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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 2 juin 2015 16:25

    Tous les poncifs de la mauvaise foi sont réunis dans cet article :qui a un seul : but stigmatiser la communauté turque de Belgique.

    Madame Ozdémir reconnait la réalité de la tragédie et les massacres mais elle refuse de se laisser enfermer dans un débat où on imagine initier par un texte de loi un travail de mémoire.

    C’est une position peut-être discutable mais qui a le mérite de pas occulter les faits d’autant qu’il n’y a toujours pas de position officielle de la Belgique pour qualifier de génocide le drame des Arméniens ni de juridiction condamnant sa négation..

    Il semble que pour certains la guerre des mots est plus importante que l’évènement lui-même.

    Ils n’ont de cesse de vouloir se substituer au travail des historiens tout en accusant ceux qui ne sont pas d’accord avec leurs jugements à l’emporte-pièce de travestir l’histoire.

    Ce sont souvent les mêmes qui chantent les bienfaits de la colonisation et ravalent les massacres d’indigènes et les mains coupées au rang de dégâts collatéraux.

    Chacun sait - sauf ceux qui ne le veulent pas - que l’entreprise de colonisation de Léoplod II ( à laquelle la Belgique n’était au début pas officiellement associée ) a fait couler des flots de sang : demande-t-on aujourd’hui repentance à la famille royale ?

    Le centième anniversaire du drame vécu par les Arméniens vient à point nommé pour servir de leurre à une politique toute entière orientée vers la punition des faibles - exclus du système d’indemnisation du chômage, exclus pécuniairement des soins de santé où se multiplient les sans-dents incapables de faire face ne fût-ce qu’à l’avance des fonds, pour des soins de base.
    Pendant ce temps-là l’équité fiscale frappant les plus riches - pourtant promises avec des trémolos dans la voix - est lentement vidée de sa substance avant d’être sans doute reportée aux calendes grecques.

    Envieux de la politique du FN en France montant les gens, les pauvres principalement, les uns contre les autres, certains rêvent sans doute d’asseoir leur légitimité sur le rejet de la communauté turque ( en attendant les autres ) tout en lançant les germes d’une guerre de religion avec des informations tronquées quand elles ne sont pas tout simplement fausses..

    PS : lors du meeting d’Erdogan il y avait une foultitude de cars ayant amené des Turcs de Hollande et de la Ruhr, les Turcs d’origine belge étaient la majorité sans plus.



  • Elliot Elliot 1er juin 2015 12:50

    Un ravalement de façade sans rien changer de ce qui est en état de délabrement avancé à l’intérieur : on ne peut résister à l’envie de répéter jusqu’à la nausée le calembour « les ripoublicains ».

    Qu’attendre, il est vrai, d’une formation qui met à sa tête une personne qui a mené une opération libyenne - qui ressemble fort à un règlement de compte personnel fait avec les moyens militaires de l’état, un abus d’autorité et de biens sociaux vu le coût financier, moral et politique de cette désastreuse opération - une personne dont l’incompétence a été sanctionnée aux présidentielles par la victoire d’un improbable apparatchik socialiste d’ailleurs tout aussi malléable aux diktats du Golem bruxellois que le fut le précédent proconsul ?

    Entre autres saillies d’une grande élévation de pensée, outre la propension de Mr Sarkozy à faire huer Christiane Taubira et Mme Vallaud-Belkacen, cibles favorites de la beaufitude abrutie, on aura entendu Eric Ciotti, jamais avare de truismes, nous sortit cette vérité première : " ce n’est pas à la république de s’adapter à l’Islam mais à l’Islam de s’adapter à la république " opinion partagée par l’immense majorité des Musulmans qui doivent s’interroger sur les motivations profondes de ce procès d’intention qui est avec insistance instruit à leur encontre.

    Bon, on ne va pas demander non plus à Ciotti de développer une thèse, le format twitter est ce qui convient le mieux à la mesquinerie de sa pensée.

    Mais enfin c’est un peu comme si l’on répétait ce qui devrait aller de soi : ce ne sont pas les règles d’éthique qui doivent s’adapter aux élus de la nation mais les élus de la nation qui devraient les respecter.
    Pourtant plastronnait sur la tribune quelqu’un - fort en gueule mais petit en morale - qui est soupçonné d’une foultitude d’indélicatesses bismuthiennes, quelqu’un qui a élevé le trafic d’influence en institution d’état, quelqu’un qui réclame des autres la vertu qui lui fait tellement défaut...



  • Elliot Elliot 31 mai 2015 18:07

    Empêcher quelqu’un de parler est toujours une faute car c’est donner un retentissement encore plus fort aux idées qu’il véhicule ou est censé véhiculer.

    En l’occurrence, les zozos qui se sont mobilisés pour faire taire une opinion qui les dérange se sont comportés comme des vrais fourriers de l’Extrême-droite.

    Ils pouvaient participer au débat, argumenter, porter la contradiction par la parole dès lors que c’était une réunion publique.

    La question était d’ailleurs posée dans le message de Brafman et la réponse n’a pas été à la hauteur.

    Quand bien même, l’orateur en question serait ce repenti de Riposte laïque que l’on veut nous vendre ou un infiltré de l’Extrême-droite en repli tactique - le fait qu’il ait appartenu au PC ne change rien à l’affaire -, ce n’est pas une raison suffisante pour mettre à mal le principe de la liberté d’expression.

    Mais on a vu aussi des spectacles annulés, forces de police à l’appui, pour des raisons qui n’apparaissaient bonnes qu’à ceux qui en étaient à l’origine.



  • Elliot Elliot 29 mai 2015 00:08

    Le problème n’est sans doute plus de convaincre les gouvernements que la mise en place de l’Euro fut une erreur, l’Allemagne en premier lieu doit se mordre les doigts d’avoir acheté la réunification en acceptant de saborder le DM et de participer à la création d’une monnaie commune qui recouvrait des situations économiques et sociales non seulement différentes mais avec parfois des niveaux de divergence qui transforment l’Euro en un fardeau insupportable pour des populations entières.

    Le problème est qu’ils sont empétrés dans cette faillite et qu’ils sont obligés de recourir systématiquement au mensonge pour la nier et faire oublie l’erreur de conception de départ.

    Maintenant comment fait-on pour sortir de l’impasse, quand on est dirigeant d’un de ces pays en proie à l’atonie économique et au désarroi social ?

    Plutôt que de faire son aggiornamento et de tirer les conséquences d’une utopie en voie de déclassement, attitude qui réclame courage et sens de l’état et implique des sacrifices, on choisit la fuite en avant qui consiste d’abord à vouer les Grecs à l’abstinence punitive sachant ou spéculant sur le fait qu’ils ne se résoudront pas à quitter la zone Euro qui semble pourtant la seule issue pertinente possible.

    Ils espèrent que la  montée de Podemos ( c’est déjà une victoire que d’arriver à talonner le PSOE et le parti populaire qui continuent de bénéficier de réflexes pavloviens bien ancrés dans les mentalités ) restera un avertissement sans frais et que, par le miracle de la multiplication des pains ( la BCE fait maintenant mais beaucoup trop tardivement marcher la planche à billets ), la confiance va subitement revenir.
    C’est oublier les leçons de l’histoire ( souvenons-nous du destin des assignats dont la création a montré beaucoup d’analogies avec la situation que nous vivons actuellement ) car la création de monnaie prélude à sa destruction

    .
    Comme,pour des raisons dogmatiques, on ne peut plus recourir à l’inflation, cette destruction devra prendre d’autres formes ( un racket sur l’épargne ? ) qui toucheront les classes moyennes et populaires qui n’ont guère les moyens de la mettre bien au chaud à l’abri dans des paradis complaisants.

    Ainsi donc les sacrifices que l’on dit vouloir leur éviter, ils les subiront en fin de compte, capital et intérêts.



  • Elliot Elliot 24 mai 2015 13:49

    Dans le concept de roman national, il y a roman et, par définition, un roman reste un roman, c’est-à-dire, dans ce cas-ci en l’occurrence, une geste épique avec toutes les approximations qui peuvent faire rêver comme fait rêver l’utopie.

    Il ne faut pas oublier que cette manière d’enseigner l’histoire eut pour but de forger l’unité nationale entre les différentes communautés ( ethnies ) qui peuplaient la France.
    Jeanne D’Arc fut canonisée par le Vatican et sanctifiée par le république en signe de réconciliation nationale après les années de polémiques entre catholiques et anticléricaux rabiques.

    Elle devint une sainte laïque sans aucun égard pour la réalité historique ( un peu moins glamour que la légende veut le faire entendre ).

    Elle devint aussi le symbole du patriotisme voire du nationalisme militant à une époque où se mettaient en place tous les ingrédients qui allaient déboucher sur la première guerre mondiale.

    Aujourd’hui la composition de la société française a subi une nouvelle et profonde mutation qu’on en soit ou non satisfait.
    Si l’on considère qu’il faut enseigner l’histoire comme un roman national, ce roman doit prendre en compte les nouvelles sensibilités afin que tout le monde se sente concerné et que personne n’ait l’impression d’être mis au ban de l’histoire.

    Cela impose la refondation du mythe et de renouer avec la mystique chère à Péguy et, partant, de s’éloigner si nécessaire de la vérité historique donc de l’objectivité. 

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