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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 14 mai 2015 00:37

    Haro sur l’empêcheur de ronronner dans la bienpensance béate : ce serait tellement beau de ne pas soupçonner des arrière-pensées un peu glauques chez un certain nombre de ces manifestants et de ne voir qu’un rassemblement de justes contre le mal !

    Maintenant il n’est pas interdit, c’est même recommandé en matière de santé mentale, de s’interroger à la fois sur les motivations des présents et de relever que certaines catégories sociales manquaient à l’appel.

    Emmanuel Todd casse le miroir où d’aucuns affectent de se mirer, si beaux, si purs, avec une complaisance plutôt malsaine : certains, sans doute les plus nombreux, ont cédé à l’émotion ( ce qui est estimable ) mais on ne peut exclure un opportunisme plutôt sordide pour d’autres.

    Emmanuel Todd dont c’est le métier arrive donc à des conclusions « blasphématoires » pour la geste épique de la nation réunie : constatons seulement que le soufflé est bien retombé.

    Comme je ne suis pas en capacité de contester sa méthodologie, je m’abstiendrai d’un avis tranché sur la question même si, au vu des réactions outragées qu’il suscite, j’ai comme l’impression qu’il a fait mouche car rien ne blesse plus que de mettre en doute de fausses vérités officielles.

    Pour rabattre le caquet de tous ces tartufes indignés, nous noterons avec une certaine ironie que, dans la foulée d’une manifestation en hommage à des dessinateurs et journalistes, victimes de l’intolérance et par conséquent un rassemblement pour la liberté d’expression, le parquet n’a rien trouvé de mieux que de poursuivre l’humoriste Dieudonné, déjà mieux inspiré, pour un médiocre calembour.
    Qui ne voit dans cette décision de justice une insulte à la mémoire des sacrifiés de Charlie Hebdo ? Il ne me semble pas que des foules se soient levées pour s’insurger devant cette incongruité.

    Remarquons en outre, pour faire bonne mesure, la présence dans la manifestation ( mais à l’écart tout de même ) d’une belle brochette de représentants étrangers auprès de qui les frères Kouachi et l’énergumène Coulibaly ne furent que des lamentables tâcherons dans l’exercice du métier de tuer ou de faire assassiner.

    Un compagnonnage qui jette comme une ombre sur la manifestation.



  • Elliot Elliot 9 mai 2015 19:36

    Il en est des vérités officielles comme des dogmes, malheur à celui qui ose s’inscrire sinon en faux du moins l’appréhender en esprit critique pour essayer de voir ce qu’il y a derrière les apparences.

    Une manifestation pour la liberté d’expression et/ou en solidarité avec des victimes innocentes du fanatisme imbécile doit donc être analysée de manière univoque sinon le bannissement du contrevenant s’impose ( qui peut prendre toutes les formes même les plus hypocrites ).

    Comme quoi s’oppose à l’esprit même de la manifestation le fait de soumettre le livre de Todd à une injuste critique, de stigmatiser son auteur et d’en faire au mieux un idiot utile du communautarisme ( lequel ? je vous le donne en mille, le seul qui soit inadmissible pour nos belles âmes, celui qui est censé rassembler les Musulmans autour d’une version fantasmée ( par eux ) de l’Islam).

    On a évoqué le moment d’émotion pour définir les rassemblements du 11 janvier, non pas d’ailleurs qu’il fût indigne de céder à ce sentiment.

    Mais enfin il est permis de rompre un unanimisme de façade et de chercher derrière la posture éventuelle des arrière-pensées possibles, c’est à ce travail qu’ Emmanuel Todd s’est astreint.
    On peut dénigrer la valeur de son ouvrage, on ne peut pas lui contester ce droit de la manière odieuse utilisée par ceux qui sont finalement les héritiers putatifs de la Sainte Inquisition, fût-elle laïque et même stupidement laïque comme nous le démontre cette grotesque manifestation de sottise qui a enflammé toute la médiacratie et qui consiste maintenant à mesurer le prosélytisme musulman à la longueur de la jupe.

    Sachant d’ailleurs que les seuls à qui le prosélytisme est interdit ce sont les Musulmans, tous les autres, y compris et surtout celui d’Extrême-droite, ont porte ouverte et droit de cité.

     Au nom de la démocratie, bien sûr !

     



  • Elliot Elliot 30 avril 2015 18:27

    Je voudrais saluer le travail érudit de Jean Maitoboda.

    Je n’ai guère de titres à faire valoir pour me prononcer sur différents aspects de la culture corse ( j’en suis resté à Prosper Mérimée et à Colomba ) et je ne sais dans quelle mesure subsiste encore le système clanique avec les dérives qui lui seraient liées notamment l’esprit de vengeance qui lave l’affront supposé ou réel par la vendetta.
    Quand on parle de la Corse, c’est - si l’on fait abstraction des mérités dithyrambes sur l’île de beauté - souvent de manière exagérément négative en sous-entendant des emprises mafieuses que certains voudraient consubstantielles à l’âme corse.

    Il y a la violence de droit commun et la violence politique et, paraît-il, en Corse  on est accoutumé à dénoncer un certain degré d’osmose ( comme sous Vichy pour les continentaux qui auraient la mémoire courte voire au début de la Ve république avec les fameux SAC ).
    Ce n’est donc pas si singulier que cela.

    Si l’on replace le nationalisme corse dans un contexte plus général à l’échelle de l’Europe, on s’apercevra qu’il y a une énorme différence entre la résurgence de revendications autonomistes gagées davantage sur un égoïsme de nantis comme en Flandre ou en Italie du Nord, voire dans une moindre mesure en Catalogne, nantis lassés de supporter des transferts financiers vers des régions plus déshéritées et le nationalisme corse qui a, semble-t-il, des fondements plus sains : les Corses se voient, me semble-t-il, en tant que peuple qui revendique les singularités de ses multiples métissages ( la tête de Maure sur le drapeau ! ) quand d’autres essaient de masquer derrière des revendications culturelles un projet essentiellement basé sur la cupidité.

    En s’inventant, par exemple, comme la grotesque Ligue du Nord italienne une ascendance lombarde mythique.

    D’un autre côté, il y a le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, donc le droit d’affirmer sa volonté d’autonomie et c’est estimable mais je relève que ce sentiment n’est pas majoritaire en Corse justement sans doute parce que la viabilité de l’île dépend grandement des perfusions continentales et que les manifestations de violence sont donc contre-productives et apparemment en net recul comme les malades infantiles ...

     



  • Elliot Elliot 30 avril 2015 14:43

    Pascal Bruckner, l’intellectuel jargonnant, imbu de sa personne et de sa place au firmament de la cosmogonie de l’intelligence, affiche son mépris pour Djamel Debbouze en le transformant en stupide horizon indépassable de la réforme de Madame Vallaud-Belkacem. 

    Tirez le rideau, la messe est dite, on va former des cancres. 
    Daniel Cohn-Bendit est dans le costume qui lui va si bien : donneur de leçons, détenteur de la vérité, accusateur public de ceux qui ont l’indélicatesse de ne pas penser comme lui, il voudrait que l’on donnât au peuple les paillettes qui lui vont si bien, le stuc au lieu du marbre, d’ailleurs ces balourds ne savent pas faire la différence.
    S’ils ont les yeux pleins des ors de la société du spectacle, c’est tout profit pour ceux qui travaillent à brader les vestiges chancelants de ce qui reste de souveraineté nationale.
    Mais derrière les rideaux de fumée qui lui masquent la vue, le peuple comprend très bien même s’il se trompe dans ses réponses : les sans-dents subissent dans leur chair les fins de mois difficiles, les reports de soins médicaux, l’épée de Damoclès menaçant du chômage ou la chute dans la cohorte des sans-emploi, dans l’infamante caste des assistés.
    Le peuple n’a pas besoin de ce discours de vérité qui consisterait selon Cohn-Bendit à lui donner les raisons de sa souffrance et à le convaincre que les douleurs doivent être muettes pour accéder à la grandeur, il appréhende parfaitement la réalité mais ne se donne pas encore comme battu.
    Alors aujourd’hui un discours doloriste a effectivement peu de chances de convaincre ceux à qui on fait payer le prix de la crise et la rigueur budgétaire et qui ne se résignent pas à la régression sociale.


  • Elliot Elliot 29 avril 2015 01:13

     Une réforme à laquelle s’oppose un Bruckner ( qui aurait bien voulu entraîner la France dans l’aventure irakienne bushiste ) ne peut pas être tout à fait mauvaise et en plus dès lors que le Figaro le choisit pour la flinguer, on peut être sûr qu’un coin a ( peut-être ) été enfoncé dans le sempiternel processus de reproduction des élites débouchant sur ce système bien rôdé de cooptation entre pairs qui explique, mieux que toutes les fumeuses théories d’un Zemmour, le déclin de la France dans le monde.

    Sa remarque concernant Djamel Debbouze sue le mépris de classe ( voire pire ) à plein nez.
    Mieux me chaut un Debbouze qui fait du stand up qu’un Bruckner qui fait de la retape - à grands renforts de sophismes - pour un Israël agressif, voire pour une France qui apporte encore un peu plus sa contribution au chaos du monde.
    En tant que disciple inconditionnel, il a dû être comblé avec l’heureuse initiative Sarko-BHLienne qui a conduit au désastre libyen.
    Quant à l’auteur de ce pamphlet, il n’a pas besoin de se cacher derrière le faux nez des apparences pédagogiques, c’est bien l’enseignement de l’Islam ( lequel n’est pas nouveau ) qui lui reste sur l’estomac.
    Quelle manifestation d’intelligence que de vouloir zapper la réalité de la deuxième religion de France !
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