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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 18 juillet 2018 13:49

    Je partage la liesse de ces populations qui ont par ailleurs bien peu de motifs de l’extérioriser dans leur vie quotidienne : j’y vois une forme d’exorcisme. 

    Unis quelles que soient la couleur de peau, les convictions philosophiques, sachant cependant qu’il y en avait une qui était absente, celle qui se gargarise d’identité à gorge déployée et qu’insupporte la mixité sociale et raciale même dans une équipe de vainqueurs qui porte haut les couleurs de son attachement à la république et, ce qui est nouveau, le fait savoir.
    Les ronchons, les grincheux de service ont déjà abondamment commenté sur ce fil les minables incidents qui ont émaillé les débordements de joie, l’attente fut longue, l’alcool a coulé à flots et certains l’ont violent quand d’autres sombrent dans le romantisme sans compter les habituels casseurs qu’attire n’importe quelle manifestation d’importance.

    Les zélateurs de l’Extrême-Droite – qui n’ont jamais eu l’amour de la république chevillé au cœur bien que leur bouche clamât le contraire – ont vu dans ces faits divers anodins une nouvelle preuve de la fracture communautaire de la France.

    Comme quoi le diable va se nicher dans des détails qu’ils sont les seuls à relever à l’usage de ceux qui s’en délectent pour ressasser leur rancœur.

    Bien sûr, les problèmes subsistent et Macron ne s’est pas converti à la philanthropie sociale pour les classes subalternes qui vont continuer à payer l’essentiel de la crise du capitalisme et leur désespoir ne sera pas atténué par ce simple moment de liesse. La gueule de bois à laquelle ils sont habitués depuis des décennies ne va pas se dissiper et, passés les émois que la victoire de l’équipe de France a bien voulu éveiller en eux, la réalité reviendra, toujours aussi sinistre, lourde de ces menaces qu’un jour de fête ne peut dissiper par miracle.

    Quand la France se tourne vers la lune de l’exploit, d’autres focalisent à dessein sur le doigt qui insiste sur des incidents qui ne sont que des détails futiles qui accompagnent toutes les grandes manifestations populaires. 

    Il y a des professionnels de la chienlit, on les connaît et il faudrait des mesures contraignantes à l’image du dispositif qui a permis à la Russie de Poutine de démontrer que son pays n’était le foutoir que l’on dépeignait avec complaisance dans les médias occidentaux.

    Des personnes de retour de Russie m’ont témoigné la chaleur de l’accueil du peuple russe.



  • Elliot Elliot 4 juillet 2018 12:43

    @Salade75 


    Je ne m’étais pas engagé à faire une biographie de Hamon ni même une étude sur le poids politique qu’il représente encore éventuellement mais comme le titre l’indique sur le dessein avorté qui fut censé être le sien à l’occasion des Présidentielles si tant est que lui-même y ait cru et n’ait pas été la marionnette consentante de ceux qui voulaient et persistent à vouloir à tout prix éviter l’émergence d’une nouvelle force à Gauche en volonté de reconstruire la société.

    Là était l’unique objet de l’article qui part d’un constat : il y a une nouvelle dynamique à Gauche, elle est, que cela plaise ou non, essentiellement due au travail militant de Mélenchon et de ses amis.

    Les tâtonnements pathétiques de Hamon à la recherche d’un espace où son ego pourrait s’épanouir ne semblent pas fructueuses et j’en donne quelques unes de ces raisons qui me semblent fonder les racines de sa stagnation.

    Son passé de velléitaire frondeur n’aide pas non plus à lui assurer un minimum de crédibilité. A vouloir ménager la chèvre et le chou, on finit par servir de carpette.



  • Elliot Elliot 27 juin 2018 12:55

    C‘est évident que les gugusses ( d’extrême-droite n’en déplaise à l’auteur ) sont du genre allumé : ils n’en sont pas moins dangereux, ridicules certes, des baltringues sans aucun doute mais dangereux tout de même.

    Déjà que les courts circuits sont rémanents dans ce qui leur sert de cerveau, peut-être un collapsus plus abouti aurait-il les pousser à mettre en œuvre les théories fumeuses qui embrouillent leur matière grise.

    Il est inutile de chercher de la rationalité là où on ne peut en aucun cas en trouver, cela vaut aussi pour les exaltés de l’Islamisme ou de toute autre cause.

    De là à en faire des tonnes sur leur arrestation, c’est dans l’air du temps et bien rodé avec l’islamisme radical.

    Il y a beaucoup de grandes gueules sur les sites y compris Agoravox, ils tonnent, lancent des imprécations voire des menaces voilées, on peut être quasi certains qu’ils ne passeront jamais à l’acte car cela suppose une dose d’inconscience ou de courage qu’ils n’ont probablement pas, ils se contentent de chasser en meutes en aboyant à qui mieux mieux mais chacun sait que chien qui aboie ne mord que rarement.

    Mais quand ils s’organisent, se montent mutuellement le bourrichon, il n’est jamais exclu qu’un coup de sang pousse l’un d’entre eux à l’acte.

    Et pendant ce temps-là, où on fait beaucoup de publicité pour ce qui n’en mérite guère, la mafia cosmopolite de l’oligarchie mondiale continue de détricoter l’aboutissement de dizaines d’années de luttes sociales.

    Et les petits bourgeois apeurés et en voie de paupérisation se mobilisent contre un ennemi dont le pouvoir de nuisance est quasi nul si on le compare aux milliers de victimes de la pression au travail qui sortent du burn-out par le suicide ou encore aux millions de personnes sous la pression sociale de leur voisinage quand on leur a enlevé le droit de travailler pour leur verser chichement des allocations sociales qui, paraît-il, coûtent la peau des fesses à la société, ce qui aboutit, c’est le but, à les culpabiliser dans la quête impossible d’un travail le plus souvent inexistant...



  • Elliot Elliot 26 juin 2018 13:07

    @Christian Labrune

    Il n’était pas non plus obligé de faire bâtir une hideuse Tour Montparnasse pour faire moderne.
    En l’occurrence, ce qui atteste du modernisme, c’est non pas le style extérieur sur lequel chacun aura son avis, il suffit de relire les commentaires de certains auteurs éminents contemporains de l’édification de la tour Eiffel pour se rendre compte que les avis étaient à cette époque on ne peut plus partagés, ce qui compte réellement c’est que le bâtiment soit doté de toutes les technologies d’avant-garde disponibles pour en faire un édifice vraiment opérationnel et à ce point de vue on peut avoir toutes les garanties.
    Quant à l’esthétique du palais en question , ma foi, chacun aura son avis sur la question comme chacun avait le sien à l’occasion de la construction de la pyramide du Louvre qui a pourtant imposé sa présence insolite en ce lieu chargé d’histoire. Sans évoquer les fameuses colonnes de Buren dans la cour d’honneur du Palais Royal accusées , il y 30 ans, de défigurer les lieux et auxquelles le regard s’est tellement habitué qu’on se surprend à croire qu’elles sont là depuis toujours.

    Quant à l’utilité de ce genre de construction pharaonique, c’est une autre histoire mais qui se pose régulièrement au long des siècles partout sur cette planète.

    Quant aux prisons nul doute qu’elles ne soient construites comme des clones de leurs équivalentes françaises dont chacun sait que ce ne sont pas des hôtels 4 étoiles.



  • Elliot Elliot 25 juin 2018 15:57

    Il y a longtemps qu’il n’y a plus guère de Turcs à croire à une entrée dans l’Europe.

    L’opposition à cette entrée était déjà un bon argument populiste au tournant du siècle quand la Commission simulait des contacts qui, en réalité, étaient autant de manœuvres dilatoires.

    Cela n’empêchait pas des politiciens de bas étage de surfer sur la défense de valeurs qu’ils étaient les premiers à transgresser pour nourrir un sentiment anti-turc avant d’étendre leur combat à l’Islam en général.

    On a les combats qu’on peut surtout quand ils peuvent être menés à bien sans problème parce qu’en fait tout le monde ( y compris donc la Turquie ) était conscient du jeu de dupes qu’étaient ces pourparlers.

    Les Turcs qui sont des gens intelligents se sont servis des discussions préliminaires ? à l’entrée au sein de la Communauté européenne pour faire passer un certain nombre de réformes dans la pays. Sans cet argument qui a semblé un moment faire mouche dans la population la modernisation du pays aurait été plus difficile à atteindre.

    Aujourd’hui n’en déplaise à ceux qui préfèrent regarder le doigt que la lune, la Turquie est un pays dont beaucoup de régions sont modernes.

    Qu’il subsiste des îlots arriérés par ci par là ne doit pas occulter le fait de cette modernisation qui s’est inscrite pleinement dans la grande structuration en cours du partage du travail qui est la marque de la mondialisation.

    Aujourd’hui la Turquie renaît, que cela plaise ou non et personnellement il me déplaît que ce soit sous la houlette d’Erdogan, tandis que l’Europe des 22 dessèche sur pied, n’en finit pas de se prendre les pieds dans le tapis de ses contradictions, peine à développer quelque politique commune que ce soit, ne parvient même plus à imposer son code de déontologie à ceux qui prennent des libertés avec la philosophie même qui a présidé à la confection de l’Union Européenne.

    L’Europe des pères fondateurs est maintenant vraiment dans la naphtaline, elle étouffe non sous le poids des migrants dont l’apport aurait pu être positif mais asphyxiée par ses propres collapsus répétés et, il faut le craindre, insolubles.

    L’Europe n’a pas besoin de la Turquie pour mourir, l’incompétence de ses dirigeants y suffit largement.

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