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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 12 août 2016 12:46

    « Ne nous flattons pas de conserver notre liberté en renonçant aux mœurs qui nous l’ont acquise. » Jean-Jacques Rousseau, Lettre à M. d’Alembert.

    La citation est un peu décalée et pas seulement dans le temps mais dans l’esprit.

    A l’époque des Lumières, les esprits dits forts ( très minoritaires ) équivalaient dans l’opinion d’état à ceux dont vous vous méfiez aujourd’hui : ils étaient à la marge de la société – illisibles pour la plèbe et à l’index pour ceux qui détenaient le pouvoir dont ils contestaient la légitimité de droit divin.
    Ils étaient en butte à une surveillance de tous les instants et parfois assignés à résidence que ce soit par le fait que,comme le marquis de Sade,ils tiraient gloire de leurs mœurs dissolues au lieu de cacher la poussière sous le tapis ou pour leur esprit subversif comme Voltaire.

    En réalité, la liberté que mentionne Rousseau est celle difficilement arrachée qu’il ne veut pas brader pour d’illusoires honneurs ou prébendes.

    Ce que le pouvoir monarchique absolu avait été contraint de tolérer, il rêvait de trouver les moyens de revenir dessus. 

    Cela s’appelle aujourd’hui dans différents domaines les droits acquis sur lesquels d’aucuns proposent aussi de revenir pour toutes sortes de raisons.

    Reste maintenant à vous situer dans le camp de ceux qui veulent revenir en arrière ou de ceux qui s’accommodent bien ou mal, satisfaits ou résignés, du sens de l’histoire



  • Elliot Elliot 12 août 2016 11:46

    @César Castique


    Je ne vous supposais pas non plus capable de croire au dialogue.
     
    Pensez-vous que la parole de Yahvé ou du Dieu des Chrétiens soit négociable ? Par essence Dieu est au-dessus des lois des hommes, il n’offre rien à négocier, on y croit ou on y croit pas, on ne picore pas dans la foi.
    Quant à l’égorgement des animaux, désolé de vous décevoir, il est encore en usage dans beaucoup de régions de France où on ne fait pas les frais de l’abattoir. 
    Quoique probablement amateur de cochonailles et de boudin - je m’avance là ! - vous ne connaissez manifestement pas le sens de l’expression « saigner le cochon » sinon vous ne réserveriez vos indignations aux Musulmans ( ou aux Juifs que le politiquement correct vous fait épargner ).



  • Elliot Elliot 12 août 2016 11:31

    @Odin


    Au pays des aveugles les borgnes sont rois !
    Quand on mesure ce que ces derniers ont réalisé et que vous dépeignez, ma foi ! assez bien , on appréhende l’estocade finale que ceux-là pourraient donner qui n’ont d’autre jugeote que de réciter mécaniquement leurs incantations entre deux tirades sur l’immigration tellement massive depuis un demi-siècle qu’on peut légitimement et arithmétiquement se demander comment des Français subsistent encore sur notre bonne terre.
    Et portant il s’en trouve encore de ces bons Français ( qui peuvent même arguer le droit du sang pour peu qu’on ne soit pas trop regardant sur le nombre de générations à prendre en compte ) pour leur accorder distraitement leurs suffrages !


  • Elliot Elliot 11 août 2016 17:41

    On est en guerre, diront d’aucuns, mais où diantre vont-ils chercher cela ?

    Dans les déclarations matamoresques de politiciens qui ne connaissent pas le poids des mots et se lancent à chaque attentat dans des imprécations aussi vaines que ridicules avec un lyrisme de sous-préfet aux champs !

    A chaque drame on écoute, contraints et forcés, leurs pesantes « élégies «  qui, pour vouloir être consolantes pour les proches des victimes, n’en sont pas moins de vaines vociférations visant à instrumentaliser plus ou moins habilement et en l’occurrence ils ne sont guère doués sinon dans l’itération de lieux communs.
    Le truisme tient lieu de politique, le même discours recyclé ad nauseam par les mêmes cerveaux vides qui aimeraient bien mais ne peuvent pas et qui cachent leur impuissance derrière de mâles attitudes : ils bombent le torse en attendant la prochaine salve bien à l’abri enfoncés dans l’argile de leurs certitudes et de leurs complaisances.

    Quelques milliers de fanatiques dont la formation militaire se fait sur le tas et qui n’ont, il est vrai, pas peur de mourir tant leur pèse la vie sur cette terre, continuent de résister à des forces largement plus nombreuses, dotées d’une assistance aérienne intense, technologiquement supérieures qui s’obstinent à piétiner plus ou moins larme au pied .

    Cet abcès de fixation aurait-il encore une utilité cachée dans le grand mécano géo-stratégique moyen-oriental pour que l’on s’en accommodât encore aujourd’hui avec tant de pusillanimité ?

    Nous sommes en guerre sans l’avoir déclarée mais c’est la drôle de guerre et je me permets de poser la question sans avoir de certitudes : pour qui roule ( ou a roulé ) Daech pour continuer à bénéficier de telles complaisances de la part de ceux qui en font en paroles leur ennemi numéro un ?



  • Elliot Elliot 11 août 2016 14:11

      Entrons dans l’hypothèse audacieuse qui verrait Marine Le Pen accéder à la présidence.

      Jouons donc le jeu des invraisemblances, après tout Michel Houellebecq a bien fait son beurre dans son dernier livre avec une extravagance d’une tout autre nature, un roman de fiction politique qui a provoqué l’effroi simulé ou réel ( ce qui relève d’une pathologie plus grave ) de quelques esprits inquiets.

      En premier lieu, posons-nous la question de l’environnement intellectuel de la candidate ( au-delà de ses propres capacités à elle qui ne sont pas patentes sinon dans la logorrhée répétitive ) ?

      Gouverner, oui mais avec qui ? 

      Un hâbleur comme Maître Collard à la justice ou aux affaires étrangères, Philippot, premier Ministre, on voit d’ici le topo ! Marion Maréchal à la Culture ou plutôt à l’Inculture , un Louis Alliot à l’Intérieur transformé en usine à tartarinades ?

      Oh ! Certes on peut s’attendre à des ralliements de troisièmes couteaux pressés de tâter du maroquin au moins une fois dans leur vie : on a connu ça chez les Verts avec des Placé et Emmanuelle Cosse qui ont choisi de rejoindre les poubelles de l’histoire en passant par la case utilités ministérielles.

      Bref je crois que, connaissant ses limites, Marine Le Pen est suffisamment intelligente ou du moins politicienne pour ne pas souhaiter en son for intérieur un échec qui pourrait lui permettre de se construire un avenir en réorientant une ligne politique qui la conduit de toute évidence dans le mur. 

     Le patriarche cultivait son quant-à-soi idéologique, il n’en démordait pas et savait, le cas échéant, évacuer les importuns par quelques phrases bien senties.

     Marine Le Pen est assise entre deux chaises, elle cultive la xénophobie qui la bloque et l’opportunisme de gauche qui la déconsidère aux yeux d’une partie de son canal électoral historique : moins par plus donne moins.

      Son avènement miraculeux signifierait dans les conditions actuelles la chienlit non pas tellement du fait de la rue mais à cause d’un pouvoir en peine de s’imposer. 

    Elle serait rapidement obligée par l’hostilité du vrai suzerain, la finance, et de ses proconsuls, les autres chefs d’état qui la contraindraient à la plus humiliante des acrobaties : faire croire que tout a changé mais se porter garante de l’inchangé. 

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