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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 15 juillet 2015 14:02

     

    Enivrés par leur toute-puissance, applaudis par le chaland qui avait craint pour la solidité des murs de sa prison et qui est dorénavant rassuré car le carcan de l’Euro dans lequel il se débat ( syndrome de Stockholm ? ) est provisoirement sauvé, les janissaires de Bruxelles n’en finissent pas de se congratuler.

    Les Français donnent l’impression d’être rassurés par l’étau qui se resserre sur les Grecs ( comme Pétain rassurait la France et était applaudi par elle, oublieuse de la déroute de ses armées attribuée au Front populaire ) 

    Il est d’ailleurs remarquable que Madame Merkel, qui étend son emprise sur l’Europe avec un gant de velours tissé de fil barbelé, a le triomphe discret, preuve au choix de duplicité politique ou d’un grand savoir vivre.

    Elle laisse aux satellites de son Eurocour le privilège de s’ébaubir de leur grande sagacité, la sagacité consistant à choisir le camp du plus fort contre le faible et à renier les plus élémentaires principes de solidarité.

    Bien que le dénouement de l’affaire grecque visât aussi à impressionner et à faire passer le goût de la fronde à de nouvelles populations rétives aux sacrifices, on ne peut évacuer l’hypothèse que de mauvais esprits pourraient s’aviser d’entrer en dissidence.

    Alors, au besoin, si une prochaine crise d’épilepsie spéculative venait à ébranler le système, si le bric fait de nouveau des misères au broc, on remobilisera les citoyens à point nommé pour leur changer les idées et ce ne sont pas les ennemis de l’intérieur qui manquent à la panoplie des leurres.

    Mais toutes ces péripéties n’empêchent pas l’Euro et l’Europe allemande de pourrir de l’intérieur : pour le moment ces institutions tyranniques s’accommodent assez bien de leur désaffection, elles ont adapté la démocratie à leur sauce, contrôlent les médias et repoussent dans les marges les voix discordantes mais il y a des paramètres qui échappent à leur omniscience : la concurrence est grande pour accéder aux matières premières, les Brics tissent leur toile, la puissance économique de l’Europe bénéficie encore de la vitesse acquise mais navigue à l’erre quand d’autres ont mis le turbo et surtout il manque un grand projet pour mobiliser les énergies plutôt que de les démobiliser au service du veau d’or.

    Et ce projet sera avant tout national dans sa réalisation et internationaliste dans son esprit.



  • Elliot Elliot 12 juillet 2015 12:48

    Régulièrement revient sur le tapis un texte commis en 1970 par Mr Itzebegovic et qui est censé démontrer, 20 ans après, le fanatisme d’icelui avec, cachée derrière son cas, la volonté bien actuelle de valider un climat d’islamophobie.

    Cette anecdote n’apporte rien et si elle est censée donner un éclairage religieux sur la cruauté des milices bosniaques, à quelles motivations répondaient les atrocités des Serbes ? la défense de la chrétienté ? 

    Pour faire bonne mesure ou relativiser, on pourrait également faire systématiquement référence aux textes enflammés - guère plus amènes que les diatribes du leader bosniaque - publiés dans les années turbulentes de l’après-68 par certains de ceux qui sont aujourd’hui à la manœuvre pour écraser les populations sous le joug du néo-libéralisme triomphant après avoir voué les capitalistes aux pelotons d’exécution et aux flammes de l’enfer.

     

    Dans un même ordre d’idées, il va falloir suspecter ceux qui entonnent l’internationale de nous préparer des lendemains d’oppression quand « elle sera le genre humain »qu’ils appellent de leurs vœux.


    Pour le reste, mise à part sa concession inutile à l’air du temps, je suis assez en harmonie avec le texte de Mr Schiffer qui devrait pourtant savoir que, si le massacreur bosniaque a échappé à toute sentence, c’est sans doute aussi parce que l’histoire est écrite par les vainqueurs avec le sang des vaincus.

     



  • Elliot Elliot 10 juillet 2015 19:11

    L’attitude de Mr Poutine démontre surtout que la notion de génocide est éminemment politique et se contrefout de l’avis des historiens. 

    Chez nous, la loi Gayssot n’est rien moins qu’une volonté politique d’institutionnaliser un drame historique mais elle a ouvert la voie à la surenchère victimaire car d’autres ont aussi des ancêtres qui ont vécu d’atroces sévices .
    Le relativisme, et c’est en cela qu’il est positif, consiste aussi à remarquer, comme cela en passant, merci, Mr Nethanyahu ! que les descendants de victimes expiatoires se muent volontiers en tortionnaires, ce qui amène à désespérer de l’humanité mais aussi à rester lucides sur la complexité de la nature humaine .


  • Elliot Elliot 9 juillet 2015 13:56

    Introduire l’humanisme dans une histoire de gros sous après tout pourquoi pas ? cela changera des comptables bornés qui font la loi et les comptes.

    On glose beaucoup sur la dette grecque - devenue le souci majeur des Harpagon cherchant à sauvegarder leur cassette ( souvent bien mal acquise ) - mais on s’étend moins sur son origine. 

    Il est vrai qu’elle est moins glorieuse quand on sait qu’elle a alimenté le tiroir-caisse des vertueux ( surtout allemands et français ) qui font aujourd’hui la morale mais incitait fortement, dans un passé pas si lointain, leurs banques à financer l’achat par l’état grec de matériel militaire ou autre , inutiles autant que somptuaires.

    Ces petits accommodements avec la bonne gouvernance avait, pour nos donneurs de leçons, l’avantage de leur assurer, par l’endettement des Grecs, quelques décimes de cette sacro-sainte croissance qui est leur indépassable horizon.
    De même qu’aujourd’hui le peuple grec est honteusement mis sous pression parce qu’il déblaie les chemins de la liberté, l’ état grec, victime de sa situation géo-politque, fut mis dans le passé sous pression ( par ses alliés ) pour procéder à des dépenses militaires et d’infrastructures qu’il ne pouvait ni ne devait assumer.

    On ne devrait pas regretter que le peuple ait été appelé à donner son avis dimanche passé mais fustiger le fait qu’il ne fut pas consulté in illo tempore sur l’opportunité de remplir ses arsenaux et d’entretenir une armée pléthorique pour rassurer l’Occident dans une région troublée.

    En réalité, les Grecs n’ont jamais vu la couleur des derniers financements que la générosité de la BCE lui a accordés, ce sont des créances bancaires - surtout allemandes et françaises - qui ont été apurées au prix d’un approfondissement insupportable de la dette grecque.

     



  • Elliot Elliot 3 juillet 2015 20:05

    Le grexit, de toute manière, interviendra tôt ou tard quel que soit le résultat du référendum.

    Imaginons, hypothèse plausible en raison du matraquage auxquels les Grecs sont soumis qui fait croire à des retraités à qui on a déjà sucré 30 % de leur retraite que le pire est encore à venir s’ils s’avisaient de refuser les conditions indignes que Madame Merkel et ses vassaux consentent à leur offrir, imaginons donc que pris de panique, mauvaise conseillère s’il en est, les Grecs acceptent d’abdiquer toute dignité et voient la rédemption dans de nouvelles saignées.

    Le oui l’emporte.

    Il ne faudra pas beaucoup de temps au peuple ( dont certaines franges auront été abusées par les prêcheurs d’apocalypse ) pour se révolter contre les conditions indignes de vie qui les toucheront.

    Ces jacqueries, suivies d’émeutes puis d’une paralysie du pays ébranleront de nouveau le crédit de la Grèce au sein de la zone Euro et la question de son maintien sera de nouveau posée.

    Les Grecs auront perdu leur honneur et seront ramené à la case départ.

     Les Grecs disent NON à l’issue du référendum et Madame Merkel qui dirige sans partage l’Eurogroupe ne peut échapper à la logique de sa position figée ; elle trouvera des arguments pour procéder à une exclusion de la Grèce, coupable de privilégier les intérêts de son peuple à ceux des banques ; c’est il est vrai en néo-libéralisme un péché capital....

    Ou alors opérer un virage à 360 degrés dont je ne la crois pas capable ni intellectuellement ni politiquement.

    Dans tous les cas de figure, l’Euro entamera sa déconstruction plus ou moins rapide et il m’étonnerait fort que ce scénario ne soit pas déjà à l’étude à la BCE. 

    Gouverner, c’est prévoir, y compris les voies et moyens d’une porte de sortie d’un système monétaire incapable de s’adapter à des économies au développement disparate.
    Et si, au fond, en forçant les Grecs à choisir en la peste et le choléra, entre la précarité dans le déshonneur ou la pénurie dans la dignité, l’Allemagne n’anticipait pas un démantèlement progressif de la zone Euro pour en chasser les moutons noirs.
    Car après les Grecs, d’autres boucs émissaires se profilent à l’horizon. 

    Le système ne fonctionne pas et la tentation sera grande de mettre ses incohérences sur le dos d’autres partenaires de l’Europe du Sud qui, comme les stéréotypes le rappellent constamment aux citoyens de l’Europe du Nord, sont indolents, inefficaces et indélicats par nature. 

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