et national) et par tous les moyens (juridiques, politiques et culturels).

    Mondialisation et souverainisme ne s’opposent pas, ils se divisent le travail : il vaut mieux que se développe dans les Etats une idéologie de repli sécuritaire face aux étrangers qu’un mouvement révolutionnaire qui affronte les vrais responsables des méfaits de la mondialisation.



  • Elisa 11 avril 2011 12:24

    @ Armand

    Le contraire c’est hélas révélé beaucoup plus meurtrier en particulier en Europe : la tuerie de 14-18 déclenchée par des intérêts financiers n’aurait pu avoir lieu sans le nationalisme exacerbé en France et en Allemagne. On est parti « fleur au fusil » pour une guerre « fraîche et joyeuse » !

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