Compte-rendu intéressant d’un phénomène passionnant. Encore faut-il qu’on ne se contente pas de s’indigner et de débattre en rond. S’indigner n’a de sens qu’à deux conditions au moins :
-mettre en oeuvre un processus qui fasse partager cette indignation au delà des « indignés convaincus ». En particulier se donner des moyens divers médiatiques, culturels, pour reléguer aux oubliettes les solutions démagogiques et racistes des problèmes actuels.
-proposer des axes de lutte précis pour sortir de l’ornière de la seule attente des différentes échéances électorales.
D’aucuns me rétorqueront que je suis dans le « y faut ya qu’à ». Pourtant sans une réflexion sur ses deux points, je crains fort que le printemps des indignés ne s’échouent dans un été de désertion.
Dans quel univers vivez-vous pour oublier que les média les plus trash sont privés et que la présence de publicité dans les chaînes publiques les conduit inexorablement à s’aligner sur cette médiocrité.
Exactement tout ce qui a conduit à la crise financière de 2009 ! Quel beau pays on nous promet, sans impôt, sans solidarité et entièrement voué au moloch de la finance.
Affamée de pouvoir, Madame Le Pen est
avant tout une communicante. A l’instar de Sarkozy, elle ne
porte pas un programme, elle surfe sur la vague des sondages
d’opinion pour lancer des propositions censées augmenter son
électorat.
Jamais, elle ne propose au « peuple »
auquel elle se réfère constamment le moindre combat à mener. Sa
seule stratégie est de capter un électorat qui lui délèguera
pouvoir et autorité.
Cette dame qui se prétend anti système
est la pire des caricatures de ce que la droite actuelle a fait de la
démocratie : une aliénation permanente de la souveraineté populaire
à un chef d’Etat qui sous couvert de la légitimité du
suffrage universel défend sa propre caste et les intêrets du MEDEF.
Le FN n’est guère différent, c’est
une machine de conquête personnelle du pouvoir grâce à un
électorat d’autant plus captif qu’on s’appuie non pas sur sa raison
mais sur ses peurs et ses émotions.
Le « peuple » du FN c’est
l’instrument des ambitions de sa présidente.
Voilà un rappel salutaire qui démontre par les faits la vraie nature de D$K : un homme qui a mis en application au niveau mondial ce qu’il s’apprêtait à réaliser au niveau national, faire régner la dictature de l’argent sous un masque social qui ne trompe plus personne tant il est effrité par les trahisons successives du PS.