• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

elisabeth

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 21/06/2008
  • Modérateur depuis le 04/07/2008
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 40 75 889
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 16 14 2
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • elisabeth 1er avril 2009 19:12

    A l’auteur,

    Bonjour, je suppose que c’est mon article intitulé "le Pen : victime du Parlement Européen" qui vous a fait réagir.

    Tout d’abord merci d’avoir pris le temps d’y accorder quelque importance, et d’avoir par ailleurs lu les commentaires. La conversation était animée, et j’apprécie cela. 

    Quelques remarques sur votre propre article : 

    "Toute d’abord voici la phrase dans son contexte, déclaration qui lui a valu condamnation le 18 Mars 1991 pour banalisation de crime contre l’humanité"

    Monsieur Le Pen, comme vous le reconnaissez vous même, a été condamné, non pas parce qu’il a dit que les chambres à gaz étaient un détail...Mais parce qu’il a remis en cause une décision judiciaire, qui a qualifié les crimes commis par le régime nazi de "crimes contre l’Humanité".

    Les médias ont tendance à souvent dire que Monsieur Le Pen a été condamné pour négationnisme dans diverses affaires. C’est qu’on ne fait plus la différence entre les situations :

    - condamnation pour banalisation d’une qualification juridique : notion de crime contre l’humanité

    - condamnation pour négationnisme, c’est à dire négation de l’existence des crimes commis par le régime nazi

    - jugement de valeur d’un homme sur un procédé ayant permis un crime contre l’humanité (juridiquement non condamnable) C’est comme si vous disiez : je pense que la plupart des victimes de la Terreur sont passés sont mortes dans les fleuves de la France plutôt que sous la Sainte Guillotine. 

    "le problème des chambres à gaz nazies réside effectivement qu’il n’en reste pas trop d’intact, on en trouve pourtant encore à Dachau et Auschwitz, que M. Le Pen pourrait aller visiter."

    L’existence des chambres à gaz n’est pas remise en cause. Ce qui l’est...C’est la manière dont elles ont été utilisée...Et l’importance qu’elles ont, face aux autres procédés utilisés par les nazis, pour exterminer les "races inférieures". 

    Que Monsieur Le Pen soulève le problème de la véracité de l’Histoire officielle n’est pas, en soi, condamnable. Et si, comme vous le dites, on peut trouver des chambres à gaz sur le théâtre d’horreur que sont les camps d’extermination...Cela n’atteste en rien (aux yeux de Monsieur Le Pen) que celles ci aient été utilisé pour exterminer "les races inférieures".

    Monsieur Le Pen semble être ici partisan de la théorie du complot. Et en bon politicien, il peut s’appuyer sur le fait que l’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Pour une raison bien simple...Beaucoup de documents "secrets" (les fameuses archives du Vatican, les travaux des régimes politiques de l’époque qui ont été classé secret défense (ainsi, pour ex, vous ne pouvez, pas plus que les historiens ou les médias) consultez le nom des personnes qui avaient des charges publiques sous l’Occupation.) ne sont pas accessibles au "public" (médias, historiens, citoyens lambda) 

    Il lui est donc loisible (puisque des documents restent "cachés") de prétendre qu"une vérité officielle a été décidée par les "Libérateurs" pour notamment couvrir "l’ennemi" de l’opprobe public. Ce ne serait pas la première fois que de telles techniques auraient été utilisées.

    Reste que les témoignages des "survivants" est là. Et cela gène de toute évidence Monsieur Le Pen.

    "La solution finale via les chambres à gaz est aussi fait découlant de calculs techniques (nombre de personne a exterminer, quantités de Zycklon B commandées…), de témoignages recoupés et unanimes d’anciens SS et de survivants, ainsi que de photos et restes de bâtiments. A l’arrivée des soviétiques, beaucoup des installations de l’Holocauste furent détruites par les SS."
     
    Effectivement, les notes des SS, et les témoignages des victimes est là pour conforter la thèse officielle. Mais Monsieur Le Pen pourrait vous dire que les "Libérateurs" ont très bien pu (sur ordres ?) "retrouvés" comme par hasard des carnets avec des informations précises sur le déroulement de l’extermination, et qu’il est tout aussi vraisemblable de penser que les "vainqueurs" ont pu faire pression sur les nazis, contre quelques départs anticipés vers l’Argentine, le Brésil, et autre endroit charmant. Les autorités américaines n’ont elles pas financé les "voyages" (aller simple) de nazis "repentis" ?

    Cette théorie peut sembler absurde, mais elle peut parler à un certain nombre de personnes.

    « Je crois que c’est un point de détail de la seconde guerre mondiale ». ."Avec cette phrase, il s’absout de tout négationnisme directement puisqu’en concédant que c’est un détail, il ne nie pas leur existence de manière officielle même si l’enrobage des propos comme nous le montrons ici tend à faire passer cette idée."
     
    Cela prouve sans doute son habilité politique...Surtout qu’au niveau financier, Monsieur Le Pen n’est pas en mesure de se payer des procès perdus d’avance. En revanche, s’il peut s’absoudre dans cette expression de tout négationnisme, il banalise un "crime contre l’humanité"...Ce qui explique sa condamnation.

    "Notez également que, si sur le plan technique, les chambres à gaz peuvent être considérées comme un détail, tout comme la bombe A ou le bombardement de Dresde ; il n’en n’est pas de même sur le plan moral."

    Sauf que la Justice n’a pas à s’occuper du "plan moral" en cette affaire. Elle juge les faits...Non les moyens employés pour ce faire. De la même façon que c’est le fait de "tuer" qui est condamnable...Nullement le fait d’avoir tué de telle ou telle manière...Même si "moralement" parlant on trouvera peut être plus "doux" qu’un assassin tue une personne en lui donnant des somnifères alors qu’on trouvera "barbare" un assassin qui l’aurait poignardé, et pas qu’une fois en plus.

    "Cette figure de style est à bien comprendre. Les chambres à gaz on un sens bien plus large que du simple matériel technique. Ce sens englobe l’entièreté de l’Holocauste et du crime contre l’humanité qui est l’extermination planifiée et industrielle d’être humains."

    Sur le plan symbolique, effectivement, les chambres à gaz sont rattachés à l’extermination d’êtres humains. Comme on rattache la Révolution à la fameuse Sainte Guillotine. Pour la Justice, le procédé reste un procédé, il n’a pas de "sens" particulier. 

    Et peut être certain pourrait il trouver "discriminant" (pourquoi pas ?) par la suite qu’on donne une telle importance aux chambres à gaz (qui ont été utilisées en 1942 à 45) en "oubliant" que les camps de "travail" on fait aussi beaucoup de victimes, sans parler des "expériences" faites sur les Hommes par le "Docteur" Goebbels et ses sbires.

    De la même manière qu’on peut trouver "insultant" que nos livres d’Histoire s’attarde sur une guillotine qui a certes "travaillé" (particulièrement pendant la Terreur) mais qui n’a peut être pas fait autant de victimes que les "suicides assistés" dans les fleuves de France, la "Lanterne", ou encore les massacres de septembre (toutes les prisons parisiennes, cela fait pas mal de monde)...Tout cela au nom de "la loi des suspects". Et je ne parle même pas des Vendéens... 

    "Nous l’avons vu plus haut, la tactique de Le Pen consiste à placer l’existence des chambres à gaz, et par delà l’Holocauste en entier par synecdoque, dans le domaine de la foi. On discute de leur existence comme on le ferait de celle de Dieu ou des martiens."
     
    Sauf que Monsieur Le Pen ne fait rien d’autre en la circonstance (et cela même si c’est une manoeuvre politicienne) que de soulever le "doute"...Comme l’ont fait deux journalistes sur le "cas Jeanne d’Arc" ou le font tous les jours les historiens au sujet soit d’un personnage historique (qu’on se souvienne de la "polémique" sur Napoléon et le Code Noir), d’une Société (les Français soutenaient ils Pétain à ses débuts du moins ?)
     
    Que disent les historiens ? Qu’ils regardent la "vérité" d’une période...Et dans la mesure du possible, ils essayent de comprendre où est la limite à la propagande et où commence la vérité. Si vous lisez l’Histoire de la Révolution en 1789 (oui déjà !), en 1793, en 1799, en 1830, en 1948, en 1989...Vous avez une vision très différente...Parce qu’évidemment, ceux qui ont transcris leur vision...Ne sont pas objectifs (même s’ils ont essayé de l’être) 

    "Nous le retrouvons bien dans « voulez vous me dire que c’est une vérité révélé ? », allusion aux religions révélées. Les témoignages des bourreaux et des survivants ne sont finalement que des genres de textes évangéliques auquel chacun est libre de croire ou pas."

    Ne prêtons pas de telles pensées à Monsieur Le Pen. Il est plus probable qu’il s’installe dans la théorie du complot : la vérité écrite par les vainqueurs de la guerre. 

    "Si la phrase tant décriée peut être encore défendue par quelques fans véhéments, l’ensemble des propos de Le Pen cité ici est une forme abjecte de banalisation de crime contre l’Humanité"

    Cette phrase peut être décriée sur un plan moral, nullement juridique. Monsieur Le Pen n’a pas "banalisé" un "crime contre l’Humanité" puisqu’il ne s’en prend pas au "crime" en question...Mais à l’un des procédés qui ont permis le crime.

    En tant que parent d’une victime assassinée, le fait de savoir si on l’a étranglée ou si on lui a fait boire quelque chose avec des médicaments, aura son importance...Pas pour le juge.

    "sous couvert d’être "pointilleux" sur la seconde guerre mondiale (il l’est bizarrement moins quand il s’agit de la guerre de cent ans et de sa pucelle ...)"
     
    L’existence de Jeanne d’Arc est parfaitement reconnue, et les affirmations sensationnelles soulevées par les journalistes auteurs du "cas Jeanne d’Arc" ont été démolies par Colette Beaune, historienne, et spécialiste de Jeanne d’Arc, et du Moyen Age en général. 

    "Quand la haine de l’autre s’exprime ainsi aussi fortement, car un négationniste est avant tout une personne qui hait autrui, il a de quoi avoir peur effectivement pour l’avenir."

    Sauf que vous avez reconnu vous même que Monsieur Le Pen n’était pas dans une situation de négationnisme...
     
    " Etre en désaccord avec l’attitude des eurodéputés envers le leader du FN ; cela ne devrait pas impliquer de défendre les propos condamnés de celui-ci."
     
    Je ne défends pas les propos de Monsieur Le Pen. Je les évalue au regard de ce que dit le Droit. 



  • elisabeth 1er avril 2009 15:43

    A Hélios,

    Vous faites sans doute référence à Julien Coupat.

    Ce dernier est soupçonné d’avoir commis des actes pouvant nuire à la sécurité de l’Etat (c’est beaucoup plus grave que le trouble à l’ordre public)

    Ce dernier, ainsi que sa compagne, et plusieurs autres personnes soupçonnées limite de terrorisme...Ont été mis en "détention provisoire". Le juge des libertés a demandé la libération de chacun d’entre eux, faute de preuves. 

    Aujourd’hui (à ma connaissance) Monsieur Julien Coupat est le seul membre du "groupe" soupçonné...A être maintenu en prison. Tous ses "complices" sont en liberté, et "blanchis".

    Le juge d’instruction a demandé la mise en liberté de Monsieur Coupat, ainsi que l’avocat de la défense. Il reste maintenant à obtenir l’avis du Parquet, qui a remis plusieurs fois ses conclusions, sans doute parce que la Ministre des Sceaux a demandé (conjointement avec MAM) que la détention soit poursuivie. (Ce qui est légal...Quand le prévenu est considéré comme pouvant être l’auteur d’acte terroriste)












  • elisabeth 1er avril 2009 11:39

     

    Sur les interpellations policières :

    1) Les policiers n’ont pas tous les droits :

    Il faut en effet savoir, pour ce qui concerne notamment les "anti Otan" réuni dans un "Village" construit pour l’occasion...Que les policiers n’ont, en réalité, pas le droit de "contrôler" les manifestants.

    Leurs prérogatives s’arrêtent aux points suivant :

    -contrôle de la légalité de l’implantation du "Village" : autrement dit, il faut que les organisateurs du sommet anti OTAN soient en mesure de présenter une autorisation de la préfecture pour le "Village"

    -contrôle de l’identité des organisateurs : les policiers peuvent vérifier...En se fondant sur les indications de la préfecture...Que ce sont bien les personnes qui ont demandé l’autorisation pour le "Village" qui l’organisent sur place (de préférence, pour éviter toute intimidation, se munir d’un représentant judiciaire : juge, huissier)

    Si les policiers cherchent à contrôler des personnes qui sont sous la responsabilité des organisateurs...Il faut clairement leur demander :

    **de présenter leurs ordres (qui ne peuvent venir que de la préfecture) Les policiers ne sont pas habitués à ce qu’on n’obtempère pas tout de suite. En vous mettant à égalité avec eux (calmement) ils seront beaucoup plus "doux".

    **d’attendre avant tout contrôle, que vous appeliez la préfecture pour vérification (d’où la nécessité de se munir d’un portable) N"hésitez pas (cela vous sera demandé de toute façon) à demander (au téléphone) le matricule et le nom des policiers qui vous agressent...Et de les noter (sur papier ou sur votre portable) en vue, éventuellement, de saisir le tribunal administratif. Et si les contrôles sont réalisés...Sans que la légalité soit assurée...Appelez ensuite les médias pour leur en faire part. (Pas devant les policiers)

    -Contrôler un véhicule ou un domicile : Lors d’un contrôle routier, seul le/la conducteur/trice doit pouvoir justifier son identité. Les flics ont le droit de faire ouvrir le véhicule et de regarder à l’intérieur, mais pas de le fouiller sauf réquisition écrite formelle. Un PV doit alors être délivré et il faut absolument le réclamer. (Parce qu’il y a le matricule et le nom du policier dessus) Quant aux perquisitions au domicile, elles sont possibles sur autorisation du/de la juge de la détention et des libertés et à la requête du/de la procureur. Il faut donc demander à voir la commission rogatoire et vérifier qu’y figure l’adresse, la qualification des infractions recherchées, et les éléments laissant présumer de leur existence. Cette visite ne peu avoir lieu que dans les heures légales (6h-21h), sauf en cas de terrorisme, trafic de drogue, et si cela ne concerne pas des lieux d’habitation. Attention : les fouilles des tentes, sacs, et même des poches sont considérées comme des prolongements du domicile et sont donc soumises aux mêmes règles.

    2) Vous avez droit au silence...Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous

    -Si vous êtes Français, vous n’êtes pas obligé d’avoir vos papiers sur vous (carte identité ou passeport) Une "preuve" de votre identité est en revanche requise : permis de conduire par ex. Vous êtes tenu de décliner votre identité (et surtout ne mentez pas !) mais aucunement de préciser votre adresse, votre métier, ou autre question du même genre, du style votre appartenance à tel ou tel groupe, le nombre de fois où vous avez participé à une manif, etc.

    -Si l’on vous demande un test ADN...Vous êtes en droit de le refuser. On ne peut vous accuser que sur des faits...Non sur des suspiçions. Vous êtes donc en droit de "garder le silence" tant que vous n’aurez pas un avocat à votre coté, de ne pas vous soumettre à des tests ADN, ou encore de ne pas suivre un policier sans motif. (Là encore, vous pouvez demander à appeler la préfecture pour avoir confirmation que les policiers x ou y ont bien reçu des ordres) De même, si vous avez décliné votre identité, toute photo et prise des empreintes est illégale.

    -Si l’on vous contrôle parce que vous portez un drapeau anti OTAN...Sachez que vous pouvez refuser de suivre un policier, au motif que ce drapeau ne "trouble pas l’ordre public" et là encore...Que vous n’êtes pas assuré que les policiers aient reçu des ordres de la préfecture en ce sens. (Ordres écrits : demandez une preuve au policier) D’où...Appel de la préfecture (si possible mettez haut le son pour avoir des témoins de votre appel...Notamment un avocat ou un huissier présent dans le "Village")

    -Ne signer aucun procès verbal (vous en avez le droit) et n’impliquez aucun membre de la manifestation (sauf éventuellement les organisateurs) Si vous signez malgré cela, veillez à ne laisser aucun espace blanc entre la déclaration et la signature. En règle générale, il vaut mieux ne pas le signer, quitte à le
    justifier devant le juge après ("j’ai subi des pressions des policiers, j’ai été
    frappé-e, donc j’ai refusé de signer, ce qui est mon droit").

    -Si l’on vous pose des questions ne dites pas "je ne sais pas", ou "je ne souhaite pas répondre" mais "je n’ai rien à déclarer". Attention : toute discussion, même informelle, est un début d’interrogatoire.

    -Vous pouvez être mis-e en garde à vue au cours de ces 4 heures, ce qui doit vous être notifié, et se fait sur décision du/de la procureur (ce ne sont pas les policiers qui en prennent l’initiative, contrairement à ce qu’ils/elles disent souvent, avec un chantage toujours faux, du type : si vous parlez, on ne vous mettra pas en garde-à-vue).

    -Refuser toujours la comparution immédiate : Le/la procureur décide de la date de votre comparution devant le/la juge. La procédure de comparution immédiate vous mène devant le/la juge environ 24h
    après les faits, sans vous permettre de préparer une défense, de trouver des témoins, etc... En outre, les peines infligées à ceux et celles qui passent en comparution immédiate sont presque toujours plus lourdes que pour ceux et celles qui sont convoqué-es plus tard pour les mêmes motifs. L’inculpé-e est
    en droit de demander le report du procès pour préparer sa défense. Cette procédure de comparution immédiate doit, sauf exception, être refusée par l’inculpé-e au début du procès, sans croire ceux et celles qui prétendraient que la refuser vous enverrait automatiquement en préventive. Vous passerez
    alors devant le juge des libertés et de la détention, qui va décider, soit de libérer l’inculpé-e et de lui fixer une date de procès, soit le placer en détention jusqu’au procès.


     

     

     

     

     

     



  • elisabeth 31 mars 2009 18:11

    A Fergus,

    Monsieur Sarkozy n’est en effet pas le meilleur garant du « droit » dans notre chère et belle France. Mais il n’est pas tout puissant (même s’il le croit)

    Il faut bien comprendre que nous pouvons l’arrêter, avec les « armes » que la Démocratie nous donne. 

    En ce qui me concerne, je sais déjà que plusieurs proches, qui habitent à Strasbourg, vont porter plainte devant le tribunal administratif et deux d’entre eux sont prêts à aller jusqu’à saisir le Conseil Constitutionnel, le Conseil d’Etat ou encore la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

    La force de Monsieur Sarkozy, et grosso modo des « hommes de pouvoir » n’est pas dans leur capacité à instaurer une dictature...Mais réside dans la faiblesse de ceux qui en sont les victimes, presque « consentantes ». 

    Nous avons une chance formidable : nous sommes Français ! Et nous sommes protégés par une Déclaration que Monsieur Sarkozy ne peut pas remettre en cause.

    Nous sommes « européens » et dès lors aussi défendus par les traités européens sur certains points du moins.

    Nous vivons en Démocratie...Même si dans la pratique cela ne semble pas forcément aussi certain de prime abord. 

    Pour toutes ces raisons, il ne faut pas nous laisser abattre...Et au contraire ne pas reculer, et avancer vers l’obstacle. 

    Concernant la notion de « troubles à l’ordre public »...Elle n’a, en réalité, rien de flou...Puisque le Conseil Constitutionnel l’a défini, et que le Conseil d’Etat a précisé les circonstances exceptionnelles dans lesquelles « l’ordre public » peut être soulevé. 

    Et quand bien même il y aurait « flou »...Ce « flou » vous servirait puisque les parlementaires de 1789 ont précisé un aspect très important : 


    — la loi ne doit pas être nuisible à la Société : en France, ce n’est pas à vous de prouver la nuisance...Mais au Gouvernement de prouver qu’il n’y a pas de nuisance.


    — nul ne peut empêcher ce que la loi n’interdit pas. Autrement dit, vous êtes libre de faire ce que bon vous semble...Tant qu’une loi n’interdit pas (je précise : il s’agit bien ici de la « loi » et non d’un « décret ») que vous portiez tel ou tel bien...Vous êtes dans la légalité


    - nul ne peut contraindre un citoyen à faire ce que la loi n’ordonne pas : bref, tant qu’on ne vous présente pas une loi officielle, promulguée...Vous n’êtes pas censé « ne pas vous révolter »

    Il convient de ne jamais l’oublier : les citoyens sont forts...Mais ils ne le savent pas. 

    Et rappelez vous...Nicolas Sarkozy a déjà reculé...Que cela soit devant le Droit...Ou devant « l’opinion publique ». 

    Nous avons un Président qui roule beaucoup des mécaniques, mais qui se sent dépasser par les situations qu’il ne maitrise pas. Alors il essaye de forcer le passage....A nous de lui fermer la porte au nez. 

    Pour cela, il suffit d’agir dans la légalité, éventuellement d’écrire à ses élus (histoire de les réveiller...La période est propice....Election à venir !) et de garder (surtout) son calme...En se souvenant notamment que les « forces de l’ordre » font leur travail...Sans trop se poser de question (quoique ?)...Et qu’il n’est dès lors pas utile de se venger sur elles. 



  • elisabeth 31 mars 2009 12:34

    En fait, en tant que citoyen Français mais aussi européen, nous avons beaucoup de « droits »...Mais nous ne les utilisons guère :

    - parce qu’ils sont mal connus

    - parce que l’autorité ne les connait pas plus (ou fait semblant de les ignorer)

    - parce que nous ne pensons pas forcément en avoir besoin

    Si vous êtes à Strasbourg, si vous êtes manifestant ou simple passant, il est important de bien connaitre vos droits, pour pouvoir vous défendre.

    A l’attention des manifestants notamment : http://solidarite.samizdat.net/article168.html 
    C’est plutôt bien fait, donc n’oublier pas les conseils juridiques précisés ici, avant d’aller manifester.

    Pour le « simple passant » : n’hésitez pas à vous munir éventuellement de ce que j’ai écris. 

    En effet, n’importe quel strasbourgeois...Ou même simple touriste, ou citoyen Français sinon européen...Pourrait attaquer devant le tribunal administratif la légalité de mesures qui imposent aux habitants d’être badgés et contrôlés pour rentrer chez eux...Ou pour entrer dans une des zones (si le contrôle est légal...L’interdiction de franchir une zone, même « clé » est elle, parfaitement illégale)  

    Concernant les drapeaux « rebelles », il faut savoir aussi que l’autorité administrative procédait à l’enlèvement forcé d’un des drapeaux en question, cela serait une voie de fait, c’est à dire une illégalité grossière qui serait justiciable par l’autorité judiciaire. En effet, il n’y a aucun texte pénal et aucun loi qui interdisent d’accrocher un drapeau à sa fenêtre.

    Et si un policier vous menace de venir « retirer » le drapeau chez vous...Sachez qu’il n’en a pas le droit. Car il viole un principe fondamental de l’Homme et du Citoyen : la propriété privée. Nul ne peut entrer, sans mandat, chez vous. Et quelqu’en soit la raison. Pour pénétrer dans votre domicile, les policiers doivent avoir :

    - un motif : ils ont des « ordres » ? Et bien demander leur de vous prouver qu’ils ont eu ces ordres par un papier officiel (qui ne peut venir que d’un juge...Le préfet n’étant pas habilité à se substituer à l’autorité judiciaire)

    - un déclarant : s’ils ont eu des « ordres »...Demander leur de qui (il est probable qu’ils répondront le préfet)...Et surtout APPELER LA PREFECTURE DEVANT EUX (munissez vous de votre portable)...Puis passer le téléphone au policier pour qu’il s’explique. Et si la préfecture confirme les « ordres » demander leur les raisons « circonstancielles » qui expliquent ces ordres : l’ordre public ? (Impossible, un drapeau ne le menace pas) Notez le nom et le prénom de votre interlocuteur ou interlocutrice...En vue d’adresser une plainte au tribunal dès que possible...Mais bon, en général, le simple « coup de téléphone » refroidit plus d’un policier. 


    Rappelez vous toujours que les forces de l’ordre (policiers, gendarmes, préfets, etc.) jouent beaucoup sur l’intimidation. Surtout : 

    - ne provoquez pas un membre des forces de l’ordre : restez calme

    - demander poliment au policier d’attendre que vous ayez téléphoner à la préfecture et refermez la porte derrière vous pendant ce laps de temps 

    - ayez du sang froid ! N’insultez pas, ne bousculez pas un membre des forces de l’ordre !

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv