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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 17 avril 2015 14:03

    Il faut croire que Gladio ou d’autres officines aussi puantes ont repris du service en Ukraine dont la situation présente un éclairage différent si on la soumet à l’analyse d’une nouvelle stratégie de la tension visant à faire sortir la Russie de ses gonds.

    Réplique du berger à la bergère, cette dernière vient de rétablir ses livraisons de missiles anti-missiles à l’Iran, lequel rentre en outre subtilement en grâce chez les Occidentaux dans la lutte contre Daesh.
    Daesh dont il faudra bien un jour faire la lumière sur ses sources de financement et sur ses parrains connus et cachés.
    Le Moyen-Orient est réputé compliqué, ce qui suppose qu’en bonne politique de Gribouille des états du cru mais aussi leurs parrains occidentaux - sans qui ils ne sont rien - ont sûrement eu la tentation hypocrite d’avoir plusieurs fers au feu.
    L’alibi de la quête démocratique ne tient pas longtemps la route à Kiev surtout quand on voit que sa promotion est assurée par l’utilisation intensive par les pseudo-démocrates de groupuscules qui ont beaucoup de points communs - en pire - avec les groupuscules d’Extrême-droite manipulés ou organisés par la CIA dans les années 80 en Italie, en Belgique et autres lieux de la planète.
    Sans oublier les Talibans dont le bras armé a échappé aux docteurs Folamour pour se retourner contre eux, ce qui n’était au demeurant que justice. 
    De tout temps les différentes politiques expansionnistes ont excellé dans le billard à trois bandes.
    Faut-il rappeler l’incendie du Reichstag attribué à un communiste mais qui a profité à son commanditaire Hitler pour mettre à bas la démocratie ?
    Il ne faut pas faire dans l’angélisme, qui dit services secrets sous-entend coups tordus et leurs répliques, c’est une sorte de règle du jeu.
    Comme il est de bon aloi de dénoncer chez les autres ses propres turpitudes.
    Plus près de chez nous, les frères Kouachi et Mohammed Merah étaient dans le collimateur de services spécialisés qui n’ont rien vu venir : incompétence ou stratégie ?



  • Elliot Elliot 17 avril 2015 13:02

    Gérard Filoche est bien sympathique mais il radote : il ne voit pas ou ne veut pas voir que le parti a déjà changé et que le processus a été entamé des 1983 quand Mauroy - sous la pression des marchés tout puissants - a pris le tournant de la rigueur.
    Dèja à l’époque le PS s’abritant derrière le principe des réalités, celles que l’on ne veut surtout pas changer, a choisi d’entamer sa lente reconversion.

    Lente parce qu’on y a mis des manières : on agitait les drapeaux rouges devant les estrades, on s’époumonait à chanter l’Internationale mais ce que les militants ne savaient pas encore, c’est que, derrière les mâles paroles de l’hymne aux peuple ouvrier, déjà se profilait le double discours qui prêtait allégeance à l’Internationale de la finance.

    La suite n’a été pour les principes fondateurs qu’une lente descente aux enfers, condition nécessaire mais pas suffisante pour une ascension accélérée des « réformateurs » vers la respectabilité, ce don suprême octroyé par les marchés.

    Ajoutons-y la porte grande ouverte aux carriéristes dont le cœur balançait entre deux formations jumelles, l’UMP sous ses différents avatars et le PS sans que leur choix de carrière impliquât le moins du monde l’adhésion à autre chose que la doxa libérale dont ils s’étaient nourris.

    Le brave Filoche et ceux qui pensent comme lui et s’imaginent encore pouvoir peser sur les choix de la direction ne sont que des pitécanthropes attardés dans un milieu qui les rejette tout en s’en servant de caution pour les ahuris qui croiraient encore que le Socialisme se décline encore dans le parti qui s’en revendique.

    Le meilleur service que le PS pourrait donner à la population, c’est de faire preuve d’honnêté intellectuelle et d’abandonner un sigle qui lui va si mal.
    Ei la chose la plus conséquente que pourraient faire ceux qui y militent et ont mal à leurs idéaux socialistes , ce serait d’abandonner un navire dont le cap est mis aux antipodes de ce qu’ils revendiquent.



  • Elliot Elliot 16 avril 2015 19:55

    La cinquième république est la transposition dans l’art de gouverner du principe monarchique : on se paie pour une période déterminée ( heureusement ! ) des monarques plus ou moins doués et, en l’occurrence, l’évolution de la société fait qu’ils sont de moins en moins doués, élus qu’ils sont soit comme Sarkozy sur une ambiguïté soit comme Hollande sur une mystification.

    Le premier chassait sur les terres du Front National et il s’est d’ailleurs remis récemment à l’ouvrage en assortissant ses interventions grandiloquentes de petites piques antimusulmanes censées lui gagner la considération de la beaufitude, l’autre s’est fait élire sur un programme en toute connaissance de son impuissance à le mettre en œuvre si tant est qu’il en eût jamais eu le désir.

    On ne gouverne pas durablement sur l’équivoque et la cinquième est minée de l’intérieur : conçue pour un géant, elle dépérit au contact des médiocres et l’extravagance de sa pérennisation se mesure à l’aune de la désaffection d’une grande partie des Français pour la participation au processus de désignation de ses dirigeants.

    Ce qui est un devoir moral est devenu une insupportable corvée ou libère une propension nihiliste avec le vote pour le FN.

    Tout cela conduit à l’implosion du régime et ouvre la porte à une 6e république, seul horizon encore susceptible de faire renaître un nouvel élan républicain. 



  • Elliot Elliot 13 avril 2015 13:43

    Il est de plus en plus clair que l’Union Européenne - toute à ses obsessions anti-poutiniennes - a libéré les chiennes de l’enfer en Ukraine et qu’elle a enfanté une sorte de monstre dont elle ne sait plus comment le maîtriser.

    En matière d’appel d’air démocratique, on est loin de Prométhée offrant le feu aux hommes et l’UE n’ a apporté que désordre et désolation.

    Que le Monde soit à la pointe de la croisade n’est guère surprenant non plus, il y a longtemps que le « journal de référence » s’est laissé embrigader dans un atlantisme de bon aloi ( enfin, façon de parler ) qui explique les œillères dont il se pare pour appréhender la situation en Europe orientale.

    Ce qui, en d’autres temps, aurait valu de belles et efficaces campagnes de démystification, à savoir les néo-nazis paradant ouvertement en appui du régime putschiste, est aujourd’hui proposé dans un anodin registre folklorique voire pudiquement passé sous silence.

    De son côté, l’Otan n’a manifestement pas abandonné l’idée de subvertir l’Ukraine à moins qu’elle ne soit engagée dans une fuite en avant dont elle ne peut se dépétrer.

    Il est en tout cas de plus en plus manifeste que la solution devra intervenir dans la prise en compte des spécificités des régions russophones et que la politique de Kiev toute entière axée sur l’affrontement rend de plus en plus prévisible une déclaration unilatérale d’indépendance.

    L’Ukraine en tant que telle n’a plus d’autre avenir que dans une confédération de régions souveraines.

    La confédération offre l’avantage appréciable de répondre à la soif de liberté du chacun chez soi et de maintenir entre les régions les liens économiques forgés par des décennies de système soviétique et qui sont au demeurant naturels dans cette partie de l’Europe.

    N’oublions jamais que, pour les Russes et bien que l’affirmation soit l’objet de controverses, la Russie est née à Kiev, appelée la mère des villes russes..



  • Elliot Elliot 11 avril 2015 14:01

    L’Allemagne est un pays vieillissant qui vit sur la rente et cette rente est assurée par l’endettement de ses partenaires, eux-mêmes vilipendés par la caste dirigeante allemande qui leur reprochent des comportements de cigale tout en empochant les dividendes de leur laxisme.

    Si ce n’est une définition moderne de l’impérialisme, qu’est ce d’autre ?

    Cette attitude schizophrène ne peut perdurer, du moins techniquement car, dans les esprits, c’est autre chose, les Allemands ont bien ancré au corps le sentiment de leur supériorité et ils n’ont eu aucun scrupule à alimenter leur tiroir-caisse en tondant la laine sur le dos des autres.
    Ils sont persuadés de leur bonne fortune et que le pactole est inépuisable.

    À tout seigneur, tout honneur : il faut cependant leur reconnaître une grande expertise dans l’art de forger un mythe et de persuader le monde entier de leur incomparable savoir-faire.

    La France ou l’Italie ne sont pas moins ingénieuses ( plutôt plus d’ailleurs ) mais elles peinent à le faire savoir .

    Les voitures japonaises ont beau être statistiquement les meilleures sur le marché avec un taux de défaillances ridiculement bas, elles ne sont considérées que comme des ersatz et la berline allemande continue de tenir dans l’opinion générale le haut du pavé quand elle ne fait pas appel aux dépanneurs sur le bord de la route.

    Néanmoins les mythes ne sont pas éternels et vient un jour où les excédents commerciaux se transforment en poire pour la soif et, en ces temps de grande volatilité monétaire, finissent par faire imploser un système où la garantie de revenus pour les têtes chenues ne se peut plus être assurée que par la contrainte des plus jeunes.

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